Les Etats généraux de la bioéthique



Plusieurs moyens pour vous renseigner et suivre les débats

  1. Le site internet des Etats généraux de la bioéthique
  2. Un site catholique
  3. un livre de Mgr d'Ornellas : "Bioéthique, propos pour un dialogue".

Les thèmes débattus ces dernieres semaines

  • La recherche sur l’embryon 

La recherche sur l’embryon est aujourd’hui interdite en France. La recherche sur l’embryon humain est liée à la perspective de développer une “médecine régénératrice“ qui aurait pour but de réparer des tissus ayant subi de graves lésions. Malgré l’enthousiasme qu’il suscite, le développement de traitements à court terme à partir de cellules souches embryonnaires n’est pas médicalement envisageable dans l’état actuel des connaissances. Il pose, en outre, de graves problèmes éthiques. En effet, leur utilisation suppose la destruction d’embryons. Or, si l’on reconnaît en l’embryon dés sa conception, un être humain, faisant partie de l’humanité et de ce fait, digne de respect, on ne peut le traiter comme un matériau de laboratoire qu’on rejetterait après l’avoir utilisé comme réserve de cellules. En revanche, la recherche sur les cellules souches adultes et sur les cellules souches prélevées sur le cordon ombilical cellules de sang du cordon, offre des perspectives prometteuses. en savoir +

  • Le prélèvement et la greffe d’organes, de tissus et de cellules

Ce chapitre touche à la question des donneurs vivants, du prélèvement sur personne décédée, et soulève différentes questions éthiques : les principes de gratuité, d’anonymat, la difficulté du consentement si le donneur est vivant et les critères de la mort si le donneur est décédé, le prélèvement sur les enfants. en savoir +

  • Les modalités d’expression du consentement dans les protocoles de recherche :

Le développement de la recherche biomédicale sur l’être humain est encadré par des règles éthiques internationales et des règles juridiques nationales de protection et de respect des personnes ; ainsi, en France, sauf exceptions prévues explicitement par la loi, aucune recherche biomédicale ne peut être pratiquée sur une personne sans son consentement libre et éclairé, recueilli après lui avoir délivré les informations nécessaires à cette fin.
Les recherches biomédicales expérimentales impliquent une prise de risque pour les personnes qui y participent. Or, le consentement libre et éclairé peut être altéré par leur espoir de guérison. La protection des personnes impliquées et concernées par es recherches, et tout spécialement les plus vulnérables, doit donc faire l’objet d’une vigilance toute particulière.

  • Le principe d’indisponibilité du corps humain :

L’indisponibilité du corps humain est un principe ancien du droit dont le respect concourt à la sauvegarde de la dignité humaine. L’existence de ce principe traduit la prise en compte par la législation française, d’une vision “personnificatrice“ du corps, évitant de le réduire à un gisement de ressources biologiques librement accessibles. Ce principe tient compte de l’unité du corps et de la personne en vertu de laquelle vendre son corps reviendrait à se vendre soi-même, et donc à violer sa dignité humaine. Mais lorsqu’il s’agit d’éléments ou de produits du corps humain préalablement séparés de celui-ci, (par exemple : don du sang) le principe s’efface au profit d’une disponibilité triplement restreinte.
Seuls les éléments et produits ayant donné lieu à un encadrement spécifique peuvent être objets de cession aux conditions et seules des utilisations visant une finalité thérapeutique peuvent être envisagées.- Ces cessions ne peuvent intervenir qu’à titre gratuit et anonyme.
Ces règles permettent de concilier l’intérêt thérapeutique d’autrui et la sauvegarde de la dignité humaine : leur abandon attesterait d’une réification (ou transformation du corps en “chose“) du corps humain.

  • L’assistance médicale à la procréation liée à la question de l’anonymat du don et de la gestation pour autrui

Le développement des techniques d’AMP a conduit à la production, à la congélation et à la destruction d’un nombre considérable d’embryons humains. L’arrêté du 11 avril 2008 témoigne d’un commencement de prise de conscience du caractère inacceptable d’un tel manque de respect de l’embryon humain. Il recommande une limitation du nombre  des embryons constitués à la suite de tentatives de FIV.
Le recours à un don de gamètes introduit un lien corporel avec un tiers extérieur au couple en ce qui concerne la conception (IAD : insémination artificielle avec donneur) et donc l’existence même de l’enfant. Ce tiers ne peut qu’être présent dans l’imaginaire des parents et de l’enfant. La loi a, jusqu’à présent, imposé l’anonymat des donneurs de gamètes, sans reconnaître à l’enfant le droit de connaître ses origines. Cette règle est désormais contestée.
L’extension de l’accès à l’AMP aux personnes vivant seules, voire à des couples formés de personnes de même sexe, ajouterait aux problèmes posés par le don de gamètes une totale distorsion des liens familiaux, et mettrait profondément en cause les notions même de maternité et de paternité. en savoir +

  • Tests génétiques et médecine prédictive :

Elle consiste à pouvoir annoncer un événement pathologique pouvant survenir chez un individu bien portant.  Elle est fondée sur la notion de dépistage des personnes à risques.
L’utilisation abusive des tests génétiques, voire leur mise à disposition directe sur un marché non régulé, peut être très dommageable pour les personnes. (utilisation par des employeurs dans la vie professionnelle, assurance, choix d’un futur conjoint…). La médecine propose désormais aux couples désireux de mettre au monde un enfant, un ensemble d’examens destinés à diagnostiquer d’éventuelles anomalies de l’embryon ou du fœtus, qui peuvent conduire à l’éventuelles élimination d’embryons après DPI.

  • L’extension du recours au diagnostic prénatal (DPN) et au diagnostic préimplantatoire (DPI) :

Le DPN est une technique éthiquement légitime voire souhaitable si elle vise des mesures préventives et thérapeutiques pour le bien de l’enfant à naître. La pratique du diagnostic en vue de déceler des anomalies chromosomiques est sortie de ce cadre comme en témoigne les très nombreuses “interruptions de Grossesse pratiquées pour motif Médical“ IMG, auxquelles elle a conduit. en savoir +

- Le DPI est une technique lourde pour les parents, coûteuse pour la société et de faibles résultats. L’autorisation de cette pratique par le législateur, même limitée à des cas exceptionnels, porte atteinte au principe éthique majeur de la mise au monde d’un enfant pour lui-même.
- Une extension des prescriptions et des modalités du DPN dans un but autre que préventif ou thérapeutique pour le bien de l’enfant à naître, et de celles du DPI, ne pourrait qu’accentuer une dérive eugéniste déjà présente dans notre société. en savoir +

  • Le clonage humain :

L’utilisation thérapeutique de cellules souches prélevées sur un embryon obtenu par clonage n’est pas à l’ordre du jour. Le terme de clonage fait trop penser à la recherche de la conception d’enfants qui seraient des “clones“. en savoir +

 

Des conférences sont organisées dans le diocèse pour nous aider à débattre et à nous informer de ces questions aux enjeux majeurs pour la société. Merci de vous tenir informé et d'y participer activement.