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Hospitalité - Historique

Extrait du document "1923 L'Hospitalité Dauphinoise a 60 ans 1983"

Nous retranscrivons ci-après quelques données et des articles « toujours d’actualité».

Préface

Rédigée par Monseigneur Gabriel MATAGRIN, Evêque de Grenoble, le 05 avril 1983 (ci-après quelques extraits).

Joie de partir en pélérinage à Lourdes

Pour un évêque, c’est une joie toujours neuve de retrouver ses diocésains au moment où ils se rassemblent sur le quai de la gare pour leur pèlerinage annuel à Lourdes.

C’est la grâce particulière de cette ville d’être facteur d’unité. Il n’y a pas à Lourdes pour celui qui ne fait pas cause commune avec ses frères.

Et d’abord avec ceux souffrent. C’est leur présence, qui tout au long du voyage, qui empêchera le pèlerinage de se transformer en je ne sais quelle pieuse excursion touristique. Sans doute ce qui s’est passé à la grotte de Massabielle, entre le 18 février et le 25 mars 1858, est il suffisamment extraordinaire pour que la cité de Bernadette en soit définitivement marquée, mais plus que tous les autres, ce lieu saint est signé par l’afflux des membres souffrants du Corps du Christ. Lourdes ne serait pas Lourdes sans les malades.
Mais aussi sans celles et ceux qui s’en font les chevaliers servants.

L'Hospitalité

Admirable, précieuse « hospitalité » de Lourdes ! La mémoire qu’on va lire retrace son histoire en notre diocèse, de son humble départ, en 1897, jusqu’à nos jours. Peut-être demeure-t-il trop discret, trop modeste…sur la somme de dévouements, d’abnégation, de silencieuse et souriante que constitue « l’Hospitalité Dauphinoise ».

C’est sur elle, à n’en pas douter, que repose pour une grande part le succès humain et spirituel de cette difficile semaine.

Rivés au chevet de leurs malades, ou les conduisant dans leurs petites voitures à capote à la Grotte ou à l’Esplanade, les hommes et les femmes de tout âge et de toute condition sociale qui se sont mis à leur service, ne risquent pas d’être venus à Lourdes en touristes ; parfois même ils auront à peine le temps d’y être pèlerins….Et certains pourront tout juste s’échapper de leur tâche quotidienne pour une brève visite à la Grotte ou pour un bout de procession. Mais tous et toutes, d’une façon ou de l’autre, ils auront été, pour celles et ceux qu’ils accompagnent dans leur douloureux parcours, les témoins de Celui qui le premier «a eu pitié de ces foules » et dont le cri a traversé les siècles

La foi et le dévouement

On ne va à Dieu que par l’homme : c’est peut-être le sourire d’une infirmière, le sérieux d’un jeune « interne » ou d’un médecin, l’inlassable dévouement de leur « voiturier » qui permettront de redécouvrir le Christ à telle ou tel des « allongés » dont la souffrance, ou simplement l’isolement, avait tari l’espérance. On imagine mal en effet à quel point certains des pèlerins du « train blanc » se sentir seuls le reste de l’année et avec quelle impatience ils attendent la bienheureuse « échappée » de Lourdes.

Amis de l’Hospitalité, par votre fraternité sans failles, par votre disponibilité de tous les instants à l’Hôpital, à la Grotte, aux piscines, par le rayonnement contagieux de votre foi, continuez d’être pour celles et ceux qui se confieront à vous les « relais » qui les conduiront au Sauveur des corps et des âmes, et à sa Mère « Réconciliatrice des pécheurs ».

Le retour du pèlerinage

Au moment où nous séparerons, sur le quai de la gare de Grenoble, après cette grande semaine, votre meilleure récompense c’est d’avoir été les artisans de cette confiance, de cette joie et de cette paix. Et je sais que vous continuez de vivre dans cet esprit tout au long de l’année, bien sûr, lors des assemblées, des retraites diocésaines et des journées, mais aussi à travers les services que vous rendez et dans votre vie quotidienne.

Historique de l'Hospitalité Dauphinoise

 

Le premier pèlerinage

Le premier pèlerinage dauphinois à Lourdes eut lieu le 20 septembre 1899. 342 pèlerins et 40 malades y participèrent.

Quand nous étions un ! C’est ainsi que le bon Papa GULLON rappelait souvent les début de l’Hospitalité. Le jeune homme, qui connaissait bien Lourdes pour y avoir fait plusieurs pèlerinages, avait un cœur généreux, plein d’amour pour la Belle Dame de la Grotte. Encouragé par l’abbé Trouillet , aumônier du pèlerinage et par le Dr Mollaret, tout seul, avec confiance, il se procure un peu de matériel, et c’est le clocher de la cathédrale qui sert de petit entrepôt. Chaque année, au moment du pèlerinage diocésain, il traverse toute la ville avec son « trésor » sur une charrette à bras. Et ceci dure plusieurs années. En gare, il trouve toujours quelques hommes de bonne volonté pour lui venir en aide, interpellant chacun avec une grande bonhomie. Au cours du pèlerinage, il pose à ces brancardiers imprévus la question de confiance : « Voudrais-tu essayer de venir ainsi chaque année à Lourdes, pour servir la « Patronne » ? Tous sont conquis par cet air jovial, décidé, mais plein de bonté de celui qui fut le fondateur et le premier président de l’Hospitalité.

Un petit noyau se forme dans une ambiance amicale et gaie, avec pour tous le même but « Servir ». Tout ceci, sans autre ambition que celle d’aider ceux qui souffrent et qui ont le courage d’affronter le pénible voyage pour se rendre près de la « Belle Dame » qui deviendra bien vite « La Patronne ».

Les premiers responsables

  • Directeurs de Pèlerinage : 1899-1923 Chanoine FRANCE 
                                                    1923-1930 Chanoine JOUSSARD
  • Aumônier de l’Hospitalité : Chanoine TROUILLET
  • Président de l’Hospitalité : Joseph GULLON, président fondateur 1923-1955
  • Secrétaire : Joseph GULLON : 1923- 1948
  • Trésorier : Francisque LANTELME 1923-1956
  • Responsable des infirmières : Mlle Monique THOMASSET 1952-1959
  • Responsable des brancardiers : Charles GILLET 1944-1967
  • Médecins de l’Hospitalité : Dr MOLLARET 1922-1959

Autres informations

 

Les locaux utilisés
 D’abord le clocher de la cathédrale de Grenoble et depuis 1963 une partie du sous-sol, bien aménagé, à l’église St Pierre du Rondeau.
Le bulletin : Le premier Bulletin, reproduit à la pierre à huile, paraît pour Noël 1948. il n’a que quelques pages. Le Bulletin n° 6 prend le nom de « Souvenirs de Lourdes ». Le bulletin cessa sa parution de 1954 à 1971. Son titre actuel « Pour l’Amour de Notre Dame » vous indique très clairement que ceux qui s’y intéressent n’ont qu’un but : Faire grandir l’amour que nous devons à notre Mère du Ciel et faire considérer par les bien-portants tous les malades comme des frères qui n’ont nullement besoin de notre pitié, mais qui attendent tout de notre amour.
La Bannière : La première fût offerte en 1924, elle servira pendant 40 ans.
La tombola : Elle a débuté en 1957 ; son but était d’aider les malades pauvres à venir à Lourdes, et à se procurer un peu d’argent pour acheter du matériel pour les pèlerinages : couvertures, oreillers, matelas, draps.
Les Effectifs de l’Hospitalité :  en 1922 : 5 ou 6 brancardiers 3 Infirmières
Les malades : en 1899 :  40  --   en  1924 : 80
La tenue des brancardiers et des infirmières : Chez les brancardiers, quelle que soit la température, il était toujours obligatoire de porter le veste et la cravate ainsi qu’un béret bleu foncé ou noir pendant le service.
Pour les infirmières, elles devaient être vêtues de couleurs sombres et ne pas porter de bijoux.
Vinrent ensuite des tenues plus ou moins disparates. Il fallut attendre 1972, pour que le président fasse adopter par le Conseil, une décision par laquelle l’Hospitalité achèterait et prêterait à toutes les infirmières qui devraient en assurer l’entretien : deux blouses blanches, pratiques : deux tabliers et un bonnet blanc complétant l’uniforme. Nos infirmières ont depuis fière allure.