"Le kommando Brunner à Grenoble en février-mars 1944", conférence par l'historien Tal Bruttmann, mercredi 16 mai à 16h dans la salle contigüe à l'Eglise Notre Dame de Plaine Fleurie à Meylan (accès libre) - Organisé par le groupe Amitié Judéo-Chrétienne de Meylan.
Au Centre thélogique de Meylan, une conférence de Hendro Munsterman, théologien catholique : "Regards juifs sur Jésus" dans le cycle "Nouveaux regards sur le Christ" mardi 22 mai à 20h30 - Informations
Cette année la fête de la Pentecôte est célébrée à la même date par les juifs et par les chrétiens. Cet évènement rare sera marqué par une après-midi portes ouvertes à la synagogue Rachi, rue Maginot (Grenoble) dimanche 3 juin, à partir de 14h30. Un exposé à deux voix (le rabbin Knafo et le père Maurice) portera sur Shavouot-Pentecôte. On visitera la synagogue. Venez nombreux, invitez vos amis.
Le père Georges Maurice a lu pour nous :
"Le peuple de la première Alliance" , Approches chrétiennes du mystère d'Israël
par Jean Miguel Garrigues – 275 pages Ed. Cerf juin 2011
L'auteur propose une belle méditation sur la vocation et la mission du Peuple juif. Dieu, pour son dessein de salut n'a pas choisi une nation déjà existnte mais il a créé un peuple porteur d'une vocation toujours actuelle. Cela met l'Église comme en situation d'inachèvement tant qu'elle n'a pas rejoint la vocation d'Israël. L'auteur va même jusqu'à poser la question de ce que représente pour l'Église ce lien avec Israël : est-il seulement accidentel ou vraiment structurant ? il appuie sa réflexion sur de très nombreuses citations de l'Ecriture ainsi que sur un commentaire assez étonnant de Saint Thomas d'Aquin sur l'Epître aux Romains.
Que l'auteur soit un des rédacteurs du très officiel "Catéchisme de l'Église Catholique" donne du poids à son propos. On peut seulement regretter qu'il n'aborde pas la question de l'identité juive de Jésus dont on peut se demander aussi si elle est seulement accidentelle ou vraiment structurante.
Un beau livre à méditer.
Gérard Israël, philosophe, parle de la réédition de son livre "La question chrétienne, une pensée juive du Christianisme", chez Payot dans l'émission de France Culture du dimanche "Maison d'étude" dont voici le lien
Interview du père Michel Remaud, lauréat du prix de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France (extraits).
Lire l'interview complet sur le site de l'ACJF
Chaque année depuis 1988 l’Amitié Judéo-Chrétienne de France décerne un prix à une personnalité juive ou chrétienne qui œuvre pour le dialogue judéo-chrétien. Le Père Michel Remaud est le lauréat de cette année 2010. Le prix de l’AJCF lui sera remis Mercredi 20 octobre dans la synagogue Massorti à Paris. Né en 1940 en Vendée, ordonné prêtre à l’âge de 26 ans, le Père Michel Remaud est membre de la Congrégation des Fils de Marie Immaculée et docteur en théologie. Depuis 1985, le Père Remaud est en Israël ou il a enseigné de 1986 à 2001 à Jérusalem à l’Institut Pontifical Ratisbonne. Fondateur de l’Institut français Albert Decourtray d’Etudes Juives à Jérusalem, il dirige aujourd’hui l’Institut Chrétien d’Etudes Juives.
La première question qui nous vient naturellement est pourquoi dans le vaste champ de réflexion et d’implication qu’autorise la fonction sacerdotale avez-vous choisi de vous consacrer entièrement au dialogue avec les juifs ?
[....] La fréquentation de la Bible, prise dans son ensemble, m’a fait assimiler comme une certitude que l’Éternel est fidèle à sa parole, et donc que l’alliance avec le peuple juif ne pouvait pas être rompue. Ce qui m’a conduit, une fois rentré en France, à rencontrer la communauté juive, à Bordeaux où je résidais alors, à participer à l’Amitié judéo-chrétienne, puis à prendre contact avec le Père Dupuy, qui m’a introduit dans le Comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme [...]
Qu’est ce qui a changé dans la perception de la relation au peuple juif ? Comment expliquer que cette relation a fait plus de progrès en 60 ans qu’en 19 siècles ?
[....] Pour le dire très brièvement, je dirai que depuis une soixantaine d’années, les chrétiens ont appris à écouter les juifs. C’est un retournement de situation considérable, si l’on se rappelle comment, pendant des siècles, dans les sociétés chrétiennes, les juifs ont souvent été sommés de se taire et d’écouter les chrétiens. Aujourd’hui, nous découvrons combien la connaissance du judaïsme peut enrichir et renouveler la connaissance de nos propres origines.
Vous êtes à l’origine de la fondation de l’Institut Albert Decourtray qui propose aux chrétiens francophones d’étudier le judaïsme à partir des textes qui fondent sa tradition. Pensez vous que cette lecture juive des écritures permette une autre approche des évangiles, à la lumière d’une nouvelle façon d’aborder le texte ?
[...] La lecture juive des Écritures peut renouveler largement notre compréhension du Nouveau Testament. [...] N’oublions pas que les auteurs du Nouveau Testament étaient juifs et imprégnés de la culture de leur peuple. De nombreux passages du Nouveau Testament restent plus ou moins obscurs, voire incompréhensibles, s’ils ne sont replongés dans le monde juif de leur époque. [...]