Le rassemblement régional des lycéens - La journée de samedi 23 octobre




Les premières photos - Samedi 23 octobre

01 - Samedi

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Premières impressions...

Quinze heures : les premiers bus arrivent à la Halle Clémenceau. Sac de couchage dans une main, valise dans l’autre, tapis de sol solidement harnaché, des centaines de jeunes s’échappent de leur bus pour pénétrer dans l’antre de l’ancienne patinoire. Chaque groupe arrive muni d’un énorme disque en carton résumant leur propre définition du bonheur. Un Smiley pour certains, un clown pour d’autres.
Chacun dépose ses affaires et prend place au milieu de la salle. Les premières notes de musique s’égrainent. Et l’excitation gagne la foule. Sur scène le groupe « Les Mieux que rien » entonne « Toi plus moi ». Au premier rang, les bras se lèvent. Rapidement le public reprend en cœur le refrain. Cécilia vêtue du maillot de l’AS Saint-Etienne entame une chorégraphie avec ses amies. « C’est la première fois que je participe à un tel rassemblement. On m’en avait parlé depuis longtemps. On m’avait décrit l’ambiance, j’avais hâte d’être là » résume la jeune fille. A ses côtés un petit groupe venu d’Ardèche sautille et tape dans leurs mains. Thibault hisse une de ses camarades sur ses épaules sous le regard amusé d’Anne, leur animatrice. « J’ai la chance d’avoir un groupe super dynamique. Au mois de septembre quand on leur a présenté le projet, ils avaient déjà envie de venir. Depuis ça n’a pas faibli ».

Une heure plus tard, 17heures s’affiche sur l’écran. Mgr Guy de Kerimel, évêque du diocèse de Grenoble-Vienne arrive sur scène. « C’est ici à Grenoble que la révolution française a commencé. Nous allons faire ce week-end une autre révolution : celle du bonheur et de l’amour » lance-t-il à la foule avant de laisser place à Fabrice Hadjadj. Dramaturge et philosophe, il a été invité pour parler…du bonheur. « Le propre de l’homme est de s’interroger sur le sens de la vie ». « On ne peut pas être heureux si on n’a pas d’espérance face à la mort et si on ne combat l’injustice » résume le philosophe devant un public attentif. « Le bonheur ne s’inscrit que dans une vie qui a du sens. Il est dans la sainteté ».
Des propos qui ouvrent les appétits. A l’heure du repas, place aux premières rencontres et aux premiers échanges. « Qu’avez-vous retenu ? » questionne l’un des animateurs. « Que nous ne sommes pas des moules ! Oui les moules n’ont pas conscience de ce qu’elles sont. Donc elles n’ont pas accès au bonheur » plaisante une jeune fille.
S’ils ne sont pas des moules, c’est sans doute parce qu’ils ont la frite !