Un jour, un homme demande à Jésus :
« Maître, que dois-je faire pour entrer dans la vie éternelle ? »
Jésus répond par la parabole si connue du Bon samaritain.
Le samaritain est un étranger sur la route de Jérusalem à Jéricho.
Il prend soin d’un étranger à sa vie et le confie à un aubergiste, étranger à la vie du blessé.
Jésus pour répondre à l’homme qui l’interroge pose une question :
« Qui s’est conduit comme prochain envers le blessé ? »
La réponse vient, évidente : « l’étranger ».
La question n’est pas celle que nous posons traditionnellement :
« Comment accueillir l’étranger dans ma vie ? »
La question de Jésus pointe autrement vers moi :
« Comment moi, étranger, suis-je proche de l’autre qui m’est inconnu ? »
L’enjeu est de taille :
Quand je deviens étranger-proche, alors j’adviens à la vie.
La vie dont l’éternité se sculpte à chaque instant du présent.
Jeanne Macherel
D'après la parabole du bon samaritain
Luc, X, 29