Ce matin, une bombe a tué 45 personnes dans un marché de Bagdad.
Des mères et leurs enfants faisaient leurs courses.
Ce jour aussi, les hôpitaux de France font des appels aux dons de sang.
Les réserves deviennent très insuffisantes pour les blessés de la route, et pour le soin de personnes qui combattent leur cancer.
La vie est en jeu.
Mais où est Dieu ?
Si Jésus-Christ est mort et ressuscité, est-ce que c’est une aventure qui ne concerne que lui ?
Certes Jésus est le premier concerné.
Dans la foi chrétienne, il est reconnu comme le premier né d’entre les morts.
Mais son périple est d’abord pour les hommes.
Dans le Credo il est dit : « il est mort et ressuscité pour nous et pour notre salut ».
L’histoire de Jésus-Christ et la nôtre sont liées par cet évènement que nous fêtons à Pâques : la résurrection du Fils de Dieu.
Pour recevoir cette histoire, regardons comment les amis de Jésus ont vécu sa résurrection.
Lors des premières apparitions de Jésus, dans un premier temps, ils ne le reconnaissent pas.
Jésus n’est reconnaissable ni par le regard ni par la voix.
Il faut un moment de vraie rencontre pour qu’un à un, certains disent : « c’est Lui ».
C’est lui que nous avons suivi.
C’est lui qui nous a fait vivre.
Et ils se rappellent tous ses gestes, toutes ses paroles d’invitation à la vie : « Lève toi et marche », « Veux-tu guérir ? », « Ouvre tes yeux », « Toi aussi, fais de même ».
Le ressuscité devant eux se révèle être celui qui a œuvré dans le quotidien pour une vie ressucitée, une vie nouvelle.
Pour les premiers disciples, ce qui fait sens, c’est le rapprochement entre le Ressuscité et leur expérience de compagnonnage avec Jésus.
Leur foi est forte de la rencontre de deux événements, une aventure unique : la résurrection de Jésus-Christ et les événements de résurrection dans leur vie quotidienne.
C’est ce même rapprochement entre foi en Jésus-Christ ressuscité pour nous et la vie humaine, qui nous permet de parler de la résurrection.
Et pour nous, vivre en disciple passe aussi par le compagnonnage.
Une proximité toute simple avec les hommes de ce monde en tendant l’oreille.
Oser, quand c’est le juste moment, reconnaître des signes de résurrection aux cœurs des vies.
Car, si la résurrection concerne toute personne, nommer Celui qui est au cœur de ce moment est le fait de certains.
Ceux qui ont foi en cette vie unique qui est chemin, vérité et vie.
Et cette vie unique se révèle dans des Ecritures bibliques, évangéliques, notre autre lieu de compagnonnage.
Tendre l’oreille du côté des hommes et du côté de Jésus-Christ autorise à parler de la résurrection.
D’expérience, sans aucune prétention.
Cette parole est donnée.
Jeanne Macherel