La Journée mondiale de la communication est programmée le dimanche 16 mai 2010. Elle nous rappelle que la communication est au cœur même de la mission et de la vie de l’Église. Tout baptisé est appelé à être témoin et acteur de la Bonne Nouvelle dans toutes les dimensions de sa vie.
La mission de communication a été confiée aux premiers apôtres qui ont su transmettre, à travers le visage du Christ, la parole de Dieu. Tous les baptisés poursuivent le travail commencé le jour de la Pentecôte. Nous sommes les témoins du Christ qui nous appelle à ”témoigner de l’Espérance qui est en nous” (1 P3,1).
À chaque époque, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre à des défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. L’actualité montre la nécessité d’être présent pour rencontrer et dialoguer avec les hommes et les femmes aujourd’hui. Pour cela, nos diocèses utilisent les nombreux moyens modernes de la communication dans leurs diversités : sites Internet, courriels, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Pour servir cette communication, elle a aussi besoin aussi de former ses responsables.
La Journée mondiale de la communication est le temps de l’année où vous pouvez soutenir plus particulièrement la communication de l’Église et contribuer ainsi à rendre plus visible son message au cœur de notre monde.
Message du Saint Père pour la 44 journée mondiale des communications sociales en 2010
Les prêtres doivent « saisir avec sagesse les singulières opportunités offertes par la communication moderne », a estimé le pape. « Que le Seigneur fasse de vous des hérauts passionnés de la Bonne Nouvelle également dans la nouvelle ’agora’ créée par les moyens actuels de communication », a-t-il indiqué.
Dans son message à l'occasion de cette journée mondiale, le pape Benoît XVI porte un jugement très positif sur « les nouveaux médias » qui « offrent des perspectives toujours nouvelles et pastoralement immenses ». Leur « considérable influence en rend l’usage dans le ministère sacerdotal toujours plus important et utile », ajoute-t-il. Il s’agit pour les prêtres « d’annoncer l’Evangile en se servant, à côté des moyens traditionnels, de l’apport de la nouvelle génération des moyens audiovisuels (photos, vidéos, animations, blogs, sites Web) », des « outils indispensables pour l’évangélisation et la catéchèse ».
Lire le Message du Saint Père pour la 44 journée mondiale des communications sociales en 2010.
J’ai ouvert un profil sur Facebook il y a environ un an et demi. Ca a été tout un cheminement. Une série de rencontres, une session sur l’évangélisation… l’importance d’internet m’a paru soudain évidente. Les jeunes qui m’entourent m’ont aidé à faire le pas.
Aujourd’hui, j’ai 174 contacts sur Facebook. J’accepte dans ma liste de contacts des personnes que je ne connais pas. Cela fait partie de ma mission d’évangélisation. Mon profil ne s’appelle pas « Père Le Bourgeois », mais « Pierre Le Bourgeois ». C’est un choix délibéré : attirer, sans bloquer. Ma photo en col romain dit qui je suis. Et il y a mon foulard d’aumônier scout.
Je me suis aussi lancé dans la création d’un site paroissial, que je continue à animer et à mettre à jour. Je suis aidé par des professionnels pour la partie technique. La grande question, avec internet, c’est de savoir si nous sommes prêts à évangéliser.
L’important, c’est d’être disponible. Internet est une révolution sur ce point : l’information circule en continu. C’est un nouvel aréopage qu’il faut investir sans crainte avec la Parole forte de l’Évangile. J’utilise beaucoup les transmissions de liens et les fils d’actualité sur Facebook. Un moyen d’éclairer la vérité, parfois au beau milieu de tourbillons médiatiques. Nous ne pouvons pas laisser le plein air aux ténèbres, mais les catholiques doivent oser être des transmetteurs de la vérité. Oser, et savoir relayer.
Des dangers, des pièges, et des excès sur internet ? Bien sûr, il y en a ! Personnellement, il y a un gros danger dans le temps que l’on y consacre. L’autre danger c’est que n’importe qui peut créer une page, un site, un blog, tout en restant complètement anonyme. Un des gros problèmes pour l’Église, c’est le manque de professionnalisme avec cette difficulté de rendre le message de l’Évangile audible et crédible pour des personnes qui viennent sur les pages des différents sites.
Ma plus grande joie sur internet ? Nous préparons une consécration à Marie sur la paroisse. Chaque semaine, les paroissiens pouvaient trouver en ligne des textes de méditation. La 9e semaine, j’ai pris un peu de retard. Certains paroissiens m’ont appelé pour réclamer les textes. Quelle joie de voir que les gens, par ce biais-là, font un réel cheminement spirituel. »
J’ai créé un profil sur Facebook il y a plus de deux ans. Au départ, je pensais en faire une sorte de « place du village » de l’aumônerie. Ça n’a pas été possible. Notamment parce que je ne pouvais pas toucher tout mon public par ce biais-là. Je suis revenu à l’ancienne formule : le bon vieux site internet. J’ai créé un site accessible à tous. Pas besoin d’appartenir à un réseau pour trouver les informations de la paroisse. Facebook a un côté élitiste qui exclue ceux qui n’y sont pas.
Au départ, je gérai mes contacts sur Facebook de manière assez restrictive. Et puis, il y a eu un effet de contagion. J’ai fait le choix de m’ouvrir et d’accepter également des contacts avec des jeunes que je ne connaissais pas directement, dans la mesure où je voyais d’où ils venaient. En général, des « amis » d’ « amis ». J’ai joué la carte de l’ouverture. Le terme d’ « amis », à ce propos, ne veut rien dire : ceux qui me demandent de les accepter dans mes contacts ne se présentent jamais. Nous discutons souvent de Facebook dans les groupes d’aumônerie, ou bien avec les jeunes dont j’ai la charge, au lycée. Je ne pensais pas que ça avait autant d’importance pour les jeunes aujourd’hui. Ce qui me gène, c’est ce mouvement général où l’on exhibe sa vie en permanence.
Facebook, j’en reviens. Outre la question d’une intimit souvent mal gérée, le réseau en ligne encourage une curiosité qui n’est pas saine. Personne ne maîtrise vraiment ce qu’il communique. De plus, je trouve Facebook complètement inadapté pour le fonctionnement pratique d’un groupe d’aumônerie. Nous avons d’autres ressources techniques bien plus performantes pour échanger des documents, créer des listes d’envois, etc
Article de la Conférence des évêques de France