Face aux crises d’envergure mondiale, il nous faut mesurer notre interdépendance planétaire et reconnaître la nécessité d’une gouvernance mondiale. Un appel qui ne cesse d’être lancé de tous côtés.
« Le développement des peuples ne peut ressembler à l’errance d’un bateau ivre. Le besoin se fait sentir de voir émerger une autorité, au-dessus des nations, ayant comme mission principale de corriger peu à peu les injustices qui grandissent dans le désordre planétaire et de parvenir à éteindre les foyers de violence qui menacent la paix mondiale sur tous les continents » (Henri Madelin, service jésuite européen, La Croix 9 juin 2011).
« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l’angoisse et du souci global (…). L’heure est aux provocations constructives et aux volte-face les plus audacieuses contre l’ordre habituel des choses » (« Projet de charte pour une gouvernance mondiale » proposé par Fernando Henrique Cardoso, Michel Rocard, Milan Kucan, Stéphane Hessel, Edgar Morin, René Passet, Michaël Doyle, déc. 2009).
Cet appel à une gouvernance mondiale n’implique pas que tout devrait dorénavant être décidé à l’échelon mondial, ni que cela devienne un directoire des grands.
Une gouvernance mondiale devrait répondre à deux impératifs : représentativité et efficacité. Elle reste à inventer. L’ONU, créée au sortir de la seconde guerre mondiale, n’est plus un forum adapté. Son Assemblée générale est impuissante. Son Conseil de sécurité n’est plus représentatif de la géographie du pouvoir actuel.
Sans changement, le monde restera une affaire de conflits et de pouvoir.
Libre participation aux frais (conseillée : 8 € par séance)
Télécharger le document de présentation (263Ko)