Le message de voeux 2008



Une porte ouverte sur l'avenir

L’année nouvelle ouvre une porte sur l’avenir.
Quel avenir ? Nul ne peut vraiment le prévoir, même si nos choix antérieurs le conditionnent en partie.
Pour nous aider à regarder l’avenir avec confiance et à franchir la porte, la coutume veut que nous nous formulions des vœux et que nous nous souhaitions beaucoup de bien. C’est en effet le bien qui nous attire et qui nous fait avancer. C’est pourquoi dans nos vœux l’avenir et le bien se confondent.

Les biens à souhaiter sont profusion : il y a des biens premiers comme la santé, le logement, le travail, et des biens supérieurs comme la réussite dans nos entreprises ; des biens particuliers et des biens universels, par exemple la paix dans le monde ou encore ce que l’on appelle le Bien commun ; des biens matériels et des biens spirituels ; des biens et Le Bien.

A chacun l’on va souhaiter un bien proportionné aux difficultés de sa vie : le premier vœu que l’on peut formuler pour un chômeur, c’est de trouver du travail. Mais si les biens premiers sont indispensables, suffisent-ils à apporter le bonheur ? Par ailleurs un bien particulier qui s’opposerait à un bien universel serait-il un vrai bien souhaitable ?

C’est pourquoi, pour nous aider à franchir la porte de l’année nouvelle avec enthousiasme, je me propose de souhaiter à chacun tous les biens, les plus nécessaires comme les plus élevés, dans la mesure où ils s’harmonisent entre eux et nous permettent de chercher ensemble le Vrai Bien.
Meilleurs vœux à tous !

Guy de Kerimel
Evêque de Grenoble-Vienne