Le Carême, la Semaine Sainte & Pâques

Paroisse Notre-Dame de l'Espérance

Message de Pâques du Père Gaso

Message de Pâques du Père Gaso

Nous voici rendus au cœur de la foi chrétienne :
« Christ était mort, il est vivant ! »

 
Après ces 40 jours de Carême et les trois jours Saints de la Passion, la joie de Pâques envahit notre cœur tout brûlant de reconnaissance pour l'immense mystère d'amour que révèle le tombeau ouvert.


« Il n'est plus ici ! Il est ressuscité ! » affirme l'Ange.

La suite sur le a LettreInfo du 21 avril 2019 ici

La Messe des Cendres

La Messe des Cendres

 

Convertissez-vous et vivez ! (Ez 18, 32)

Le Mercredi des Cendres marque le début du carême, cette période de 40 jours qui nous sépare de la Semaine sainte et de Pâques. Il est caractérisé ; comme le dit son nom, par l’imposition des cendres sur la tête de chaque chrétien.

Ce jour-là (toujours un mercredi), les chrétiens sont invités à participer à une célébration. Au cours de la messe, le prêtre impose les « cendres » sur le front des participants. Il prononce ces paroles : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Ce rite signifie que, durant la période du carême qui s’ouvre, nous avons à nous détourner de nos fautes, à renoncer à nos égoïsmes, à nos petitesses, à nos violences aussi, pour nous tourner vers celui qui nous en guérit. Et qui s’apprête, pour ce faire, à mourir sur la croix. C’est pour cela aussi que ce jour du mercredi des Cendres est un jour important : c’est le premier pas qui accompagne ceux du Christ vers sa Passion, sa mort et sa résurrection.

L'imposition des cendres : une invitation à se convertir

L'imposition des cendres : une invitation à se convertir

 

Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout un rite pénitentiel. Ce jour-là, ils sont invités à être plus attentifs à la Parole de Dieu, à mieux aimer, à reconnaître leurs fautes et à faire pénitence par des privations. On appelle cette attitude la  « Conversion », autrement dit un « Changement de cap ! ».

Les cendres que l’on utilise pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente. Dans certaines paroisses, on commence le rite des cendres en brûlant un vieux rameau desséché. Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l’amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.

Après l’homélie, le prêtre bénit les cendres puis impose les cendres sur le front de ceux qui s’approchent de lui en disant « Convertis- toi et crois à l’Évangile » ou bien « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ».

Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête (qui est le siège de l’intelligence et de la pensée), c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le célébrant prononce invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Évangile. C’est tout l’enjeu du Carême. C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ».

Venir recevoir les cendres, c’est prendre notre place dans la file des pécheurs et nous engager avec eux dans le chemin de la conversion.

Dieu lui-même nous adresse un appel !

Dieu lui-même nous adresse un appel !

 

La liturgie de ce jour est comme un long signal — « Et c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel » (2 Co 5,20). Par la voix du prophète Joël, Dieu presse les hommes : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » (Jl 2,12), car « c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut », dit l’apôtre (2 Co 6,2). Pour sa part, Saint Paul invite le croyant « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ».

Le psaume 50 exprime la démarche pénitentielle qui va marquer tout le Carême. Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ». On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ». Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres).

La signification des cendres

La signification des cendres

 

Ce geste vient de la tradition juive ; il fut repris ensuite dès le début de l’Église. Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. À la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive « s’assoit sur la cendre » (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence. Dans la Bible, la cendre évoque donc la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 « Souviens-toi que tu es poussière… »), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ezéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ezéchiel 27, 30).

À l’origine de l’Église, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient « le sac et la cendre » pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration dans la communauté chrétienne. Puis, à partir du Xe siècle, ce geste s’est étendu à tous les fidèles, marquant ainsi le début d’une démarche de conversion, de retournement et d’effort sur soi pour se tourner vers le Seigneur (c’est le sens du mot pénitence).

Sans confusion avec une crémation, la cendre est le fruit du feu qui brûle, elle renferme le symbole de la purification, elle constitue un rappel de la condition de notre corps qui, après la mort, se décompose et devient poussière… mais cette poussière est destinée à la résurrection. Ainsi, les cendres nous rappellent que nous ne sommes que poussière, mais aussi que, par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre les portes de son Royaume. Lui qui a remporté la victoire nous assiste dans notre combat « contre l’esprit du mal », pour que nous puissions vivre une « vie nouvelle ». Le signe de la mort (les cendres proviennent des rameaux de l’année précédente) devient celui de la vie. C’est pourquoi, en bénissant les cendres, le célébrant dit :

« Seigneur notre Dieu, toi qui ne veux pas la mort du pécheur, mais sa conversion, dans ta bonté, exauce notre prière ; bénis les cendres dont nous serons marqués, nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre. En nous appliquant à observer le Carême, puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés et vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité ».

Un jour de jeûne

Un jour de jeûne

 

Pour les chrétiens, c’est un jour de jeûne et d’abstinence (l’autre jour de jeûne sera le Vendredi Saint). Cela peut être un jeûne total ou partiel selon ses capacités et son état de santé. Mais aussi, on entend par jeûne, non pas seulement une privation de nourriture, mais un effort qui aide à se libérer du superflu, de l’inutile.

Aujourd’hui, l’Église invite à jeûner et à s’abstenir de tout ce qui meuble inutilement notre vie (sur le plan de la nourriture ou des distractions, ou des plaisirs de la vie). A chacun de trouver ce à quoi il renoncera, non par mortification desséchante, mais pour retrouver le désir de Dieu et ainsi mieux l’entendre et rencontrer notre prochain. Il ne s’agit pas de se priver par dolorisme, mais de retrouver, enfoui sous trop de confort, le désir Dieu. Dans un monde fatigué, écrasé par les soucis, vivant dans des rythmes de plus en plus accélérés, en ce jour pas comme les autres, nous sommes invités à retrouver ensemble le goût de Dieu, la joie de le servir, la fraîcheur de notre amour !

En entrant dans le Carême, c’est tout autant au repentir et à la pénitence que nous sommes conviés, qu’à la joie et la confiance, comme le signifie l’antienne d’ouverture de la messe :

« Seigneur, tu aimes tout ce qui existe et tu n’as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, tu les invites à la pénitence et tu leur pardonnes, car tu es le Seigneur notre Dieu » (Sg 11,24-27).

Recevoir les cendres, c’est prendre conscience que le feu de l’amour de Dieu consume nos péchés : consumés par la miséricorde de Dieu, ils sont de peu de poids. Regarder ces cendres, c’est confirmer notre foi pascale : nous serons cendres, mais destinés à la résurrection.

 

 

Saint Carême à tous !

Pages Passion & Pâques arrivent prochainement

En attendant, les LettresInfos du 14 avril (La Semaine Sainte) et du 21 avril (Pâques) ont le contenu qui va êre transmis en pages sur le site :

La Semaine Sainte et la Passion du Christ

Pâques