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Message de notre évêque pour le Dimanche de la Miséricorde Divine

Message de notre évêque pour le Dimanche de la Miséricorde Divine

 

''Ce dimanche, nous célébrerons la fête de la Miséricorde divine. Implorons Dieu le Père miséricordieux d’avoir pitié de notre monde, de changer nos cœurs en des cœurs plus dociles, plus humbles, plus sensibles à la souffrance de ceux qui nous entourent, proches ou lointains. Aidons nos frères et sœurs à demander la grâce d’un cœur contrit, d’un cœur miséricordieux envers nos propres familles, mais aussi envers tous, particulièrement ceux qui ont besoin de nous. Méditons sur les œuvres de miséricorde qui nous avait été rappelées par le pape François, lors de l’Année de la Miséricorde.''

Message de Mgr Guy de Kerimel         

Pourquoi un dimanche de la Miséricorde

(par le père Sante)

 

Le deuxième dimanche de Pâques est appelé “Dimanche de la Divine Miséricorde”. C’est avec l’évangile de ce dimanche que nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus.

Mais cette miséricorde de Jésus n’est pas seulement UN dimanche dans l’année. C’est tous les jours et tout au long de notre vie que Dieu fait le premier pas vers nous. Notre Dieu est un Dieu qui pardonne.

Nous le voyons bien dans les premiers mots qu’Il adresse à ses apôtres. Il aurait pu leur reprocher de l’avoir renié et abandonné. Mais au contraire, c’est un message de paix qu’Il leur adresse : « La Paix soit avec vous ! » (Shalom en Hébreu). Cette paix n’est pas seulement l’absence de conflit : c’est également la paix intérieure, le pardon, la joie retrouvée.

Le Christ, après avoir donné la paix, envoie les disciples en mission.  Ils sont envoyés pour être des porteurs de Pardon: "Recevez l’Esprit saint. A qui vous remettrez ces péchés, ils seront remis..." Tout  chrétien doit devenir instrument de la miséricorde de Dieu.

Voilà une bonne nouvelle pour nous : le Seigneur ne cesse de nous rejoindre pour nous apporter sa paix.

Voici une petite histoire porteuse du message de Dieu :

C’est l’histoire de deux frères qui ont vécu ensemble dans l’amour et l’harmonie pendant plusieurs années. Ils vivaient dans deux fermes séparées, mais un jour une dispute éclata. Ce fut le premier problème sérieux qui arriva après 40 ans pendant lesquels ils avaient cultivé la terre ensemble, partageant ainsi leurs machines et leurs outils.

Cela commença d’abord avec un petit malentendu puis grandit jusqu’à une altercation violente avec un échange de paroles blessantes. S’en suivirent des semaines de silence.

Un matin, quelqu’un frappa à la porte de Louis, le frère ainé. Lorsqu’il ouvrit, il se trouva devant un homme avec des outils de menuiser.

« Je suis à la recherche de travail pour quelques jours, peut-être avez-vous besoin de mes services pour  quelques petites réparations dans la ferme ». dit l’inconnu.

Louis lui répondit : «Oui, j’ai un travail pour vous. Regardez, là, de l’autre côté du ruisseau. Dans cette ferme vit mon voisin, Marius, mon petit frère. La semaine dernière, il y avait une magnifique prairie entre nous, mais lui a dévié le cours du ruisseau afin qu’il nous sépare. Il doit certainement avoir agi ainsi pour me mettre en colère, mais je vais me venger. Vous voyez ce  tas de bois à côté de la grange ? J’aimerais que vous construisiez un mur de deux mètres de haut. Je ne veux plus jamais voir mon frère ».

Le menuisier lui répondit : « Il me semble comprendre la situation ».

Louis aida alors le menuisier à réunir tout le matériel nécessaire et partit toute la journée dans le village  faire des achats, rendre visite à  des amis…

Le soir quand il entra, le menuisier venait tout juste de terminer son travail. Louis resta les yeux grands écarquillés et la bouche bée.

Il n’y avait aucune barrière. Au contraire, un pont unissait les deux fermes sur le ruisseau. C’était une très belle œuvre d’art, avec un joli garde corps.

À ce moment là, Marius arriva de sa ferme et embrassa son frère ainé et lui dit : « Tu es une personne vraiment formidable. Regarde, tu as construit ce merveilleux pont malgré tout ce que je t’ai dit et fait ».

Alors que les deux frères faisaient la paix, le menuisier rangeait ses outils.

« Non, non, attends, reste encore quelques jours, j’ai encore d’autres travaux à te confier », lui dit Louis. « Je m’arrêterais volontiers, lui répondit le menuisier,  mais... j’ai encore beaucoup de ponts à construire ».

Alors, maintenant, suite à la lecture de ce petit texte, avez-vous deviné le message qu’il véhicule ?

Oui, non ? Non, oui ?

Oui, gagné ! Soyons toutes et tous des ouvriers de paix et des bâtisseurs d’amour. Construisons entre nous des ponts et non des murs.

+ Père Sante                        

       

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 19-31)

 

19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.

25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »

28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.

31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Homélie du dimanche de la Divine Miséricorde

(par le père Dany)

 
Deuxième dimanche de Pâques
Dimanche de la Divine Miséricorde
19 avril 2020
1ère lecture : Actes des Apôtres 2,42-47
2ème lecture : Première lettre de Saint Pierre 1,3-9
Évangile : Jean 20,19-31

En ce deuxième dimanche de Pâques, nous célébrons la fête de la miséricorde divine. Elle a été instituée par saint Jean Paul II en 2000 lors de la canonisation de Sœur Marie Faustine surnommé apôtre de la miséricorde divine. Les lectures de ce jour nous montrent à travers Jésus ressuscité la grandeur de la miséricorde de Dieu.

Saint Jean raconte aujourd’hui deux manifestations de Jésus après sa résurrection à ses disciples.  En ce premier jour de la semaine, c’est-à-dire dimanche, les disciples avaient leur rencontre habituelle. Ils étaient bien enfermés, les portes étaient verrouillées par peur des juifs. Ils étaient découragés par la mort de Jésus leur guide.  Au cours de cette rencontre, Jésus les rejoint, il fait son apparition surprenante au milieu d’eux.

Même si les disciples ont abandonné Jésus aux moments difficiles, Il les aime toujours. Il les rejoint pour leur donner la paix en disant : « La paix soit avec vous ». Il leur a montré ses mains et son côté afin de prouver qu’Il est ressuscité. Par conséquent, ils étaient remplis de joie de voir leur chef vivant. Ils avaient la paix de la résurrection, la paix de la miséricorde.

Jésus renouvelle sa confiance. Il va même jusqu'à leur confier le ministère du pardon. Il leur a donné la force que l’on appelle « Esprit Saint », il a dit « Recevez l’Esprit Saint ». C’est L’Esprit Saint qui va fortifier et donner courage à ses disciples. Il leur a donné pouvoir pour remettre les péchés. Jésus est l’envoyé de son Père : Il a reçu une mission, sauver tout homme. À son tour, Jésus a confié cette mission à ses disciples qui sont partis joyeux pour témoigner de Jésus ressuscité avec la force de l’Esprit Saint.

La suite de l’Evangile montre que Jésus a fait de nouveau son apparition en présence de Thomas, celui qui n’a pas cru aux autres disciples.  Il voulait des preuves palpables. Jésus, au milieu d’eux, leur souhaitait de nouveau la paix en disant : « La paix soit avec vous », et puis, Il invite Thomas à s'approcher et à toucher ses plaies en disant « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant » A partir de ce moment-là, Thomas a cru la résurrection de Jésus. Et Thomas a fait une affirmation de foi, une profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Depuis, les apôtres ont répondu à l'appel de Jésus. Ils se sont mis à annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile. Leur message a été transmis de génération en génération jusqu’à nos jours. Et il nous appartient d’accueillir ce message, de le vivre et de le faire passer en nous et autour de nous.

Nous aussi, dans notre vie de tous les jours, nous sommes comme les disciples, nous avons des doutes, des peurs, des hésitations, nous nous posons des questions sur le sens de notre vie, sur ce qui se passe actuellement dans le monde : il y a la propagation de cette pandémie, des guerres, des violences, des catastrophes naturelles.  Mais le Christ dont nous célébrons sa résurrection est notre refuge, notre espérance.

Nous sommes aussi, parfois, comme Thomas, nous avons besoin des preuves, mais Jésus a dit à Thomas : « Parce que tu as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Voilà le message qu’on pourrait retenir durant ce temps pascal. C’est notre foi en la résurrection qui est importante, les écritures et la tradition de l’Église nous aident à affirmer notre foi comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu »

La première lecture raconte le témoignage des premières communautés chrétiennes. Elles vivaient et accueillaient la miséricorde de Jésus ressuscité.  Cela se voit dans leur vie quotidienne. Leur vie chrétienne était basée sur l’enseignement des apôtres avec leur présence assidue, le partage des biens, la fraction du pain, et la prière régulière.

Comme les disciples et les premières communautés chrétiennes, nous sommes appelés à devenir une communauté de partage, de prière. Il s'agit pour nous de créer une vie fraternelle au sein de notre famille, de notre Paroisse.

Comme les premières communautés chrétiennes, vivons la communion fraternelle et mettons-nous à l’école de Jésus, propageons son amour plein de miséricorde. Soyons miséricordieux et des artisans de vie pour devenir de vrais témoins du Christ miséricordieux. N’ayons pas peur de proclamer notre foi source de paix et de joie !

+ Daniel Ramanatsitohaina        

Intercessions


Celui qui guide la prière dit :

       Forts de la foi de ceux qui croient sans avoir vu, adressons notre prière au Père des miséricordes :

R/ Dans ta miséricorde, Seigneur écoute-nous

                                                             https://www.youtube.com/watch?v=khqfbPSuwUk

Seigneur Dieu,

- répands la grâce de ta miséricorde sur ton Église et particulièrement sur tous ceux qui habitent sur le territoire de notre Paroisse Notre-Dame de l'Espérance,

- envoie l’Esprit de foi à ceux qui doutent de ta miséricorde,

- accorde l’Esprit de paix et de concorde dans nos familles,

- rends la joie à toutes les personnes que l’isolement désespère,

- soutiens le courage et le dévouement de tous ceux qui travaillent à soulager les malades et à leur trouver un remède,

- viens en aide aux personnes malades (hospitalisées) et à leur famille,

- dans ta miséricorde, ouvre à nos défunts les portes de la vie éternelle.

- (Intentions libres)

 

Notre Père ...

Méditation pour le dimanche de la Miséricorde, ce 19 avril 2020

(par le père Xavier Brac de la Perrière)

Méditation pour le dimanche de la Miséricorde, ce 19 avril 2020

Selon la demande de Jésus lui-même à sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise morte en 1938 à l'âge de 33 ans, l'Église nous invite aujourd'hui à porter une attention particulière sur la Miséricorde de notre Seigneur.

Le 10 janvier 1934, alors que sœur Faustine participe à une retraite, Jésus lui dit : "Je désire que le premier dimanche-après Pâques soit la fête de la Miséricorde".

C'est le pape Jean-Paul II qui institua cette fête de la Miséricorde pour toute l'Église en l'an 2000. Le pape Benoît XVI dira ensuite : « loin d'être une dévotion secondaire, le culte de la Miséricorde Divine fait partie intégrante de la foi et de la prière du chrétien ».

Le passage d'Évangile de ce dimanche nous relate la première rencontre des Apôtres avec le Christ ressuscité. Ressuscité, oui, mais encore marqué par les plaies ouvertes de sa passion ! Ainsi, nous dit l’Évangile, « il leur montra ses mains et son côté ».

Jésus leur montre ses mains et son côté, c'est à dire qu'il leur montre les blessures de sa passion, en particulier la blessure de son cœur, source d'où jaillit le torrent de Miséricorde destiné à se déverser sur toute l'humanité.

En effet, à travers le cœur transpercé de Jésus crucifié, la miséricorde de Dieu atteint tous les hommes. Cette miséricorde, disait saint Jean-Paul II, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers le don de l'Esprit Saint qui, au sein de la Trinité est la Personne-Amour.

Et la Miséricorde, disait encore saint Jean-Paul II, n'est-elle pas le second nom de l'Amour, de l'Amour saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre ?

Le pape Benoît XVI dira à son tour que les blessures de la Passion encore présentes nous rappellent que « la Miséricorde de Dieu n'est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal » (Benoît XVI).

« Jésus souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

Jésus ressuscité confie à ses disciples craintifs et stupéfaits la mission d'être les ministres de la miséricorde divine ; ce don qui naît des blessures de ses mains, de ses pieds et surtout de son cœur transpercé, Notre Seigneur ose le confier à des hommes pécheurs ! Ainsi, l'Église, dès ses commencements, devient cette "maison de miséricorde" ouverte à tous les hommes.

À nous aussi, Jésus ressuscité nous montre ses plaies glorieuses et surtout son cœur blessé, fontaine intarissable de miséricorde ; et Il nous invite, Il nous presse même, à nous abandonner avec confiance à sa Miséricorde. 

Déjà au XIIème siècle, saint Bernard (1090-1153), faisant un commentaire sur le Cantique des cantiques, a écrit ces quelques lignes remarquables sur la Miséricorde de Notre Seigneur :

« J'ai commis quelque grave péché, ma conscience se trouble, mais elle ne perd pas courage, puisque je me souviens des plaies du Seigneur qui a été transpercé à cause de mes fautes. Rien n'est à ce point voué à la mort que la mort du Christ ne puisse le libérer. Dès que je pense à cette médecine si forte et efficace : la Miséricorde, la pire des maladies ne m'effraie plus. Pour moi, ce qui me manque par ma faute, je le tire hardiment des entrailles du Seigneur, car la miséricorde y abonde. »

Sainte Faustine, à qui Jésus a révélé la fontaine de miséricorde qui jaillit de son cœur blessé, aimait dire et redire cette prière : « Jésus, j'ai confiance en Toi ! » 

Faisons nôtre cette prière ; nous aussi nous voulons nous abandonner avec confiance entre les mains miséricordieuses de Jésus notre unique Sauveur.

« Jésus j'ai confiance en Toi ! » C'est cet amour réconfortant que nous voulons vivre et répandre autour de nous : que notre cœur, nos paroles, notre visage, nos mains soient un prolongement du cœur, des paroles, du visage et des mains de Notre Seigneur miséricordieux ! Surtout auprès des personnes touchées par l'épreuve ou écrasées par le poids de leurs péchés !

« Jésus j'ai confiance en Toi ! » Je conclus avec ces quelques mots de saint Jean-Paul II : « Que cette prière nous enracine tous dans cette certitude... Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu. Jésus a donné sa vie pour chacun de nous. »

Père X. BRAC de la PERRIERE +          

Sainte Faustine

Sainte Faustine

Canonisée par Jean-Paul II le 30 avril 2000 par saint Jean-Paul II, le jour de l’instauration de la fête de la Divine Miséricorde, le 2ème dimanche de Pâques, sainte Faustine avait été béatifiée en 1993.

Née en Pologne le 25 août 1905, Hélène Kowalska nait dans une famille très modeste. Elle recevra peu d’instruction (seulement 3 années) et devra aller travailler à l’âge de 16 ans comme servante.

A l’âge de 18 ans, elle demande à ses parents de pouvoir entrer au couvent, mais les moyens financiers manquant, elle devra travailler pour payer sa dot avant d’entrer dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie à l’âge de 20 ans.

Elle sera religieuse pendant 13 ans avant de mourir des suites de la tuberculose le 5 octobre 1938.

Animée d’une profonde vie mystique, elle verra Jésus lui apparaître et lui formuler des demandes (faire peindre le tableau de Jésus miséricordieux, faire réciter le chapelet à la miséricorde divine, diffuser le message universel de la Miséricorde Divine). Elle aura aussi d’autres apparitions, notamment de sainte Thérèse qui l’encouragera dans son désir de sainteté.

Sainte Faustine nous a laissé son Petit journal, rédigé à la demande de son directeur spirituel, le père Sopocko. Elle y évoque ses expériences mystiques, et y cite ce que Jésus lui dit en s’adressant à elle.

Voici un petit extrait de l’homélie du pape Jean-Paul II lors de la canonisation de sainte Faustine :

« Et toi, Faustine, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance :  Jésus, j'ai confiance en Toi ! »

par Xavier Giacomazzi    

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Pour aller plus loin,  quelques ouvrages :

- Petit journal de sainte Faustine
- La Miséricorde divine, une grâce pour notre temps d’Hélène Dumont
- Prier 15 jours avec Sœur Faustine par Patrice Chocholski (curé d’Ars et recteur du sanctuaire d’Ars)

Le chapelet à la miséricorde divine

« Par ce chapelet tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à ma volonté » (Petit Journal, 1731)

Le 13 septembre 1935 à Vilnius, le Seigneur inspire à Sainte Faustine le Chapelet à la Miséricorde Divine. À maintes reprises, le Seigneur insiste pour qu’elle encourage les gens à le réciter (Petit Journal, 1541 ; 848).

Pourquoi ? Parce que cette prière a une importance capitale. Elle émeut la Miséricorde du Seigneur dans ses profondeurs et nous obtient des grâces inestimables, en particulier pour notre salut et celui des autres (Petit Journal, 811 ; 848 ; 1541).

Comment réciter  le chapelet à la miséricorde divine (avec un chapelet traditionnel)

Le Seigneur explique à sainte Faustine comment prier le chapelet à la Miséricorde Divine :

« Tu la réciteras (cette prière) (…) sur un chapelet ordinaire de la manière suivante :

– tu diras d’abord un « Notre Père », puis un « Je vous salue, Marie » et le « Je crois en Dieu ».

– Ensuite, sur les grains du « Notre Père », tu diras les paroles suivantes :

« Père Éternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ».

– Sur les grains du « Je vous salue Marie », tu diras les paroles suivantes :

« Par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier ».

– À la fin, tu diras trois fois ces paroles :

« Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel prends pitié de nous et du monde entier » (Petit Journal, 476).

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