image
image

 

       Chers amis,

       Nous vivons effectivement une fête de Pâques très particulière.

       De cette situation inédite, nous n’avons pas fini de comprendre le sens, ni les orientations, ni les conséquences.

       Il est donc difficile de ne pas s’interroger sur ce que nous vivons, des suites à court, moyen et long terme, tant au niveau ecclésial que sociétal. 

       Que pouvons-nous dire ? Comment décrire cette situation inimaginable, il y a encore peu de temps ? Que pouvons-nous retenir ? Comment avons-nous su garder un lien fraternel au cœur de notre communauté paroissiale ? Comment accompagner les personnes seules, les familles, celles qui sont endeuillées…

       Je souhaite me rendre proche de chacun. Ces dernières semaines ont été l’occasion d’une multitude de contacts, souvent téléphoniques, par visioconférences ou simplement lors d’une trop rapide rencontre dans les églises ou dans la rue. Il y a eu aussi ces accompagnements plus douloureux aux moments des funérailles : tristesse face à la mort, tristesse, à cause du confinement, d’une présence familiale et amicale réduite à sa plus simple expression !

De ces jours Saints, je retiens dans ma prière 3 points et une certitude !

  • Le premier, c’est que nous sommes fragiles ! On pourrait penser que nous sommes presque tout puissants ? Non, nous sommes fragiles !
  • Le deuxième, c’est que nous sommes responsables. C’est-à-dire que, par la manière dont nous nous comportons, nous faisons du bien ou nous faisons courir un risque aux autres. Je suis responsable de mon frère et responsable de ma sœur.
  • Le troisième, c’est que nous sommes solidaires ! Nous découvrons que pouvons faire le choix de l’entraide et de la présence aux personnes malades. Je pense aux soignants, mais aussi plus largement à celles et ceux qui œuvrent dans le service souvent discret d’une charité vraie. Je n’oublie pas non plus ceux qui donnent à notre société de quoi se nourrir, qui permettent d’éviter tout débordement anarchique ou assurent, au jour le jour, la continuité d’une ville propre et organisée. 

       J’ai aussi une certitude. Coupé physiquement de la communauté paroissiale, nous avons fait cette expérience, (seul, en communauté, en famille) de nous retrouver autant que possible, autour de Jésus et d’avancer pas à pas avec Lui dans les derniers jours de sa vie terrestre : le lavement des pieds, l’Eucharistie, le don de sa vie pour que nous vivions… En imitant le Christ, nous devons comprendre comment sortir de nos tombeaux, de tout ce qui nous enferme sur nous-mêmes !

Nous qui ne sommes que pèlerins sur cette terre, osons suivre le Christ !

Avec Pâques nous entrons dans une extraordinaire espérance !

       La mort n’a pas de pouvoir sur Jésus. Avec le Ressuscité, nous passons de la mort à la vie, du péché à la grâce. Ce don est réel. Il est à mettre en œuvre quotidiennement avant de trouver son plein épanouissement dans le Royaume du Père. Il nous faudra, dans les semaines à venir, après le confinement, ne pas oublier de relire cette période, de comprendre et d’inventer cette vie où par estime et par respect, l’autre a pleinement sa place dans notre société, comme dans nos familles. 

C’est ainsi que l’expérience de notre fragilité et de notre confinement portera des fruits !

       Que cette fête de Pâques consolide notre confiance dans le Christ. Osons prendre, dès maintenant, les moyens pour vivre la résurrection qui nous est promise.

       Baptisés, devenons ce que nous sommes !

Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

+Patrick Gaso

Chant d'entrée : Il est vivant, ressuscité !

IL EST VIVANT, RESSUSCITE
Paroles et musique : Communauté de l'Emmanuel (création collective)


R. Il est vivant, ressuscité,
Alléluia ! 
Comme il nous l’avait annoncé,
Alléluia !


1. Lorsque Marie vint au sépulcre
Pour l’embaumer, 
L’ange de lumière lui dit :
“Va proclamer” :

2. Quand ses disciples à Emmaüs 
Le rencontrèrent
Jésus ce soir-là rompit le pain, 
Leurs yeux s’ouvrirent :

3. Puis ils se sont tous rassemblés 
Avec Marie
Embrasés du feu de l’Esprit, 
Ils annoncèrent :

4. Jésus nous a dit : “Dans le monde, 
Faites des disciples,
Voici que je suis avec vous, 
Oui, pour toujours ”.

Ouverture de la célébration

La personne qui conduit la prière peut dire :

Ce matin, alléluia, Jésus est vivant, il a jailli du tombeau. Même si des circonstances excep- tionnelles et graves nous empêchent de participer à l’eucharistie, nous célébrons en ce jour de Pâques sa victoire sur la mort.

Lorsque nous nous réunissons en son nom, le Christ vivant est présent au milieu de nous. Lorsqu’on lit l’Écriture en Église, c’est Jésus ressuscité lui-même qui nous parle.

Au cours de cette célébration du dimanche de la Résurrection, une joie grave soutiendra notre prière confiante pour que cesse l’épidémie, pour les personnes malades et celles qui sont décédées, pour leurs amis et leurs familles, et pour tous ceux qui œuvrent au service des autres en luttant contre ce fléau.

Préparons-nous maintenant à ouvrir nos cœurs pour accueillir le Vivant : Christ est res- suscité, il est vraiment ressuscité, alléluia !

Tous répètent :

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia !

Signe de croix

Après un temps de silence, on fait le signe de la croix.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Puis tous chantent ou récitent la gloire de Dieu.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, Nous te glorifions, nous te rendons grâce,

pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant. Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ;
Toi qui enlèves le péché du monde,

prends pitié de nous ;
Toi qui enlèves le péché du monde,

reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père,

prends pitié de nous.
Car toi seul es saint, toi seul es Seigneur, Toi seul es le Très-Haut : Jésus Christ,

avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : "On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé." Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture,

il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Aucune acclamation ne conclut la lecture, on garde un temps de silence avant la méditation.

L'Homélie de Pâques

L'Homélie de Pâques

(par le père Xavier Brac de la Perrière)

Sur l'Évangile de saint Jean (Jn 20, 1-9)   

      Chers frères et sœurs, après les quarante jours de Carême et la Semaine sainte, nous voici parvenus à la grande et joyeuse célébration de Pâques ! Comme le disent spontanément nos frères orthodoxes : « Le Christ est ressuscité, alléluia ! Il est vraiment ressuscité, alléluia ! »

      Les quatre évangiles nous disent que ce sont des femmes qui furent les premiers témoins de la résurrection du Christ. Nous pouvons nous demander : pourquoi elles et non les Apôtres ?

      Pour répondre à cette question il suffit de revenir au récit de la Passion. Alors que les Apôtres s’étaient enfuis, les femmes, elles, sont restées jusqu’au bout, jusqu’au pied de la croix.

      Dans l’Évangile d’aujourd’hui, saint Jean nous donne le témoignage de l’une d’entre elles, Marie Madeleine. Elle fut la première à voir le tombeau vide et, pour elle, c’est vraiment un choc terrible : la pierre a été roulée !

      Elle est seule, elle ne cherche pas à en savoir plus, elle court prévenir les apôtres.

      À leur tour, Pierre et Jean arrivent sur les lieux. Jean est plus rapide, mais il laisse d’abord entrer Pierre qui regarde sans comprendre.

      Pour Jean, c’est différent : « Il voit et il croit ». Cette attitude vient de son lien privilégié avec Jésus et, comme les femmes, il a été le seul apôtre au pied de la Croix.

      L’Évangile le désigne comme étant « le disciple que Jésus aimait ». Nous pouvons penser que c’est son amour pour Jésus, et pas seulement sa jeunesse, qui le fait courir plus vite que Pierre. C’est surtout grâce à cet amour qu’il croit à la bonne nouvelle de Jésus ressuscité.

      Tout ceci est très important pour nous. Cet évangile nous révèle à quel point l’amour peut nourrir et stimuler notre foi. Trop souvent, nous en restons à des raisonnements qui n’en finissent pas. Il ne suffit pas de parler de parler de Jésus, le plus important est d’avoir une vraie relation avec lui.

      Il nous aime tels que nous sommes et il ne demande qu’à être présent dans toute notre vie. Rien de ce que nous vivons ne lui est étranger. Le problème c’est que bien souvent nous sommes ailleurs, loin de lui. Mais il ne cesse de nous appeler car il veut nous associer à sa victoire sur la mort et le péché.

      L’apôtre Pierre, lui, a eu beaucoup plus de mal à croire. Il lui faudra des rencontres personnelles avec le Christ ressuscité. C’est à la suite de ces rencontres qu’il deviendra un témoin audacieux de la victoire du Christ sur le péché et sur la mort.

      Après la Pentecôte, tout ira très vite. Le souffle de l’Esprit Saint va pousser Pierre et les apôtres à sortir du Cénacle pour annoncer la bonne nouvelle du Salut. Et désormais, ceux qui croiront au Christ ressuscité, pourront recevoir le pardon des péchés.

      Chers frères et sœurs, cette solennité de Pâques est tellement importante pour notre foi, pour notre vie, pour toute l’humanité, que nous allons la fêter durant cinquante jours, jusqu’à la grande solennité de la Pentecôte.

      Ce sera pour nous l’occasion de retrouver l’audace du témoignage, de laisser mourir ce qui doit mourir et d’appeler à la vie ce qui doit vivre.

      Le Christ ressuscité nous invite à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. C’est ainsi que nous pourrons faire reculer les guerres, la violence, la haine, les injustices, le mépris des autres… et même les virus, ou « Coronavirus » !

      N’ayons pas peur des forces du mal et de la mort. Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts et il nous donne la grâce de vivre en ressuscités avec lui.

      En ce jour, prions Notre Seigneur que la lumière de Pâques inonde nos cœurs et brille sur le monde entier ; et que cette lumière demeure avec nous dans le mystère de l’Eucharistie où le Christ est présent, ressuscité, vraiment ressuscité !

Amen. Alléluia !

Père Xavier BRAC de la PERRIERE +

Celui qui guide la prière dit :

« Il vit et il crut ! » Pour le disciple bien-aimé, quelques signes suffisent à déclencher la foi. Pour nous aussi, ce tombeau vide, la parole des témoins peuvent dynamiser de nouveau notre foi. Aujourd’hui encore, la Résurrection de Jésus a des effets partout où elle est annoncée. 

En prenant le monde dans notre prière, faisons monter notre action de grâce.

Dieu de bonté, écoute-nous.

- répands ton esprit sur ceux qui ont été plongés dans l’eau vive de la vie nouvelle ;

- fais connaître ton pardon à ceux qui ne connaissent pas cette joie ;

- nourris l’espérance et la tendresse dans nos familles confinées ;

- rends la joie à toutes les personnes que l’isolement désespère ;

- soutiens le courage et l’abnégation de tous ceux qui travaillent à soulager les malades et à leur trouver un remède ;

- viens en aide aux personnes hospitalisées et à leur famille ;

- ouvre à nos défunts les portes de la vie éternelle.

Oui, nous te prions, Seigneur, pour la force de vie que tu as mise en Jésus au moment de sa résurrection. Qu’elle se déploie dans nos gestes de bonté et nos actions en faveur de la justice. Ainsi, nous annoncerons la bonne nouvelle de la résurrection de ton Fils, lui qui règne avec toi, pour les siècles des siècles. Amen.

Intentions libres

Médition sur la Résurrection du Christ

Médition sur la Résurrection du Christ

(par le père Daniel Ramanatsitohaina)

Le Christ a été mort, Il est ressuscité, Il est vraiment ressuscité alléluia !

De la tristesse à la joie !

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de Pâques d’une manière particulière en raison de la crise sanitaire. Pour nous aider à vivre cela, nous pouvons méditer la démarche personnelle de Marie Madeleine et celle de Pierre et Jean. Cette démarche les conduit de la tristesse à la joie, du passage de Jésus de la mort à la vie, sa victoire sur la mort ! Sa résurrection !

Nous pouvons imaginer ce qui était dans le cœur de Marie Madeleine et celui des disciples. C’était le découragement et la tristesse à cause de la mort de Jésus.  Pourtant, ils ont mis leur confiance en Lui.  C’était Lui qui les a appelés et ils ont tout quitté pour le suivre. Durant sa vie terrestre, Jésus était réputé par ses enseignements, ses miracles, ses guérisons. Mais, tout d’un coup, tout s’est arrêté par sa mort brutale. Tout le monde était attristé. C’était la fin d’une histoire.

Regardons la manière dont Marie Madeleine et les deux disciples ont vécu ce passage de la tristesse à la joie.

Mais voilà, il fait encore sombre le jour de Pâques, motivée par son amour pour Jésus, Marie Madeleine se rend au tombeau pour voir son corps. En y arrivant, elle a découvert le tombeau vide. Elle a pensé que le corps a été enlevé.  Cela a empiré sa tristesse. Son premier réflexe est d’aller vite partager sa détresse à Pierre et Jean. Elle leur a dit que le Seigneur n’y était plus.

En apprenant cette triste nouvelle, les disciples se sont précipitamment rendus au tombeau pour voir ce qui s’est passé. Jean, le premier arrivé, de l’extérieur, a découvert les linges posés à plat.  Tandis que Pierre qui arrive après, entre et fait la même constatation, et en plus il a remarqué que le suaire est roulé à part. Et puis, Jean poussé par son amour pour Jésus, est entré : « il vit, et il crut ». Telle est sa foi en la résurrection de Jésus. Il n’y a plus de détresse, ni de tristesse.  C’est le courage et l’audace de la foi qui les motivent pour annoncer avec joie la résurrection de Jésus.

Et depuis, les nouvelles se sont vite propagées grâce au témoignage de Marie Madeleine ; la première messagère de la Bonne Nouvelle, et des disciples.  En plus de cela, Jésus a fait plusieurs apparitions après sa résurrection pour montrer aux disciples qu’il est vraiment ressuscité.  Cette foi en la résurrection de Jésus se transmet de générations en générations, nous avons hérité cela grâce à nos ainés dans la foi.

Quant à nous, cette crise sanitaire nous fait peur, nous bouleverse, nous rend triste, mais la résurrection de Jésus nous donne, du courage, de la joie et de l’espérance.  Nous sommes invités à témoigner du Christ ressuscité avec la force de l’Esprit Saint.

En ce dimanche de Pâques, vivons et proclamons haut et fort avec joie que le Christ vainqueur du mal, est ressuscité, Il est vraiment resuscité alléluia ! Avec Jésus ressuscité, nous devons vaincre le mal.

Ne gardons pas pour nous tout simplement cette joie de Pâques mais partageons et faisons rayonner selon nos possibilités, en nous et autour de nous

Soyons porteurs de joie et d’espérance, surtout en ce temps de crise sanitaire que nous traversons. Soyons bienveillants les uns envers les autres. Prions pour les victimes, les familles endeuillées, les soignants et les chercheurs afin qu’ils trouvent des remèdes pour éradiquer cette pandémie.

Avec le Christ ressuscité, nous sommes vainqueurs par le bien contre le mal. Seigneur ! Réveille-nous, raffermis notre foi et notre espérance pour vivre et célébrer autrement cette fête de Pâques.

À toutes et à tous, Joyeuses Fêtes de Pâques !

 + Daniel Ramanatsitohaina

Notre Père ...

...

Bénédiction finale

Elle peut être dite par tous, en se tournant vers la croix pour appeler la bénédiction du Seigneur.

Que la paix de Dieu garde nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Que la résurrection de son Fils soit le roc de notre espérance et de notre joie. Amen.

Ou bien :

Que le Seigneur tourne vers nous son visage et nous apporte la joie parfaite. Amen

Tous se signent. Les parents pourront tracer le signe de croix sur le front de leurs enfants.

Chant final

Pour conclure la célébration, on peut prendre, par exemple, le Regina caeli (ci-dessous en audio), ou tout autre chant de Pâques bien connu.

 

Regina caeli, laetare, alleluia.

Quia quem meruisti portare, alleluia.

Resurrexit, sicut dixit, alleluia.

Ora pro nobis Deum, alleluia.

Ô Vierge Marie, quelle joie ! Alléluia !

Celui que tu as un jour enfanté, alléluia !

Ressuscité, s’en est allé, alléluia !

Pour nous, prie le Seigneur Dieu, alléluia !

 

Le Regina Caeli

image
image