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Préparer une célébration

L'année liturgique

A quoi correspond l'année liturgique ?

L’ANNEE LITURGIQUE
Notre existence humaine est marquée par le temps qui s’écoule et qui est spontanément perçu sous le signe de la répétition des jours, des saisons, des années. Dans cet écoulement inexorable du temps, l’être humain a toujours cherché à se fixer des points de repère : par rapport à un personnage (en l’en X du règne de …) ou par rapport à un événement (la fondation de la ville de Rome pour les Romains).
Le temps juif apporte une nouveauté qui réside dans le fait que l’événement de référence est l’intervention de Dieu en faveur de son peuple à l’occasion de la sortie d’Egypte. De plus cet événement de référence n’a pas sa fin en lui-même mais ouvre vers un accomplissement : le temps juif n’est pas une répétition à l’infini mais une avancée vers « un ciel nouveau et une terre nouvelle » (Is 65 ,17).
Comme la liturgie, le temps chrétien s’inscrit dans cette racine juive de la première Alliance mais avec pour événement fondateur non plus le mémorial de la traversée de la Mer Rouge mais le mémorial du mystère pascal du Christ : sa mort et sa résurrection.
Ainsi l’année liturgique n’est pas une idée mais une personne, Jésus-Christ et son mystère, qu’elle célèbre. Elle est donc enracinée dans une série d’événements par lesquels Dieu est entré dans l’histoire et la vie des hommes.

Pas de Pâques sans Noël

pas de Noël sans Pâques !

Notre foi repose sur deux évènements essentiels, et liés l'un à l'autre : Noël et Pâques.

Ces fêtes nous appellent à célébrer le mystère du Christ, fils de Dieu, mort et ressuscité pour nous.

Ces deux fêtes sont précédées de temps préparatoires : l'Avent et le Carême.

 

Noël : Un temps liturgique qui ne dure pas qu'une journée !

La fête de Noël :

Deuxième centre de gravité de l’année liturgique, le cycle de Noël est plus tardif dans son développement que celui de Pâques. Il date du IVème siècle. De fait, on l’a constitué pour éloigner les fidèles des fêtes païennes et idolâtriques du « soleil invaincu », qui avaient lieu au solstice d’hiver.
La fête de Noël inclut plusieurs théophanies, c’est-à-dire des manifestations de Dieu :

  1.  L’épiphanie ou adoration des mages qui symbolisent le début de l’Eglise des Gentils, le salut offert à tous, même aux païens ;
  2.  Le baptême de Jésus dans le Jourdain proclamé Fils de Dieu par la voix venue d’en haut, une théophanie destinée au peuple d’Israël dans ses fidèles les plus fervents réunis autour du précurseur ;
  3.  Les noces de Cana, où pour la 1ère fois le Christ manifeste sa gloire aux yeux de ses disciples et de Marie, où il présente sa mission : une théophanie pour ses proches.

La fête de Pâques

Christ est ressuscité !

Sans doute sous l’influence de la communauté chrétienne issue du judaïsme apparaît, chaque année, un « grand dimanche » comme célébration annuelle de la Pâque, qui
s’élargira au Triduum pascal et en un prolongement de la fête pendant cinquante jours (Pentecôte). Par la suite, à partir du IVème siècle, le besoin de contempler et de revivre chaque moment du drame de la Passion a donné naissance à la formation de la « Semaine sainte ». A la fin du IIIème siècle - début du IVème siècle, un jeûne de quarante jours apparut en Egypte. Celui-ci s’accompagna de réunions de prières à l’écoute de la parole de Dieu. Il prit très vite la forme d’une préparation pénitentielle à la célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Lorsqu’au IVème siècle, le catéchuménat a été bien organisé, le Carême offrit un cadre approprié pour l’ultime préparation des catéchumènes au baptême. La nuit pascale s’est aussi imposée pour admettre à la communion les pénitents et le carême les prépara à leur réconciliation qui avait lieu le matin du Jeudi saint (IIIème siècle).

Le dimanche

Chaque dimanche : faire mémoire de la mort et la resurrection du Christ

Dans les débuts de la liturgie chrétienne le dimanche était la fête unique. Dans l’Ancienne Alliance, il y avait le repos du septième jour de la création : le sabbat. Dans la Nouvelle Alliance se substitue au sabbat le jour du Seigneur, jour où l’on fait mémoire de la résurrection du Christ. En ce jour, le Seigneur vient parmi les siens, les invite pour glorifier le Père et recevoir le Salut.

 

Les fêtes des saints

ou sanctoral

Au long des jours, l’année liturgique nous propose de fêter les saintes et les saints, ces amis de Dieu que l’Esprit a sanctifiés. On désigne ce cycle liturgique par le nom de « sanctoral », destiné à célébrer la sainteté. Le culte des saints nous enracine dans un peuple et dans une tradition. Il s’agit de prendre place dans une histoire, de se situer dans la lignée de frères et de soeurs qui ont été touchés par l’Evangile et s’y sont données.
Au cours de notre existence, nous participerons peut-être de nombreuses fois à ces grandes fêtes. Répétition qui, loin d’être sclérosante, est une condition de notre approfondissement spirituel. Les années liturgiques, jamais tout à fait semblables, jamais tout à fait autres, ne sont pas des cycles fermés sur eux-mêmes, mais plutôt les anneaux d’une spirale qui nous entraîne toujours plus loin. A mesure que les réalités spirituelles qu’expriment les mystères célébrés prennent corps en nous, nous en découvrons de nouvelles profondeurs.

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