Don au Diocese de Grenoble Vienne

Textes et messages de Mgr Guy de Kerimel - année 2016-2017

Ordinations

Dimanche 25 juin

Charles et Corentin, depuis votre baptême vous participez à la mission prophétique, sacerdotale et royale du Christ. Mais le Seigneur vous a appelés à un service particulier dans son Eglise : à exercer le ministère de diacre et de prêtre, en son Nom, pour la gloire de Dieu et le salut du monde, pour la croissance de l’Eglise, et pour le déploiement de la mission prophétique, sacerdotale et royale de tous les baptisés. Pour accomplir ces ministères, Il vous fait un don spécifique, Il répand son Esprit Saint sur vous, pour vous configurer à Lui, le Serviteur, à Lui Tête et le Pasteur de l’Eglise.

Que vous faut-il faire ? La Parole de Dieu vous le dit : d’abord dans le prophète Isaïe, puis dans les autres lectures entendues. Votre mission sera d’annoncer la Bonne Nouvelle, de guérir, de délivrer, de proclamer, de libérer, de consoler, de couronner, d’oindre, de revêtir d’un habit de fête, d’intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, d’offrir, de nourrir, chacun selon le don de l’Esprit Saint que vous allez recevoir.

Annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ est votre première tâche, annoncer sans relâche le kérygme : le Fils de Dieu s’est fait homme, Il a donné sa vie pour nous, Il est mort sur la croix et Il est ressuscité le troisième jour, nous ouvrant la porte de la vie nouvelle et éternelle. Proclamer le règne de Dieu, découvrir à ceux qui vous écoutent les horizons de joie et de bonheur que le Seigneur nous prépare et dont nous avons un avant-goût ici-bas. Indiquer le chemin de vie et de bonheur, indiquer le Chemin, la Vérité, la Vie.

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Qu'est-ce que l'homme ?

20 avril 2017 - RCF - Parole aux Eglises

La résurrection du Christ que nous fêtons ces jours-ci confirme la dimension transcendante de l’être humain qui ne s’accomplit que dans un au-delà de lui-même. La personne humaine reste une énigme pour elle-même tant qu’elle ne sait pas ou refuse de reconnaître que son origine et sa fin ne se réduisent pas à des mécanismes biologiques, et à la reconnaissance ou non de la société. Elle ne découvre son identité et le sens de sa vie que dans l’au-delà d’elle-même et de la société, c’est-à-dire en Dieu.
Le refus de toute vérité transcendante entraîne une vision partielle de l’humanité, la soumettant à des courants de pensée plus ou moins éphémères, bien souvent réducteurs et relativistes. On n’atteint pas la réalité de l’humanité par de simples analyses sociologiques, ou par les seules vérités scientifiques. La personne humaine relève de la vérité métaphysique, seule capable de prendre en compte sa dimension spirituelle, et sa destinée ultime.
Réduire l’être humain au fruit du hasard, relativiser son existence à la volonté de son entourage, que ce soit le désir parental de ses géniteurs ou, en fin de vie, la décision remise à ses proches et aux médecins, c’est attenter à sa dignité inviolable. Certes, pour vivre, la personne a besoin de l’amour de ses proches et de toute la société, mais cet amour n’est pas optionnel, il est un devoir. La vie d’un homme ne peut dépendre des humeurs de son entourage. S’il en était ainsi, chacun devrait se prouver à soi-même et prouver aux autres qu’il est indispensable et utile à la société ; il ne tiendrait sa place dans la société humaine que de l’arbitraire, ou de la séduction, ou encore de la violence et de la force.
En effet dans cette logique, ce sont les plus forts qui s’imposent et qui ont tous les droits à l’existence, tandis que les plus faibles et les plus fragiles sont marginalisés ou éliminés. Cette conception utilitariste de l’humanité conduit à ce que le pape François appelle la culture du déchet qu’il dénonce vigoureusement.
Il me semble que, dans la campagne électorale qui se déroule actuellement de manière si déconcertante, nous pouvons reconnaître les dérives d’une conception réductrice de l’être humain et donc de la société. Comment penser la société humaine et son avenir sans penser à frais nouveaux, loin des idéologies, la personne humaine ? La grande question, ancienne, mais plus que jamais d’actualité est celle-ci : qu’est-ce que l’homme ?
Je disais, dans mon message de Pâques : La résurrection du Christ éclaire la réalité transcendante et relationnelle de la personne humaine, son appel à un dépassement de soi, sa vocation à faire de sa vie un don aux autres. « L’homme ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même », disait le Concile Vatican II ; c’est dans la logique du don de soi qu’il atteint son accomplissement.

Mgr Guy de Kerimel
Evêque de Grenoble-Vienne

Homélie de Pâques

Le Christ est ressuscité, Alléluia ! Le tombeau dans lequel Il avait été déposé est vide ! La mort n’a pu garder Jésus. Certes, déjà, sur la parole puissante de Jésus, la mort avait rendu son ami Lazare à la vie d’ici-bas, mais elle devait le retrouver quelques années plus tard. La résurrection du Christ est d’un autre ordre : son corps n’a pas connu la corruption, Il est vivant à jamais ; la mort ne peut plus rien sur lui, elle est vaincue, éliminée. Avec la mort, c’est Satan qui est vaincu, lui qui se servait de la peur de la mort pour maintenir les hommes sous son joug. C’est ce que nous dit l’épître aux Hébreux : Jésus, « par sa mort, a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves ». N’est-ce pas la peur de la mort qui emprisonne nos sociétés sans transcendance ? N’est-ce pas la peur de la mort qui entraîne cette frénésie de jouissance, avant qu’il ne soit trop tard ?
N’est-ce pas la peur de la mort qui suscite autant d’attitudes égoïstes ? Il faut que je me réalise, que je pense à moi, avant que je ne le puisse plus. N’est-ce pas la peur de la mort qui conduit certains de nos contemporains au suicide ? N’est-ce pas encore elle qui pousse des chercheurs à la transgression morale pour prolonger toujours plus la vie d’ici-bas, comme si c’était le paradis ? La mort est cachée, évacuée ; quand elle frappe à l’improviste non loin de nous, elle suscite un scandale, une émotion qui remue des foules, mais quand elle frappe des populations lointaines, ou des migrants à nos portes, elle ne laisse qu’indifférence.
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Homélie de la Vigile pascale

Le Christ est Ressuscité, Alléluia ! Le tombeau est vide ! La mort n’a pu garder Jésus en son pouvoir ! A vrai dire, les signes de la victoire étaient déjà présents dans sa Passion. En effet, Il est descendu dans les ténèbres du péché et de la mort, et Il les a illuminés de sa Présence : « La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée », dit le Prologue de Saint Jean. Certes, la pierre du tombeau s’était refermée sur son corps ; tout semblait fini, mais au contraire tout allait commencer ! La mort et le péché ont été vaincus par Celui qui est la Résurrection et la Vie. Le Christ a surgi du tombeau, et avec Lui, le monde nouveau, la création nouvelle.
Jésus a récapitulé en Lui toute l’histoire de l’humanité : la création, la chute, la promesse, la longue histoire du salut, les Alliances, les nombreuses infidélités du Peuple de Dieu. Il a assumé la condition humaine déchue, hormis le péché, affrontant la mort pour faire sortir l’être humain du tombeau, de l’enfermement du mal et de la mort.
Le Christ a repris toute votre histoire personnelle, à vous les catéchumènes : Depuis toujours, vous êtes dans la pensée de Dieu ; et Jésus vous a rejoints depuis votre conception, et à toutes les étapes de votre vie : votre naissance, votre croissance, vos péchés, vos blessures, vos joies et vos peines. Lors des scrutins, vous vous êtes laissés scruter par la Parole Vivante de Dieu, jusqu’au fond de vos âmes, pour qu’Elle fasse œuvre de discernement et vous aide à renoncer au mal et à choisir vraiment de suivre le Christ. Durant le Carême, nous-mêmes les baptisés, nous nous sommes laissés travailler par la Parole de Dieu, nous avons fait pénitence, nous avons laissé le Christ visiter nos ténèbres pour qu’Il en soit vainqueur...


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Homélie du Vendredi saint

Jésus est descendu dans les souffrances, les larmes, et la mort de l’humanité déchue ; Il a pris sur Lui les injustices, les révoltes, les violences qui accablent l’être humain et le rendent prisonnier du mal. Jésus descend au plus profond des ténèbres du monde, des ténèbres du cœur humain.
Et Lui, qui est la Lumière du monde, met tout en lumière : plus Il s’enfonce dans les ténèbres, plus tout est mis dans la lumière. Plus Il s’abaisse, plus Il révèle son identité de Fils de Dieu, de Roi d’Israël, de Juge suprême, de Maître de tout. Personne n’a autorité sur Lui, pas même les pouvoirs religieux ou politique. Il montre l’inconsistance du pouvoir selon l’esprit du monde. Il donne au Grand Prêtre une bonne leçon : Il dénonce son refus d’écouter : c’est le péché que Dieu reproche à son peuple. Il montre la fragilité du pouvoir de Pilate qui a peur.
Qu’est le pouvoir politique ou religieux qui s’affranchit de Dieu, qui prend des distances avec la vérité et la justice ? Un pouvoir arbitraire qui ne peut tenir que par la force, la ruse, et même la violence, et qui s’effondrera plus ou moins rapidement, car il repose sur du vide ou du mensonge.
Face à Caïphe et à Pilate, Jésus met en lumière le péché d’orgueil de l’être humain, dans son refus de Dieu ; le péché de l’humanité qui a voulu mettre la main sur l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; ce péché qui l’a conduite à la mort.
Dans ses abaissements Jésus éclaire aussi l’incapacité de ses disciples à Le suivre. Ils Le laissent seul, à part quelques femmes et le disciple que Jésus aimait.
Ainsi, la Passion et la croix opèrent un jugement, un discernement. Mais la lumière de Dieu n’est pas accusatrice ; elle veut faire la vérité ; elle veut nous conduire au réel. Seuls la vérité et le réel permettent un avenir...


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Homélie du Jeudi saint

Ce soir nous entrons dans le grand passage, dans la Pâque de Jésus, qui nous conduit de la mort à la vie, de l’esclavage à la liberté, de la condamnation à la réconciliation et à l’Alliance Nouvelle, du péché à la grâce, de l’exil au Royaume des cieux, de l’isolement à la communion.
Cette Pâque commence par un repas, comme pour les Hébreux, la nuit de leur sortie d’Egypte. Jésus en effet a voulu ce repas dans le contexte de la Pâque juive ; la Dernière Cène se veut comme l’accomplissement du repas pascal des Juifs qui marque le début de leur libération. Jésus nous invite à sa table. C’est un moment très solennel, l’heure pour laquelle Jésus est venu, et au cours duquel Il va exprimer le plus grand amour. Il est le Maître et le Seigneur, le Maître de Maison, le Seigneur qui nous fait l’immense honneur de nous prendre à sa table, comme si nous étions des princes, alors que nous sommes des pécheurs indignes, des moins que rien. Cette invitation nous dit quelque chose de l’ouverture de cœur du Christ à notre égard ; même Judas le traître est invité à table. Jésus a les bras grands ouverts pour tous ; dans son cœur chacun a sa place, s’il accepte de s’y plonger.
Jésus est le Maître du repas mais aussi le Serviteur, l’esclave des besognes les plus humbles, qui se met aux pieds de ses invités pour les leur laver. Il n’a pas peur de se salir les mains et de se mettre plus bas que ses invités. L’eau avec laquelle Il lave les pieds est en quelque sorte déjà l’eau qui coulera de son Cœur transpercé. Elle est la surabondance de son Amour pour nous. Jésus nous lave avec son Cœur...


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Mardi saint - messe chrismale

mardi 11 avril 2017

Jésus de Nazareth est le Christ, Celui qui a reçu l’onction ; Il résume et accomplit en sa Personne la fonction prophétique, sacerdotale et royale, trois fonctions distincte dans l’Ancienne Alliance : Il est la Parole Vivante de Dieu, Il est le Roi d’Israël, le fils de David ; Il est le Grand Prêtre véritable, le Seul qui qui offre l’unique sacrifice qui nous réconcilie pleinement avec Dieu. Il est la source de toutes les bénédictions, de toutes grâces, de tous les bienfaits de la part de Dieu. Il veut répandre sur toute l’humanité l’onction transformante qui nous associe à Lui et à sa mission.

Pour signifier efficacement sa Présence au milieu des croyants réunis en son Nom, après son Ascension au ciel, et pour agir en son Nom, Il s’est choisi des hommes à qui Il a remis la charge de conduire ses fidèles et de les nourrir de sa Parole et de ses sacrements. Il a répandu sur eux son Esprit saint et les a envoyés. Les ministres ordonnés, particulièrement l’évêque et les prêtres, sont les serviteurs de la grâce, les intendants et les dispensateurs de l’onction sainte, qui fait de vous des chrétiens, des hommes et des femmes sur lesquels l’Esprit de Dieu repose et qui participent ainsi à la mission du Christ. Sans le sacerdoce ministériel, l’Eglise serait un Corps sans tête. Le Christ veut continuer d’agir, de guérir, de pardonner, de délivrer, de se donner en nourriture à travers le ministère de l’évêque et des prêtres. Par eux, Il pardonne les péchés, Il fait don de la vie nouvelle, Il célèbre l’Eucharistie, Il nous fait communier à son Corps et à son Sang. L’évêque, les prêtres et les diacres sont les serviteurs du Christ pour la transformation des croyants, qui, par la grâce des sacrements, deviennent le Corps du Christ, présence du Christ au milieu du monde, continuant sa mission jusqu’à la fin des temps...

Message de Pâques de Mgr Guy de Kerimel

Dans le contexte d’une société inquiète et désorientée, illustré, entre autres, par l’étrange campagne électorale à laquelle nous assistons, la fête de Pâques peut paraître un non-évènement pour la plupart de nos contemporains, ou, pour les chrétiens, un alibi justifiant la fuite dans la spiritualité et le désengagement.
Or la résurrection du Christ est l’aboutissement victorieux du don qu’Il nous a fait de sa vie, la finalité heureuse de l’engagement de Dieu au service de la liberté humaine, dégagée de l’esclavage des passions et du mal. La résurrection du Christ ouvre des perspectives de renouveau, elle donne une espérance que rien ne pourra vaincre. Alors que, dans le brouillard que notre société traverse, chacun pourrait être tenté de sauver sa peau et de défendre ses seuls intérêts particuliers, les chrétiens sont invités à s’associer à tous ceux qui ne baissent pas les bras, et à s’engager courageusement, avec une ardeur renouvelée, au service de tout être humain et du bien commun de la société.
La résurrection du Christ éclaire la dimension transcendante et relationnelle de la personne humaine, son appel à un dépassement de soi, sa vocation à faire de sa vie un don aux autres. « L’homme ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même », disait le Concile Vatican II ; c’est dans la logique du don de soi qu’il atteint son accomplissement. La conception individualiste de l’être humain et la pensée utilitariste conduisent la société dans une impasse, comme nous le constatons.
Nous les chrétiens, à la lumière de la résurrection du Christ, nous disons « non » à la fatalité, non au repli sur soi, non à la loi du plus fort, non à l’oubli ou au rejet des plus faibles ; nous disons oui au dialogue, oui aux initiatives de réflexion, de conception de projets au service du bien commun ; oui à toutes formes de collaboration qui permettent à nos concitoyens de construire ensemble l’avenir de notre pays, dans l’Europe et dans le monde.

Guy de Kerimel
Évêque de Grenoble-Vienne

Homélie de Mgr Guy de Kerimel pour l'Appel décisif

dimanche 5 mars à Voiron

Extrait

Chers catéchumènes, vous voici au début de l’ultime étape qui vous conduira au baptême, c’est-à-dire à la vie nouvelle d’enfants de Dieu. L’Eglise, les communautés chrétiennes, vous accompagnent durant ce temps de grâce qu’est le Carême, par la prière, le jeûne et le partage, pour vous permettre de dire un vrai oui au Christ et donc de renoncer au mal et à celui qui en est l’auteur.

La Parole de Dieu, en ce premier dimanche de Carême, éclaire le drame qui se joue pour l’humanité depuis les débuts de la création, et nous montre comment Jésus, le Fils de Dieu, est venu combattre et vaincre le mal pour nous délivrer de son joug.

Le récit de la création de l’être humain, tel que nous l’avons entendu dans la première lecture, dit de manière très concrète et imagée qu’il tient sa vie de Dieu, qu’il est créé à partir de la poussière du sol et du souffle de Dieu. C’est comme par un bouche-à-bouche que Dieu donne la vie à l’homme, et j’aime imaginer que ce bouche-à-bouche, ce cœur-à-cœur, est permanent : l’homme ne peut vivre sans cette relation vitale avec son Dieu, sans cette relation d’amour et de confiance...

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Publication du livre « Mon Père, je vous pardonne »

de Daniel Pittet

Publié aux éditions Philippe Rey, le livre « Mon Père, je vous pardonne » vient de paraître.
Son auteur, Daniel Pittet, fidèle du diocèse de Fribourg, témoigne des abus sexuels qu’il a subi enfant, quatre ans durant de 1969 à 1972, de la part du père Joël Allaz, religieux capucin. Ce récit contient en outre une préface écrite par le pape François mais également une interview du père Joël Allaz.

Le père Joël Allaz ayant passé treize ans dans le diocèse de Grenoble-Vienne, je tiens à exprimer de nouveau ma grande tristesse : je suis profondément choqué par les faits révélés par Daniel Pittet dans ce livre et mesure la gravité des crimes commis par le père Joël Allaz et la souffrance des victimes, ainsi que les erreurs commises par ses Supérieurs et par les responsables de l’Eglise de l’époque dans la gestion de ce drame. J’encourage la lecture de ce livre. Comme le dit le Pape : « […] des témoignages comme le sien font sauter la chape de plomb qui étouffait les scandales et les souffrances, ils font la lumière sur une terrible obscurité́ dans la vie de l’Eglise. »

S’il y avait d’autres victimes en Isère, je les encourage à prendre contact avec la cellule d’écoute (dont je rappelle les coordonnées : 07 68 77 29 60 / cellule.ecoute@diocese-grenoble-vienne.fr) ; je suis prêt aussi à les recevoir personnellement. Je les invite également à se manifester auprès de la justice.

† Guy de Kerimel Évêque de Grenoble-Vienne

Message de voeux

Discours de monseigneur Guy de Kerimel, évêque du diocèse de Grenoble-Vienne prononcé à l'occasion de la présentation officielle des voeux de la communauté catholique en Isère

... En ce début d’année 2017, je suis heureux de vous présenter mes vœux de paix, de fraternité, d’engagement au service du bien commun, et de vous dire ma joie d’exercer ma mission dans un département dynamique, peuplé d’hommes et de femmes courageux, battants, entreprenants, toujours prêts à innover.
Je vous accueille dans les locaux de la basilique du Sacré-Cœur, récemment rénovée, un lieu qui veut signifier le désir des catholiques d’être ouverts sur la cité, et de prendre leur part dans la construction du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Ceux qui ne connaissent pas encore les lieux pourront prendre le temps de les visiter, mais il faudra revenir de jour pour admirer les douze vitraux d’Arcabas déjà posés, en attendant les douze autres.

Je voudrais, dans ma prise de parole, présenter l’Eglise Catholique en Isère, nos projets, notre engagement dans la société, et formuler des vœux pour notre société, notre pays et notre monde. Quelles sont les réalités de l’Eglise en Isère ? Quelques chiffres : 46 paroisses, regroupant plus de 500 anciennes paroisses. Plus de cinq cents églises et chapelles dont une cinquantaine d’églises propriétés du diocèse. 9 monastères, dont la Grande Chartreuse, 25 congrégations religieuses apostoliques, d’autres communautés dites « nouvelles » regroupant divers états de vie, des sanctuaires dont le plus connu est celui de Notre-Dame de La Salette, des lieux exceptionnels comme Saint Antoine l’Abbaye, berceau de l’ordre des Antonins qui a rayonné dans toute l’Europe jusqu’à la Révolution française. Un centre de théologie, 120 établissements catholiques, écoles collèges, lycées, quelques classes supérieures. Une présence dans les hôpitaux, dans les prisons, des aumôneries de jeunes, et de nombreuses activités caritatives, beaucoup d’associations et de mouvements touchant des milieux de vie très divers. L’histoire de l’Eglise dans ce département a commencé très tôt, puisque dès le deuxième siècle, il y avait des chrétiens à Vienne, et un évêque au moins au début du troisième siècle, et un autre évêque à Grenoble à partir de la deuxième moitié du quatrième siècle, au moment où, devenant cité romaine, Cularo devient Gratianopolis...

Le discours complet dans le fichier à télécharger

Message de Noël

La peur ou la confiance ?

Pour les chrétiens, qui célèbrent ce jour-là la naissance de l’Enfant Jésus, Noël invite à la confiance, et ouvre les portes de l’avenir. En effet, Jésus, né dans des conditions de grande précarité, menacé dès ses premières semaines, sera vainqueur de tout mal, par sa mort sur la croix et sa résurrection d’entre les morts. Tout est affaire de confiance dans les évènements qui conditionnent la naissance de Jésus : confiance de Marie sa Mère, confiance de Joseph, l’époux de Marie, confiance de Dieu envers l’une et l’autre…

L’actualité et les nombreuses menaces qui pèsent sur notre monde éveillent en nous des inquiétudes, et peuvent nous conduire à la méfiance, à la peur, au repli sur soi, au refus de l’autre, de l’étranger, à la violence par esprit d’autodéfense, à la logique de la loi du plus fort, sans parler des mensonges et des manipulations. La peur entraîne dans une logique de division, de guerre, de ruine, de désespérance. Hélas, nous pouvons percevoir un certain nombre de fruits de la peur, aujourd’hui.

La confiance est la condition de possibilité de l’avenir. C’est elle qu’il convient de cultiver. La confiance suppose de renoncer à imposer ses propres idées par la force ou le mensonge, de renoncer à toute forme de violence et de contrainte ; elle exige la vérité, l’humilité, la crédibilité, l’abnégation, une cohérence morale. La confiance est ouverture à l’autre, à l’inconnu ; elle est une sortie de soi, elle favorise le dialogue, elle a le sens du risque. La confiance n’est pas naïve, elle demande du discernement, un minimum de garantie, mais elle reste toujours un pari ; elle prend le risque d’être trahie, elle accepte les échecs sans se décourager. Seule la confiance permet la cohésion et la fraternité.
La confiance est un vrai combat qui demande du courage et de la force intérieure. Pensons à Gandhi, aux fondateurs de l’Europe, et à tant d’hommes et de femmes qui ont changé le monde en s’engageant sur la route ardue et belle de la confiance. En ce temps de Noël et à l’approche de la nouvelle année, je forme des vœux de confiance pour chacun, pour notre société, et pour le monde.

+ Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne

Pèlerinage diocésain au sanctuaire de La Salette - 24-25 sept.


Document PDFEnseignement de Mgr Guy de Kerimel - dimanche 25 septembre

Messe de rentrée de l'Enseignement catholique - 7 septembre

L’évangile de ce jour montre Jésus en train d’enseigner ses disciples ; Il fait oeuvre d’éducation. Pour cela Il s’appuie sur le désir de bonheur présent dans le coeur de tout homme, et Il ouvre des perspectives qui obligent ses auditeurs à chercher le bonheur plus loin et plus haut que dans les satisfactions immédiates.
Dans ses discours et dans les signes qu’Il accomplit, Jésus ne cesse d’élever et élargir le regard et les préoccupations de ses disciples, leur révélant la grandeur de leur destinée et la véritable dimension de la vocation humaine.


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