Paroisse Saint Benoît du pays de Beaurepaire

Bonjour et bienvenue. Nous sommes heureux de vous accueillir. Nous espérons que vous y trouverez les informations souhaitées....

Maison Paroissiale: 80 Avenue du Général de Gaulle 38270 Beaurepaire:   04 74 84 62 33

Père Bertrand de Courville: 04 74 84 33 19        Père Paul Berthier 06 86 43 44 66 

mail:  secretariat@stbenoitpaysbeaurepaire-paroisse38.fr

Permanences:
Mardi:       12h00 / 14h00 --  G Pardon
Mercredi:    10h00 / 12h00 --  Soeur Céline
Vendredi:  16h00 / 18h00 --  Père Paul Berthier
Samedi:    10h00 / 12h00 --  Soeur Céline
 
frownLe 1er septembre, le père Bertrand DECOURVILLE quittera la paroisse pour rejoindre La Tour du Pin.
Il sera remplacé smileypar le père Charles BONIN
 
 
LES MESSES peuvent à nouveau être célébrées. Pour l'instant, dans le respect des consignes de sécurité,  seulement dans les églises de  Beaurepaire et juillet Aout à Marnans
 

dans les villages voir la feuille d'annonce ci dessous.

 

  • LE SAMEDI 29 AOUT: célébration messe de départ du père BERTRAND à Beaurepaire 
  • Le Dimanche 06 septembre: Repas partagé
  •  LE DIMANCHE 13 septembre à 10h30 à Marnans (pour les 2 paroisses)   Messe de lancement de l’année pastorale   Présence du Vicaire général.  Occasion de présenter le père CHARLES ainsi que Guilhem GASTAL et Marie-Véronique HERVÉ. Un pot  suivra la célébration.

Covoiturages à organiser, y compris à partir des villages

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Chers amis paroissiens bonjour, et bon dimanche du Saint-Sacrement… !

(Message important en gras à la fin de ce texte.)

 

Avec cette célébration du Saint-Sacrement du corps et du sang du Seigneur s'achève le cycle de la célébration de la foi chrétienne qui après Noël, Pâques, Pentecôte et dimanche dernier la fête de la sainte Trinité, nous révèle le projet d'amour de Dieu pour l'humanité. 

Dieu s'est fait homme en Jésus, cet homme mort par amour pour nous est ressuscité et comme promis, a envoyé d’auprès du père l'Esprit Saint. L'Esprit Saint accompagnera les apôtres dans leur découverte de la divinité de Jésus et ainsi grâce aux enseignements de Jésus, le Dieu Trinité d'amour et de vie se révèle : le Père le Fils et le Saint Esprit sont bien ce Dieu unique que professent les hébreux depuis 2000 ans… !

L’un des trois, le fils par son incarnation honore l'humanité (chacun de nous. Il nous élève à la dignité de bien-aimée du Père, de de frère ou sœur de lui-même le fils, et de temple de l'Esprit ! Chacun est invité à entrer dans cette relation trinitaire pour en vivre éternellement avec la promesse de la résurrection.

Pour cela, les premiers chrétiens vont découvrir la grâce des sacrements par lesquels la Trinité continue de manifester son amour à tout un chacun. Il y a les sacrements (baptême, confirmation, réconciliation, mariage, onction des malades, ordination) signes et paroles d'amour et de vie de Dieu et le Saint-Sacrement : l'eucharistie c'est-à-dire Dieu lui-même en la personne de Jésus… !

« Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort et la mort de la croix. » (Ph 2, 6sv) 

C'est ainsi qu'il donne sa vie, et même il la donne en nourriture, pain et vin devenu son corps livré et son sang versé… ! Le très haut se fait le très bas, pour venir vivre en chacun de nous, espérant, dans une confiance inimaginable, que chacun de nous voudra bien lui prêter son visage, son regard, sa parole, ses mains… ?

 

Pour dispenser les sacrements, la Trinité utilise les éléments de la nature (l'eau, l’huile). Mais aussi le travail de l'homme qui transforme la nature (le pain, le vin). Et encore les gestes humains (imposition des mains, signe de croix, onction, union conjugale) accompagné d'une parole qui donne sens… ! La majorité de ces gestes accompagnés d'une parole nécessite un ministre ordonné : le prêtre. (Le prêtre n'est pas indispensable pour le sacrement du baptême, n'importe qui peut baptiser ; et ce sont les époux qui se donnent le sacrement du mariage).

 

Tout ceci pour vous inviter lundi soir 15 juin à 18h15  :

--d'une part à prier pour les prêtres et notre évêque… 

--et d'autre part à renouveler votre adhésion aux sacrements reçus avec un effet permanent (baptême et confirmation), et aux autres sacrements proposés régulièrement.

 

Vous pourrez le faire en participant par Internet à la messe Chrismale diffusée lundi soir à partir de 18h15 sur la chaîne YouTube du diocèse que vous trouverez facilement grâce au site du « Sacré-Cœur de Grenoble ».

Vous pouvez aussi participer directement à cette messe Chrismale, en venant lundi soir au Sacré-Cœur de Grenoble, mais pour cela il faut vous inscrire grâce au même site du « Sacré-Cœur de Grenoble » vu les conditions sanitaires.

J'ai reçu hier après-midi le mail ci-dessous adressé à tous les curés du diocèse :

 

Bonjour,

Ayant encore quelques places disponibles, vous pouvez annoncer, lors de vos messes demain, que les personnes qui souhaiteraient assister peuvent s’inscrire directement sur le site du diocèse, celui de la Basilique du Sacré-Cœur ou de St. Jean XXIII.

Cordialement,

Hanan ISSA Secrétariat du Vicaire général

 

La messe Chrismale aurait dû avoir lieu le mardi 7 avril, mardi saint dernier. Notre évêque a voulu la reporter après le confinement vu l'importance de cette messe qui rassemble tous les prêtres du diocèse autour de l'évêque d'une part pour qu'ils renouvellent les promesses de leur ordination. Et d'autre part participent à la bénédiction de l'huile des malades, de l'huile des catéchumènes, et la consécration du Saint chrême, cette huile parfumée qui confère l'Esprit Saint aux ordonnés, aux baptisés, aux confirmés. Cette huile parfumée est également utilisée pour la consécration des églises et des autels.

 

C'est dire l'importance de cette célébration et son lien particulier avec les sacrements.

Ainsi tout le diocèse est convoqué à se rassembler particulièrement grâce à la chaîne YouTube.

Lundi soir 18h15, invitez vos voisins vos amis, installez-vous confortablement devant l'écran de votre ordinateur et bonne célébration… !

 

Pour terminer ce message paroissial, je vous joins ci-dessous le message de préparation à la Pentecôte du père Cantalamessa qui m'avait échappé… !

Et plus bas encore la prière des évêques de France au Sacré-Cœur pour demander la libération de toute peur… ! Je célébrerais la fête du Sacré-Cœur de Jésus vendredi prochain 19 juin à 18h à l'église de Beaurepaire.

 

À lundi soir donc et d'ici là à tous les jours, toujours dans le feu et le souffle de la Pentecôte… !

Tenez-vous bien et Gaillardet… !

Père Bertrand

 

 

Message de Pentecôte du père Cantalamessa

« L’exact opposé du péché n’est pas la vertu, mais la louange! » 

Les Actes des apôtres racontent cet épisode de la vie de Paul : 

« La foule s’ameuta contre eux, et les stratèges, après avoir fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent de les battre de verges. Quand ils les eurent bien roués de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder avec soin. Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et leur fixa les pieds dans des entraves. Vers minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu ; les prisonniers les écoutaient. Tout à coup, il se produisit un si violent tremblement de terre que les fondements de la prison en furent ébranlés. À l’instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers se détachèrent. » (Ac 16, 22-26).

Avec leurs vêtements lacérés, couverts de coups, les entraves aux pieds, Paul et Silas ne prient pas Dieu de les secourir, mais ils chantent des hymnes à Dieu. Quel message pour nous membres du Renouveau Charismatique Catholique en ce moment ! L’exemple de Paul et Silas nous invite à laisser de côté, au moins jusqu’à la Pentecôte, tout discours sur le coronavirus, ou du moins, à ne pas en faire le centre de tout. Ne contristons pas l’Esprit Saint en le considérant comme moins important (ou moins puissant) que le virus.

En outre, l’exemple de Paul et Silas nous invite à chanter des hymnes à Dieu. Ceci peut sembler absurde et difficile à accepter, spécialement pour ceux qui expérimentent dans leur propre chair les effets dévastateurs de ce fléau, mais dans la foi, nous pouvons comprendre que c’est possible. Saint Paul proclame que « tout concourt au bien de celui qui aime Dieu » (Rm 8, 28).

Tout sans rien exclure, donc aussi la pandémie actuelle ! Saint Augustin explique la raison profonde de ceci : « Étant suprêmement bon, Dieu ne permettrait jamais à un mal quelconque d’exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et assez bon pour faire sortir le bien du mal lui-même » (Enchir., 11,3).

Nous ne louons pas Dieu pour le mal qui met l’humanité entière à genoux ; nous le louons parce que nous sommes sûrs qu’il saura tirer du bien même de ce mal, pour nous et pour le monde. Nous le louons justement parce que nous sommes convaincus que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, et avant tout, de ceux que Dieu aime ! Je le dis en tremblant car je ne sais pas si je serais capable de le faire, mais la grâce de Dieu peut le faire… et bien plus.

Dans la prédication du vendredi Saint à Saint Pierre, j’ai essayé d’identifier quelques-uns des « biens » que Dieu est déjà en train de tirer de ce mal : le réveil de l’illusion d’être capables de nous sauver par nous-mêmes, le sentiment de solidarité que le mal suscite et qui nous pousse dans certains cas jusqu’à l’héroïsme. J’ajouterais aujourd’hui : le réveil du sentiment religieux et du besoin de prière. L’attention extraordinaire aux gestes et aux paroles du pape François, y compris en dehors du monde catholique, en est un signe.

Le même saint Paul recommandait aux Thessaloniciens : « En toute chose, rendez-grâce » (1 Thess 5, 18). Louange et action de grâce, doxologie et eucharistie sont les deux premiers devoirs de l’homme envers Dieu. Le péché fondamental de l’humanité, celui qui, selon l’apôtre, est à la source de tout autre péché, est le refus de ces deux attitudes : « Ceux-ci [les hommes] sont inexcusables, car ayant connu Dieu, ils ne lui ont pas rendu comme à un Dieu gloire (doxazein) ou actions de grâces (eucharistein) » (Rm 1, 20-21). 

En conséquence, l’exact opposé du péché n’est pas la vertu, mais la louange ! La louange de Dieu, faite dans les circonstances dramatiques actuelles, est la foi poussée à son degré le plus haut. Jésus, après avoir apaisé la tempête, n’a pas reproché à ses apôtres de ne pas l’avoir réveillé ; il leur a reproché de ne pas avoir eu assez de foi. 

C’est une occasion pour nous dans le Renouveau Charismatique Catholique de revenir aux origines les plus pures du courant de grâce : dès sa naissance, il est apparu face au reste de chrétienté comme un peuple de louange, le peuple de l’alléluia.

Nous n’étions pas seuls. Nos frères Pentecôtistes avaient fait la même expérience. Un des livres les plus lus dans le Renouveau, après La croix et le poignard (“The Cross and the Switchblade” di David Wilkerson) a été le livre de Merlin Carothers De la prison à la louange. L’auteur ne se limitait pas à recommander l’importance de la louange, mais il démontrait – Écriture et expérience à la main – sa puissance miraculeuse. 

Les plus grands miracles de l’Esprit Saint ne sont pas obtenus en réponse à nos supplications, mais en réponse à notre louange. De même, à propos des trois jeunes hébreux jetés dans la fournaise ardente, on lit que d’une seule voix, ils se mirent à chanter, glorifiant et bénissant Dieu en entonnant un cantique avec lequel commence la prière des Laudes chaque dimanche et chaque jour de fête : « Bénis sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères… » (Dn 3, 51 et suiv). Le miracle le plus grand de la louange est celui qui arrive à celui qui la pratique, spécialement dans l’épreuve. Cela démontre que la grâce a été plus forte que la nature.

Le miracle de Paul et Silas dans la prison – et des trois jeunes gens dans la fournaise – se répète dans des circonstances multiples et de manière infinie : libération de la maladie, de la dépendance de la drogue, d’une condamnation en justice, de la disparition, de son propre passé… Essayer pour y croire, tel était le conseil que l’auteur de ce livre donnait à ses lecteurs.

Noyons donc le virus dans une mer de louange, ou du moins, efforçons-nous de le faire ; opposons la doxologie à la pandémie. Unissons-nous à toute l’Église qui, dans le Gloria de la messe, proclame : « Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire ». Il n’y a aucune supplication dans cette prière, seulement de la louange !

Dans l’attente de la Pentecôte, recommençons à chanter avec le même élan qu’autrefois les chants qui ont fait verser des larmes à tant d’entre nous à notre première rencontre avec le courant de grâce du Renouveau Charismatique : “Alabaré, Alabaré”, “Come and Worship, Royal Priesthood” et tant d’autres.

Il y a un chant que je voudrais signaler en particulier en raison de son actualité. Il a été composé en 1992 par Don Moen. Son refrain, dans le texte original en anglais, dit ceci :

Oh, God will make a way

Where there seems to be no way

He works in ways we cannot see

He will make a way for me. 

Une traduction en français pourrait être :

Dieu ouvrira un chemin

Là où il ne semble pas y en avoir,

Je ne comprends pas comment ni pourquoi,

Mais je sais qu’un chemin s’ouvrira devant moi.

Pas seulement pour moi, mais pour toute l’humanité.

 

Prière des évêques de France au Sacré Cœur : « Libère-nous de toute peur… »

Lors de leur Assemblée plénière de juin 2020, les évêques de France ont adressé au Sacré-Cœur une prière pour accompagner la France qui se relève de la crise sanitaire du printemps 2020. Ils sont heureux de partager leur prière avec tous pour qu’à l’approche de la fête du Sacré Cœur de Jésus (le 19 juin prochain) et en ces temps de transition et de renouveau, tous les catholiques de France demandent avec persévérance au Seigneur les dons de la confiance, de la paix et d’un engagement renouvelé dans la foi et le service de tous.

Dans son discours de clôture de l’Assemblée, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort a confié cette prière « spécialement aux communautés religieuses, aux monastères, aux personnes consacrés et consacrées : vivant dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance en en ayant fait le vœu, ils et elles sont le signe de la libertas Ecclesiae, la liberté de vivre autrement que le monde, non pour condamner le monde mais plutôt pour aider les hommes et les femmes à s’ouvrir à l’espérance d’une vie plus humaine qui soit divinisante. »

Cette prière a été également prononcée lundi 8 juin 2020, en la basilique consacrée au Sacré Cœur du Christ et édifiée avec la participation de fidèles de tous les diocèses de France, sur la colline de Montmartre, où les martyrs ont versé leur sang pour confesser le nom du Seigneur, par les membres du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, en communion avec tous leurs frères évêques. Ils se sont rendus à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre – qui fête le centenaire de sa consécration –, pour un temps d’adoration eucharistique, d’action de grâce et d’intercession.

Prière des évêques de France

« Sur cette colline de Montmartre où les martyrs ont versé leur sang pour confesser ton Nom, en cette basilique consacrée à ton Sacré Cœur et édifiée avec la participation de fidèles de tous les diocèses de France, devant cet autel où s’élève jour et nuit la prière en présence du sacrement de ton Corps eucharistique,

Seigneur Jésus,

notre lumière, notre force, notre paix, notre joie,

après ces mois d’épreuve sanitaire,

en communion avec tous nos frères et sœurs dans la foi,

nous nous confions à toi.

Nous te confions ceux qui sont morts et ceux qu’ils laissent dans le chagrin.

Nous venons aussi te rendre grâce et te confier notre pays.

Sois béni

d’avoir été à nos côtés alors que nous traversions l’épreuve de la pandémie,

comme tu nous as protégés en bien d’autres circonstances de notre histoire.

Sois béni

pour la prière que ton Esprit a maintenue vivante

alors que ceux qui croient en toi ne pouvaient se rassembler pour te célébrer.

Sois béni

pour les multiples gestes fraternels à l’égard des plus démunis

et pour le dévouement des soignants

et de tous ceux qui, dans la discrétion, ont permis notre vie quotidienne.

Sois béni

pour l’accompagnement des malades et le soutien aux familles éprouvées.

Sois béni

pour l’engagement de ceux qui doivent veiller

sur toutes les composantes de notre communauté nationale.

Nous t’en prions,

accorde maintenant à tous la grâce du discernement et de la détermination

pour mettre en œuvre les conversions nécessaires

et faire face aux difficultés économiques, aux défis et aux opportunités de la période à venir.

À chacun des membres de ton Église,

accorde d’être attentif à tous et d’annoncer ton Évangile.

Seigneur Jésus,

remplis-nous de l’amour qui jaillit de ton Cœur transpercé,

libère-nous de toute peur,

fais de nous des témoins de l’espérance dont tu nous rends capables,

jusqu’au jour où tu nous accueilleras dans la Cité céleste. AMEN. »

MESSAGE PASTORAL PAROISSIAL N°23

Chers amis paroissiens bonjour,

 

à l'arrache, ce message pour vous inviter d'une part aux célébrations de la fête de la sainte Trinité demain (10h Viriville 10h30  Beaurepaire comme chaque dimanche) mais également 17h à Beaurepaire avec la célébration des baptêmes d'adultes de Sabine, Euclide et Lou Ann. Cet horaire a été motivé par la situation professionnelle de l’un des catéchumènes. Mais tout le monde est invité à cette célébration importante pour nos paroisses.

 

Je voudrais aussi vous inviter à prier pour toutes les familles en deuil dans nos paroisses. Depuis une dizaine de jours c'est une avalanche de décès de toutes sortes, entre autres : une maman de 58 ans mortes de la maladie de Crohn ; Un papa de 52 ans décédés d'une rupture de l'aorte ; un papa de 42 ans qui s'est suicidé ; et six autres personnes plus âgées, dont certaines sont mortes toutes seules à l'hôpital. Vous avez forcément entendu parler de l'un ou l'autre de ces décès… ? Prions !

 

Je voudrais aussi vous inviter à retenir la date du lundi 15 juin à 18h30, date à laquelle vous pourrez suivre sur YouTube le rassemblement diocésain que notre évêque organise au Sacré-Cœur de Grenoble, pour la célébration de la messe Chrismale qui réunira, dans le respect des consignes sanitaires, tous les prêtres du diocèse, différents acteurs de la pastorale, et des délégations par paroisses. Je vous en reparlerai dans un prochain courrier la semaine prochaine.

 

Je vous mets ci-dessous l'interview du président de la conférence épiscopale, Mgr de Moulins Beaufort, à l'occasion de la lettre ouverte qu'il a envoyée à Emmanuel Macron.

La lettre de Mgr de Moulins-Beaufort à Emmanuel Macron

Dans un texte d’une soixantaine de pages, publié le 3 juin, l’archevêque de Reims et président de la conférence des évêques de France dessine des pistes de réflexion sur l’après-covid 19. Intitulée «le matin sème ton grain», cette longue lettre répond à l’invitation qui avait été lancée le 21 avril dernier par le président français aux différents responsables des cultes en France d’apporter leur contribution au débat.

Des propos recueillis par Delphine Allaire-Cité du Vatican

Le texte de Mgr Éric de Moulins-Beaufort s’articule autour de quatre mots-clés qui en représentent les chapitres: mémoire, corps, liberté et hospitalité. Cette lettre garde volontairement un ton personnel, même si elle a été enrichie par les remarques du Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France.

Dans sa réflexion, l’archevêque de Reims souhaite tirer les enseignements de cette période de confinement d’un point de vue spirituel, mais rappelle aussi l’importance de la voix de l’Église dans sa contribution au bien commun. “Ce n’est pas le politique qui va tout résoudre mais l’engagement de tout citoyen dans la recherche du bien commun et dans l’unité entre la liberté et la responsabilité”, nous explique-t-il au début de l’entretien qu’il nous a accordé.

Comment avez-vous reçu cette démarche du président de la République de solliciter les réflexions de responsables religieux?

Je pense que le président est cohérent avec lui-même, il avait exprimé cette position aux Collège des Bernardins en avril 2018. Il est conscient, je pense, que les religions représentent des forces de compréhension de l’humanité, pour faire face aux crises et aux épreuves, mais aussi donner du sens aux joies de la vie. Il estime qu'il est de son rôle sans doute de collecter un peu tout ce que le nation peut produire comme réflexion. Je suis bien conscient pour ma part que ma réflexion n’englobe pas toute l’Église en France ni tous les catholiques français. D’autres évêques, d’autres prêtres, fidèles ou d’autres laïcs auront peut-être des réflexions complémentaires ou différentes, c’est cela qui fait la richesse de la réflexion commune.

Dans votre lettre vous développez quatre mots-clé. Quel en est le fil directeur général?

C’est l’Eucharistie. Cela peut paraître étrange mais en réfléchissant je me suis demandé comment on pouvait regarder la réalité de cette épreuve, dans ce qu’elle a de positif et de négatif, et j’ai été frappé que vers la mi-mai on ait commencé à parler de la mémoire à garder de cet évènement, je me suis donc penché sur le fait biblique et chrétien du mémorial. Et l’Eucharistie est le mémorial des grandes œuvres de Dieu. Dans la Bible on fait mémoire, pas seulement pour commémorer ou pour se faire peur en souhaitant que tel évènement ne se reproduise pas, mais plutôt parce que l’on a conscience que Dieu est passé et que l’on veut se mettre dans les bonnes conditions pour qu’Il passe de nouveau et poursuive son œuvre jusqu’au bout. A partir de cela, on distingue quatre dimensions dans l’Eucharistie: le mémorial, le sacrifice, la communion et l’anticipation du banquet céleste. J’ai essayé de transposer ces quatre dimensions pour que cela soit utile à la réflexion sur la pandémie et ses conséquences.

Vous proposez notamment l’idée d’un “confinement un dimanche par mois”, un repos dominical: qu’est-ce qui la motive?

Pour beaucoup, je crois qu’on a vécu un moment intéressant -certains l’ont vécu douloureusement: le fait de ne plus pouvoir bouger, de sortir d’un temps où l’on est toujours dans l’action, en mouvement, de manière un peu frénétique, et donc je me suis demandé comment faire pour conserver ce que l’on a vécu, c’est-à-dire que l’on peut habiter en soi-même, habiter sa maison, essayer de trouver dans un temps plus lent et plus doux de quoi ouvrir son intériorité, et avoir des contacts les uns avec les autres plus riches, plus denses, comprendre que d’autres choses sont possibles. Ce qui a rendu possible cette expérience, c’est que le monde entier était confiné. Quand je dis un dimanche par moi, l’idéal serait un week-end par mois, au moins pour entretenir et cultiver les attitudes profondes que nous avons découvertes dans ce temps de confinement. J’indique quand même aussi que cela a pu être douloureux pour certains parce qu’ils sont mal logés ou que leurs relations familiales sont difficiles, et qu’il faut justement aussi une réflexion et un travail collectif pour rendre les conditions d’habitation de tous supportables en cas de confinement.

En quoi cette pandémie est-elle aussi un avertissement?

L’avertissement en soi est plutôt banal, il y en a beaucoup depuis plusieurs années sur le fait que notre mode de vie très performant qui nous offre beaucoup de confort d’excitation et de belles expériences n’est pas durable et partageable à tous, que la planète s’épuise: tout cela on le sait depuis des décennies, et on le sait de plus en plus, et l’épidémie est de ce point de vue-là un avertissement supplémentaire. J’ai voulu souligné en plus que dans l’histoire sainte, quand Dieu avertit, et éventuellement punit, c’est toujours aussi la promesse qu’une autre manière de vivre est possible, que les hommes sont capables de vivre autrement. Nous ne sommes pas prisonniers d’une espéce de mécanique qui nous entraîne dans un temps de plus en plus frénétique, dans une activité de plus en plus fébrile, sans que l’on ait la possibilité de se reprendre, de réfléchir, de vivre les choses profondément. L’épidémie a une valeur d’avertissement, mais le confinement, avec ce qu’il a eu d’heureux et de douloureux, est donc la promesse que l’on peut vivre autrement. Finalement on s’est découvert capables de se rester un peu en soi, avec les autres, sans beaucoup bouger.

Quelle peut être la contribution de l’Eglise et des catholiques français dans ce monde d’après?

Je pense que les hommes de foi en général, les chrétiens et les catholiques en particulier, ont une capacité à vivre cette nécessité d’habiter et de s’habiter soi-même, nous avons des ressources considérables. Le fait d’ailleurs de vivre le confinement pendant le Carême et la Semaine Sainte nous a permis de donner du sens à ce confinement. Passer une semaine à contempler Jésus, à le suivre dans les étapes de sa Passion et à goûter la joie de la Résurrection était formidable. Très souvent les gens, pendant cette semaine, courent à l’école ou au lycée pour les enfants, sont absorbés par leur profession pour les adultes, ont du mal à renoncer à une vie mondaine et sociale. Or, là, beaucoup ont pu vivre intensément les liturgies, même en s’y associant par vidéo, et ont pu redécouvrir que cela donnait une ampleur à leur vie, une profondeur, que cela touchait et dilatait leur cœur. Je pense que beaucoup de catholiques ont vécu une semaine sainte comme jamais et que cela restera la norme.  

 

À bientôt, à tous les jours dans le souffle et le feu de la Pentecôte… !

Tenez-vous bien et Gaillardet.

Père Bertrand

 

Message Pastoral Paroissial N° 22

Chers amis paroissiens bonjour,

 

en cette veille de Pentecôte je vous retrouve pour vous inviter de la part de Marie et des apôtres à la joie de la Pentecôte.

Le temps de Pâques se termine, après avoir suivi les disciples jusqu'à la croix nous nous sommes réjouis d'avoir pu rencontrer Jésus ressuscité pendant les 40 jours où il s'est révélé vainqueur par amour de tout mal et de toute mort.

Depuis bientôt 10 jours nous méditons avec Marie et les apôtres sur les grands enseignements de Jésus (dans l'Évangile selon saint Jean chapitre 14 à 17) avant son arrestation au jardin des oliviers. Ces grands enseignements où il parle particulièrement de l'Esprit Saint… Ces grands enseignements où il prie pour ses apôtres et pour nous, où il prie pour l'unité des croyants… ! Par ces grands enseignements il prépare ses disciples et nous avec eux à être apôtre, c'est-à-dire envoyé (traduction littérale du mot grec apôtres).

Envoyé dans le monde, sans être du monde, pour faire naître l'Eglise : le corps dont Jésus est la tête, le temple dont il est la pierre angulaire, son épouse dont il est l'époux, son troupeau dont il est le bon pasteur, les sarments dont il est le cep de vigne… ! Jésus nous a confié à sa mère Marie. Marie qui a remis entre les mains du père sa capacité de femme (de mère) pour être fécondé par l'Esprit Saint et donner naissance justement à Jésus (la tête), ainsi les apôtres sont-ils invités à remettre leur capacité d'homme entre les mains du père, pour être fécondé par l'Esprit Saint et donner naissance à l'église (le corps)… !

L'esprit saint est donc, désormais notre partenaire privilégié pour notre vie de chrétiens. Comme les apôtres nous avons demandé à Marie de nous enseigner pendant ce mois de mai. Nous célébrons la fête de Pentecôte en même temps que la fête de la visitation de Marie à Élisabeth (31 mai). Nous chanterons magnificat et nous nous confierons à l'Esprit Saint pour la mission qui est la nôtre.

Vous trouverez ci-dessous le lien pour prier dès maintenant le Veni Sancte Spiritus, que nous chanterons avec joie aussi bien dans la vigile demain soir à Beaurepaire à 20h30, que dimanche matin à 10h à Viriville ou à 10h30 à Beaurepaire.  À chacune de ces célébrations nous renouvellerons notre disponibilité à l'Esprit Saint pour la mission qu'il confie à chacun… !       https://youtu.be/cFYNrCS3ntM

 

Ce dimanche à Beaurepaire, au cours de la messe, nous prierons particulièrement pour les trois catéchumènes : Sabine, Lou Ann et Euclide, qui vivront l'étape des scrutins… en vue de leur baptême le 7 avril prochain à 17h à l'église de Beaurepaire. Cet horaire a été déterminé par des raisons familiales des catéchumènes. Ils auraient dû être baptisés le 11 avril, cela fait près de deux mois qu'ils attendent, nous ne pouvions les faire patienter plus longtemps ! Nous somment donc invités à les retrouver et à les encourager de notre prière ce dimanche matin et dimanche 7 juin à 17h.

Enfin vous trouverez ci-dessous la newsletter du diocèse avec :

  • le message de Pentecôte de notre évêque,
  • la reprise des célébrations en Isère,
  • la question délicate des finances pour notre diocèse,
  • la parole aux jeunes,
  • les cinq ans de l'encyclique Laudato Si,
  • la pause sourire,
  • le coin prière.

Voir la version newsletter#6 du 29 mai 2020

À tous les jours avec le feu de la Pentecôte… !

Tenez-vous bien et Gaillardet

Père Bertrand   Curé-modérateur 

Paroisse St Benoît du pays de Beaurepaire  Paroisse St Pierre des Chambarans

150 avenue Charles de Gaulle  38270 BEAUREPAIRE

Tel. 04 74 84 33 19

bertrand.decourville@diocese-grenoble-vienne.fr

Message pastoral N°21

Chers amis paroissiens, bonjour à toutes et à tous,

Voici un message pastoral paroissial hyper court pour vous inviter simplement à célébrer la solennité de la Pentecôte.

Vous trouverez en pièce jointe en forme d'affiche les horaires pour ce samedi et ce dimanche.

Merci d'imprimer cette affiche, avec une couleur vive, et de la mettre dans tous les endroits que vous jugerez approprier pour que le plus grand nombre de personnes possibles soit informé.

J'espère pouvoir revenir vers vous d'ici la fin de cette semaine… ? Bonne préparation avec Marie et les apôtres à la fête de l'Esprit Saint… !

Tenez-vous bien et Gaillardet… !

Père Bertrand

LES MESSES DOMINICALES SONT CELEBREES CHAQUE DIMANCHE 

A 10H A L'EGLISE DE VIRIVILLE        A 10H30 A L'EGLISE DE BEAUREPAIRE

AVEC LE RESPECT DES CONSIGNES SANITAIRES ACTUELLES

 AUCUNE AUTRE MESSE PREVUE DANS LES AUTRES EGLISES POUR LE MOMENT

 

WEEK-ENDS DU 30-31 MAI   SOLENNITE DE LA PENTECOTE

MESSE DE LA VIGILE DE PENTECOTE 

LE SAMEDI 30 MAI A 20H30  A L'EGLISE DE BEAUREPAIRE.

 

DIMANCHE DE PENTECOTE 31 MAI  

MESSES A 10H A VIRIVILLE     ET 10H30 A BEAUREPAIRE.

 

Message pastoral Paroissial N°20

 

Chers amis paroissiens bonjour,

 

Joie, enfin ! Le jour de célébrer ensemble, la gloire du Seigneur, est arrivé… ! Le décret du ministère de l'intérieur et des cultes parus cette nuit nous autorise à utiliser nos églises en respectant les consignes résumées ci-dessous dans le communiqué de notre évêque. Je donne plus de précisions après ce communiqué. 

Dès maintenant faites passer la nouvelle : messe demain aux heures habituelles… !

 

 

Communiqué : Reprise des cultes

 

 

                        Dès aujourd’hui, samedi 23 mai 2020, par un décret du gouvernement, les cultes peuvent reprendre, sous réserve de respect des consignes sanitaires : distanciation d’un mètre, port de masque, lavage des mains en entrant, et régulation des flux (entrées, sorties, mouvements…). Je me réjouis de cette décision, avec tous ceux qui attendaient, plus ou moins patiemment de pouvoir accéder aux sacrements, en particulier l’Eucharistie.

            Cette reprise demande une organisation et des dispositions concrètes. Les prêtres ont reçu des consignes proposées par la conférence épiscopale, en lien avec les pouvoirs publics. Il sera donc nécessaire de se concerter en paroisse et mettre en œuvre ces consignes, sous l’autorité du curé, pour pouvoir reprendre les célébrations dès que possible. Les baptêmes et les confirmations pourront être célébrés à partir de maintenant, dans le respect des consignes.

            En ce jour, je pense particulièrement aux catéchumènes qui attendent, depuis Pâques, de pouvoir recevoir le baptême. J’encourage les paroisses à fixer la date de leur entrée en Eglise, dès maintenant.

            Je me réjouis aussi pour nos amis musulmans qui pourront fêter la fin du Ramadan ces jours-ci, et pour les autres religions.

            Rappelons-nous que le Covid-19 est toujours là, mais s’il semble perdre de sa vigueur, et que nous ne pouvons, en aucun cas, nous permettre d’être diffuseurs de ce virus.

 

            Rendons grâce à Dieu, et restons vigilants. Que les retrouvailles dans nos églises ne nous fassent pas oublier notre mission dans le monde ! Dans huit jours, nous fêterons la Pentecôte ; avec Marie, invoquons l’esprit Saint sur l’Eglise et sur le monde : qu’Il fasse toutes choses nouvelles !

 

                                                                                                          + Guy de Kerimel

                                                                                                  Evêque de Grenoble-Vienne

 

AVANT LES PRECISIONS CI-DESSOUS, CHACUN D'ENTRE VOUS QUI RECEVEZ CE MESSAGE, S'ENGAGE A COMMUNIQUER CETTE INFORMATION LARGEMENT A SON ENTOURAGE, A TOUTE PERSONNE HABITUEE A VENIR A LA MESSE. TELEPHONE, TEXTO, MAIL, BOUCHE-A-OREILLE, CRIS SUR LES TOITS, ROULEMENT DE TAMBOUR, CORNE DE BRUME, SANS OUBLIER LES CLOCHES DANS CHAQUE CLOCHER : SONNERIE A 9H30 POUR LA PAROISSE SAINT-PIERRE ET A 10H POUR LA PAROISSE SAINT-BENOIT… TOUT EST BON POUR INFORMER LA POPULATION. IL N'EST PAS QUESTION QUE DANS LA SEMAINE QUI VIENT DES PERSONNES REGRETTENT DE NE PAS AVOIR ETE AVERTIE QU'ELLES POUVAIENT VENIR A LA MESSE ! MERCI ration !

 

PRECISIONS :

  • Aujourd'hui : les dispositions pour la messe de ce samedi 23 mai sont inchangés, messe à 17h30 (messe du samedi) à la chapelle de la maison paroissiale de Beaurepaire nous pouvons simplement être plus nombreux que les neufs personnes déjà inscrites.
  • Demain, dimanche 24 mai et les prochains dimanches reprise des messes : à 10h à Viriville et à 10h30 à Beaurepaire. Uniquement dans ces deux églises pour le moment, à cause des consignes ci-dessous.
  • Aménagement Ces églises seront aménagées pour permettre à un maximum de personnes de participer avec 1 m de distance entre chaque personne. Pour cela, les espaces permettant cette distanciation d'un mètre seront marqués par du scotch : personne ne s'assoit là où il y a du scotch. Les membres d'une même famille (conjoints, enfants de moins de 11 ans, frères et sœurs…) peuvent déroger à cette règle. Il y aura au minimum 150 places assises dans chacune de ces églises.
  • Masques Chaque personne, y compris les enfants de plus de 11 ans, devront porter un masque. Merci d'apporter des masques supplémentaires pour les personnes qui n'en auraient pas. Merci aux couturières de fabriquer des masques que nous pourrons donner à ceux qui en sont démunis.
  • Hygiène Chaque personne devra se laver les mains avec sa solution hydroalcoolique personnelle avant d'entrer dans l'église. Des personnes seront chargées de faire respecter cette consigne à l'entrée de l'église. Nous aurons une petite réserve pour les personnes qui en seraient démunies. Mais nous ne pourrons pas fournir ce service à tout le monde. Donc, solidarité et civisme sur cette question.
  • Déplacements Chacun est invité, à l'entrée et à la sortie de l'église, ainsi que dans les déplacements, à garder une distance d'un mètre avec tout autre personne. Idem sur le parvis de l'église.
  • Chants bien évidemment nous seront invités à chanter à travers nos masques et à la fin de la messe chacun emporte sa feuille de chants.
  • Geste de paix uniquement du regard avec une inclinaison de tête et un grand sourire.
  • Communion recevoir Jésus pour communier, se fera uniquement dans la main. Mains bien ouverte, bras tendue.

 

POUR LA SEMAINE QUI VIENT :

les messes de cette semaine qui vient seront célébrés au même rythme que précédemment mais à 18h : jours impairs à l'église de Beaurepairejours paires à l'église de Viriville. Pas de Doodle, pas de limitation en nombre. Pour les semaines suivantes nous aviserons d'ici dimanche prochain.

 

POUR LA PENTECOTE :

samedi 30 mai : comme nous avons été privés de vigile Pascale, je propose de célébrer la vigile de la Pentecôte à 20h30 à Beaurepaire. D'ici là avec Marie et les apôtres préparons-nous à accueillir le don du père envoyé par le fils : l'Esprit Saint. Nous prendrons le temps de renouveler notre foi et notre disponibilité à cet Esprit Saint dans les mêmes conditions que le dimanche.

Dimanche 31 mai, dimanche de Pentecôte, mêmes horaires, mêmes conditions, que ce dimanche 24 mai.

 

CELEBRATION DU BAPTEME DES ADULTES ET PROFESSION DE FOI :

Deux adultes, Sabine et Euclide, et une adolescente Lou Ann (14 ans), recevront le sacrement du baptême pour la fête de la Sainte Trinité, le dimanche 7 juin à 17h. Les messes de 10h à Viriville et de 10h30 à Beaurepaire sont maintenues. Ce sont des contraintes propres à ces familles qui ont déterminé cet horaire.

Bien évidemment tout le monde est invité en fonction des places disponibles, ce qui ne devrait pas poser de problème. À la messe du dimanche de Pentecôte à Beaurepaire nous célébrerons les scrutins : les catéchumènes dans les jours qui précèdent leur baptême sont invités à « scruter » leur vie pour y repérer ce qui serait contraire à l'amour de Dieu tel qu'il nous est révélé dans l'Évangile. Dans cette célébration des scrutins l'église demande à Dieu de leur donner sa force.

 

Nous avons une pensée et une prière pour les jeunes de cinquième qui devaient célébrer leur profession de foi ce dimanche 7 juin… ! Nous envisageons une célébration de la profession de foi fin juin-début juillet.

Nous continuons de les porter tous dans la prière, catéchumènes et jeunes de cinquième.

 

POUR LES SEMAINES SUIVANTES :

les indications seront données ultérieurement. Déjà vous pouvez enregistrer que nous envisageons une session de préparation au baptême les mardis 9, 16 et 23 juin en soirée. Toutes les familles ont été recontactées, toutes n'ont pas répondues. Nous reconstruisons le calendrier.

 

PRIONS L'ESPRIT SAINT

voici une des plus belles des prières à l'Esprit Saint : la Séquence de Pentecôte que nous avons la joie de prier ensemble le week-end du 30 et du 31 mai :

 

Viens, Esprit Saint en nos cœurs                                                                             
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, Père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos coeurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le coeur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi,
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle.

Amen !

 

NOUS CELEBRONS DEMAIN LE CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE L'ENCYCLIQUE LAUDATO SI’ :

ci-dessous vous trouvez deux textes pour découvrir ou redécouvrir l'importance de cette encyclique.

 

Une « année Laudato si' » en 2020-2021: les initiatives

Elle commence dimanche prochain, 24 mai

Un Prix, un concours biblique…

Cette une année spéciale de célébrations prévoit notamment l’institution d’un prix annuel Laudato si’ et des initiatives pour stimuler le développement durable et « la sauvegarde de la Maison commune ».

Un « prix Laudato si’ » sera remis à l’ouverture et à la clôture de l’année, de façon à « encourager et promouvoir les initiatives, aussi bien individuelles que communautaires, en faveur de la maison commune ».

Ce Prix comprendra sept catégories  et certaines sous-catégories : Meilleur leader Laudato Si’, Meilleure famille, Meilleur établissement scolaire, Meilleure communauté de foi, Meilleure initiative, Meilleure initiative économique, financière, entrepreneuriale, sanitaire, professionnelle, agricole, en communication.

Une Plateforme d’initiatives Laudato si’ sera également lancée, afin de « rendre les communautés du monde entier complètement durable, dans l’esprit de l’écologie intégrale de Laudato si’ ».

Différents types d’institutions – hôpitaux, entreprises agricoles, diocèses, communautés religieuses, familles… – s’engageront à un parcours sur sept ans pour promouvoir la durabilité.

Des rassemblements seront organisés comme L’Économie de François, prévu à Assise et repoussé au 21 novembre, ou une table-ronde au Forum économique mondial de Davos, du 26 au 29 janvier 2021.

Des « Projets spéciaux » verront le jour comme la plantation d’arbres menée par des jeunes, ou des “chapelles vivantes Laudato si’”, une “Plastic Bank” ou “Banque du plastique” pour lutter contre la pollution, le “Concours biblique 2020”, premier concours mondial lancé sur les réseaux sociaux autour de la Bible et de Laudato si’.

« Nous espérons que cette année et la décennie à venir pourront véritablement constituer un temps de grâce, une expérience de vrai Kairos et un temps de « Jubilé » pour la Terre, pour l’humanité et pour toutes les créatures de Dieu », explique le dicastère dans son message de présentation.

Un message prophétique

Il souligne le caractère prophétique du document du pape François, cinq ans plus tard: « Le fait que le cinquième anniversaire de l’encyclique coïncide avec un autre moment critique, une pandémie mondiale, représente un tournant et rend le message de Laudato si’ aussi prophétique aujourd’hui qu’il l’était en 2015 ».

Le document, indique cette présentation, renferme aussi un message pour construire l’avenir: « L’encyclique nous offre une boussole morale et spirituelle pour nous guider sur ce chemin commun, visant à créer un monde plus intéressé, plus fraternel, plus pacifique et plus durable ».

Cette année spéciale constitue donc «une occasion unique de transformer la lamentation et le tourment actuels en la naissance d’une nouvelle façon de vivre» et pour « imaginer un monde post-pandémique, nous devons tout d’abord adopter une approche intégrale, « car tout est intimement lié et les problèmes actuels exigent un regard qui prenne en compte tous les aspects de la crise mondiale » (LS, 137) », estiment les organisateurs.

Le dicastère invite à une large participation: « Nous invitons tout le monde à se joindre à nous… L’urgence de la situation est telle que des réponses immédiates, holistiques et unifiées sont nécessaires à tous les niveaux, tant local que régional, national qu’international. Il est notamment nécessaire de créer un « mouvement de base » à partir de la base, et une alliance entre toutes les personnes de bonne volonté ».

 

Laudato si’: un « chemin pour guérir », par le cardinal. Czerny

Un regard contemplatif

« La Covid a amplifié le lien intime entre le cri de la terre et celui des êtres humains. Le monde nouveau doit être guéri des maladies de l’autodestruction et de l’injustice », estime le cardinal canadien, sous-secrétaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral: « C’est cette accélération dont parle le pape François dans Laudato si’. Elle ne se manifeste pas seulement dans la rapidité avec laquelle le virus se propage, mais aussi dans la vitesse avec laquelle des millions d’emplois sont en train de disparaître, la vie sociale et les événement se transfèrent sur la Toile et la réalité se numérise ».

Le dicastère romain a en effet promu cette semaine une série d’initiatives en ligne, en raison de la pandémie -, pour réfléchir sur Laudato si’ ».

Responsable de la section Migrants et Réfugiés du dicastère, le cardinal Czerny espère des solutions innovantes: « La crise socio-environnementale comme la pandémie requièrent des solutions innovantes à tous les niveaux, pas seulement pour et de la part « des autorités ». La dégradation environnementale a probablement contribué à la propagation du virus. Mais notre prise de conscience doit aller beaucoup plus loin. Jusqu’à saisir le coeur des anti-valeurs qui ont alimenté la civilisation hyper-compétitive et consumériste d’hier. Le ”monde nouveau” après la Covid doit être meilleur. Il doit également guérir des maladies de l’auto-destruction, de l’injustice et de l’indifférence. Laudato si’ nous indique le chemin pour être guéris : ce développement inclusif et durable qui mérite le nom d’intégral. Pour le mettre en oeuvre, l’encyclique propose le dialogue comme fondement nécessaire de l’action. La seule approche pour une régénération post-Covid est le dialogue. Ce qui signifie d’impliquer toutes les parties en cause. C’est cela, la méthode synodale. »

Il souligne le rôle de Laudato si’, publiée peu avant « Paris 2015 »: « L’encyclique a préparé le terrain pour l’Accord de Paris de 2015 qui, malgré sa faiblesse, est un premier pas nécessaire. Et surtout, elle a stimulé de nombreuses formes d’action dans les paroisses, dans les autres religions, ainsi que dans les groupes et mouvements laïcs. »

Il rappelle que la lutte pour la « maison commune » est ancrée dans la foi: « Avant d’être une « question socio-environnementale », la Création est un article fondamental de la foi. Elle en est une partie essentielle, comme le rappelait à tous, et surtout aux chrétiens, saint Jean-Paul II. Nous disons : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ». La vie humaine se base sur trois relations intimement liées : avec Dieu, avec le prochain et avec la terre, don du Seigneur. Fausser l’une d’elles est un péché. Soigner les relations rompues et restaurer l’harmonie dans sa triple dimension signifie participer à la rédemption du Christ. »

Pour le cardinal Czerny, le synode pour l’Amazonie aussi est un fruit de l’encyclique du Pape François: « En dénonçant courageusement les péchés sociaux et économiques dans une région donnée, le Synode a montré ce que signifie prendre au sérieux Laudato si’. C’est une leçon à suivre partout. L’exhortation synodale Querida Amazonia, en outre, reconnaît ouvertement les peuples amazoniens, en particulier les indigènes, comme les premiers protagonistes indispensables pour la protection de l’Amazonie, pour eux-mêmes et pour le monde. Une « provocation » pour ceux qui, souvent inconsciemment, entretiennent encore des attitudes colonialistes vis-à-vis des autres cultures ou qui considèrent comme dues les ressources naturelles. »

Il suggère de commencer par retrouver le goût de la contemplation: « Par un chemin contemplatif. La spiritualité chrétienne aide à motiver les nécessaires changements personnels, sociaux et politiques en faisant mûrir notre responsabilité envers la création, notre maison commune. »

Voilà, je vous quitte la ! J'aurais aimé vous donner plus de choses, entre autres quelques vidéos, mais voilà l'urgence de l'ouverture des messes pour demain à occuper tout mon temps ! Merci de faire passer les messages pour les messes demain.

À tous les jours sur le chemin de la Pentecôte avec Marie et les apôtres… !

Tenez-vous bien et Gaillardet.

 

P. Bertrand de Courville

 

Curé-modérateur 

Paroisse St Benoît du pays de Beaurepaire

Paroisse St Pierre des Chambarans

 

150 avenue Charles de Gaulle

38270 BEAUREPAIRE

Tel. 04 74 84 33 19

bertrand.decourville@diocese-grenoble-vienne.fr

Message pastoral Paroissial N°19

Chers amis paroissiens,

 

au terme de cette première semaine de « déconfinement » je vous retrouve pour un nouveau message aux paroissiens. Je vous souhaite un bon dimanche avec pour beaucoup je pense des retrouvailles en famille ou entre amis.

 

Au programme :

-1- le Doodle pour s'inscrire aux messes la semaine prochaine.

-2- Une proposition pour relire le confinement, en pièce jointe ci-dessus.

-3- Faire connaissance avec le père Charles avec une nouvelle vidéo enregistrée pour les adolescents.

-4- Une invitation à participer au pèlerinage diocésain à Lourdes, avec une vidéo sur Lourdes avec un chant de la comédie musicale.

-5- Pour ne pas laisser la peur prendre le dessus, des informations rassurantes à propos du Covid 19.

-6- En nourriture spirituelle, une homélie du pape François à partir de l'Évangile de la vigne véritable.

-7- Différents éléments pour commémorer le centième anniversaire de la naissance de Jean-Paul II.

-8- Dans les jours qui viennent des propositions de films par sage distribution.

 

Premièrement, pour les messes de la semaine prochaine, vous trouvez ci-dessous un nouveau Doodle qui vous permet de vous inscrire dans les mêmes conditions que la semaine dernière avec simplement un jour de moins, ce lundi 18 mai, que je vais passer en famille avec mes sœurs.

Rappel des conditions : messe à 17h30 chaque jour : les jours impairs à Beaurepaire, les jours pairs à Viriville.

Vous pouvez vous inscrire à l'avance, pour une première messe, dans cette semaine. Pour une deuxième messe, l’inscription se fait le jour même.

Le système a très bien fonctionné la semaine dernière ! Je vous remets en post-scriptum l'ensemble des consignes de la semaine précédente. Voici le lien Doodle : https://doodle.com/poll/k8drrsm36dvbf29t

 

Deuxièmement, ci-dessus en pièce jointe, une propositions pour relire ce temps de confinement. J'avais pensé pouvoir faire une synthèse des différents retours que m'ont faits les uns et les autres. Malheureusement ma demande n'était pas assez précise, vos retours sont tous passionnants, et en même temps très conséquent, et c'est difficile d'en faire une synthèse. Je publierai peut-être dans une prochaine lettre quelques extraits… ? Au demeurant, merci à ceux qui ont répondu à mon appel : Marie-Noëlle, Michelle, Gilbert, André L., François, Jacques, Édouard et Maryvonne, Mireille B., Yann, Concette, Dominique V., Nicole, Cathy, Marie-Thérèse. Je demande pardon à ceux que j'aurais pu oublier ?

 

Troisièmement, pour ceux qui voudraient faire un peu plus connaissance avec le père Charles, voici une nouvelle vidéo pour les jeunes (mais tout à fait valable pour les vieux) que la pastorale des adolescents vient de nous transmettre. Quand vous le rencontrerez, il aura perdu sa barbe qui était due à un pari avec des jeunes pendant le confinement. Https://youtu.be/PwN-wPxgSsc?list=PL60MV0tnEEaRahExdPKGF36I3c_skdYBh

 

Quatrièmement, je vous invite à envisager sérieusement de vous inscrire pour le prochain pèlerinage à Lourdes qui aura lieu du 20 au 25 juillet prochain. Pour le moment malgré les incertitudes actuelles, notre évêque maintient le principe de ce pèlerinage pour les adultes uniquement. La logistique nécessaire pour les malades et les jeunes ne permet pas à ce jour d'envisager ce pèlerinage pour eux. Dès que j'aurais des bulletins d'inscription, je vous les ferai parvenir… ! En attendant je vous laisse découvrir ce magnifique clip, découverte du pèlerinage, sur fond d'une chanson de la comédie musicale que nous pourrions voir cet été : « Madame » interprétée par la jeune actrice qui tient le rôle de Bernadette ! Https://youtu.be/BFXlSzIq7aQ

 

Cinquièmement, dans mon précédent message, j'ai évoqué le virus de la peur que génère cette pandémie.

Je crois important et de mon devoir, d'apporter des informations rassurantes, sur le danger que chacun de nous et notre humanité, risque avec cette pandémie. C'est pourquoi je vous mets en lien une interview du professeur Didier Raoult, spécialiste mondialement connu en virologie et en épistémologie médicale (histoire de la science médicale). 

C'est la personne reconnue comme la plus compétente au monde sur les questions de virus, il est professeur à l’IHU de Marseille dont il est le directeur. Son look original et ses prises de parole ces dernières semaines ont fait polémique, vous le savez ! Mais, je vous invite à juger sur pièces : c'est la parole d'un médecin, dont la mission, je dirais même plus la vocation est de soigner. Il fait face au Covid 19 depuis des mois à Marseille, avec un taux de mortalité trois fois moindre que dans le reste de la Francehttps://youtu.be/nGPaQsh_rVM

Trois personnes de notre paroisse ont été soignées à l'hôpital de Vienne avec le traitement que propose ce Docteur Raoult et ont été guéris, dont Andrée Couturier Pétrasson 81 ans. Et partout où il a été utilisé, ce traitement a fait ses preuves !

Dans cette interview de 8 minutes, en date du 12 mai, ce médecin affirme, en résumé, trois choses éminemments rassurantes :

-1/ Il y a des médicaments fiables pour soigner cette maladie.

-2/ L'épidémie arrive à sa fin, elle se termine.

-3/ Il n'y aura pas de seconde vague.

Avec ces trois affirmations, ce médecin engage sa réputation !

Si vous voulez en savoir un peu plus, vous pouvez visionner une autre interview du professeur Raoult de 57 minutes sur BFMTV du 30 avril dernier, ou encore une interview de 19 minutes sur i24 du 14 mai. 

Enfin, dans le même sens et venant de Suisse, il y a une autre interview passionnante intitulée « Anatomie d'un désastre », enregistrée le 26 avril dernier avec un anthropologue en santé publique, de réputation mondiale, Jean-Dominique Michel, durée : 68’.

 

Sixièmement, Après des informations rassurantes, les nourritures spirituelles ! Je vous propose une homélie du pape François donné le mercredi 13 mai à partir de l'Évangile selon saint Jean 15, 1-8 : « Demeurer en Jésus pour avoir la fécondité »

 

Le Seigneur revient sur « demeurer en lui » et nous dit : « La vie chrétienne, c’est demeurer en moi ». Demeurer. Et il emploie ici l’image de la vigne, comme les sarments demeurent sur la vigne (cf. Jn 15,1-8). Et ce « demeurer » ne signifie pas demeurer passivement, s’endormir dans le Seigneur : ce serait peut-être un « sommeil béatifique », mais ce n’est pas cela. Ce « demeurer » signifie demeurer activement, et aussi demeurer réciproquement. Pourquoi ? Parce qu’il dit : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (v.4). Lui aussi, il demeure en nous, pas seulement nous en lui. Cela signifie demeurer réciproquement. Ailleurs il dit : Moi et le Père « nous viendrons chez lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14,23).C’est un mystère, mais un mystère de vie, un très beau mystère. Demeurer réciproquement. Et aussi l’exemple des sarments : c’est vrai, les sarments sans la vigne ne peuvent rien faire parce que la sève n’arrive pas, ils ont besoin de la sève pour croître et porter du fruit ; mais l’arbre aussi, la vigne a besoin des sarments, parce que les fruits ne sont pas attachés à l’arbre, à la vigne. C’est un besoin réciproque, demeurer réciproquement pour porter du fruit.

Et c’est cela, la vie chrétienne. C’est vrai, la vie chrétienne, consiste à accomplir les commandements (cf. Ex 20, 1-11), cela doit être fait. La vie chrétienne, c’est aller sur la voie des béatitudes (cf. Mt 5, 1-13), cela doit être fait. La vie chrétienne, c’est accomplir les oeuvres de miséricorde, comme nous l’enseigne le Seigneur dans l’Évangile (cf. Mt 25, 35-36), et cela doit être fait. Mais plus encore : demeurer réciproquement. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire, comme les sarments sans la vigne. Et lui – que le Seigneur me permette de le dire – , sans nous, il semble qu’il ne puisse rien faire, parce que c’est le sarment qui donne le fruit, et non l’arbre, la vigne. Dans cette communauté, dans cette intimité du « demeurer » qui est féconde, le Père et Jésus demeurent en moi et moi, je demeure en eux.

Quel « besoin » – c’est ce qui me vient à l’esprit – l’arbre de la vigne a-t-il des sarments ? C’est d’avoir des fruit. Quel « besoin » – disons-le ainsi, avec un peu d’audace – quel « besoin » Jésus a-t-il de nous ? Le témoignage. Quand, dans l’Évangile, il dit que nous sommes la lumière, il déclare : « Soyez la lumière pour que “voyant ce que vous faites de bien“, les hommes rendent “gloire à votre Père qui est aux cieux“ (Mt 5,16) ». Cela signifie que le témoignage est la nécessité qu’a Jésus de nous. Rendre témoignage à son nom, parce que la foi, l’Évangile grandit par le témoignage. C’est mystérieux : même glorifié au ciel, après avoir vécu sa Passion, Jésus a besoin de notre témoignage pour faire grandir, pour annoncer, pour que l’Église grandisse. Et c’est le mystère réciproque de ce « demeurer ». Lui, le Père et l’Esprit demeurent en nous, et nous, nous demeurons en Jésus.

Cela nous fera du bien de penser, de réfléchir à cela : demeurer en Jésus, et Jésus demeure en nous. Demeurer en Jésus pour avoir la sève, la force, pour avoir la justification, la gratuité, pour avoir la fécondité. Et lui, il demeure en nous pour nous donner la force de [porter] du fruit (cf. Jn 5,15), pour nous donner la force du témoignage par lequel l’Église grandit.

Et je me pose une question : quelle est la relation entre Jésus qui demeure en moi et moi qui demeure en lui ? Est-ce une relation d’intimité, une relation mystique, une relation sans paroles ? « Ah Père, mais cela, c’est pour les mystiques ! ». Non, c’est pour nous tous ! Avec des petites pensées : « Seigneur, je sais que tu es là [en moi] : donne-moi la force et je ferai ce que tu me diras ». Ce dialogue d’intimité avec le Seigneur. Le Seigneur est présent, le Seigneur est présent en nous, le Père est présent en nous, l’Esprit est présent en nous ; ils demeurent en nous. Mais je dois demeurer en eux…

Que le Seigneur nous aide à comprendre, à sentir cette mystique du « demeurer » sur lequel Jésus insiste beaucoup, beaucoup, beaucoup. Bien souvent, quand nous parlons de la vigne et des sarments, nous nous arrêtons à l’image, au métier de l’agriculteur, du Père : sur le fait qu’il émonde ce [le sarment] qui porte du fruit, et qu’il coupe et jette ce qui n’en porte pas (cf. Jn 15, 1-2). C’est vrai, c’est ce qu’il fait, mais ce n’est pas tout, non. Il y a autre chose. Ceci, c’est l’aide : les épreuves, les difficultés de la vie, et également les corrections que nous fait le Seigneur. Mais ne nous arrêtons pas là. Entre la vigne et les sarments, il y a ce « demeurer » intime. Les sarments, nous, nous avons besoin de la sève et la sève a besoin des fruits, du témoignage.

Septièmement, pour rappeler quelques souvenirs aux plus anciens parmi nous à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du pape Jean-Paul II, voici deux vidéos : une courte https://youtu.be/njmuTq0dU6I 6 minutes, et une longue  https://youtu.be/Wmdst2U3WME  55 minutes.                                                                                                                                                 Et enfin une lettre du pape émérite Benoît XVI à l'occasion de ce centenaire de la naissance du saint pape Jean-Paul II (18 mai 2020)

Le 18 mai, cela fera 100 ans que le pape Jean-Paul II est né dans la petite ville polonaise de Wadowice.

La Pologne, divisée pendant plus de 100 ans par les trois grandes puissances voisines, la Prusse, la Russie et l’Autriche, avait retrouvé son indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale. Ce fut un départ plein d’espoir mais aussi de difficultés, car la pression de deux grandes puissances, l’Allemagne et la Russie, continuait à peser sur l’état qui se réorganisait. C’est dans cette situation de détresse mais surtout d’espoir, qu’a grandi le jeune Karol Wojtyła. Il a très tôt perdu sa mère, son frère et, finalement, son père, de qui il avait appris une piété profonde et chaleureuse. Le jeune Karol était particulièrement passionné par la littérature et le théâtre, et après le secondaire, il a commencé à étudier ces matières.

«Afin d’éviter la déportation, à l’automne 1940, il se mit à travailler dans une carrière qui appartenait à l’usine chimique Solvay» (cf. Ma vocation, don et mystère). «À Cracovie, il était entré au Séminaire créé secrètement par l’archevêque Sapieha dans sa propre résidence. Tout en travaillant comme ouvrier d’usine, il avait commencé à étudier la théologie à partir de vieux manuels, afin de pouvoir être ordonné prêtre le 1er novembre 1946» (cf. Ibid.). Bien sûr, il n’a pas seulement étudié sa théologie à partir de livres, mais aussi de la situation spécifique qui l’entourait, son pays et lui. C’est en quelque sorte caractéristique de toute sa vie et de son travail. Il étudie les livres, mais éprouve et souffre les questions, au-delà des seules pages imprimées. Pour lui en tant que jeune évêque – évêque auxiliaire en 1958, archevêque de Cracovie en 1964 – le Concile Vatican II est devenu une école pour toute sa vie et son travail. Les grandes questions qui se posaient surtout à propos de ce qu’on appelait le schéma 13 – devenu ensuite la constitution Gaudium et Spes – étaient ses questions personnelles. Les réponses développées au Concile lui ont montré la voie à suivre pour son travail d’évêque puis de pape.

Quand le cardinal Wojtyła a été élu comme successeur de saint Pierre le 16 octobre 1978, l’Église était dans une situation dramatique. Les conclusions du Concile avaient été présentées au public comme une polémique sur la foi elle-même, qui semblait ainsi privée de sa certitude infaillible et inviolable. Un curé bavarois, par exemple, avait commenté la situation en disant: «En fin de compte, nous avions adopté une foi erronée». Ce sentiment qu’il n’y avait plus rien de certain, que tout était en question, fut exacerbé par la manière dont la réforme liturgique était mise en œuvre. Au final, il semblait qu’en liturgie, on pouvait tout faire. Paul VI avait dirigé le Concile avec énergie et détermination jusqu’à sa conclusion. Mais ensuite, il se trouva confronté à des problèmes de plus en plus pressants, qui mettaient finalement en question l’Église elle-même. Les sociologues ont comparé la situation de l’Église à cette époque avec l’Union soviétique sous Gorbatchev, quand toute la puissante structure de l’état soviétique s’est finalement effondrée sous la tentative de le réformer.

Une tâche qui allait au-delà des forces humaines attendait donc le nouveau pape. Cependant, dès le premier moment, Jean-Paul II a suscité un nouvel enthousiasme pour le Christ et son Église. Tout d’abord, ce fut le cri du sermon au début de son pontificat: «N’ayez pas peur! Ouvrez, oui, ouvrez toutes grandes les portes au Christ!». Cet appel a finalement déterminé tout son pontificat et a fait de lui un rénovateur et un libérateur de l’Église. Cela parce que le nouveau pape venait d’un pays où la réception du Concile avait été positive: non pas une remise en cause universelle, mais plutôt un joyeux renouvellement de toutes choses.

Le pape a parcouru le monde lors de cent quatre grands voyages pastoraux. Il a partout proclamé l’Évangile comme une joie, accomplissant ainsi sa mission de mettre en avant le bien, de mettre en avant le Christ.

En quatorze encycliques, il a de nouveau exposé toute la foi de l’Église et sa doctrine. Ce faisant, il a inévitablement déclenché une certaine opposition dans les églises d’Occident envahies par le doute.

Aujourd’hui, il me semble important de rappeler le véritable centre à partir duquel le message de ses différents textes doit être lu. Ce centre a été révélé à l’heure de son décès. Le pape Jean-Paul II est mort dans les premières heures de la fête de la Divine Miséricorde, qu’il avait lui-même instituée. Permettez-moi d’ajouter une remarque personnelle qui révèle un aspect important de l’être et de l’œuvre du pape. Dès le début, Jean-Paul II a été profondément touché par le message de Faustine Kowalska. Cette religieuse de Cracovie a mis en lumière la Divine Miséricorde comme un centre essentiel de la foi chrétienne et avait souhaité une fête liturgique pour la célébrer. Après consultations, le pape avait prévu de la fixer au Dimanche in albis. Avant la décision finale, il a demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi son avis sur l’opportunité de cette date. Nous avons dit non parce que nous pensions qu’une célébration aussi ancienne et aussi riche de contenu que le Dimanche in albis ne devait pas être surchargée d’idées nouvelles. Il n’était certainement pas facile pour le Saint-Père d’accepter notre refus. Mais il le fit en toute humilité et accepta même une deuxième fois notre avis négatif. Finalement, il a formulé une proposition qui laissait tel quel le Dimanche in albis, mais ajoutait la Divine Miséricorde à son message originel. Il y a eu d’autres occasions semblables, où j’ai été impressionné par l’humilité de ce grand pape, qui renonçait aux idées qui lui tenaient à cœur parce qu’il ne rencontrait pas l’approbation des organes officiels qui doivent être consultés selon les règles établies.

Tandis que Jean-Paul II vivait ses derniers instants dans ce monde, la fête de la Divine Miséricorde venait de commencer avec la prière des premières vêpres. Cette fête a illuminé l’heure de sa mort: la lumière de la miséricorde de Dieu a fait brillé sur sa mort comme un message de réconfort. Dans son dernier livre, Mémoire et identité, publié en quelque sorte à la veille de sa mort, le pape résuma encore une fois le message de la Divine Miséricorde. Il y souligna que si sœur Faustine mourut avant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, elle avait déjà donné la réponse du Seigneur à cette horreur insupportable. C’était comme si le Christ voulait dire par la médiation de Faustine: «Le mal n’obtiendra pas la victoire définitive. Le mystère pascal confirme que le bien finira par l’emporter, que la vie vaincra la mort et que l’amour triomphera de la haine» (p. 71).

Pendant toute sa vie, le pape a voulu s’approprier subjectivement le centre objectif de la foi chrétienne, la doctrine du salut, et aider les autres à se l’approprier. À travers le Christ ressuscité, la miséricorde de Dieu est destinée à chaque individu. Bien que ce centre de l’existence chrétienne ne nous soit indiqué que par la foi, il est aussi philosophiquement significatif: s’il n’y avait pas la miséricorde de Dieu, nous devrions trouver notre chemin dans un monde sans ultime pouvoir du bien contre le mal. Au-delà de cette signification historique objective, il est indispensable que chacun sache qu’à la fin, la miséricorde de Dieu est plus forte que notre faiblesse. C’est également ici qu’on constate l’unité intérieure du message de Jean-Paul II et des intentions fondamentales du pape François: Jean-Paul II n’est pas un rigoriste moral, comme certains l’ont en partie représenté. En rappelant que la miséricorde divine est au centre, il nous permet d’accepter l’exigence morale, même si nous ne parvenons jamais à l’accomplir pleinement. Nos efforts moraux se font à la lumière de la miséricorde divine, qui est une force de guérison pour notre faiblesse.

À la mort du pape Jean-Paul II, de nombreuses personnes étaient présentes place Saint-Pierre, surtout des jeunes, qui voulaient rencontrer leur pape une dernière fois. Je ne peux pas oublier le moment où Mgr Sandri a annoncé le décès du pape, et moins encore le moment où la grande cloche de Saint-Pierre a repris ce message. Le jour des funérailles, il y avait beaucoup de pancartes qui portaient l’inscription: «Santo subito!». C’était un cri partout provoqué par la rencontre avec Jean-Paul II. Pas seulement sur la place, mais aussi dans divers milieux intellectuels, on a discuté l’idée de donner à Jean-Paul II le titre de Jean-Paul le Grand.

Le mot «saint» indique la sphère de Dieu et le mot «grand» la dimension humaine. Selon les normes de l’Église, la sainteté peut être reconnue par deux critères: les vertus héroïques et le miracle. Ces deux critères sont étroitement liés. Parce que l’expression «vertu héroïque» ne signifie pas une espèce d’exploit olympique, mais bien que, dans un fidèle, se révèle quelque chose qui ne vient pas de lui et qui rend l’œuvre de Dieu visible en lui et à travers lui. Il ne s’agit pas d’une compétition morale mais de renoncer à sa propre grandeur. Ce qui est en cause, c’est qu’une personne laisse Dieu travailler en elle, et ainsi le travail et la puissance de Dieu deviennent visibles à travers elle.

La même chose s’applique au critère du miracle. Ici pareillement, on attend pas un événement sensationnel mais la révélation de la bonté de Dieu qui guérit d’une manière qui dépasse les simples possibilités humaines. Le saint est un homme ouvert à Dieu et imprégné de Dieu. Est saint celui qui détourne de lui-même et nous laisse voir et reconnaître Dieu. Vérifier cela juridiquement, dans la mesure du possible, c’est le sens des deux procès de béatification et de canonisation. Dans le cas de Jean-Paul II, les deux ont été effectués strictement selon les règles en vigueur. Ainsi, il se tient maintenant devant nous comme le père qui nous rend visible la miséricorde et la bonté de Dieu.

Il est plus difficile de définir correctement le terme «grand». Au cours des près de 2.000 ans d’histoire de la papauté, le titre «le Grand» n’a été associé qu’à deux papes: Léon Ier (440-461) et Grégoire Ier (590-604). Le mot «grand» a, dans les deux cas, une connotation politique, dans la mesure cependant où quelque chose du mystère de Dieu lui-même devient visible à travers l’œuvre politique. En parlant avec lui, Léon le Grand réussit à convaincre Attila, le prince des Huns, d’épargner Rome – la ville des princes des apôtres Pierre et Paul. Sans armes, sans pouvoir militaire ou politique, mais par la seule force de sa conviction pour la foi, il a persuadé le tyran redouté d’épargner Rome. L’esprit s’est montré plus fort dans la lutte entre l’esprit et le pouvoir.

Bien que Grégoire Ier ne remportât pas de succès aussi spectaculaires, il réussit à plusieurs reprises à protéger Rome contre les Lombards – ici aussi, en opposant l’esprit au pouvoir et en assurant la victoire de l’esprit.

Si l’on compare ces deux histoires avec celle de Jean-Paul II, la similitude est évidente. Jean-Paul II, lui non plus, n’avait aucun pouvoir militaire ou politique. Lors des délibérations sur la forme future de l’Europe et de l’Allemagne en février 1945, on observa que la réaction du pape devait également être prise en compte. Alors, Staline demanda: «Le pape, combien de divisions?». Il n’avait bien sûr aucune division à sa disposition. Mais la foi s’est avérée une force qui finalement fit vaciller le système de pouvoir soviétique en 1989 et permit un nouveau départ. Il est incontesté que la foi du pape a été un élément essentiel dans ce bouleversement des pouvoirs. Ainsi, la grandeur qui est apparue dans Léon Ier et Grégoire Ier est certainement visible ici aussi.

La question de savoir si l’épithète «Le grand» prévaudra ou non doit être laissée ouverte. Il est vrai que la puissance et la bonté de Dieu sont devenues visibles pour nous tous en Jean-Paul II. À l’heure où l’Église souffre à nouveau de la tribulation du mal, c’est pour nous un signe d’espoir et de confiance.

Cher saint Jean-Paul II, priez pour nous!                                              Benoît XVI

 

Huitièmement, différents films à visionner ces jours-ci proposés par Sage Distribution, accompagnée par un intervenant pour un débat en live. Vous pouvez acheter un ticket cinéma par famille, selon les indications qui se trouvent en bas de page.

Voici le programme complet de nos séances E-Cinema :
 

Titre du film

Affiche

Dates des séances

Bande-Annonce

Lien billetterie

Intervenants pour les débats en live

AVEZ-VOUS LA FOI ?

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du 15 au 17 mai



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Père Roder / David Nolent (du Top Chrétien)

GARABANDAL, DIEU SEUL LE SAIT

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du 22 au 24 mai


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Damian Sanchez

LA PASSION DE SAINTE JEANNE D’ARC

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du 29 au 31 mai




Voir l'extrait




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Maître Jacques Trémolet de Villers / Sœur Marie de la Sagesse

J’Y CROIS ENCORE

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du 5 au 14 juin




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Réserver

Abbé Amar (Padre blog) / Pasteur Ivan Carluer / David Nolent (Top Chrétien)

CŒUR BRÛLANT

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du  22 au 24 juin



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Réserver




Père Benoît Guédas
 

 

Nous sommes en train de contacter les différents intervenants pour chacun de ces films, mais vous pouvez d’ores et déjà réserver vos séances ici, avec un seul billet par foyer. Attention, les billets ne sont disponibles à la vente que jusqu’à 45 minutes avant chaque séance. Donc ne vous y prenez pas au dernier moment.

Bonne semaine, n'oubliez pas en pièce jointe la relecture du temps de confinement ! Dès que j'ai des informations pour la Pentecôte je vous les fait parvenir. Et j'espère que nous pourrons célébrer les baptêmes de Sabine, Lou Ane et Euclide pour la fête de la sainte Trinité le 6 ou 7 juin.

À tous les jours avec Marie et les apôtres sur le chemin de la Pentecôte… !

Tenez-vous bien et Gaillardet…

Père Bertrand

PS : Rappelle des conditions requises pour la participation aux messes :

Ces messes seront célébrées avec 9 personnes maximum, à 17h30, en alternance : 

--les jours impairs à la maison paroissiale de Beaurepaire (80, Avenue Charles De Gaulle) 

--les jours pairs au centre paroissial de Saint-Pierre à Viriville (derrière l'église). 

--Sachant que Saint-Pierre et Saint-Benoît peuvent se mélanger !

 

Vous pouvez vous inscrire personnellement, et en recommençant la procédure, inscrire votre conjoint ou une personne qui n'a pas accès à Internet et que vous aurez contacté par téléphone. Un couple = deux personnes = deux procédures d'inscription.

 

Si vous voulez participer à plusieurs messes par semaine, votre inscription se fait en deux temps et pas le même jour :

--vous vous inscrivez une première fois, bien à l'avance, pour une messe, une seule, à un jour qui vous va bien.

--Vous pouvez vous inscrire, dans la même semaine, une deuxième fois  et peut-être une troisième, mais le matin même de cette messe en fonction des places disponibles. 

--À tout moment, le jour même où un autre jour, vous pouvez supprimer votre inscription (pas celle du voisin). Pour cela, vous revenez sur le Doodle, vous cliquez sur le crayon bleu à droite de votre nom, puis sur la poubelle bleue à gauche de votre nom, et vous envoyez. En cas de difficultés vous pouvez m'appeler : 07 81 89 76 52.

--Pour ceux qui veulent venir à la messe chaque jour, ce sera fonction des places disponibles. Pour cela il suffit d'aller voir le Doodle quelques heures ou même quelques minutes avant la messe et s'inscrire… s'il y a de la place… ! 

 

Voici une petite vidéo, en deux parties, qui vous explique comment utiliser le lien Doodle.

La deuxième partie de la vidéo est à utiliser au cas où le lien Doodle ne s'ouvrirait pas au premier clic ?

https://www.youtube.com/watch?v=vEeq7y094Xc

 

 

 

 

 

 

 

relecture de mon confinement.pdf

image

Chers paroissiens bon déconfinement,

 

ce petit mail, d'abord pour vous signaler que mon voisin, Euclide, restaurateur du restaurant Le Clyde, appelé autrefois : « chez René » rouvre ses portes et vous propose une restauration à emporter dont vous avez le détail dans le mail ci-dessus.

De plus, vous le savez sans doute, Euclide aurait dû être baptisé dans la vigile de Pâques avec Sabine et Lou Ane. Pour cause de confinement ces baptêmes sont repoussés à une date inconnue… ?

Au demeurant, Euclide n'a pas eu de revenus depuis deux mois, et la reprise va être lente pour lui et sa femme qui travaille avec lui, et ils ont deux enfants. Si donc envisageant de passer à Beaurepaire vous pouvez lui passer commande pour améliorer votre ordinaire avec un petit parfum de restaurant, il vous en saura gré… ! Merci pour lui.

 

Ce mail ensuite, pour vous féliciter de votre usage du Doodle, les 63 places disponibles pour cette semaine sont bientôt toutes remplies et je vous enverrai le Doodle pour la semaine prochaine vendredi prochain.

Mais aussi pour vous inviter à relancer vos fraternités Évangiles, et même à en créer de nouvelles (notre gouvernement nous autorise à nous retrouver jusqu'à 10 personnes à la fois). Regroupez-vous par village, invitez-vous les uns les autres. 

Sandrine Perraud pour la paroisse Saint-Pierre (06 52 76 36 29) et Pascal Pissis pour la paroisse Saint-Benoît (04 74 79 52 39) sont disponibles pour vous procurer des conseils qui vous aideront à démarrer… ! Pour tous ceux qui ont participé, ou participent encore à ces fraternités, ce n'est que du bonheur !

 

Ce mail enfin pour vous communiquer la lettre ouverte d'un curé indigné au premier ministre et au ministre de l'intérieur : https://www.lesalonbeige.fr/lettre-ouverte-dun-cure-indigne-a-mm-edouard-philippe-et-christophe-castaner/. Cela m'amuse d'autant plus de vous communiquer cette lettre ouverte, que j'ai fait connaissance avec ce curé il y a quelques années dans une session de formation… ! Je reconnais bien là son caractère vigoureux et je suis bien d'accord avec lui… !

À tous les jours, avec Marie et des apôtres sur le chemin de la Pentecôte… !

P. Bertrand de Courville

Curé-modérateur  Paroisse St Benoît du pays de Beaurepaire  Paroisse St Pierre des Chambarans

150 avenue Charles de Gaulle

38270 BEAUREPAIRE

Tel. 04 74 84 33 19

bertrand.decourville@diocese-grenoble-vienne.fr

 

 

Chers amis paroissiens bonjour,

 

au sommaire de ce 17e message pastoral paroissial :                 

1--une information importante pour nos deux paroisses… ?

2--Participer à la messe dans les trois semaines qui viennent…

3--enfin on va pouvoir se confesser… ?

4--Sauver « Notre Dame » : magnifique émission du 14 avril sur Antenne 2 à voir avant le 14 mai, prévoyez du temps cela dur 1h30, prévoyez des mouchoirs car curieusement c'est émouvant et quand on commence on ne la quitte plus… ! ? 

5--La réflexion du moment : N'ayez pas peur… avec en complément la pièce jointe ci-dessus.

6--l'homélie du père Hébert

7--la newsletter du diocèse avec :

                   --un message audio de notre évêque qui répond à différentes questions…

                   --la pastorale de la visitation : une réflexion pastorale de notre évêque…

                   --témoignages sur les funérailles…

                   --une « petite » mais belle aide pour prier…

                   --Thérèse de l'enfant Jésus magnifique émissions de lundi dernier à voir ou à revoir…

                   --les midis de RCF Isère : nouvelle émission à partir du 11 mai…

                   --pour les jeunes : les enquêtes du père Charles…

                   --la question des finances avec : les quêtes, le denier, les offrandes de messes…

                   --quatre exemples d’actions de solidarité…

                   --la pause sourire…

                    N'oubliez pas de cliquer sur voir la version en ligne

 

 

-1-Tout d'abord une information importante qui a peut-être déjà circulé depuis deux jours : je quitterai les paroisses Saint Benoît du pays de Beaurepaire et Saint-Pierre des Chambarans, officiellement le 1er septembre prochain. Notre évêque me nomme curé de la paroisse Sainte-Anne autour de La Tour-du-Pin.

C'est le père Charles Bonin qui prendra la suite à cette même date. Vous le saviez j'étais préoccupé de ce changement ! Je suis très heureux de voir arriver le père Charles pour prendre la suite ici, je suis très confiant. Le père Charles est un jeune prêtre avec trois ans d'ordination, mais 45 ans d'âge… ! 

Avant de faire un essai de vie religieuse pendant plusieurs années, Charles a été Officier commissaire de la Marine. Poste de responsabilité administrative sur un port ou à bord d'un navire, avec mission d'économe, de juriste, d’intendant et même de diplomate lorsque le bateau fait escale dans un port étranger… ? Je pense que comme moi vous serez heureux de cette nomination, car je vous le promets sur bien des plans vous n'allez pas y perdre au change… !

Je vous invite à découvrir sa « bobine » dans la page jeune de la newsletter ci-dessous. Et s'il vous plaît ne prenez pas des boutons parce qu'il porte un col romain. Tous les jeunes prêtres d'aujourd'hui porte le col romain, ce qui ne veut absolument pas dire qu'ils sont tradits, intégristes, figés, fermés, rigides etc. etc. Si vous allez voir différentes vidéos que le père Charles à fait pour les jeunes, vous verrez un homme dynamique, accessible, enthousiaste.

Quand est-ce que le père Charles pourra se présenter en direct à vous ? C'est un peu difficile aujourd'hui de répondre à cette question !

Par ailleurs, il n'y aura pas de nomination pour succéder au père Yvon, pour la simple raison que tous les visas avec l’Afrique sont gelés ! Je vais réunir, mardi prochain, les équipes paroissiales pour envisager la vie des paroisses à partir de la Pentecôte. 

 

Pour compléter et clore cette information importante, vous trouverez en finale de mon mail une homélie savoureuse du père Roger Hébert, au sujet des bergers et des brebis. Homélie donnée dimanche dernier pour le dimanche du bon Pasteur, journée de prière pour les vocations.

 

-2-La messes dans les trois semaines qui viennent, c'est-à-dire du 11 au 31 mai, dans le respect des consignes gouvernementales et dans la continuité du message de notre évêque envoyé dans mon précédent message, je vais célébrer la messe chaque jour, dimanches inclus, avec neuf personnes maximumqui se seront inscrites à l'avance. (Voir plus bas)

Ces messes seront célébrées à 17h30, en alternance, les jours impairs à la maison paroissiale de Beaurepaire (80, Avenue Charles De Gaulle) et les jours pairs au centre paroissial de Saint-Pierre à Viriville (derrière l'église). Nous ne sommes pas autorisés à célébrer dans les églises qui sont des lieux publics.

 

Pour cette inscription, je vais vous envoyer, par le biais de ce message, un « Doodle » c'est-à-dire calendrier des messes semaine par semaine. (« Un Doodle » est un outil informatique évolutif, accessible en permanence dans votre boîte mail. Vous aurez une petite vidéo explicative.)

Vous pourrez aussi inscrire ceux qui n'ont pas accès à Internet et que vous aurez contacté par téléphone, pensez-y, sans oublier de les informer des jours et horaires !

Premiers inscrits premiers servis, neuf personnes maximum (un couple égal deux personnes).

 

Pour vivre plusieurs messes par semaine, l'inscription se fait en deux temps :

--vous vous inscrivez une première fois, bien à l'avance, pour une messe, une seule, à un jour qui vous va bien.

Les paroissiens de Saint-Benoît peuvent aller à Saint-Pierre et les paroissiens de Saint-Pierre peuvent aller à Saint-Benoît !

--Vous pouvez vous inscrire, dans la même semaine, pour une deuxième  et peut-être une troisième messe, mais le matin même de cette messe en fonction des places disponibles. Pour ceux qui veulent venir à la messe chaque jour, nous verrons comment réguler à l'usage.

Donc, il est indispensable de s'inscrire : une première messe à l'avance, une autre messe le matin même ?

 

Pour ces messes j’ai choisis l’horaire de 17h30 chaque jour dimanche compris.

Plusieurs raisons pour proposer cet horaire : 

--D'une part parce que l’expérience montre que les messes du soir sont plus courues que les messes du matin…

--d'autre part, pour garder de la place pour les funérailles…

--et enfin cela me permet d'avoir une ou deux rencontres en fin d'après-midi et soirée avec des couples pour préparer des baptêmes ou mariages en attente.

 

-3-Proposition aux personnes qui désirent se confesser… ? Je pense qu'il y en a beaucoup, attendu la façon dont nous avons vécu le carême… ! Je propose : soit de prendre rendez-vous avec moi, soit de venir aux permanences de réconciliation chaque vendredi avant la messe à partir de 16h. Vendredi 15 à Beaurepaire, vendredi 22 à Viriville, vendredi 29 à Beaurepaire. Le père Paul, reprend ses permanences d'accueil comme chaque vendredi à Beaurepaire de 16h à 18h. Donc vendredis prochains nous seront deux pour vous accueillir.

Merci de nous indiquer les personnes que le père Paul ou moi-même pourrions aller visiter.

 

-4-Sauver « Notre-Dame » https://www.france.tv/documentaires/voyages/1370921-sauver-notre-dame.html prévoyez du temps et des mouchoirs, c'est passionnant, humainement, spirituellement. Et pour vous peut-être, plus particulièrement, Messieurs c'est techniquement époustouflant… Emission accessible encore sept jours jusqu'au 14 mai.

 

-5-La réflexion du moment : « N'ayez pas peur ! » Le confinement dans nos maisons est bientôt terminée… pour une part. Il va être remplacé par un autre genre de confinement pour nous protéger d'un nouveau virus, à mon avis bien plus dangereux que le précédent, le virus de la peur, que l'on a installée de façon inconsidérée dans l'esprit de nos contemporains, et que l'on a vu se diffuser à tous les échelons de responsabilité de notre société.

La protection contre ce virus, ce sera le masque bien sûr et une certaine méfiance (autre forme de masque) des personnes que nous allons rencontrer. Bien sûr c'est une forme de prudence mais motivée par la peur… ! Et donc, pour enlever le masque, il ne faudra plus avoir peur. Et nous n'aurons plus peur quand nous pourrons enlever le masque. Il faudra bien sortir de ce piège d'une façon ou d'une autre… ?

Vous trouvez, de façon humoristique, dans le plagiat suivant, d'une chanson de Jacques Brel, un couplet qui dit très bien cela :https://www.youtube.com/watch?v=BFOJtRFlY-8

 

Je voudrais donc, réentendre la parole de Jésus, et du pape Jean-Paul II : « n'ayez pas peur ! » C'est déjà elle, la peur, qui, de façon cachée, gouverne le monde, et pour une part nos vies, depuis des décennies. Je vous mets en pièce jointe, sans l'avoir retouché d'une virgule, un éditorial que j'avais concocté il y a 10 ans (pour le relais 38 de l'époque si je me souviens bien).

Malheureusement, les peurs n'ont cessé de grandir dans les 10 années écoulées et aujourd'hui « la peur » sort au grand jour et domine nos dirigeants. Notre foi doit nous aider à ne pas nous laisser dominer par la peur. Notre société actuelle se bat contre la mort, la est le drame, car source d'une peur qui est déshumanisante… ! Or dans l'absolu, cela ne sert à rien de se battre contre la mort, car tôt ou tard elle gagnera, et ce n'est pas grave, car elle n'est qu'un passage vers la vie avec un grand V ! La est notre foi ! J'ai déjà du écrire cela dans un message précédent ?

 

Notre mission, dans ce temps de la résurrection, de la victoire sur la mort, est de puiser dans la confiance en Dieu, pour retrouver la confiance en la vie, la confiance les uns vis-à-vis des autres et la confiance en notre monde… ! Prions l'Esprit Saint, il est déjà là, dans ce temps de préparation à la Pentecôte. Prions l'Esprit Saint de nous suggérer des attitudes, des gestes, des paroles, des réflexions qui nous permettent de ne pas laisser la peur prendre le dessus et même de dénoncer sa tyrannie, de débusquer ses sources, de faire la vérité sur ses différentes formes. La peur emprisonne, la vérité rend libre (Jn 8, 32) et toi Jésus « tu es le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6… c'est l'Évangile d'aujourd'hui). Nous voulons, Jésus, aller là où tu vas ? Bonne lecture et bonne méditation… !

 

À tous les jours donc avec Jésus ressuscité, avec Marie et les apôtres sur le chemin de la Pentecôte… !

Bien cordialement. 

 

-6-L'homélie du père Roger Hébert 4° dimanche de Pâques : bonnes brebis et bons bergers  3 mai 2020 

Dimanche du bon pasteur, du bon berger, mais est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir pourquoi il fallait de bons bergers ? Je vous demande cela parce que, moi-même, je ne m’étais pas posé cette question et j’ai été amené à me la poser en préparant cette homélie. S’il y a besoin de bons bergers ce n’est pas parce que de mauvais bergers donneraient une mauvaise image de la bergerie. Non, ce n’est pas le problème. S’il y a grand besoin de bons bergers c’est uniquement parce qu’il y a de bonnes brebis ! Chaque brebis est déjà infiniment précieuse, alors on imagine ce que ça donne quand on réunit toutes ces bonnes brebis si précieuses dans un même troupeau. Ce troupeau prend une valeur inestimable puisqu’il est composé de trésors additionnés ! C’est donc en raison du caractère si précieux de chaque brebis et du troupeau qu’il y a besoin de bons bergers. On n’a jamais eu l’idée de chercher des bergers et encore moins des bons bergers pour veiller sur un troupeau de hyènes ! Et ça se comprend facilement, il ne viendra à l’idée de personne d’attaquer un troupeau de hyènes. Par contre, un troupeau de belles et bonnes brebis, il va attiser la convoitise. Ce dimanche, avant d’être le dimanche du bon berger, il est le dimanche des belles et bonnes brebis !

Ces brebis, belles et bonnes, sont aussi extrêmement fragiles, voilà pourquoi Jésus veut les mettre en garde pour qu’elles ne se fassent pas avoir. Et il va développer une sévère mise en garde et, pour être sûr que les brebis ne se trompent pas, il va donner aussi quelques critères pour reconnaître à coup sûr un bon berger.

Commençons par la mise en garde. Jésus invite les brebis à être extrêmement méfiantes vis-à-vis de ceux qui escaladent. J’ai trouvé à peu près la même interprétation de cette image chez Benoit XVI et chez François. Je vous cite Benoit XVI. « Cette image “faire l’escalade” évoque l’image de quelqu’un qui grimpe sur la clôture pour parvenir, en la franchissant, là où il ne pourrait pas légitimement arriver. “Faire l’escalade” – on peut donc voir ici l’image du carriérisme, de la tentative d’arriver “en-haut”, de se procurer une position grâce à l’Eglise, de se servir, et non de servir. C’est l’image de l’homme qui, à travers le sacerdoce, veut devenir important, devenir quelqu’un ; l’image de celui qui a pour objectif sa propre ascension et non l’humble service de Jésus Christ. Mais l’unique ascension légitime vers le ministère de pasteur est la croix. » C’est assez clair et on sait que Benoit XVI, comme François auront souffert de ceux qui, dans leur entourage plus ou moins proche étaient dévorés par l’ambition. D’ailleurs, François, lui, dans son langage imagé disait que les clercs qui veulent escalader se sont trompés de métier, ils auraient dû faire de l’alpinisme ! 

Il faut donc se méfier de ceux qui cherchent à escalader car ils se servent du troupeau pour arriver à leurs fins alors qu’ils auraient dû servir le troupeau. Le prophète Ezéchiel (ch.34), en son temps, avait fustigé ces mauvais pasteurs qui « sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour le troupeau du Seigneur. » Et St Augustin aura aussi de sévères avertissements à l’égard de tous les mauvais bergers et c’est très beau car nous lisons ces textes à l’office des Lectures, chaque année au moment de la rentrée pastorale comme pour nous mettre en garde. C’est donc très clair, brebis, méfiez-vous de tous les carriéristes qui ne rêvent que de faire de l’escalade, en effet, si pour monter plus haut il leur faut monter sur dos avec le risque de vous écraser, ils n’hésiteront pas à le faire, ce n’est pas un problème pour eux !

Venons-en aux critères que Jésus va donner qui permettront de reconnaître les bons bergers. Dans la partie de l’Evangile que nous avons lue, Jésus met en garde les brebis contre les étrangers. Evidemment, il n’y a aucun racisme dans ce propos. Le contexte et la suite du texte quand il parlera des mercenaires nous permet de comprendre ce que Jésus veut dire. Il met en garde contre ceux qui ne sont pas liés viscéralement aux brebis, le pape François aurait dit : ceux qui ne gardent pas l’odeur des brebis sur eux parce qu’ils ne font trempette que du bout des pieds dans la communauté où ils sont envoyés. Et Jésus donne un critère pour distinguer les bons des mauvais, c’est la voix. Pas le contenu du discours, la voix. Avec le contenu, certains bergers peuvent charmer ou endormir les brebis. Mais il y a quelque chose qui ne trompe pas, c’est la voix, l’intonation de la voix, la chaleur de la voix, la familiarité de la voix. Plus que par les mots qui peuvent parfois être maladroits, ou trop habiles, c’est par l’intonation de sa voix que vous pouvez reconnaître si quelqu’un vous aime vraiment.

Enfin, il y a cette histoire de porte dont il faut bien parler et qui sera le dernier critère que j’évoquerai. Elle est quand même étonnante cette déclaration de Jésus quand il dit : Moi, je suis la porte. Pour comprendre l’expression, il faut savoir que Jésus parle, non pas de bergeries bien aménagées qui seraient attenantes à une maison, mais de ces bâtiments qu’on pourrait qualifier de refuges pour que les bêtes puissent passer la nuit en sécurité quand on les mène paître loin de la maison. Ces constructions très sommaires avaient une ouverture, mais pas de porte. Il fallait donc que le berger « fasse porte » en acceptant de dormir dans cette ouverture pour qu’aucun prédateur ne puisse rentrer et s’il y en a un qui devenait menaçant, il fallait qu’il accepte de risquer sa peau en le combattant pour sauver le troupeau. On le comprend, c’est ce que Jésus a fait pour le troupeau que le Père lui a confié. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour défendre et sauver ceux qu’on aime. Et alors, Jésus dit que le bon berger, c’est celui qui passe par cette porte, c’est-à-dire celui qui suit l’exemple du seul vrai bon berger. Donner sa vie pour ses brebis, quand on est berger, l’expression « garder sur soi l’odeur des brebis » que j’ai déjà citée peut aider à voir ce que ça signifie concrètement. En effet, quand on parle d’odeur, l’image est très suggestive et nous invite à nous éloigner de ce que nous montre l’iconographie chrétienne autour de ce texte. Nous voyons toujours un berger tiré à 4 épingles portant sur lui une belle brebis bien propre, ayant mis ses bigoudis la veille ! C’est si loin de la réalité ! Le vrai berger, c’est celui qui est tellement proche et qui a une vie tellement donnée qu’il n’hésite pas à prendre dans ses bras celle qui n’en peut plus même quand elle est bien sale et qu’elle sent mauvais. Et cela même quand c’est en dehors des heures de permanence ou quand c’est un lundi, ce jour plus saint que le dimanche pour certains prêtres parce que c’est leur jour de repos !

En plus de prier pour que les bergers deviennent de bons bergers, vous avez aussi un rôle.

-Il y a forcément interaction entre les bergers et les brebis. Ce qui veut dire que, pour une part, ce sont les bonnes brebis qui font les bons bergers. Un berger qui se retrouve dans une communauté affadie et sans élan risque bien de perdre peu à peu son enthousiasme. Un berger qui n’est pas considéré ou qui à l’inverse est idolâtré risque aussi de connaître quelques dérapages incontrôlés ! Oui, pour une part, ce sont les bonnes brebis qui font les bons bergers.

-Vous avez aussi un rôle à jouer en osant, avec le plus de charité possible, reprendre un berger qui s’égare. Rappelez-vous Catherine de Sienne, cette semaine, je vous lisais l’extrait de sa lettre dans laquelle elle faisait deux reproches très précis au pape. Elle ne manquait ni de charité, ni de respect puisqu’elle l’appelait « notre doux Christ sur la terre » mais elle a dit ce qu’elle devait dire. Il y a parfois, dans les communautés chrétiennes, des silences coupables de laïcs qui voient et ne disent pas. Le drame, c’est que lorsqu’ils disent, ils ne sont pas toujours entendus ni par le prêtre lui-même, ni par ceux qui autorité sur lui. Ces dysfonctionnements ne doivent pourtant pas nous décourager d’oser la correction fraternelle.

 

 

-7-Église catholique en Isère - Newsletter Restons connectés #5 - 7 mai 2020 (n'oubliez pas de cliquer sur voir la version en ligne)

 

Pas d'isolement pendant le confinement. Restons connectés ! Christ est ressuscité !

 

 

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message pastoral N° 16

 

Chers amis paroissiens bonjour,

 

à la veille de ce dimanche du bon Pasteur, dimanche de prière toute particulière pour les vocations, je vous fais parvenir trois messages :

 

-- La lettre que notre évêque a envoyée aux prêtres hier, lettre qui nous donne la feuille de route pour ce mois de mai, c'est-à-dire jusqu'au 2 juin prochain. D'ici la fin de la semaine j'essaierai de vous faire parvenir quelques indications pour l'après 11 mai… ? Sachez que les évêques ont tout essayé pour obtenir du gouvernement un assouplissement des décisions.

 

-- Le très beau message du pape François pour ce dimanche, 57e journée mondiale de prière pour les vocations. Dans ce message, toutes les formes de vocations sont évoquées, ce qui veut dire que ce message s'adresse à absolument tout le monde, sans distinction d'âge, de sexe, d'état de vie, car « toute vie est vocation » (Paul VI). Je vous invite donc à lire ce message en famille, en intergénérations… ! Que chacun se pose la question : où en suis-je dans ma vocation ? À quoi ai-je été appelé ? Comment puis-je poursuivre et développer ma réponse à cet appel ?

Pouvons-nous échanger à ce sujet, nous tenir en vérité les uns devant les autres et devant le Seigneur ? Sachant que la vocation fondamentale c'est celle reçue au baptême, la vocation d'enfants du père, de frère ou sœur de Jésus, la vocation à l'Amour animé par l'Esprit Saint. Sachant cela, comment soutenons nous la façon dont ceux qui nous entourent répondent à cette vocation ?.

Je me permets un souvenir personnel, je devais avoir 11 ou 12 ans. Je ne sais pas quel « sermon » le père Paul Roulier notre curé avait fait ce dimanche-là, mais à la prière du soir en famille, mon père a dit, je m'en souviens comme si c'était hier : « si un jour l'un ou l'autre de vous nos enfants (j'ai un frère et quatre sœurs) veut être prêtre ou religieuse, sachez que nous vos parents, nous en seront très heureux ! ». Sur le moment je n'ai pas entendu cette réflexion pour moi, mais je m'en souviens très bien, et je suis assez persuadé qu'elle a fait son travail dans mon cœur, pour que six ou sept ans plus tard j'entende l'appel du Seigneur, appel qui s'est concrétisé 10 ans plus tard, ce qui fut source d'une grande paix et d'une grande joie… ! 

Alors, s'il vous plaît, ensemble prenez soin de vos vocations mutuelles… ! Suivre le Seigneur, le maître de la mer et des flots (dans le texte du Saint-Père), le bon pasteur (dans l'Évangile de ce dimanche), quel que soit notre état de vie, c'est le meilleur service que nous puissions rendre à nos proches et à notre monde en souffrance… ! Aider les jeunes générations à se mettre en route à la suite du Seigneur, c'est évidemment le meilleur service que nous puissions leur rendre !

 

--Le troisième message est signé du père Roch-Marie Cognet, bien connu chez nous, actuellement en poste à Bourgoin. Il nous donne une méditation simple et positive sur l'eucharistie à l'heure du confinement. Il évoque bien évidemment le manque douloureux que provoque la situation actuelle : «Ce manque est douloureux pour tous. Pour vous laïcs qui jeûnez du Pain de Vie. Pour nous aussi prêtres qui jeûnons du peuple de Dieu. » La réflexion du père Roch-Marie rejoint mystérieusement et sans que cela soit voulu la question de la vocation… ! À méditer ?

 

Voilà, bonne dernière ligne droite vers le déconfinement, à tous les jours, avec Marie et les apôtres sur le chemin de la Pentecôte… !

Tenez-vous bien et Gaillardet !

Père Bertrand

 

 

 

Aux prêtres du diocèse de Grenoble-Vienne    

N/Réf : MgrGdK/2020/N.                                                                        Grenoble, le  1er mai 2020

 

 

                        Chers frères,

 

Le déconfinement est attendu avec plus ou moins d’impatience, mais nous sommes conscients que, tant que le virus reste présent et actif, il ne peut être question d’un retour à la vie d’avant. Les évêques de France avaient fait des propositions au gouvernement pour une reprise des célébrations eucharistiques et autres, après le 11 mai ; ces propositions n’ont pas été retenues. Après le discours du premier ministre, nous avons pris acte, avec un grand regret et une réelle déception, de l’interdiction de célébrations publiques dans les églises (sauf pour les funérailles) au moins jusqu’au 2 juin.

Maintenant, il nous faut penser notre ministère dans cette période de déconfinement progressif qui commencera le 11 mai prochain. Les célébrations ne sont pas le tout de notre ministère même si elles en sont la source et le sommet. Je vous propose donc ce qui suit :

Dès le 11 mai, sauf avis contraire des pouvoirs publics, nous pourrons sortir et aller à la rencontre des gens, dans la limite de rassemblements de dix personnes maximum et en respectant les recommandations sanitaires.

  • Des visites :

C’est pourquoi, après avoir réuni les équipes paroissiales et avoir réfléchi à des critères objectifs, il sera temps de lâcher un peu nos ordinateurs et d’aller visiter les chrétiens et les autres, en commençant par ceux qui ont le plus besoin de notre ministère. Les curés et leurs équipes pourront développer un ministère itinérant à l’intérieur de leur(s) paroisse(s).

Ce sera le moment d’encourager les fraternités locales, de visiter celles qui existent et d’en susciter de nouvelles.

  • Eucharistie et communion :

Dans le cadre de ces visites, l’Eucharistie pourrait être célébrée si l’espace et les circonstances s’y prêtent, pour des petits groupes de dix personnes en tout (prêtre compris), à condition que la dimension ecclésiale soit bien respectée : pas de petits clubs, pas uniquement les amis, pas non plus les gens qui n’ont pas le sens de l’Eucharistie. Cela demande d’être réfléchi en équipe paroissiale et peut-être annoncé à la communauté, pour éviter les jalousies ou les divisions.

On pourra célébrer la messe dans des oratoires privés mais pas dans les églises, puisqu’il y a interdiction officielle de célébrer le culte public.

Parfois, sans célébrer l’Eucharistie, il semblera utile, pour le bien spirituel des personnes, de donner la communion ; à commencer par les malades ou les personnes âgées. Mais il est exclu de distribuer la communion eucharistique systématiquement, et encore plus de laisser une réserve eucharistique dans des maisons privées.

  • Sacrement de la réconciliation :

Je vous encourage à proposer le sacrement de la réconciliation, en annonçant des permanences ou à l’occasion des visites, dans le respect des consignes sanitaires.

  • Catéchèse :

Cette période est propice pour faire grandir la foi, l’espérance et la charité chez les baptisés, et les éduquer à la vie dans l’Esprit Saint. Là est le but de notre ministère. Les mois qui vont venir seront un temps d’épreuves, avec les conséquences des traumatismes dus au confinement, la crise économique, la crise sociale. Il est nécessaire de nous fortifier dans la foi pour pouvoir servir notre société et l’aider à se reconstruire.

La catéchèse des enfants pourra reprendre, avec des groupes de moins de dix. Il serait bon aussi de pouvoir reconstituer des petits groupes d’adolescents.

  • Baptêmes, mariages, confirmations, funérailles :

Nous ne pouvons pas célébrer les trois sacrements ci-dessus jusqu’au 2 juin, au moins, sauf en cas d’urgence très spécifique. Après cette date, il est peu probable que nous puissions retrouver des grandes assemblées. Les sacrements pourront être célébrés (sauf avis contraire des pouvoirs publics), sous réserve que les personnes qui doivent les recevoir et leur famille acceptent les contraintes qui seront définies par les pouvoirs publics après le 2 juin.

En ce qui concerne les confirmations, j’aimerais que chaque curé me fasse savoir combien il y a de confirmands dans sa paroisse ; ensuite il serait nécessaire de leur demander à chaque confirmand s’il souhaite recevoir ce sacrement dans les conditions de déconfinement progressif, ou s’il préfère attendre l’année suivante. Il me paraît difficile de reporter toutes les célébrations à l’automne. Les confirmands pourraient recevoir le sacrement par petits groupes, mais dans ce cas, il est probable que je donnerai des délégations. Nous nous adapterons selon les consignes gouvernementales.

Pour les funérailles, les consignes actuelles resteront en vigueur du 11 mai au 2 juin.

Enfin je célèbrerai la messe chrismale le 15 juin à 18h30, probablement à la cathédrale, dans les conditions qui seront celles de cette période, en espérant que nous pourrons être au moins une centaine.

Je termine en vous invitant à vivre ces épreuves avec un esprit de foi. Les décisions gouvernementales sont à accueillir et à mettre en œuvre, dans l’obéissance due à ceux qui nous gouvernent ; dans la mesure où ce qui nous est demandé ne s’oppose pas à notre conscience, nous pouvons y voir la volonté de Dieu. Attention à ne pas nous victimiser : toute la société vit la même épreuve. Le travail en entreprise et le retour à l’école demandent des mises en œuvres extrêmement compliquées.

Plus nous œuvrerons au bien intégral (spirituel, relationnel, matériel…) des personnes et de la société, plus nous aurons fait notre devoir et nous aurons auprès de Dieu toute la reconnaissance attendue.

Depuis le début du confinement, les retours que j’ai eu de la vie des communautés chrétiennes du diocèse me disent votre engagement généreux et je vous en remercie. Vous avez été à la hauteur de la situation et je ne doute pas que vous saurez l’être en cette nouvelle étape. Merci,

 

•          Guy de Kerimel           

            Évêque de Grenoble-Vienne             

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MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA 57
éme JOURNÉE MONDIALE
DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

(3 mai 2020)

 

Les paroles de la vocation

Chers frères et sœurs!

Le 4 août de l’année dernière, lors du 160ème anniversaire de la mort du saint Curé d’Ars, j’ai voulu offrir une lettre aux prêtres qui, chaque jour consacrent leur vie à l’appel que le Seigneur leur a adressé, au service du peuple de Dieu.

A cette occasion, j’avais choisi quatre paroles-clés – souffrance – gratitude – courage et louange – pour remercier les prêtres et soutenir leur ministère. J’estime qu’aujourd’hui, en cette 57ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, ces paroles peuvent être reprises et adressées à tout le Peuple de Dieu, sur le fond d’un passage évangélique qui nous raconte la singulière expérience survenue à Jésus et Pierre, durant une nuit de tempête sur le lac de Tibériade (cf. Mt 14, 22-33).

Après la multiplication des pains, qui avait enthousiasmé la foule, Jésus ordonna à ses disciples de monter dans la barque et de le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. L’image de cette traversée sur le lac évoque, en quelque manière, le voyage de notre existence. La barque de notre vie, en effet, avance lentement, toujours agitée parce qu’à la recherche d’un lieu d’accostage favorable, prête à affronter les risques et les opportunités de la mer, mais aussi désireuse de recevoir du timonier un virage qui conduise finalement vers la bonne direction. Mais parfois, il peut arriver qu’elle s’égare, qu’elle se laisse aveugler par les illusions, au lieu de suivre le phare lumineux qui la conduit à bon port, ou d’être défiée par les vents contraires des difficultés, des doutes et des peurs.

Il en est de même aussi dans le cœur des disciples, lesquels, appelés à suivre le Maître de Nazareth, doivent se décider à passer sur l’autre rive, en choisissant avec courage d’abandonner leurs sécurités et de se mettre à la suite du Seigneur. Cette aventure n’est pas tranquille : la nuit arrive, le vent contraire souffle, la barque est ballotée par les vagues, et la peur de ne pas y arriver et de pas être à la hauteur de l’appel risque de les dominer.

L’Evangile nous dit, cependant, que dans l’aventure de ce voyage difficile, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur, presqu’en forçant l’aurore au cœur de la nuit, marche sur les eaux agitées et rejoint les disciples, il invite Pierre à venir à sa rencontre sur les vagues, il le sauve quand il le voit s’enfoncer, et enfin, il monte dans la barque et fait cesser le vent.

La première parole de la vocation, alors, est gratitude. Naviguer vers le juste cap n’est pas une tâche qui relève de nos seuls efforts, et ne dépend pas seulement des parcours que nous choisissons de faire. La réalisation de nous-mêmes et de nos projets de vie n’est pas le résultat mathématique de ce que nous décidons dans un « moi » isolé ; au contraire, elle est avant tout la réponse à un appel qui vient d’En-Haut. C’est le Seigneur qui nous indique le rivage vers lequel aller et qui, bien avant, nous donne le courage de monter sur la barque ; alors qu’il nous appelle, c’est lui qui se fait aussi notre timonier pour nous accompagner, nous montrer la direction, nous empêcher de nous échouer dans les écueils de l’indécision et nous rendre même capables de marcher sur les eaux agitées.

Toute vocation naît de ce regard aimant par lequel le Seigneur est venu à notre rencontre, peut-être alors même que notre barque était en proie à la tempête. « Plus qu’un choix de notre part, la vocation est la réponse à un appel gratuit du Seigneur » (Lettre aux prêtres, 4 août 2019) ; c’est pourquoi, nous réussirons à la découvrir et à l’embrasser, quand notre cœur s’ouvrira à la gratitude et saura saisir le passage de Dieu dans notre vie.

Quand les disciples voient Jésus s’approcher en marchant sur les eaux, ils pensent d’abord qu’il s’agit d’un fantôme et ils ont peur. Mais aussitôt Jésus les rassure par une parole qui doit toujours accompagner notre vie et notre chemin vocationnel : « Courage, c’est moi, n’ayez pas peur ! » (v.27). Justement c’est la seconde parole que je voudrais vous confier : courage.

Ce qui souvent nous empêche de marcher, de grandir, de choisir la voie que le Seigneur trace pour nous, ce sont les fantômes qui s’agitent dans notre cœur. Quand nous sommes appelés à laisser notre rivage de sûreté et à embrasser un état de vie – comme le mariage, le sacerdoce ordonné, la vie consacrée –, la première réaction est souvent représentée par le « fantôme de l’incrédulité » : ce n’est pas possible que cette vocation soit pour moi ; s’agit-il vraiment du juste chemin ? le Seigneur me demande-t-il vraiment cela ?

Et, peu à peu, croissent en nous toutes ces considérations, ces justifications et ces calculs qui nous font perdre l’élan, qui nous troublent et nous paralysent sur le rivage de départ : nous pensons avoir fait fausse route, ne pas être à la hauteur, avoir simplement vu un fantôme à chasser.

Le Seigneur sait qu’un choix fondamental de vie – comme celui de se marier ou de se consacrer de façon spéciale à son service – nécessite du courage. Il connaît les interrogations, les doutes et les difficultés qui agitent la barque de notre cœur, et c’est pourquoi il nous rassure : « N’aie pas peur, je suis avec toi ! ». La foi en sa présence, qui vient à notre rencontre et nous accompagne, même quand la mer est en tempête, nous libère de cette acédie que j’ai déjà eu l’occasion de définir comme une « douce tristesse » (Lettre aux prêtres, 4 août 2019), c’est-à-dire ce découragement intérieur qui nous bloque et ne nous permet pas de goûter la beauté de la vocation.

Dans la Lettre aux prêtres, j’ai parlé aussi de la souffrance, mais ici je voudrais traduire autrement ce mot et me référer à la fatigue. Toute vocation comporte un engagement. Le Seigneur nous appelle parce qu’il veut nous rendre comme Pierre, capables de « marcher sur les eaux », c’est-à-dire de prendre en main notre vie pour la mettre au service de l’Evangile, dans les modes concrets et quotidiens qu’il nous indique, et spécialement dans les diverses formes de vocation laïque, presbytérale et de vie consacrée. Mais nous ressemblons à l’Apôtre : nous avons le désir et l’élan, cependant, au même moment, nous sommes marqués par des faiblesses et des craintes.

Si nous nous laissons emporter par la pensée des responsabilités qui nous attendent – dans la vie matrimoniale ou dans le ministère sacerdotal – ou par les épreuves qui se présenteront, alors nous détournerons vite notre regard de Jésus et, comme Pierre, nous risquerons de couler. Au contraire, même dans nos fragilités et nos pauvretés, la foi nous permet de marcher à la rencontre du Seigneur Ressuscité et de vaincre même les tempêtes. En effet, il nous tend la main quand, par fatigue ou par peur, nous risquons de couler, et il nous donne l’élan nécessaire pour vivre notre vocation avec joie et enthousiasme.

Enfin, quand Jésus monte sur la barque, le vent cesse et les vagues s’apaisent. C’est une belle image de ce que le Seigneur opère dans notre vie et dans les tumultes de l’histoire, spécialement quand nous sommes dans la tempête : Il commande aux vents contraires de se calmer, et les forces du mal, de la peur, de la résignation n’ont plus pouvoir sur nous.

Dans la vocation spécifique que nous sommes appelés à vivre, ces vents peuvent nous épuiser. Je pense à ceux qui assument d’importantes charges dans la société civile, aux époux que, non pas par hasard, j’aime définir comme « les courageux », et spécialement à ceux qui embrassent la vie consacrée et le sacerdoce. Je connais votre fatigue, les solitudes qui parfois alourdissent le cœur, le risque de l’habitude qui petit à petit éteint le feu ardent de l’appel, le fardeau de l’incertitude et de la précarité de notre temps, la peur de l’avenir. Courage, n’ayez pas peur ! Jésus est à côté de nous et, si nous le reconnaissons comme l’unique Seigneur de notre vie, il nous tend la main et nous saisit pour nous sauver.

Et alors, même au milieu des vagues, notre vie s’ouvre à la louange. C’est elle la dernière parole de la vocation, et elle veut être aussi l’invitation à cultiver le comportement intérieur de la sainte Vierge Marie : reconnaissante pour le regard de Dieu qui s’est posé sur elle, confiant dans la foi ses peurs et ses troubles, embrassant avec courage l’appel, elle a fait de sa vie un éternel chant de louange au Seigneur.

Chers frères et sœurs, spécialement en cette Journée, mais aussi dans l’action pastorale ordinaire de nos communautés, je désire que l’Eglise parcoure ce chemin au service des vocations, en ouvrant des brèches dans le cœur de chaque fidèle, pour que chacun puisse découvrir avec gratitude l’appel que Dieu lui adresse, trouver le courage de dire « oui », vaincre la fatigue dans la foi au Christ et, enfin, offrir sa vie comme un cantique de louange pour Dieu, pour les frères et pour le monde entier. Que la Vierge Marie nous accompagne et intercède pour nous.

Rome, Saint Jean de Latran,
8 mars 2020, deuxième dimanche de Carême.
  François

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 L’EUCHARISTIE A L’ECOLE DU CONFINEMENT

 

Le confinement bouscule nos habitudes les plus enracinées. Beaucoup de choses sont désormais appelées à être vécues différemment. Il en va ainsi de notre rapport à l’eucharistie. Quoi de plus important pour nous que ce rendez-vous hebdomadaire, pour certains quotidien, où nous venons nous abreuver au goutte à goutte de l’eucharistie. Avouons-le : pour un peuple assoiffé, le sacrifice est grand ! Mais nous savons bien que Dieu n’abandonne jamais son peuple, surtout pas lors de sa marche au désert. 

Pour ma part, j’ai vu comme un clin d’œil du Seigneur le texte d’évangile que la liturgie nous donna pour le premier dimanche de confinement. Dans un beau et long dialogue, autour du puits de Jacob, le Seigneur approfondit la foi de la Samaritaine, lui disant : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. […] Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » (Jean 4, 21-24). Nous, chrétiens, croyons que Dieu peut être adoré en tout lieu et que sa Présence n’est pas limitée ou circonscrite à un espace particulier. Sans doute ce temps de confinement va-t-il nous permettre d’élargir notre compréhension et notre amour de l’eucharistie. 

L’eucharistie est par excellence le sacrement de la Présence ! Présence discrète de Dieu sous les apparences du pain et du vin mais Présence réelle ! Présence du Christ dans sa Parole, Présence du Christ dans son peuple, Présence du Christ dans ses prêtres qui président en Son Nom, Présence enfin dans l’autel ! En ces temps de confinement le sacrement de la Présence, serait-il devenu le sacrement de l’absence ? Autrement dit, que reste-t-il du sacrement de la Présence lorsque manquent la communauté et la présence réelle du Seigneur qui S’offre en sacrifice pour que « nous ayons la vie en nous » ? Ce manque est douloureux pour tous. Pour vous laïcs qui jeûnez du Pain de Vie. Pour nous aussi prêtres qui jeûnons du peuple de Dieu. Il faut bien sûr saluer toutes les initiatives qui naissent pour diffuser les messes par internet ou à la télévision. Mais, le Seigneur nous a fait un corps et, particulièrement pour le sacrement du « corps livré » qu’est l’eucharistie, le virtuel ne remplacera jamais notre présence physique.

La douleur du manque exprimée, nous devons faire un pas de plus et découvrir ce que révèle  ce manque : nous ne pouvons pas nous résigner à vivre sans eucharistie ! Nous avons besoin de la messe pour nous-mêmes et pour notre communauté paroissiale, pour nous laisser rassembler par le Seigneur et recevoir chaque dimanche Sa Vie de Ressuscité. Oui, nous avons besoin de l’eucharistie pour construire notre communion ecclésiale. Qu’il est beau de voir ce besoin grandir dans les cœurs ! Une faim nouvelle du Pain de Vie se creuse en chacun de nous, qu’une certaine habitude avait peut-être étouffée.

 

En cette période de disette eucharistique regardons avec les yeux de la foi et collectons les miettes que le Seigneur continue à faire tomber de sa table. Que reste-t-il de l’eucharistie ? Beaucoup de choses ! J’en retiendrai au moins trois. 

Tout d’abord la Parole de Dieu. Comme nous l’a rappelé notre évêque dans son message du 16 mars dernier, l’occasion nous est donnée de choisir résolument de lire la Bible. Mgr de Kerimel a rappelé l’enseignement du Concile sur le sujet: « l’Église prend le Pain de Vie sur la table de la Parole et sur la table de l’eucharistie pour le donner en nourriture aux fidèles. Autrement dit, en mâchant la Parole de Dieu nous nous nourrissons vraiment de Jésus Pain de Vie ». La Parole de Dieu méditée dans l’Esprit-Saint est l’occasion de laisser le Christ prendre chair en nous.

Ensuite rappelons que dans l’intimité de nos oratoires, l’eucharistie continue d’être célébrée. Nombre de célébrations sont retransmises et vous rejoignent dans l’intimité de vos maisons. Beaucoup d’entre vous nous disent comment ils vivent en famille les célébrations diffusées. Certaines intentions nous sont confiées et nous pouvons les porter au cours de la messe. Une nouvelle prise de conscience s’instaure progressivement : le lien de la prière réduit les distances ; une réelle communion s’établit depuis vos lieux les plus intimes jusqu’à l’autel du Seigneur où tout est déposé. À l’inverse, de l’autel, centre liturgique de la célébration eucharistique, se propage la grâce divine qui vient vous rejoindre jusque dans vos maisons. Dans ce-va-et-vient nous touchons du doigt le cœur même de ce qu’est l’eucharistie, le « fruit de la terre et du travail des hommes » offert au Seigneur pour être transformé en Lui et venir en retour soutenir notre quotidien. C’est bien chez nous que nous ramenons Jésus fait chair après chaque eucharistie pour qu’Il vienne illuminer toute notre vie.

Enfin, comment mieux habiter ce moment de l’eucharistie lorsque nous restons, par le confinement, à distance du sacrement ? Ce temps peut être l’occasion de redécouvrir la communion spirituelle, appelée aussi communion de désir. Il s’agit d’une « communion au Christ présent dans l’eucharistie, non pas en le recevant sacramentellement, mais par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité ». Le moment de la communion n’est pas vide lorsque nous ne recevons pas sacramentellement le Corps du Christ. Il peut être, au contraire, un moment d’intense communion : avec le Christ, tout d’abord, à qui nous demandons de venir en nous sous une autre forme, en Le suppliant également de préparer notre cœur à Le recevoir à nouveau un jour sacramentellement. Souvenons-nous des premiers communiants qui attendent avec impatience de recevoir Jésus pour la première fois. Leur cœur façonné par l’attente s’élargit pour ne rien perdre de cette Présence, le jour où elle viendra. Il en va de même pour nous en cette période de jeûne eucharistique. Puisse le Seigneur faire grandir en nous le désir de Le recevoir. Intense communion, aussi, avec les chrétiens du monde entier qui ne peuvent pas se rassembler pour l’eucharistie, du fait de la distance, de persécutions ou de guerres. Étrangement, en ces jours, nous partageons un peu de leur souffrance et de leur manque. Nous sommes invités à les porter plus intensément dans nos prières.

 

En guise de conclusion je voudrais poser un regard sur l’histoire riche d’enseignement sur ce point. Par le passé s’est posée la question de savoir comment pouvait survivre un peuple sans la présence en son sein d’un prêtre, ministre de l’eucharistie? Dans Le Dialogue des Carmélites de Georges Bernanos, soeur Alice pose explicitement la question à sa prieure devant une communauté menacée par les lois révolutionnaires, “A quoi pourrons-nous bien servir le jour où faute de prêtres notre peuple sera privé de sacrements?” La réponse fuse, “Quand les prêtres manquent, les martyrs surabondent et l’équilibre de la grâce se trouve ainsi rétabli”. Pourquoi un tel parallèle me direz-vous étant donné que les messes, même dans l’intimité, continuent à être célébrées et que la décision de ne pas y participer n’émane en aucun cas d’un rejet de Dieu mais bien plutôt d’une prudence sanitaire ? Tout simplement parce que je suis frappé de voir à quel point la générosité et le don de soi –pouvant aller jusqu’à la mort dans le cas de certains membres du corps médical- sont en train de se déployer. Beaucoup de personnes en effet acceptent de traverser dans la foi l’épreuve de la solitude, de l’école à la maison, du chômage, des tensions générées par le confinement, au point de faire honneur à la belle formule de saint Paul, “Que tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce (littéralement votre “eucharistie”) à Dieu le Père” (Col 3, 17). Ainsi, en ces temps de renoncement, nos petites ou grandes offrandes quotidiennes sont une belle manière de vivre, de témoigner et de transmettre notre amour de l’eucharistie en nous rappelant que toute notre vie est appelée à devenir une offrande au Père.   

Puisse ce temps de confinement nous faire redécouvrir le trésor que recèle « ce Corps livré pour la vie du monde ». Puissent nos communautés en être renouvelées. 

P. Roch-Marie.

 

P. Bertrand de Courville

Curé-modérateur 

Paroisse St Benoît du pays de Beaurepaire

Paroisse St Pierre des Chambarans

 

150 avenue Charles de Gaulle

38270 BEAUREPAIRE

Tel. 04 74 84 33 19

bertrand.decourville@diocese-grenoble-vienne.fr

Message Pastoral pour aller vers le 11 mai

 

Chers amis paroissiens bonjour,

 

Je me suis laissé aller dans une réflexion sur les événements actuels et leurs conséquences spirituelles et sanitaires, ce qui m'invite à vous proposer quelques textes à méditer. Vous en trouverez la présentation successive dans les passages soulignés de ma réflexion ci-dessous.

 

Bientôt le 11 mai où nous pourrons retrouver un certain nombre de nos activités habituelles à l'exception de nos rassemblements dans la foi… ! Nos évêques doivent avoir lundi prochain une rencontre exceptionnelle pour envisager notre dé-confinement et en discuter avec le gouvernement. Que va-t-il en sortir, mystère et boule de gomme… ? Vous trouverez ci-dessous, (1) le communiqué officiel de la conférence épiscopale et (2) la réaction un peu vigoureuse sur RCF ce matin du vicaire général de Paris, suite à l'annonce du premier ministre mardi dernier.

 

Comme je vous le disais dans le précédent courrier, nous faisons l'expérience d'une forme de persécution… ! Nous sommes tentés par la colère, par la révolte, ou pire encore peut-être par l'abattement. Qu'on put faire nos frères et sœurs chrétiens d'Orient ou d'ailleurs qui sont déjà passés par là ? Nous avons un certain nombre de témoignages sur leur fidélité dans la prière, le renouvellement de leur foi dans ce qu'elle a de plus fondamental, nécessitant des choix radicaux… !

Souvenons-nous de l'exode des chrétiens de la plaine de Ninive, c'était il y a quelques années, fuir en quelques heures et tout perdre, pour garder la foi… ! Je rappelle cette anecdote d'une femme chrétienne menacée chez elle par un djihadiste qui lui dit : « où tu deviens musulmane, où tu t'en vas, ou je te tue… ! » Auquel elle répond : « je suis chrétienne, je suis chez moi, et j'y reste… ! » L'agresseur aurait tourné les talons, ce qui ne veut pas dire que cette femme n'a pas eu par la suite à s’exiler… ? « On m'a persécuté dit Jésus on vous persécutera… ! » (Jn 15, 18-21)

 

Nous n'en sommes pas au stade de nos frères et sœurs chrétiens d'Orient, bien heureusement, nous sommes « simplement » exilés de nos communautés eucharistiques et dominicales, chez nous, cela s'appelle le confinement. La souffrance que cela occasionne, les blessures que cela provoque, nous invite à prendre conscience de l'importance de la vie spirituelle, et plus particulièrement de la vie eucharistique et ecclésiale. Cela nous invite aussi à repenser, à la lumière de la foi, le sens de la vie et de la mort… ! Repenser le sens des priorités, le sens de l'essentiel… ! (Peut-être avons-nous pris conscience de notre sens hyper développé de l’inessentiel).

Mais si nous devons sortir du confinement pour retrouver, à l'identique, la forme habituelle de notre vie humaine et chrétienne, nous serons certainement passés à côté d'une grâce majeure, celle de la conversion que propose toute épreuve.

Après ces deux mois de jachère eucharistique et dominicale, nous devons envisager notre vie chrétienne au cœur du quotidien de façon renouvelée. Ainsi, quand le moment sera venu, nous pourrons valoriser ce qui nous a manqué, conserver et entretenir les découvertes inattendues, les grâces insoupçonnées, les fruits particuliers dans tous les domaines de la vie…, que cette épreuve a apportés. Personnellement après sept semaines de célébrations eucharistiques tout seule, y compris le Triduum Pascal, je ne pourrais pas reprendre la célébration communautaire de la même façon. Je vous en reparlerai à l'occasion… ? !

 

Chacun d'entre nous peut donc se préparer à cette reprise, d'abord en recueillant les fruits que l’épreuve a produite ! Ensuite en le partageant peut-être avec ses proches et ces moins proche, pour s'encourager mutuellement ! Je vous rappelle que vous pouvez me faire part de vos réflexions… ! Enfin, avec la prière, avec la lumière de l'Esprit Saint, en prenant les décisions adaptées.

La Pentecôte, c'est dans un mois, la retraite, je veux dire le confinement, n’est pas terminé… et puisqu'il s'agit pour vous de jeûner de l'eucharistie, de cette présence particulière de Jésus, est-ce que ce ne serait pas une occasion de d’approfondir notre communion avec notre Père céleste et de développer cette même communion avec l'Esprit Saint. Pour cela pas besoin d'eucharistie ! Besoin d'une communauté oui, mais cela, pour une part vous l'avez : communauté conjugale, communauté familiale, communauté fraternelle, amicale… ! Les moyens de communication sont à notre disposition.

Il en est un privilégié, moyen de communication pour être en communion avec notre Dieu Trinité et les uns avec les autres, c'est l’Ecriture. Dieu se donne à lire, Dieu se donne à entendre, et la mise en valeur de la Parole comme lieu tout aussi privilégié de communion avec Dieu que l'eucharistie, est sans doute un des grands bienfaits de ce confinement.

Le Saint-Père, dans un texte que je n'ai pas retrouvé, suggère de vivre le confinement comme les apôtres au cénacle. Effectivement nous devons nous rendre disponibles à l'Esprit Saint et Marie est là pour nous accompagner, pour nous enseigner. Demain nous entrons dans le mois de mai, le mois de Marie… à nos chappelets ! C'est pourquoi je vous mets ci-dessous (3) la lettre du Saint-Père pour ce mois de mai, accompagné de deux prières qu’il nous propose.

 

Par ailleurs, le Saint-Père, dans son homélie et sa méditation pour le dimanche 26 avril dernier nous invite à rejoindre les pèlerins d'Emmaüs ! Et si ce confinement était comparable à un long chemin d'Emmaüs… ? C'est pourquoi je vous propose de méditer sur ces deux textes(4 et 5) très complémentaires dans lesquels le Saint-Père commente l'Évangile des disciples d'Emmaüs !

 

Ensuite, si beaucoup parmi les chrétiens se disent en manque de l'eucharistie, il n'en est pas autant pour se dire en manque du sacrement du pardon, sacrement permettant une communion très profonde, très intime, très structurante, très épanouissante et en plus très joyeuse. Cela me pose une question, n'avons-nous pas déséquilibré notre relation à Dieu en privilégiant le sacrement de l'eucharistie, en le rendant banale ou routinier et en délaissant ce sacrement de santé spirituelle qu'est le sacrement de la réconciliation. 

Pour faire une analogie avec le Covid 19, nous sommes tous dans un combat de santé contre un virus agressif que nous appelons le péché dont on connaît le caractère contagieux. Et nous avons tous ce virus du péché, ne pensons pas que nous puissions le vaincre simplement en étant bien nourris (l’eucharistie). Nous avons besoin d'un traitement spécifique administré par un médecin compétent : Jésus, avec un médicament efficace : la miséricorde… ! Et quand on est malade on ne se contente pas de l'automédication. Le confinement nous a tenu à distance de ce sacrement là aussi, alors que le temps de Pâques est privilégié pour le vivre. Nous verrons de quelle façon le proposer largement après le confinement. En attendant, je vous mets en finale ou presque (6) la belle homélie du Saint-Père de mercredi dernier qui nous invite à être honnête avec nous-mêmes face à la question du péché.

 

Et pour couronner le tout après ma petite comparaison facile entre le virus du péché et le virus Covid 19, je vous mets (7) un lien pour écouter l'interview du professeure Didier Raoult en date de mardi ou mercredi dernier. Je trouve cet homme-là compétent par ce que simple, explicite, réaliste, avec des schémas concrets et des références objectives, comme celle qu'il a énoncée aujourd'hui en constatant que les pays pauvres, qui ont utilisé son protocole de médicaments peu onéreux, s'en sortent mieux que les pays riches dont nous sommes, qui ne veulent pas l'utiliser. Je trouve cela rassurant et je prie le Seigneur qu’il ait raison et que nos gouvernants acceptent de le reconnaître, nous serons plus vite sortis du tunnel sans avoir besoin de recourir à des protocoles hasardeux, onéreux, et peut-être liberticide ! La difficulté sera de faire retomber la peur que nos médias ont générée de façon imprudente. Allez voir sur Internet les interviews de ce jour où le Professeur Raoult, est semble-t-il, encore plus explicite. Je dis semble-t-il, parce que je n'ai pas eu le temps de les regarder dans le détail. Ces derniers propos, n'ont pas d'autre but que de vous inviter à une réflexion, en vue de faire tomber la pression de la peur, qui comme chacun sait est mauvaise conseillère… !

 

Je vous souhaite une bonne fin de confinement dans votre cénacle familial ou sur votre chemin d'Emmaüs, bonne lecture (de la parole de Dieu), belle préparation à la Pentecôte qui je l'espère bien correspondra avec notre dé-confinements c'est-à-dire au plus tard le 30 mai, et non pas le 2 juin !

 

À tous les jours, avec Marie, avec les apôtres, à la suite du Ressuscité… !

Tenez-vous bien et Gaillardet !

 

Père Bertrand

 

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(1)Réaction des évêques aux mesures de déconfinement : Proposer les moyens nécessaires à la vie de foi, 29 avril 2020

COMMUNIQUE DU CONSEIL PERMANENT SUITE AUX ANNONCES DU PREMIER MINISTRE CONCERNANT LE DECONFINEMENT
Le Premier Ministre a annoncé ce 28 avril 2020 que les célébrations avec assemblées ne pourraient reprendre qu’à partir du 2 juin, même si les lieux de cultes pourraient rester ouverts comme ils le sont aujourd’hui, que la liturgie des obsèques pourrait toujours être célébrée, tant dans les églises que dans les cimetières, en limitant le nombre de participants à 20.

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, au nom de tous les évêques, prend acte avec regret de cette date qui est imposée aux catholiques et à toutes les religions de notre pays. Nous partageons le souci du Gouvernement de limiter au maximum la circulation de l’épidémie, mais nous voyons mal que la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt. La dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue, nous en sommes persuadés, à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale. La liberté de culte est un élément constitutif de la vie démocratique. C’est pourquoi les évêques souhaitent rencontrer les pouvoirs publics, nationaux ou locaux, pour préparer la reprise effective du culte.

Les catholiques ont respecté et respecteront les consignes du Gouvernement. Le Conseil Permanent des évêques de France encourage vivement les familles qui seraient frappées par un deuil à ne pas renoncer aux obsèques religieuses, même si tous les membres de leur famille ne peuvent pas se réunir. Elle encourage aussi les fidèles à se rendre dans les églises pour y prier individuellement ; elle recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi. L’Église de France évaluera par ailleurs comment ce cadre nouveau permet la reprise de certaines activités caritatives étant données les situations de précarité dont elle est témoin.

La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle. Le Conseil Permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois « au Cénacle » dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint et comme un mois marial.

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(2)RCF : l'édito de Mgr Benoîst de Sinéty vicaire général du diocèse de Paris, jeudi 30 avril

Les déclarations du Premier Ministre sur la reprise des cultes le 2 juin témoignent pour Mgr de Sinéty du manque de culture religieuse de notre gouvernement.

Deux jours après les annonces de tribune, fut-elle parlementaire, sur le déconfinement de notre pays, différents sentiments se succèdent dans le cœur de nombreux croyants. Celui d’être méprisé par un monde politique, qui n’a décidément aucune culture religieuse, semble l’emporter chez beaucoup. À vrai dire on ne comprend pas. Il y a en France des dizaines de milliers d’églises, et probablement moins dix ou les forces de l’ordre aient pu suspecter, souvent à tort, des velléités de désobéissances par rapport aux consignes données partout et par tous les évêques depuis six semaines. On peut dire ce que l’on veut, mais les catholiques sont des citoyens obéissants et respectueux. Ils savent s’organiser pour la défense du bien commun, lorsque les services publics aux premières heures de la crise que nous connaissons se sont révélés souvent tellement défaillants pour porter secours aux plus petits.

Pense-t-on vraiment que les mêmes qui ont réussi à organiser en à peine trois jours la distribution de milliers de repas, les mêmes qui, en 24 heures, pour la seule ville de Paris ont réussi à mobiliser plus de 1500 volontaires,  soient incapables d’accueillir dans les églises, de manière responsable, ce qui veulent légitimement y célébrer leur foi et y puiser le courage d’être pour leurs frères les témoins de l’espérance ?

 

Mais il nous faut aussi tenir compte d’un principe de réalité qui s’impose à nous : il y a en France, plusieurs religions qui coexistent. Et, dans un pays digne de ce nom, on ne peut imaginer qu’une loi s’applique différemment aux citoyens selon leurs cultes. On a le droit, et c’est mon cas, d’être abasourdi lorsque l’Etat choisit de discuter de la reprise des célébrations publiques en invitant à la même table et au même moment les présidents des loges et les responsables religieux. Comme si le Grand Orient avait une quelconque légitimité à dire les horaires d’ouverture d’une synagogue ou d’une basilique. On peut y voir de la provocation ou de l’ignorance, encore. On a le droit aussi de sourire avec compassion devant la confusion du conseiller du ministre qui a dû insister sur l’importance du 2 juin car c’était le lendemain du lundi de Pentecôte, à connotation trop chrétienne, alors que depuis belle lurette il a perdu tout caractère festif… Mais pour le reste, impossible de distinguer entre les religions, d’autant que nombre de Musulmans vivent ces restrictions avec beaucoup de douleurs : habitats exigus, difficulté de trouver des places dans les cimetières pour leurs défunts... Ils sont aussi parmi les premières victimes de la vague de pauvreté qui déferle sur le pays…

 

Puisqu’il est désormais avéré qu’existe une forme d’autisme religieux, plutôt que de protester et de nous indigner avec forces déclarations émouvantes, montrons leur ce que nous sommes. Montrons leur le visage de celui qui nous donne d’être. A nous de trouver, dans l’outrage que provoque cette indifférence, un désir plus grand de vivre pleinement la célébration eucharistique en nous mettant résolument au service de nos frères. Au moins cette crise aura eu l’inestimable grâce de montrer à chacun que pour approcher en vérité de l’autel et y communier au corps du Christ, nous devons revêtir la tenue de serviteurLe lavement des pieds est partie intégrante de la réception du pain de vie. Puissions-nous en garder la mémoire bien davantage que pour les blessures infligées par l’ignorance ou le mépris.

 

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(3)Lettre du Saint-Père à tous les fidèles pour le mois de mai 2020

Chers frères et sœurs,

               Le mois de mai est maintenant proche, un mois au cours duquel le peuple de Dieu exprime avec une intensité particulière son amour et sa dévotion à la Vierge Marie. Il est de tradition, durant ce mois, de prier le chapelet à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont "forcés" à valoriser, également du point de vue spirituel.

               C'est pourquoi j'ai pensé à proposer à chacun de redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi au mois de mai. Vous pouvez le faire ensemble, ou personnellement ; choisissez vous-mêmes, en fonction de la situation, en considérant les deux possibilités. Mais dans chaque cas, il y a un secret pour le faire: la simplicité ; et il est facile de trouver, même sur Internet, de bons modèles de prière à suivre.

               Je vous offre également les textes de deux prières à la Sainte Vierge, que vous pouvez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même au mois de mai, spirituellement uni à vous. Je les joins à cette lettre afin qu'ils soient mis à la disposition de tous.

               Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, surtout pour les plus souffrants, et vous, s'il vous plaît, priez pour moi. Je vous remercie et de tout mon cœur je vous bénis.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020, Fête de saint Marc, évangéliste

 

La première prière proposée par le Pape François

Ô Marie, Tu brilles toujours sur notre chemin comme un signe de salut et d'espoir.

Nous nous confions à toi, Santé des malades, qui auprès de la Croix, a été associée à la douleur de Jésus, en restant ferme dans la foi.

Toi, Salut du peuple romain, tu sais de quoi nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que, comme à Cana de Galilée, la joie et la fête reviennent après cette épreuve.

Aide-nous, Mère de l'amour divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus, qui a pris sur lui nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs pour nous conduire à travers la Croix, à la joie de la résurrection. Amen.

 

La seconde prière proposée par le Pape François

 

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie.

Dans la situation dramatique actuelle, chargée de souffrances et d'angoisses qui tourmentent le monde entier, nous avons recours à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous Ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux en cette pandémie de coronavirus, et réconforte tous ceux qui sont perdus et pleurent leurs proches décédés, parfois enterrés d'une manière qui blesse l'âme. Soutiens ceux qui sont inquiets pour les personnes malades auprès desquelles ils ne peuvent se rendre, pour éviter la contagion. Inspire confiance à ceux qui sont dans l'angoisse en raison d'un avenir incertain et des conséquences pour l'économie et le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de la part de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve se termine et qu'un horizon d'espoir et de paix revienne. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d'ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmières, les travailleurs de la santé, les bénévoles qui, en cette période d'urgence, sont en première ligne et mettent leur vie en danger pour sauver d'autres vies. Accompagne leurs efforts héroïques et donne leur force, bonté et santé.

Sois proche de ceux qui s'occupent jour et nuit des malades, et des prêtres qui, avec une sollicitude pastorale et un engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l'esprit des hommes et des femmes de science, afin qu'ils trouvent les solutions justes pour vaincre ce virus.

Aide les dirigeants des nations afin qu'ils puissent travailler avec sagesse, sollicitude et générosité, en aidant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en planifiant des solutions sociales et économiques avec prévoyance et dans un esprit de solidarité.

Très Sainte Marie, touche les consciences afin que les sommes énormes utilisées pour augmenter et perfectionner les armements soient plutôt utilisées pour promouvoir des études appropriées afin d'éviter des catastrophes similaires à l'avenir.

Mère bien-aimée, fais naître dans le monde un sentiment d'appartenance à une grande famille, dans la conscience du lien qui unit tous les hommes, afin qu'avec un esprit fraternel et solidaire nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute-puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre son cours normal dans la sérénité.

Nous nous confions à Toi, qui brille sur notre chemin comme un signe de salut et d'espérance, ô miséricordieuse, ô pieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.   https://youtu.be/8KXxUqnWCTs

 

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(4)Homélie du pape François pour le dimanche 26 avril : Évangile des pèlerins d'Emmaüs Lc 24, 13-55  « au rythme de la personne la plus lente ». 

Nous avons si souvent entendu que le christianisme n’est pas seulement une doctrine, qu’il n’est pas une façon de se comporter, qu’il n’est pas une culture. Oui, il est tout cela, mais il est d’abord une rencontre, c’est le plus important. Une personne est chrétienne parce qu’elle a rencontré Jésus Christ, qu’elle s’est laissée “rencontrer par Lui”.

Ce passage de l’Évangile de Luc nous raconte une rencontre, un façon de bien comprendre comment agit le Seigneur, et comment nous agissons. Nous sommes nés avec une graine d’inquiétude. Dieu l’a voulu ainsi : inquiétude de trouver la plénitude, inquiétude de trouver Dieu, si souvent aussi sans savoir que nous avons cette inquiétude. Notre cœur est inquiet, notre cœur a soif : soif de la rencontre avec Dieu. Il le recherche souvent par des chemins erronés : il se perd, puis il revient, il le cherche … D’un autre côté, Dieu a soif de la rencontre, à tel point qu’il a envoyé Jésus pour nous rencontrer, pour venir à la rencontre de cette inquiétude.

Comment Jésus agit-il ? Dans ce passage de l’Évangile (cf. Lc 24,13-35) nous voyons bien qu’Il respecte, Il respecte notre situation, Il ne se situe pas ailleurs. Seulement parfois, avec les entêtés, pensons à Paul, non ? Quand il le fait tomber de cheval. Mais d’ordinaire il va lentement, respectueux de nos temps. Il est le Seigneur de la patience. Quelle patience le Seigneur a-t-il avec chacun de nous ! Le Seigneur marche à nos côtés.

Comme nous l’avons vu ici avec ces deux disciples, il écoute nos inquiétudes – il les connaît ! – et à un certain moment il nous dit quelque chose. Le Seigneur aime entendre comment nous lui parlons, pour bien nous comprendre et pour la réponse juste à cette inquiétude. Le Seigneur ne presse pas le pas, il suit toujours notre rythme, bien souvent lent, mais sa patience est comme cela.

Il existe une vieille règle des pèlerins qui dit que le vrai pèlerin doit aller au rythme de la personne la plus lente. Et Jésus est capable de cela, il le fait, il n’accélère pas, il attend que nous fassions le premier pas. Et lorsque c’est le moment, il nous pose une question. Dans ce cas il est clair : “De quoi parliez-vous ?” (cf. v.17), il se fait ignorant pour nous faire parler. Il aime que nous parlions. Il aime entendre ça, il aime que nous lui parlions ainsi. Pour nous écouter et nous répondre, il nous fait parler, comme s’il était ignorant, mais avec beaucoup de respect. Et puis il répond, il explique, tout ce qui est nécessaire. Ici il nous dit que : «”Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?”. Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.» (v. 26). Il explique, il clarifie.

Je confesse que je suis curieux de savoir comment Jésus a expliqué, pour pouvoir faire la même chose. Cela a été une très belle catéchèse. Et puis Jésus qui nous a accompagnés, qui s’est approché de nous, fait semblant d’aller au-delà pour voir la mesure de notre inquiétude : “Non, viens, viens, reste avec nous” (v. 29). Ainsi se fait la rencontre. Mais la rencontre ne se fait pas seulement au moment de rompre le pain, ici elle est tout le chemin. Nous rencontrons Jésus dans l’obscurité de nos doutes. Y compris dans le doute ténébreux de nos péchés, Il est là pour nous aider, dans nos inquiétudes… Il est toujours avec nous.

Le Seigneur nous accompagne parce qu’il veut nous rencontrer. C’est pourquoi nous disons que le cœur du christianisme est une rencontre : c’est la rencontre avec Jésus. Pourquoi es-tu chrétien ? Pourquoi es-tu chrétienne ? Souvent on ne sait pas expliquer. Certains par tradition mais d’autres ne savent pas le dire : parce qu’ils ont rencontré Jésus, mais ils n’ont pas réalisé que c’était une rencontre avec Jésus. Jésus nous recherche toujours. Toujours. Et nous avons notre inquiétude. Au moment où notre inquiétude rencontre Jésus, c’est là que commence la vie de la grâce, la vie de la plénitude, la vie du chemin chrétien.

Que le Seigneur donne à tous cette grâce de rencontrer Jésus tous les jours, de savoir, de reconnaître qu’Il marche avec nous dans tous nos moments. Il est notre compagnon de pèlerinage.

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(5)Regina Coeli du dimanche 26 avril : « deux directions opposées » Le chemin « de Dieu » et le chemin « du moi ».

Méditation du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Évangile d’aujourd’hui, qui se passe le jour de Pâques, raconte l’épisode des deux disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24,13-35). C’est une histoire qui commence et qui finit en chemin. Il y a en effet le voyage aller des disciples qui, tristes de l’épilogue de l’histoire de Jésus, quittent Jérusalem et retournent chez eux, à Emmaüs, en marchant environ onze kilomètres. C’est un voyage qui advient de jour, avec une bonne partie du trajet en descente. Et il y a le voyage de retour : onze kilomètres à nouveau, mais faits à la tombée de la nuit, avec une partie du chemin en montée après la fatigue du parcours aller et de toute la journée. Deux voyages : l’un facile de jour et l’autre pénible de nuit. Et pourtant le premier advient dans la tristesse, le second dans la joie. Sur le premier, le Seigneur marche à leur côté, mais ils ne le reconnaissent pas ; dans le second, ils ne le voient plus, mais ils le sentent proche. Durant le premier ils sont découragés et sans espérance ; dans le deuxième il courent apporter aux autres la bonne nouvelle de la rencontre avec Jésus Ressuscité.

Les deux chemins différents de ces premiers disciples nous disent à nous, disciples de Jésus d’aujourd’hui, que dans la vie nous avons deux directions opposées devant nous : il y a le chemin de celui qui, comme ces deux-là à l’aller, se laisse paralyser par les déceptions de la vie et avance tristement ; et il y a le chemin de celui qui ne met pas soi-même et ses problèmes à la première place, mais Jésus qui nous rend visite, et les frères qui attendent sa visite, c’est-à-dire les frère qui attendent que nous prenions soin d’eux. Voilà le tournant : arrêter de graviter autour du moi, des déceptions du passé, des idéaux non réalisés, de toutes les mauvaises choses arrivées dans ma vie. Si souvent nous sommes amenés à graviter, graviter… Laisser tout cela et avancer en regardant la réalité plus grande et plus vraie de la vie : Jésus est vivant, Jésus m’aime. C’est la réalité la plus grande. Et je peux faire quelque chose pour les autres. C’est une belle réalité, positive, solaire, belle ! Le volte-face c’est cela : passer des pensées sur mon moi à la réalité de mon Dieu ; passer – avec un autre jeu de mot – du “soi” au “oui”. Du “soi” au “oui”. Qu’est-ce que cela signifie ? “S’il nous avait libéré, si Dieu m’avait écouté, si la vie était allée comme je voudrais, si j’avais ceci et cela…”, sur un ton de plainte. Ce “soi” n’aide pas, il n’est pas fécond, il n’aide ni nous-mêmes ni les autres. Voilà nos soi, semblables à ceux des deux disciples. Mais ces derniers passent au oui : “Oui, le Seigneur est vivant, il marche avec nous. Ou, maintenant, pas demain, nous nous remettons en chemin pour l’annoncer”. “Oui, je peux faire cela pour que les gens soient plus heureux, pour qu’ils soient mieux, pour aider tant de monde. Oui, oui, je le peux”. Du soi au oui, de la plainte à la joie et à la paix, parce que lorsque nous nous plaignons, nous ne sommes pas dans la joie ; nous sommes dans un gris, dans cette ambiance grise de la tristesse. Et cela ne nous aide pas ni ne nous fait grandir. Du soi au oui, de la plainte à la joie du service.

Ce changement de rythme, du moi à Dieu, du soi au oui, comment est-il arrivé chez les disciples ? En rencontrant Jésus : les deux disciples d’Emmaüs lui ouvrent d’abord leur cœur ; puis ils l’écoutent expliquer les Écritures ; ils l’invitent donc chez eux. Ce sont trois passages que nous pouvons aussi réaliser dans nos maisons : d’abord, ouvrir son cœur à Jésus, lui confier les poids, les fatigues, les déceptions de la vie, lui confier les “soi”; et puis, deuxième étape, écouter Jésus, prendre l’Évangile dans ses mains, lire aujourd’hui même ce passage, au chapitre 24 de l’Évangile de Luc ; troisièmement, prier Jésus, avec les paroles mêmes de ses disciples : “Seigneur, ‘reste avec nous’ (v. 29). Seigneur, reste avec moi. Seigneur, reste avec nous tous, car nous avons besoin de Toi pour trouver le chemin. Et sans Toi il y a la nuit”.

Chers frères et sœurs, dans la vie nous sommes toujours en chemin. Et nous devenons ce vers quoi nous allons. Choisissons le chemin de Dieu, pas celui du moi ; le chemin du oui, pas celui du soi. Nous découvrirons qu’il n’existe pas d’imprévu, pas de montée, pas de nuit qui ne puissent être affrontés avec Jésus. La Vierge Marie, Mère du chemin, qui en accueillant la Parole a fait de toute sa vie un “oui” à Dieu, nous indique la voie.

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(6)Homélie du pape François pour la messe du 29 avril Fête de sainte Catherine de Sienne : 1ère lecture 1 Jn 1,5 - 2,2 ; Évangile Mt 11, 25 - 30

Dans la première Lettre de saint Jean apôtre, il y a beaucoup de contrastes : entre lumière et ténèbres, entre mensonge et vérité, entre péché et innocence (cf. 1 Jn 1,5-7). Mais l’apôtre renvoie toujours au concret, à la vérité, et il nous dit que nous ne pouvons pas être en communion avec Jésus et marcher dans les ténèbres, parce qu’il est la Lumière. Soit l’un, soit l’autre : le gris est pire encore, parce que le gris te laisse croire que tu marches dans la lumière, parce que tu n’es pas dans les ténèbres, et cela te tranquillise. C’est vraiment traître, le gris. Soit l’un, soit l’autre.

L’apôtre poursuit : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous » (1 Jn 1,8), parce que nous avons tous péché, nous sommes tous pécheurs. Et là, il y a quelque chose qui peut nous tromper : en disant « nous sommes tous pécheurs », comme celui qui dit « bonjour », « bonne journée », quelque chose d’habituel, et même quelque chose de social, nous n’avons pas une véritable conscience du péché. Non : je suis pécheur pour ceci, ceci et cela. Le concret. Le concret de la vérité : la vérité est toujours concrète ; les mensonges sont éthérés, ils sont comme l’air, tu ne peux pas le prendre. La vérité est concrète. Et tu ne peux pas aller confesser tes péchés de façon abstraite : « Oui, je…, oui, une fois j’ai perdu patience, une autre fois… » et des choses abstraites. « Je suis pécheur ». Le concret : « J’ai fait ceci. J’ai pensé ceci. J’ai dit ceci ». Le concret, c’est ce qui me fait sentir que je suis pécheur sérieusement, et pas « pécheur en l’air ».

Jésus dit dans l’Évangile : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11,25). Le concret des petits. C’est beau d’écouter les petits quand ils viennent se confesser : ils ne disent pas des choses étranges, « en l’air » ; ils disent des choses concrètes et parfois trop concrètes parce qu’ils ont cette simplicité que Dieu donne aux petits. Je me souviens toujours d’un enfant qui est venu, une fois, me dire qu’il était triste parce qu’il s’était disputé avec sa tante. Mais ensuite, il a continué. J’ai dit : « Mais qu’est-ce que tu as fait ? – J’étais à la maison, je voulais aller jouer au foot » – un enfant, mais la maman n’était pas là – et la tante a dit : « Non, tu ne sors pas ; il faut d’abord que tu fasses tes devoirs ». « Un mot, un autre, et à la fin je l’ai envoyée promener ». C’était un enfant qui avait une grande culture géographique : il m’a même dit dans quel pays il avait envoyé sa tante ! Ils sont comme cela : simples, concrets.

Nous aussi, nous devons être simples, concrets. Le concret te pousse à l’humilité, parce que l’humilité est concrète. « Nous sommes tous pécheurs » est quelque chose d’abstrait. Non ! « Je suis pécheur pour ceci, ceci et cela ». Et cela me fait honte quand je regarde Jésus : « Pardonne-moi ». La véritable attitude du pécheur. « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous » (1 Jn 1,8). Et une façon de dire que nous n’avons pas de péché, c’est cette attitude abstraite. « Oui, nous sommes pécheurs, oui, j’ai perdu patience une fois… » mais tout « en l’air ». Je ne me rends pas compte de la réalité de mes péchés. « Mais, vous savez, tous, nous faisons tous ces choses-là, je suis désolé, je suis désolé… cela me fait souffrir, je ne veux plus faire cela, je ne veux plus dire cela, je ne veux plus y penser… ». C’est important qu’en nous-mêmes, nous nommions nos péchés. Le concret. Parce que si nous restons « en l’air », nous finirons dans les ténèbres. Devenons comme les petits, qui disent ce qu’ils sentent, ce qu’ils pensent : ils n’ont pas encore appris l’art de dire les choses un peu « emballées » pour qu’on les comprenne sans les dire. C’est un art des grands, qui ne nous fait souvent pas de bien.

Hier, j’ai reçu une lettre d’un garçon de Caravaggio. Il s’appelle Andrea. Et il me racontait sa vie. Les lettres des adolescents, des enfants, sont très belles parce qu’elles sont concrètes. Et il me disait qu’il avait écouté la messe à la télévision et qu’il devait « me gronder » pour quelque chose : parce que je dis : « la paix soit avec vous », « et tu ne peux pas dire cela parce qu’avec la pandémie, nous ne pouvons pas nous toucher ». Il ne voit pas que vous [ici, dans l’église], vous faites un geste de la tête et vous ne vous touchez pas. Mais il a la liberté de dire les choses telles qu’elles sont. Nous aussi, avec le Seigneur, nous devons avoir la liberté de dire les choses telles qu’elles sont : « Seigneur, je suis dans le péché, aide-moi ». Comme Pierre après la première pêche miraculeuse : « Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur » (Lc 5,8). Avoir cette sagesse des choses concrètes. Parce que le diable veut que nous vivions dans la tiédeur, tièdes, dans le gris : ni bons, ni mauvais, ni blanc, ni noir, gris. Une vie qui ne plait pas au Seigneur. Le Seigneur n’aime pas les tièdes.

Le concret. Pour ne pas être des menteurs. « Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés » (1 Jn 1,9). Il nous pardonne quand nous sommes concrets. C’est très simple, la vie spirituelle, très simple ; mais nous la compliquons avec ces nuances, et à la fin, nous n’arrivons jamais…

Demandons au Seigneur la grâce de la simplicité. Qu’il nous donne cette grâce qu’il donne aux simples, aux enfants, aux adolescents qui disent ce qu’ils sentent, qui ne cachent pas ce qu’ils sentent. Même s’ils se trompent, mais ils le disent. Avec Lui aussi, dire les choses : la transparence. Et ne pas vivre une vie qui n’est ni une chose, ni une autre. La grâce de la liberté pour dire ces choses ; et aussi la grâce de bien connaître qui nous sommes devant Dieu.

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(7)Interview du professeur Didier Raoult https://youtu.be/FcvDi6tjldk

 

 

P. Bertrand de Courville

 

Curé-modérateur 

Paroisse St Benoît du pays de Beaurepaire

Paroisse St Pierre des Chambarans

 

150 avenue Charles de Gaulle

38270 BEAUREPAIRE

Tel. 04 74 84 33 19

bertrand.decourville@diocese-grenoble-vienne.fr

 

PARCOURS ALPHA

PARCOURS ALPHA

Année 2020

Après l'interruption due au Covid: un nouveau parcours ALPHA

débute le jeudi 17 septembre 2020 à 19H30

à la 

Maison Paroissiale Beaurepaire  

Contact: Violaine VALLET 06 74 42 05 31   violaine.vallet@hotmail.fr

 

 

calendrier téléchargeable ci dessous

L'EGLISE NE VIT QUE PAR LES DONS DES FIDELES. Elle n'a aucune subvention de qui que ce soit.

L'absence de messes et de célébrations pendant le temps du confinement à déséquilibré le budget

Pensez au DENIER DE L'EGLISE (enveloppe pendant la quête ou à la maison paroissiale, avec vos coordonnées pour la déduction fiscale)

Le don en ligne est possible par le lien ci dessous

  https://www.diocese-grenoble-vienne.fr/soutien-financier.html

au niveau de la paroisse:

À LA QUETE, DEUX EUROS CE N’EST PAS DE TROP:

La quête est un acte liturgique. Au moment de la présentation des offrandes du pain et du vin, les fidèles en donnant à la quête offrent une partie de leur travail : ils s’associent ainsi à l’offrande du Christ… !

Actuellement, la moyenne du don d’un pratiquant régulier est entre 1,0 € et 1,30 €. Il semble possible de demander une petite augmentation en allant jusqu’à 2 €. Une moyenne de 2€ permettrait à la paroisse de mieux assurer ses besoins en fonctionnement et éviter les déficits

Chacun est invité à donner selon ses possibilités… !

Notre agenda
Paroisse Saint Benoît du pays de Beaurepaire
Le 29 Août
à 18h30
Célébration
Départ du père bertrand
Le 06 Septembre
à 12h / 12h30 après la messe
Rencontre
Repas partage
Le 13 Septembre
à 10h30
Célébration
Messe de lancement de l'année pastorale
église de Marnans
Le 17 Septembre
à 19h30
PARCOURS ALPHA
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