Notre-Dame Réconciliatrice

Le Relais Notre-Dame Réconciliatrice

Le Relais Notre-Dame Réconciliatrice

 

Notre église Notre-Dame Réconciliatrice se situe 12 rue Joseph Chanrion à Grenoble, non loin de la place de Verdun et la Préfecture de l'Isère.

  • Permanences d'accueil du Lundi au Vendredi de 17h à 18h30
  • Téléphone : 04 76 42 47 41 pendant les permanences, sinon au 04 76 42 47 98

Messes: 

  • du lundi au vendredi à 18h30
  • le samedi à 18h (messe anticipée du dimanche)
  • le dimanche à 10h30

 

L'Histoire de l'église...

L'Histoire de l'église...

 

NOTRE DAME D'AILLEURS

Construite en 1876 pour accueillir les pères missionnaires de La Salette, l’Eglise Notre Dame Réconciliatrice rappelle la mode orientaliste qui fit fureur à Grenoble tout au long du XVIIIème siècle.

C’est une nef étrange aux allures d’ailleurs, ancrée comme par erreur dans une rue aux immeubles sages. Eglise, mosquée, temple, caserne ou usine, la fonction du bâtiment ne se devine pas d’un simple regard.

Pas de clocher ou de croix sur le toit, pas de vitraux, mais d’étranges fenêtres aux courbures indubitablement orientales. Sur les murs de pierre, de magnifiques entrelacs et des oiseaux stylisés disent l’ailleurs, le lointain, les merveilles de l’Orient. Mais rien ne laisse deviner une église.

Il faut s’arrêter, délaisser l’idée de vouloir entrer par la grande porte et franchir la grille bleue ouverte sur le côté : Un narthex moderne et clair qui ressemble plus à un hall d’accueil, une porte latérale et enfin une église.

Une longue chapelle en dominante bleue, superbement dépouillée après le foisonnement de l’extérieur. Au milieu des fleurs et des cierges, la statue de Notre-Dame de la Salette en pleurs, le visage dans les mains.

Des poteaux de fonte et une longue balustrade, un choeur surélevé, une croix en creux découpée dans un mur blanc. Notre-Dame Réconciliatrice se révèle peu à peu aux visiteurs qui prennent le temps de la découvrir.

C’est en 1876 que débutent les travaux, de ce qui ne devait être en principe qu’une chapelle provisoire. Le bâtiment est destiné aux missionnaires de la congrégation de Notre Dame de la Salette qui sont en quête de locaux. L’ensemble ne sera pas conçu comme une église, mais comme une maison, destinée à accueillir une congrégation : la chapelle occupe le rez-de-chaussée et les locaux d’habitation de la communauté les étages supérieurs. Mais l’originalité va surtout résider dans le style néo-Mauresque de l’ensemble.

Il faut dire qu’en cette fin de XIXème, l’orientalisme fait fureur dans la capitale des Alpes. C’est l’époque des grands voyages en Egypte du Dr Clot-Bey ou du comte Louis Saint-Ferriol, propriétaire du château d’Uriage. Au muséum d’histoire naturelle créé en 1854 on peut admirer une multitude plantes exotiques ainsi qu’un splendide élevage d’autruches africaines. L’architecture n’est pas en reste et trois bâtiments de style oriental vont voir le jour dans la région grenobloise : la villa des Magnolias (aujourd’hui Casamaures) de Saint-Martin-le-Vinoux, la chapelle Notre-Dame-de-la-Vallée, dont, on peut encore admirer le dôme en forme de marabout algérien dans le parc du lycée horticole de Saint-Ismier, et l’église Notre Dame Réconciliatrice.

BETON, CIMENT, FONTE ET ACIER

Cette dernière est réalisée sur les plans de l’architecte Choupin. C’est l’époque où le béton fait son apparition. On l’utilise pour fabriquer de fausses pierres que l’on marie avec la brique ou le ciment moulé.

Les sous-sols de l’église sont entièrement construits en fausse pierre. A l’étage du dessus c’est le métal qui domine : fonte et acier.

Les deux niveaux suivants sont construits en bois, mais un bois de très mauvaise qualité, comme le constatera en 1993 René Maison, l’architecte chargé des travaux de rénovation d’un bâtiment menacé d’écroulement.

Il faudra alors, pour conserver l’aspect du site en voie de classement aux monuments historiques, suspendre les planchers des deux derniers étages à des poudres en lamellé-collé de plus d’un mètre de hauteur, placées dans les combes.

Tour à tour, chapelle de congrégation, grenier à foin entre 1902 et 1924, église paroissiale ou à présent relais paroissial de Notre-Dame de l’Espérance, la chapelle de Notre-Dame Réconciliatrice continue de surprendre, d’étonner.

Dans les étages, les cinq pères et frères de la Salette poursuivent leur oeuvre de mission et de prière.

Tournant vers l’Orient, ses fenêtres aux arcs outrepassés, l’église semble parfois étrangement déplacés au coeurs des montages grenobloises.

 

                                          par Florence DALMAS


L'orgue de Notre-Dame Réconciliatrice

L'orgue de Notre-Dame Réconciliatrice

 

1850    Construction par le facteur CAVAILLE-COLL pour une communauté religieuse à Paris

1925     Transfert chez les Pères de la Salette à Paris

1960     Restauration et augmentation par le facteur Gutschenritter

1990    Transfert à la  chapelle Notre-Dame Réconciliatrice à Grenoble et augmentation, par les facteurs Promonet et Gouzy

Depuis son installation à Grenoble, l’orgue a  subi un entretien de base régulier. Tous les 30 ans environ, un relevage est indispensable.

Relevage Février-mars 2018

Une importante opération d’entretien a été effectuée sur l’orgue. Confiée au facteur d’orgue Dominique Promonet, elle a duré environ 2 mois.

L’orgue a sonné, à nouveau, le 25 mars 2018, dimanche des  Rameaux.

L’intervention s’est déroulée ainsi : démontage, nettoyage, réparations, remontage et, pour finir,  harmonisation et accord. L’orgue étant un instrument à vent comportant une multitude de circuits d’air, une grande partie de la restauration consiste en la détection et la suppression des fuites d’air.

L’opération a été supervisée techniquement par :

  • Pierre Perdigon,  rapporteur à la Commission pour la restauration des orgues en France pendant 25 ans,
  • Bruno Charnay, titulaire de l’orgue de Saint-André, et Henri-Pierre Charles, organiste à Notre-Dame Réconciliatrice.

Le coût de l’opération, environ 8000 €, a été pris en charge par l’Association qui gère les biens de la Congrégation des Missionnaires de la Salette.

                                                                    

                             par Henri Grenard