Notre Dame de Plaine Fleurie

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15ème dimanche du temps ordinaire -Année C

(Dt 30, 10-14 / Ps18 / Col 1,15-20 / Lc 10, 25-37)

"Qui est mon prochain?"

Bonjour,
Aujourd'hui, dimanche 14 juillet 2019, l'eucharistie a été préparée par le groupe Charlaix-Maupertuis, elle sera co-animée par nos amis venus de Rouen, Ghyslaine et Jean-Marc Dumesnil.
Il n'aura échappé à personne que c'est aujourd'hui la fête nationale de notre République.
La devise "Liberté, Egalité, Fraternité", s'inscrit, depuis le 14 juillet 1880, sur tous les frontons de la république.

Jean-Paul II, le 1er juin 1980, au Bourget, rappelait :
"On sait la place que l'idée de liberté, d'égalité et de fraternité tient dans VOTRE culture, dans VOTRE histoire. Au fond, ce sont là des idées chrétiennes. Je le dis tout en ayant bien conscience que ceux qui ont formulé ainsi, les premiers, cet idéal, ne se référaient pas à l'alliance de l'homme avec la sagesse éternelle. Mais ils voulaient agir pour l'homme".
Ce lien étroit entre l'homme et Dieu, est le fil conducteur de notre eucharistie d'aujourd'hui. Ce lien étroit nous invite à reviser notre relation à notre prochain.


Homélie du Père GENEVAY
"Ecoute la voix du seigneur ton Dieu ...
Elle est tout près de toi cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton coeur afin que tu les mettes en pratique". Dans la 1ère lecture Parole tirée du Deutéronome, livre de la loi, les commandements. Ce n'est pas un code extérieur imposé arbitrairement par Dieu à son peuple.
Elle est une loi d'alliance qui engage les partenaires.
Elle est Parole qui appelle à partir du coeur de chacun.
Elle est Parole qui fait vivre.
Et Jésus n'est pas venu abolir mais accomplir la Loi.
Cette Loi est Parole d'Amour :
- Aimer Dieu "Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence".
- Aimer l'autre : "et ton prochain comme toi-même".
Mon prochain : c'est l'Evangile du Bon samaritain.
Ton prochain ce n'est pas celui qui m'est donné par la parenté, la race ou toute autre solidarité mais c'est delui dont j'accepte de m'approcher, celui dont moi je me fais proche, celui dont moi je me fais le prochain. La question n'est plus alors qui est mon prochain mais suis-je le prochain de l'autre ?
Aimer c'est aller vers l'autre.
C'est se donner à l'autre, celui qui a besoin de moi, de mon aide, de mon soutien, de mon respect,de mon amour. L'autre que j'aime c'est celui que je construis et qui dans ce même mouvement me construit.
Et en cette fête nationale nous avons toujours à mieux découvrir l'autre avec qui je vis.
Jésus, le premier s'est fait le prochain, s'est fait notre prochain. Il s'est donné. Il a tout donné pour nous faire vivre. Il est l'image du Dieu invisible, selon la formule de Paul dans la deuxième lecture. Il s'est fait le prochain de l'humanité blessée par le péché. Il a fait la paix par le sang sur sa croix.
Nous aussi mettons nous à a suite de Jésus. Devenons comme Jésus le prochain de tous nos frères et comme Jésus soyons témoins de l'amour. Amen


Prière universelle
Liberté, égalité, fraternité pour notre Eglise.
Ces valeurs ne pourront grandir dans notre Eglise que si sa gouvernance accueille la parole de tous les baptisés, en toute transparence ; que l'esprit de communion l'emporte sur celui de la division ou de l'éloignement. Ensemble, nous prions .  

Liberté, égalité, fraternité pour notre monde :
que ces 3 valeurs habitent le coeur de nos dirigeants, et, de tous ceux et celles qui détiennent 1 responsabilité dans nos sociétés contemporaines. Ensemble, nous prions.

Solidarité...
Seigneur, éveille en nos cœurs l'importance et le souci du plus pauvre, de celui qui frappe à notre porte et appelle à un geste fraternel. Ensemble, nous prions.

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14 ème dimanche du Temps ordinaire - Année C

(Is 66,10-14c;Ps 65(66),1-3a,4-5,6-7a,16.20;Ga 6,14-18;Lc 10,1-12.17-20)

En ce début des vacances les textes nous invitent à re-découvrir la radicale nouveauté de l'évangile, cette bonne nouvelle qui est, pour tous, source de joie, d'espérance et de paix. Dieu réalise des exploits redoutables mais nous avons de la peine à le reconnaitre, à l'accepter. Au cours de cette célébration demandons Lui de nous laisser remplir de sa tendresse et de sa miséricorde.

Homélie du Père GENEVAY
Luc a déjà donné dans son évangile l'appel des 12
Les 12 apôtres rappelant les 12 tribus d'Israël et par là annonçant de façon symbolique le nouveau Peuple de Dieu,l'Eglise.
Aujourd'hui l'Eglise nous donne une autre page de Luc, celle de l'envoi en mission des 72 disciples.
72 est bien lui aussi un chiffre symbolique pour la Bible. Il reprend le nombre de clans issus de Noé après le déluge et qui peuplèrent toute la terre. Ce chiffre évoque toutes les nations païennes et ici, sous la plume de Luc, venu lui-même du paganisme, il signifie l'universalité de la mission confiée à l'Eglise.
Aussi, nous aussi comme les 12, nous sommes appelés à construire l'Eglise, à prendre des responsabilités dans l'Eglise.
Comme les 12 nous sommes appelés à témoigner de l'Evangile dans le monde.
Et Luc va tout au long de cette page préciser cette mission dans le monde en précisant les consignes données par Jésus aux 72 disciples.
- L'objet de la Mission :"Paix à cette maison"
"Guérissez les malades qui s'y trouvent et dites : le règne de Dieu s'est approché de vous."
C'est l'annonce de la Bonne Nouvelle : Bonne nouvelle de guérison des coeurs, Bonne Nouvelle du Salut, Bonne Nouvelle de l'irruption dans le monde de l'Amour de Dieu.
Dieu est Amour. Croyez à cet Amour et convertissez-vous.
- La forme de la Mission :
Il les envoya 2 par 2. Ils ne sont pas envoyés seuls. Ce n'est pas leur Bonne Nouvelle à eux. Ils sont envoyés "en Eglise". Ils sont les témoins d'une Bonne Nouvelle qu'ils ont reçue de Jésus.
- Mission urgente et exigeante qui demande au messager de la Bonne Nouvelle de vivre une attitude permanente de détachement et de totale remise entre les mains de Dieu.
N'emportez ni bourse, ni sac, ni sandale et ne saluez personne en chemin.
-Dans toute maison où vous entrerez...  les Missions que donne Jésus doivent tenir compte des réalités du quotidien : celles de la maison où se réunit la famille, celles de la ville, celles du monde. Tous ces lieux de vie sont des lieux d'évangélisation.
- La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux.
Une mission sans commune mesure avec le petit nombre de missionnaires. Ce sont des ouvriers qui sont tout petits en face de la grandeur de la mission qui leur est confiée. Dieu est leur unique recours.Lui seul peut vraiment en susciter d'autres.
"Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa mission".
- Mission enfin vécue dans l'action de grâce : "Réjouissez-vous, c'est l'Esprit de Dieu qui agit".
Lui même fait cette prière d'action de grâce : "Père, seigneur du ciel et de la terre je proclame ta louange. Ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l'as révélé aux tout petits".
Relisons souvent cette page de l'Evangile et faisons la nôtre. Elle est notre feuille de route de chrétiens dans le monde.
En ce temps de l'été, en ce temps de vacances, qu'elle soit notre point de repère avec ceux que nous allons rencontrer. Amen


Prière universelle
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson »Ton Eglise a besoin d'ouvriers. Pour que les pasteurs et les équipes qui les entourent s'ouvrent à l'Esprit Saint afin de discerner ensemble la mission toujours nouvelle. Seigneur, nous te prions

« Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’être une création nouvelle »
Pour que chaque communauté paroissiale vive de l’Evangile reçu avec joie et qu’elle ait le souci de le partager avec ceux qui ne partagent pas notre foi. Seigneur, nous te prions

« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve »
Pour que tout homme s'efforce, là où il est, de poser des gestes de paix afin que celle-ci se communique de proche en proche et que grandisse l'espérance en un monde où la fraternité devient réalité. Seigneur, nous te prions

« Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes »
Pour que ce temps de vacances ouvre chacun d'entre nous à la rencontre afin qu'il découvre l’inattendu que révèle la beauté de toute vie donnée, reçue. Seigneur, nous te prions

A l'issue de la messe Alexis SIROLLI et Romane GIRAUDON ont été baptisés

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13è dimanche du Temps Ordinaire - Année C

(1R19, 16b.19-21 / Ps 15 / Ga 5, 1.13-18 / Lc 9, 51-62)
« Parle, Seigneur, ton serviteur écoute »

Mot d’accueil

Ce dimanche, nous sommes réunis pour la dernière messe de l’année avant les vacances. A la sortie, nous pourrons dire au revoir et remercier le père Jean-Marie Guillemot.
Cette célébration a été préparée par les membres de l’équipe relais qui est à votre service et vous remercie pour votre soutien. L’équipe se renouvelle : Dominique Desbenoit, après 3 ans de service bien rempli, a demandé à Aude Dubrulle de la remplacer. Celle-ci a accepté.
Nous remercions également Dina Ferreri, Sabine et Edouard Filipe pour leur participation à l’équipe baptême. Marie Perret rejoint Emilie et Emmanuel Gava pour continuer. D’autres volontaires sont bienvenus dans cette équipe baptême.
La célébration de ce dimanche est justement centrée sur la réponse aux appels que chacun reçoit !

Homélie du père Genevay

Pendant cette période dite du temps ordinaire, nous reprenons l’évangile de Luc que nous avions laissé avant le Carême.
Après la 2è annonce de la Passion, Jésus donne le but de sa démarche : Il va être enlevé au ciel. Il donne le chemin : c’est la route vers Jérusalem, la montée vers la Passion/résurrection.
C’est aussi la route des disciples appelés à suivre Jésus. Dans cet appel, Jésus donne 3 repères qui rappellent d’ailleurs notre baptême : 
- Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête
- Laisse les morts enterrer leurs morts
- Quiconque regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu
1. Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête
La 1ère condition pour suivre Jésus : ne rien avoir qui puisse nous retenir. Tout ce qui contribue à nous installer freine notre marche à la suite de Jésus. Dans le baptême, c’est la renonciation au mal.
2. Laisse les morts enterrer leurs morts : l’urgence est du côté de la vie. Il y a urgence à être, chacun de nous, ouvrier du Royaume de Dieu.  L’eau du baptême est signe de cette vie en Jésus ressuscité. Par le baptême, nous recevons la vie de Dieu et devenons enfant de Dieu.
3. Quiconque regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu
C’est vers l’avenir que Dieu nous pousse. Nous n’avons pas à ressasser de vieux souvenirs… « Du temps où… ». Hommes et femmes d’aujourd’hui, nous sommes appelés à nous tourner vers l’avenir. Notre vie terrestre est transformée en la vie éternelle de Jésus ressuscité.  Notre Dieu fait toute chose nouvelle, il est le Dieu de la promesse. Le baptême est le point de départ d’une vie nouvelle. 
C’est Jésus qui est notre priorité. Jésus montant à Jérusalem nous dit ces priorités, ces exigences : exigences de liberté et d’amour, rappelées par Paul dans la 2è lecture.
Entendons ces appels de Jésus et avançons sur ses pas en nous laissant habiter et conduire par l’Esprit.

Ce dimanche, Ninon HUCHER, Joey POMPILIO et Julie GAUQUELIN ont été baptisés
 

Mot de remerciements au père Jean-Marie Guillemot

Avant d’inaugurer la saison 3 – épisode 1, au nom de la communauté paroissiale, je voudrais exprimer un très grand merci au Père Jean-Marie Guillemot. Tout d’abord merci pour les nombreuses rencontres et son soutien à ce qui se vivait dans la paroisse. Puis sa contribution à la richesse de ce qui a été mis en œuvre durant cette année, si vite passée.

Quelques rappels de points forts : la pastorale des jeunes, la catéchèse comme grande aventure, le parcours Venez et Voyez à proposer aux jeunes qui préparent leur mariage ou aux parents qui demandent le baptême pour leur enfant, le soutien pour l’accueil des Migrants, les messes de l’Aurore et tant d’autres initiatives dans les Relais. 

Nous vous souhaitons, cher père Jean-Marie, une bonne intégration dans cette communauté de l’Emmanuel du diocèse de Lyon.

Pour la nouvelle étape de notre paroisse, nous aurions un souhait, être consultés lors des décisions importantes qui nous concernent. Si « Dieu ne dort jamais », même si nous ne dormons qu’un tiers de 24 heures, il nous reste encore les 2 autres tiers !

Chacun pourra échanger avec le père Jean-Marie à la sortie de l’église autour d’un verre de l’amitié ou du repas partagé qui fera suite.

Bon dimanche à tous et à chacun, et bel été.

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Le Saint Sacrement -Année C

(Gn 14, 18-20 ; Ps 109 ; 1 Co 11, 23-2 6; Lc 9, 11b-17)
"Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés"

Homélie du père GENEVAY
La multiplication des pains est un signe de Jésus.
Ce que nous appelons"miracle", actions merveilleuses et qui nous dépassent sont pour Jésus des signes c'est-à-dire des actions qui veulent dire autre chose que ce que nous voyons. Ils annoncent une bonne nouvelle de salut.
La multiplication des pains exprime la démarche d'un peuple qui attend une nourriture : la nourriture du corps.
Et Jésus va répondre en abondance.
    "Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramasse les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers".Ainsi cette nourriture donnée en abondance, dans cade lieu désert, annonce une autre nourriture, un autre pain partagé qui leur sera donné en abondance : le pain de l'Eucharistie.
Les premiers chrétiens qui ont écrit cet évangile ne se trompaient pas. Les gestes de Jésus à la multiplication des pains, les Evangiles nous les décrivent avec les gestes de Jésus au cours de son dernier repas et les gestes du prêtre à chacune de nos Eucharisties :
    "Jésus prit les 5 pains ... et levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils les distribuent à la foule".
Ainsi l'Eucharistie c'est ce don de Dieu, ce don du corps du ressuscité qui se donne en nourriture pour nous faire vivre de sa vie. Ainsi l'Eucharistie est partage du Corps du Christ pour construire, faire vivre chacun de nous et par là construire l'Eglise.
    - L'Eglise fait l'Eucharistie
    - L'Eucharistie fait l'Eglise.
En cet Eucharistie demandons à l'Esprit de Jésus de faire mieux vivre le mystère de l'Eucharistie, mystère de vie, mystère de partage pour construire toujours mieux l'Eglise.  Amen


Prière universelle
Seigneur, donne à ton Eglise, l'écoute, l'humilité, l'attention aux frères. Qu'elle sache se détacher des richesses matérielles et partager avec ceux qui sont au bord du chemin.

Seigneur, apprends à ceux qui ont des responsabilités à lever les yeux vers ce monde assoiffé de paix et de justice.
Qu'ils unissent leurs efforts dans l'intérêt commun à notre planète.

Seigneur, nous recevons : amour, force, courage, persévérance grâce à L'Eucharistie ce mystère de Vie.
Aides-nous à transmettre ces valeurs qui nous font vivre, à notre entourage et à tous les jeunes qui ont une faim spirituelle.


Pour cette dernière messe des familles de l'année, les jeunes enfants et leurs parents se sont retrouvés pour un partage de l'Evangile du jour.
Au moment de l'offertoire, ils ont apporté en procession ls éléments de l'Eucharistie Un grand merci à l'équipe animatrice.

 

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Dimanche de la Pentecôte

(Ac 2, 1,-11 ; Ps 103 ; Rm 8, 8-17 ; Jn 14, 15-16.23b-26)

Mot d’accueil :
La Pentecôte, c’est Pâques répandu dans le monde, c’est la vie pascale qui se répand en chacun de nous par l’Esprit saint.
L’Esprit nous fait souvenir de ce que le Christ a dit et fait. Il nous aide à suivre son chemin.
Il nous apporte sa lumière. Il nous donne la force de marcher, d’aller propager la bonne nouvelle chez nous et plus loin. Nous pouvons alors devenir des semeurs de réconfort et d’espérance, des artisans de justice et de paix.
Quelles que soient nos origines,
« Nous entendons tous proclamer dans notre langue les merveilles de Dieu »

Cette phrase est reprise en différentes langues (anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, dialecte ivoirien). 


Homélie du Père GENEVAY
50 jours après Pâques la Fête de la Pentecôte est la fête de l'accomplissement du Mystère Pascal.
Pour le peuple de la Bible la Pentecôte célèbre la révélation de Dieu au Sinaï et symbolise la fête de l'Alliance entre Dieu et l'homme, et tout particulièrement l'accueil pour le croyant de la révélation donnée au Sinaï.
Pour nous, chrétiens, la Pentecôte est l'aboutissement de Pâques ; elle est le sommet de la révélation de Dieu en son Fils : le Ressuscité de Pâques donne son Esprit aux hommes qui deviennent la communauté de l'Alliance nouvelle : c'est l'inauguration du temps nouveau, le temps de l'Evangile, le temps de l'Esprit.
- Le récit imagé de St Luc dans la première lecture montre la venue de l'Esprit comme un souffle qui fait irruption dans la vie des apôtres réunis au Cénacle. Il est un vent violent qui pousse où il veut. Il est un feu qui anime et qui vivifie.
 Et les apôtres sont transformés : Ils annoncent la bonne nouvelle à toutes les nations qui sont sous le ciel de façon que chacun  puisse l'entendre dans sa propre langue.
Le jour de la Pentecôte l'Esprit fait naître l'Eglise et l'ouvre à sa mission universelle.
- La deuxième lecture et l'Evangile nous précisent l'action de l'Esprit en chacun de nous.
+ L'Esprit habite en nous, fait de nous des fils qui poussés par lui crions vers le Père en l'appelant "Abba" c'est à dire "Papa".
Notre identité profonde de chrétiens c'est d'être enfants de Dieu en Jésus ressuscité. C'est l'Esprit du Ressuscité qui, en nous, fait de nous des ressuscités c'est à dire en Jésus des Fils de Dieu."Il vous enseignera tout" ... Il rendra présent tout ce que  Jésus  a dit. 
 C'est l'Esprit qui anime notre vie de chrétiens. C'est en lui et avec lui que nous avons la foi.
C'est en lui que nous disons "Christ est ressuscité". C'est en lui que nous disons à Dieu : "Père".
Mettons dans nos vies l'Esprit de Pentecôte.
- Esprit qui fait naître l'Eglise par les sacrements.
- Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu.

- Esprit enfin qui anime notre foi et nous la fait proclamer en étant des témoins.  Amen.


Prière universelle
Réécoutons l’apôtre Paul :
« Si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste  marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre puisque vous êtes devenus des justes »
Seigneur, en ton Eglise, lave ce qui est souillé, guéris ce qui est blessé !
Donne à tes disciples, le discernement et la force d’accomplir ce qui est juste, donne  à tes disciples le goût de la vraie liberté.
 
Seigneur les relations humaines sont difficiles, à fortiori au sein des états et entre les nations.
Pour qu’un avenir soit possible, à Toi Esprit Saint, nous confions les angoisses et les attentes de ceux qui souffrent en ce monde. 
A Toi Esprit du Père et Fils qui travaille sans cesse au cœur des hommes de bonne volonté, au cœur de ceux qui peuvent comprendre que le pouvoir est un service.
 
« Remplis de l’Esprit Saint, chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit »
Seigneur convertis nos regards et nos cœurs, afin que nous nous réjouissions des dons propres à chacun. 
Que nous soyons attentifs à les favoriser et qu’ensemble nous puissions proclamer les merveilles de Dieu.
Apprends nous Seigneur à parler la langue de l’autre, pour une rencontre en vérité et qu’ensemble nous puissions nommer Dieu « Notre Père » Abba »

A l'issue de la messe Guilian PETRONE a été baptisé.

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7ème dimanche de Pâques-Année C

(Ac 7,55-60/Ps 96/Ap 22,12-14,16-17.2/Jn 17,20-26)

"Qu'ils deviennent parfaitement un"

Alors, du mont des oliviers ils s'en retournèrent à Jérusalem... Rentrés dans la ville ils montèrent dans la chambre haute... Tous d'un même codeur étaient assidus à la prière avec. quelques femmes dont Marie, la mère de Jésus et avec ses frères.
Ce texte des Apôtres (Actes 1,12-14) nous présente le groupe des disciples entre l'Ascension de Jésus et la Pentecôte.
Le ressuscité de Pâques ne se montre plus et les disciples attendent la venue de l'Esprit que Jésus leur a promis.
Attente de la prière.
Ainsi ce dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte est le dimanche de la prière.
Les trois textes que nous venons de lire nous présentent trois formes de prière :
La prière de Jésus
La prière d'Etienne le premier martyr.
La prière de l'Eglise de l'Apocalypse qu'attend le retour dernier du Seigneur.
- La prière de Jésus est la prière que St Jean nous rapporte après le dernier repas. "A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père".
Prier pour Jésus c'est entrer dans ce grand moment de la prière pascale que Jésus adresse à son Père. Jésus se tourne vers son Père comme il va le faire en donnant sa vie dans sa Passion / Résurrection. Prier c'est se tourner vers Dieu, c'est se donner à Dieu.
+ Jésus prie pour lui : "Père glorifie ton Fils"
+ Jésus prie pour ses disciples : "Qu'ils soient un".
Etre un c'est plus qu'être unis, c'est former un seul être : C'est faire ce que nous voulons en Christ, c'est entre nous former le corps du Christ".
Cette prière pour l'unité est fondée en Jésus sur l'unité du Père et du Fils.
"Que tous soient un comme toi et moi sommes un"
+ Cette unité de disciples est témoignage.
"Qu'ils soient un en nous pour que le monde Croie".
- La prière de Jésus vécue par le premier témoin, le premier martyr, Etienne c'était la première lecture.
Etienne a suivi son maître jusqu'à l'inviter dans la mort avant de le rejoindre dans la gloire.
Etienne se tourne vers Jésus comme vers le seigneur pour que le mystère pascal se déplore.
La mort d'Etienne est présentée comme la mort de Jésus.
+ Comme Jésus il témoigne : " Voici que je contemple les cieux ouverts : Le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu".
+ Comme Jésus il est entrainé hors de la ville
+ Comme Jésus il remet son esprit
+ Comme Jésus il prie pour ses bourreaux.
+ Comme la prière de Jésus, la mort d'Etienne est témoignage : Saul qui est là deviendra Paul le Missionnaire de l'Evangile.
Enfin la prière de l'Eglise tout au long des temps aujourd'hui et demain : la prière de l'apocalypse.
C'est la prière de l'attente du retour du seigneur : il est là mais il reviendra dans la gloire.
Viens Seigneur Jésus, la prière de l'Eglise :
+ Viens aujourd'hui dans ma vie, dans la vie du monde.
+ Viens à la fin des temps accomplir définitivement ta Pâque.
Viens car tu es la vie, tu es l'Amour.  Amen.
 
Homélie du Père GENEVAY

Angelie et Noémie Marcellin-Gros ont été baptisées à l'issue de la messe.

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Jeudi de l'Ascension

(Ac 1, 1-11. Ps 46 (47), 2-3,6-7,8-9. He 9,24-28 ; 10,19-23. Lc 24, 46-53)
Mot d'accueil : 
L’Ascension est un envoi en mission. Même si à la suite de cet évènement, le Christ n’est plus là physiquement, il est sans cesse présent auprès de nous.
Cette fête de l’Ascension nous rejoint au cœur quelle que soit notre situation. Elle fait partie des évènements fondateurs de la foi au Christ, d’autant plus qu’elle donne aux hommes leur liberté.
Loin de s’imposer à nous, Jésus nous laisse libre de croire et donc d’aimer véritablement.  

Homélie du Père GENEVAY
La fête de l’Ascension est une autre façon de célébrer le mystère de Pâques.
Par la fête de Pâques nous avons célébré la vie, le passage de Jésus, fils d’homme de la mort à la vie et le jour de Pâques nous avons chanté : « Il est vivant ».
Aujourd’hui, fête de l’Ascension nous célébrons Jésus, le Vivant, qui rejoint Dieu, qui rejoint le Père et des signes sont là pour nous faire entrer dans l’intelligence de ce mystère.
- Le ciel où Jésus s’élève et disparait, c’est le lieu traditionnel où Dieu habite où Dieu est présent. Rappelons-nous la description de la Genèse, le ciel avec ses lampadaires, le soleil, la lune et les étoiles, signe de la présence de Dieu.
- La nuée qui enveloppe Jésus. C’est la nuée, le shékina de l’Exode. C’est la présence de Dieu qui conduisait le peuple dans le désert. C’est aussi la nuée qui enveloppait Jésus Moïse et Elie lors de la transfiguration.
- Et près de l’Evangile de Saint Matthieu il y a la montagne de Galilée où Jésus avait donné rendez-vous à ses disciples. C’est le lieu où Dieu rencontre l’homme comme au Sinaï avec Moïse ou sur la montagne de la transfiguration.
Ainsi Jésus est le ressuscité qui avec son corps d’homme rejoint Dieu. La Bible dit cela avec 2 expressions :
« Il entre dans la gloire de Dieu »
« Il vient s’asseoir à la droite du Père ».
Ainsi l’Ascension est donc la célébration du retour du Verbe auprès du Père :
« Le Verbe éternel, Parole du Père est venu chez les siens… et les siens ne l’ont pas reçu » nous dit St Jean.
Mais Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom » dit St Paul.
De ce voyage mystérieux, le Verbe de Dieu s’est enrichi du corps d’un homme Jésus et ce Jésus qui est mort est maintenant vivant, ressuscité.
Entré dans la gloire de Dieu, assis à la droite du Père, il vit de la plénitude de vie du Père, de la plénitude des perfections du Père, de la plénitude d’Amour du Père.
En cette fête de l’Ascension il ne faut pas nous arrêter à Jésus : « Soyez mes témoins ». Et Jésus s’adressant à ses apôtres s’adresse aussi à chacun de nous.
Pour l’humanité de Jésus qui est dans la gloire du Père, c’est toute l’humanité qui est appelée à rejoindre le Père, à être avec le Père. C’est de cela que les disciples doivent être témoins. C’est de cela que nous devons être témoins.

C’est là que fonde notre responsabilité de chrétiens dans le monde. Soyons signes de la présence nouvelle de Jésus qui nous entraine vers le Père et qui fait de nous ses témoins. Amen.

Prière Universelle :
« Vous allez recevoir une force quand l’Esprit Saint viendra sur vous, vous serez alors mes témoins »
Ultime mission reçue par les apôtres de la part de Jésus.
Aujourd’hui comme hier, Seigneur donne aux chrétiens du monde entier l’audace des apôtres, donne ton Esprit de Force dans l’adversité et le courage de la Vérité, afin de « réparer » ce qui en a besoin et de construire ce qui est juste.

Notre monde, l’Europe, La France sont fragiles, morcelés et les relations difficiles et les conflits violents.
Seigneur donne aux femmes et hommes  de bonne volonté, l’Esprit d’intelligence pour faire oeuvre de justice et de vérité. 

Aujourd’hui fête d’un ciel que le Christ a ouvert !
La lettre aux hébreux nous exhorte ce matin : « Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car Il est fidèle Celui qui a promis »
Nous te prions Seigneur pour nos frères et sœurs en souffrance à travers le monde.
Conscients de la difficulté à se comprendre les uns les autres dans notre communauté diocésaine et paroissiale, aide-nous Seigneur à accueillir  ton Esprit de conseil et d’intelligence.
Chacun peut  maintenant te présenter  en silence ses intentions particulières ?

       

 

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5ème dimanche après Pâques

(Ac 14, 21b-27; Ps 144; Ap 21, 1-5a; Jn 13,31-33a, 34-35)

Bienvenue à vous tous en ce 5ème dimanche du temps pascal. Bienvenue à vous, les familles de Clémence, Lucie et Adrien qui vont recevoir le baptême au cours de cette messe. Quelle grâce le Seigneur nous fait en ce jour de fête en nous donnant à entendre et à méditer ensemble et personnellement ces deux phrases : 

"Voici que je fais toutes choses nouvelles et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés."

"Soyons dans la joie : Le Christ est vivant ! C'est lui qui nous rassemble. Il est au milieu de nous."


Baptêmes de Clémence, Lucie et Adrien

Le jour de Pâques, nous avons été témoins du baptême d’Ambre, Inaya, Flora et Kézia. Aujourd’hui toute notre communauté a de nouveau la joie d’entourer Clémence, Lucie et Adrien qui ont suivi le même cheminement depuis plus d’un an. 

Avec leurs parents, nous avons tous ensemble vécu et partagé de belles rencontres. Les enfants ont mieux compris que Dieu est un Père qui donne son amour à profusion et accorde son pardon. Ils ont découvert la vie de Jésus, ont appris à lui parler comme à un ami et nous ont confié qu’ils voulaient maintenant marcher avec lui sur leur chemin de vie.

Alors oui, nous sommes profondément heureux : Clémence, Lucie et Adrien, par votre baptême, vous entrez aujourd’hui dans la grande famille des enfants de Dieu.


Prière universelle

Seigneur, nous te prions pour ton Eglise 

En ces temps troublés qu'elle traverse, affermis la foi de tous les baptisés. Eclaire leur conscience pour qu'avec courage et persévérance ils prennent part à la construction de ton royaume. Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.

Seigneur, nous te prions pour le monde

Accompagne de ta présence tous ceux qui se font proches de ceux qui souffrent. Soutiens toutes les initiatives qui concourent à renouveler ta création. Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.

Seigneur, nous te prions pour Clémence, Lucie et Adrien,

pour leurs familles, pour tous ceux qui sont baptisés pendant ce temps pascal. Pour Emilie et Emmanuel et tous ceux qui avec eux reçoivent aujourd'hui la confirmation. Que ces sacrements de l'initiation fassent grandir en eux le désir de se nourrir de ta Parole et de ton pain. Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.

Seigneur, nous te prions pour notre communauté, 

Donne-nous d'accueillir et de méditer ta parole dans nos coeurs pour qu'elle porte du fruit et nous permette ainsi de vivre en aimant nos frères comme tu nous aimes . Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.

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4ème dimanche de Pâques - Année C

(Ac 13, 14.43-52 ; Ps 99 ; Ap 7, 9.14b-17 ; Jn 19, 27-30) 
"Mes brebis écoutent ma voix, je leur donne la vie éternelle"

Au moment de multiplier les pains Jésus avait fait preuve de compassion envers la foule qui venait, telle des brebis sans berger. Mais c’est dans l’Evangile de Jean que cette comparaison de Jésus devient plus explicite. Dans la page de l’Evangile que nous venons de lire Jésus parle des relations mutuelles très étroites entre lui et ses « brebis » : « Moi je les connais et elles me suivent ». S’il s’était révélé un peu plus tôt comme le « bon pasteur », le « vrai berger » il reconnaît que ses brebis lui ont été « données » par le Père, « plus grand que tout » et protecteur de l’intégrité du troupeau.
L’image pastorale utilisée par Jésus est magnifique mais on notera qu’elle est utilisée dans un contexte polémique et dramatique : Ces Juifs en effet sont divisés au sujet des paroles de Jésus et veulent le lapider. Mais le « vrai berger … donne sa vie pour ses brebis ».
C’est dans cette perspective-là, perspective de bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis que se situe cette journée de prière pour les vocations.
Journée de prière mais aussi de prise conscience de la place de chacun et de chacune d’entre nous dans l’Eglise.
- Quelle est ma place dans l’Eglise ?
Pour répondre à cette question je reprendrai la phrase de Thérèse de Lisieux, religieuse cloitrée, séparée du monde dans le Carmel : « Au cœur de l’Eglise, je serai l’Amour ».
L’Amour, amour de Dieu et des autres est la vocation universelle. C’est cet amour là qui doit être à l’origine de toute vocation, de tout engagement dans l’Eglise, de toute mission « Je suis le bon Pasteur, je donne ma vie pour mes brebis ».
- En cette journée de prière pour les vocations, il faut aussi voir en face la question du nombre et de la place des prêtres dans notre Eglise d’aujourd’hui.
Il ne suffit pas de se lamenter de la raréfaction des prêtres. Il est évident qu’il faut des prêtres pour l’Eglise d’aujourd’hui. Mais où les trouver ?
Jusqu’à ces dernières décennies c’était en général les familles chrétiennes qui fournissaient des prêtres à l’Eglise. Aujourd’hui la situation a changé. Je pense que ce sont les communautés chrétiennes qui doivent fournir des prêtres à l’Eglise. Si la communauté a dans son ensemble, dans sa vie, dans sa manière de prier, d’écouter la Parole, de célébrer dans sa qualité de rencontres, dans son souci des autres au-dedans et au dehors, ces soucis qui sont expressions du souci du Pasteur, la communauté deviendra porteuse de vocations et pourra même inviter tel ou tel de ses participants à répondre à l’appel du service de l’Eglise.
C’est une façon de voir qui est à changer. La communauté ne doit pas attendre que l’Eglise lui donne des prêtres. Elle doit elle-même les faire surgir de son sein. C’est bien sur tout un programme.
- Enfin nous avons à prier.
« Il faut beaucoup prier pour faire un Prêtre ». Prier pour que l’Eglise invente le type de prêtre pour le monde d’aujourd’hui.
Prier pour que l’appel de l’Esprit de Dieu soit entendu car l’Esprit là il fait toutes choses nouvelles. Amen
                                  Homélie du Père Genevay
 
 
P.U.
« Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais et elles me suivent »
En ce dimanche des vocations, nous prions pour notre Eglise, pour la vocation de chacun de ses membres : les prêtres, les personnes consacrées, les laïcs, les couples mariés et les célibataires. 
Donne à chacun de progresser dans la foi et de se mettre au service de ses frères malgré les tentations actuelles de découragement et de repli de soi.
Christ ressuscité, exauce-nous !
 
« Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais et elles me suivent »
Seigneur, nous te prions pour le monde et tous les hommes de bonne volonté.
Que ta lumière se répande dans toutes les nations et dans notre Europe en particulier. Eclaire les hommes politiques et les citoyens pour qu’ils construisent une Europe où l’écoute mutuelle, le respect de chacun et l’action pour le bien commun soient une réalité.
Christ ressuscité, exauce-nous !
 
« Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais et elles me suivent »
Seigneur, nous te prions pour notre communauté.
Qu’à l’image des apôtres Paul et Barnabé, elle soit ouverte à l’imprévu, aux opportunités, aux personnes inconnues ou étrangères.
Ainsi renouvelée en ces temps de crise, que notre communauté, à l’écoute de chacun, soit une aide pour la croissance et le bien de tous.
Christ ressuscité, exauce-nous !

 

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3ème Dimanche de Pâques, année C

Dimanche dernier la dernière phrase de l’Evangile semblait clore l’Evangile de Jean.
Nous y lisions « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais Jean ou son disciple qui a été à l’origine de l’Evangile a rajouté cette page que nous venons de lire.
C’est en quelque sorte l’épilogue de l’Evangile de Jean, la « Mission en Eglise de l’Evangile. »

Cette page décrit les 3 temps de la démarche pascale :
- L’initiative du ressuscité
- La reconnaissance
- La Mission.

+ L’initiative du Ressuscité : Jésus est là sur le rivage.
Il envoie à la pêche comme il l’a déjà fait avant sa résurrection. La pêche est l’annonce de l’activité nouvelle : pêcheurs d’hommes.
Et c’est à nouveau comme avant la Passion, la pêche miraculeuse.

+ La 2ème étape, c’est la reconnaissance.
D’abord par Jean : « C’est le seigneur ».
Ensuite pour tous : « Aucun disciple n’osait lui demander : qui es-tu ? Ils savaient que c’était le seigneur ».
Et Jésus fait le signe de la reconnaissance : un signe qu’ils connaissent bien et qu’il a fait mystérieusement encore avant sa passion : Il prend du pain et le leur donner ».
C’est bien le Jésus de la multiplication des pains. C’est bien le Jésus du dernier repas. C’est bien lui. Ils le reconnaissent. A côté du signe du pain il y a le signe du Poisson.
« Il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson ». Le poisson est pour les premiers chrétiens le signe, l’image de Jésus. Le mot qui désigne le poisson ἰχθύς / ichthys est fait des initiales de Jésus Christ Fils du Dieu sauveur.
Pour les premiers chrétiens qui se cachaient pendant les persécutions le signe du poisson était leur signe de ralliement, le signe de leur foi.

+ Et enfin la 3ème étape de cette rencontre avec le ressuscité est l’épisode de Pierre et la Mission.
Jésus questionne Pierre par 3 fois, triple question qui rappelle le triple reniement de Pierre.
Mais le sens du verbe aimer nous indigue la vraie question. Pierre m’aimes-tu de charité pour la 2ème question et Pierre répond seigneur je t’aime comme les hommes savent aimer. La 3ème fois Jésus rejoint Pierre : Pierre m’aimes-tu comme les hommes savent aimer ?
Et bien nous dit l’Evangile fut peiné que Jésus lui demande « m’aimes-tu comme les hommes savent aimer.
Par cette dernière question Jésus rejoint Pierre, se met à sa portée et l’envoie : sois le berger. Il lui donne la responsabilité de l’Eglise. Et il annonce qu’à la fin il sera son témoin. C’est-à-dire qu’à la fin il pourra dire enfin « Seigneur tu sais bien que je t’aime selon l’amour de Dieu, la charité, le don de ma vie ».
Nous aussi nous sommes appelés à vivre ce cheminement de la rencontre du ressuscité et de la foi.
Jésus nous précède. Il vient à notre rencontre, il se fait reconnaître et nous envoie.
Demandons à l’esprit de nous aider à vivre ce chemin, c’est la route de la foi. Amen.

Homélie du Père Pierre Genevay

P.U.
"Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu nous a donné."
Christ est mort et ressuscité pour tout homme !
Seigneur, nous te confions nos communautés humaines déchirées par la colère, la violence, la corruption.
Esprit Saint, viens nous éclairer en ces temps troublés, et arde-nous dans l'espérance.

Toi qui nous aimes, écoute-nous Seigneur...

"Simon-Pierre, sois le berger de mes brebis."
Père nous te prions pour tous ceux qui sont au service de l'Eglise, prêtres, diacres, religieux, aïcs : que leur vie soit conforme à celle du Ressuscité qu'ils ont à proclamer.

Toi qui nous aimes, écoute-nous Seigneur...

"Que mon coeur ne se taise pas, qu'il soit en fête pour toi et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,je te rende grâce !"
Nous avons reçu la joie du Christ ressuscité : que notre communauté vive toujours davantage dans la louange et transmette cette joie reçue !

Toi qui nous aimes, écoute-nous Seigneur...

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2è dimanche de Pâques ou de la Divine Miséricorde

Dimanche dernier, jour de la fête de Pâques, nous avons célébré le secret de Dieu : la résurrection et nous avons proclamé « Jésus est vivant ».
En ce 2è dimanche de Pâques, car chaque dimanche, chaque jour du Seigneur, c’est Pâques à la suite de la proclamation « Jésus est vivant », nous découvrons la présence du Ressuscité.
Les textes le disent : « Jésus vint », « Il était là au milieu d’eux »
Alors que les disciples avaient verrouillé les portes car ils avaient peur, Jésus leur annonce la paix, non pas celle des hommes qui vient de l’ordre mais la paix, c'est-à-dire le repos qui vient de sa présence, de sa présence d’amour.
Et Jésus se fait reconnaitre. Il s’est déjà fait reconnaitre aux disciples d’Emmaüs (par le partage du pain), au bord du lac (par la nouvelle pêche miraculeuse). Dans l’évangile de ce jour, il se fait reconnaitre à Thomas, le rationaliste qui veut des preuves. 
Jésus vient et donne, non pas des preuves, mais des signes de son amour infini.  « Sois croyant ». Thomas est touché et répond « Mon Seigneur et mon Dieu », acte de foi et d’amour.
Pour nous aussi, Jésus est présent, et nous avons à le reconnaitre, là où nous faisons des signes, des gestes d’amour. C’est le sens de ce dimanche de la Miséricorde. Proclamons l’amour du ressuscité qui se donne, qui nous aime et qui nous envoie en mission.
Extraits de l’homélie du P. Pierre Genevay

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Aujourd’hui ont été baptisés Joseph RUZAND-MILANI
et
Nina DI PASQUALE SANCHEZ

 

(Ac 10, 34a.37-43; Ps 117; Co 5, 6b-8; Jn 20, 1-9)

Bienvenue à vous tous qui êtes venus célébrer la fête de Pâques dans notre église.
Bienvenue à vous les familles d’Ambre et Inaya, Flora et Kézia qui vont être baptisées au cours de cette messe.

Christ est ressuscité ! Il est vivant !
Cette nouvelle qui a bouleversé les premiers témoins nous rassemble aujourd’hui. Qu’elle remplisse nos cœurs de joie et renouvelle notre désir de vivre dans l’amour.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre aux hommes qu'il aime
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre, joie de l'univers
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(Gn 1 , 1-2 , 2 ; Ps 103 ; Ex 14 , 15-15, 1a ; Is 55,1-11 ; Rm 6, 3b-11 ; Ps 117 Lc 24, 1-12) Année C
Ce matin, je ne voyais plus rien à travers mes larmes.
Le monde s'est écroulé autour de moi.
Celui que j'aime a été mis dans la tombe.
 
Et c'est là qu'il est venu, c'est là qu'il s'est présenté.
Il m'a dit : « Qui cherches-tu ? »
Je ne l'ai pas reconnu, je l'ai pris pour un autre !
 
Mais il m'a adressé la parole,
Il m'a appelée, et cet appel c'était mon nom.
Il m'a dit « Marie ! » 
 
Je l'ai reconnu, parce qu'il m'a reconnue !
Je l'ai reconnu, parce que j'étais reconnue !
 
Alors le jour s’est levé, Alors la tombe a volé en éclats.
Il m'a ressuscitée et je suis vivante.
 
Oui il ressuscite !
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Célébration de la Passion du Seigneur
Pour nous, le Christ est devenu obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du nom qui est au-dessus de tout nom

Dimanche dernier, en lisant la Passion selon St Luc, nous avons vu Jésus accomplissant jusqu’au bout le projet du Père, alliance de Dieu et des hommes.

En ce Vendredi saint, c’est le récit de la Passion selon St Jean que nous lisons. 
Au cœur de ce récit, il y a le dialogue entre Jésus et Pilate. 
Tu es Roi ? a demandé Pilate 
Et nous, en regardant la croix, nous disons : Oui, Seigneur, tu es Roi mais ta royauté, ton pouvoir, ta puissance ne sont pas de ce monde.
Sur la croix, les bras grands ouverts, tu nous rassembles, tu nous prends tels que nous sommes, dans nos vies et dans nos morts
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Au début de cette célébration nous avons encore en mémoire les images de la cathédrale Notre Dame de Paris en flammes. Aujourd'hui au début de ces 3 jours saints, par cette célébration, nous voulons dire notre solidarité avec tous les catholiques et tous les parisiens qui ont perdu leur cathédrale. Nous prions avec eux et en cette semaine sainte nous disons que la vie est plus forte que la mort. La cathédrale sera rebâtie et tous nous avons à vivre toujours mieux notre vie de chrétiens et de baptisés. Les difficultés sont une raison pour mieux vivre notre foi.


C'est la Pâque du Seigneur. La Pâque du peuple juif. Avec le peuple de la Bible, nous nous rappelons cet évènement fondateur du passage de l'esclavage à la liberté. Nous reconnaissons notre Dieu comme un Dieu présent à son peuple, un Dieu libérateur qui ouvre son peuple à un nouvel avenir.

- C'est la Pâque du Seigneur. La Pâque de Jésus... Au cours de son dernier repas, par le signe du pain et du vin, Jésus nous donne les moyens pour nous faire partager son passage, le don de sa vie, sa victoire sur la mort. C'est le don de son corps et de son sang dans le mystère de l'Eucharistie.

C'est la Pâque du Seigneur. Notre Pâque à nous, la Pâque du serviteur. Par ce geste du lavement des pieds, Jésus, Seigneur, se fait serviteur. Par ce geste, il veut nous entrainer dans sa Pâque, dans son passage d'amour, de service... On ne peut pas être disciple de Jésus sans être associé à son message d'amour... 

Pendant ce geste de lavement des pieds. Laissons nous interroger :

  • Serviteur des frères dans l'Eglise, quelle est ma place dans l'Eglise?
  • Serviteur de la communauté des hommes, quelles sont mes responsabilités dans la vie des hommes?

Le geste de lavement des pieds que nous allons vivre, nous le ferons à la suite de Jésus qui nous a dit de faire entre nous comme il a fait et de se laver les pieds les uns les autres. Au nom de Jésus, je commencerai et ensuite celui qui aura été lavé, lavera son voisin et ainsi de suite. Vivons ainsi ce service de l'amour. " C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j'ai fait pour vous ".

                                                                                                                                     Extraits homélie de Pierre GENEVAY

 


 

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Bénédiction des Rameaux
« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)
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Messe des familles - 14 avril 2019

Par cette célébration, nous entrons dans la semaine sainte. Pendant cette semaine sainte, nous sommes invités à faire pélerinage, à faire un voyage intérieur dans la méditation et la prière, à suivre Jésus, à marcher avec lui pendant cette semaine...

Le chemin de la Passion est chemin de la passion de Jésus,chemin du Maître qui est chemin de rencontre dans la bonté. Jésus accueille Judas... Jésus guérit l'oreille du serviteur du grand prêtre, Jésus retourne par son regard le coeur de Pierre, Jésus parle aux femmes qui se lamentent sur lui, Jésus prie pour ses bourreaux par des paroles de pardon, Jésus promet le paradis au larron, Jésus est le miséricordieux... Il donne sa vie "Père entre tes mains je remets mon Esprit".

Le chemin de la Passion, chemin de croix du Maître est aussi le chemin du disciple, chemin de la Miséricorde. Luc nous invite à entrer avec Jésus dans sa Passion, à reconnaître notre faiblesse avec Pierre, à nous laisser convertir par son regard de bonté, à porter sa croix et à le suivre avec Simon de Cyrène, ànous abandonner avec lui entre les mains du Père.

Ainsi à la suite de Jésus, sur le chemin de nos vies, mettons-nous en marche au début de cette semaine sainte. C'est la marche de l'Amour vers la Vie, vers Pâques.

                                                                                      Extraits de l'homélie de Pierre GENEVAY


Procession des enfants avec de grandes palmes fleuries 

Aujourd'hui, nous avons lu avec les enfants une version courte de l'Evangile de la Passion. Les enfants ont ensuite soigneusement décorés leurs rameaux. Ils sont heureux de les présenter à la communauté et de partager avec vous la joie d'accueillir le Christ dans leur vie.


Prière universelle

1.   Seigneur Jésus, Toi aussi Tu as parcouru un chemin, depuis la Galilée jusqu’à Jérusalem ; et tu continues inlassablement ce chemin, pour que, nous Tes fidèles, nous puissions, chaque jour, invoquer Ton Nom ; alors « Tu viens à notre secours ». Seigneur nous te prions.

2.   Le peuple de Jérusalem a crié « Crucifie-le ! », « Crucifie-le ! ». Pour toutes les personnes qui emportées par la foule et devant les injustices et les difficultés de leur existence, se laissent influencer, manipuler, entraîner à la violence, donne-leur Seigneur le discernement nécessaire pour construire la justice et la paix. Seigneur nous te prions.

3.   Pour toutes les familles et particulièrement leurs enfants touchées par les guerres, déracinées, blessées, endeuillées. Seigneur fais que chacun selon ses moyens ait le courage de leur venir en aide en prolongeant l’élan de fraternité et de solidarité de toutes les associations. Seigneur nous te prions.

4.   Christ nous dit « Que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert ». Merci Seigneur de nous avoir enseigné et montré ce renversement des valeurs humaines, afin que tous puissent « manger et boire à la table de ton Royaume ». Seigneur nous te prions.

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5ème dimanche de Carême

En ce 5ème dimanche de Carême, nous sommes heureux d'accueillir la communauté malgache qui a collaboré à la préparation de cette messe. 


"Va et désormais ne pèche plus".  C'est un message d'espérance que Jésus donne à la femme. Il lui ouvre un avenir.

C'était le sens de la 1ere lecture. Pour les juifs exilés de Babylone, l'avenir est fermé : leur pays est occupé, le temple est détruit et le roi est exilé. Mais le prophète Isaïe vient rappeler la présence agissante de Dieu dans l'histoire de son peuple, aujourd'hui, comme hier, comme demain : "Voici que je fais un monde nouveau. Il germe déjà"...

"Va, ne pèche plus". C'est la parole de Jésus à la femme accusée d'adultère, parole qui dit la miséricorde, une miséricorde qui ouvre un avenir.  

  • La femme adultère est enfermée dans sa faute : elle mérite la mort, c'est la loi. 
  • Jésus lui-même est enfermé, pris au piège. 
    • S'il va dans le sens de la loi juive, il renie ses paroles de pardon et va contre le respect du romain, l'occupant qui lui a le pouvoir et peut seul proclamer la peine de mort. 
    • S'il va dans le sens du pardon, il se met hors la loi, hors la communauté religieuse des juifs.
  • Jésus est celui qui ouvre un avenir :
    • Il se tait
    • "Que celui qui est sans péché lui jette la 1ère pierre"
    • "Va et ne pèche plus"

Ainsi Jésus nous dit que notre Dieu, malgré nos péchés, nos difficultés, nos faiblesses est un Dieu qui nous appelle à aller de l’avant, qui nous ouvre un avenir, un Dieu qui est miséricorde. Ce Dieu qui est miséricorde, nous avons à le rencontrer dans le sacrement du Pardon.

Pour nous préparer à célébrer Pâques, la vie du Ressuscité, nous sommes invités à entrer dans ce mouvement du pardon, de la miséricorde. Comme à la femme de l’Évangile, Jésus nous dit : « Moi, je ne condamne pas… au contraire, je t’aime… Va et ne pèche plus.

                                                                                                           Extrait de l'homélie de P. Genevay


BON ANNIVERSAIRE PIERRE !

Cher Pierre,

En ce jour, nous souhaitons vous dire toute l'affection que nous vous portons, la joie que nous ressentons de vous avoir comme pasteur et toute notre reconnaissance  pour votre fidélité à notre communauté en assurant depuis de si nombreuses années les messes de tous les dimanches et en nous nourrissant par vos homélies. Bon anniversaire !

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4ème Dimanche de Carême

Ce 4ème dimanche de Carême nous invite à la joie : joie de nous retrouver nombreux pour célébrer en paroisse, joie de nous rapprocher de la fête de Pâques, joie d'être aimé du Père dont l'amour est sans mesure comme nous l'entendrons dans l'Évangile, joie d'être témoin du cheminement d' Adrien et Lucie, Ambre et Inaya, Clémence, Flora, et Késia qui vont vivre leur 3ème étape de baptême.


Homélie

L’Évangile de ce jour nous donne à entendre la parabole du fils prodigue qui permet à Jésus de “mettre en scène” les deux catégories de personnes dont il est fait mention au début du passage. Les publicains et les pécheurs sont représentés par le fils prodigue tandis que le fils ainé représente les pharisiens.

La parabole nous montre que les deux enfants sont “morts”. En effet, le fils prodigue en “tuant le père” (la demande d’héritage) part dans un chemin de mort où il finit par ne plus rien à avoir à manger et se trouve mis au niveau des porcs. Le fils ainé est lui aussi “mort” dans le sens où sa relation filiale s’est transformée en une relation servile. Il est certes resté près du père mais sa relation se borne à ne pas transgresser les ordres… le frère ainé a mis sa relation dans une boite et quand un homme finit dans une boite c’est qu’il est mort!

Les deux frères ont donc besoin du Père et dans les deux cas celui-ci vient à leur rencontre : le père guette pour courir vers le fils prodigue et il sort chercher le fils ainé. Pour ces deux enfants il les invite à la joie et à la fête car l’enjeu du retour est un enjeu de vie!

Nous sommes tous ou fils prodigue ou fils ainé. La première question que cet Évangile nous pose est de savoir comment nous accueillons le Père qui nous veut avec lui ? La deuxième question qui se pose concerne l’accueil de la paternité divine en ceux qui l’ont reçue soit par l’ordination (le pape, notre évêque, notre curé) soit par le ministère qu’ils exercent et qui leur donne de vivre cette paternité (par exemple les responsables de l’accompagnement des catéchumènes). La troisième question est celle de la fraternité. Le fils ainé se désolidarise clairement de son frère par l’expression “ton fils” et en soulignant son inconduite. Comment vivons-nous la fraternité baptismale puisque nous sommes frères et sœurs en Christ ? Comment vivons-nous la fraternité humaine ? L’enjeu de cette fraternité c’est la fête de la vie éternelle.

JB Thibaut 


Scrutin : 3ème étape vers le baptême

Il y a un peu plus d'un an un certain nombre d'entre vous étaient les témoins  de la demande de baptême exprimée par Adrien et Lucie, Ambre et Inaya, Clémence, Flora et Késia. Au fil des mois de leur préparation voici ce qu'ils ont découvert :

  • Ambre :          Dieu m'appelle et me connait par mon nom.   
  • Kézia :            Il m'aime et me pardonne toujours
  • Flora :             Il veut que tous les hommes soient heureux
  • Clémence :     Jésus me parle de son père qui est Dieu
  • Inaya :            Il m'apprend à le prier en lui disant merci, s'il te plait, pardon, je t'aime
  • Adrien :          Il sème sa parole dans nos cœurs  pour nous faire grandir dans l'amour
  • Lucie :            Jésus est mon ami et aussi celui des autres. Il est toujours avec moi 

Les enfants ont pris conscience qu'aimer Dieu et les autres c'est difficile. Aujourd'hui par cette 3ème étape vers le baptême ils demandent à Dieu sa force pour lutter contre le mal, faire grandir le bien en eux et continuer leur chemin à la suite de Jésus.

 

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3ème dimanche de Carême - Année C

Ouvrons notre cœur à la Parole qui convertit, qui change notre cœur.

Rassemblés pour ce 3èmedimanche de Carême, la liturgie de la Parole qui nous est donnée, nous invite à toujours mieux reconnaître notre Dieu. 

Ta Parole, Seigneur, nous permet de faire tomber un peu plus nos murs. 

Soutenus par Ta Parole et Ta miséricorde, nous sommes invités à partager de bons fruits.


La 1èrelecture du livre de l’Exode nous fait vivre, avec Moïse, l’épisode du Buisson ardent. À travers les images et les gestes, c’est Dieu qui se révèle : 

  • Un Dieu tout autre, différent de l’homme, qui est « à part », qui est Saint : « N’approche pas d’ici… Retire tes sandales… Ce lieu est une terre sainte »
  • Un Dieu qui étant tout autre est un Dieu proche qui connaît la misère de son peuple : « J’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte… Oui je connais ses souffrances »
  • Un Dieu qui dit son nom : « Je Suis celui qui suis » et ainsi dit qui il est : Il est Vie « Je suis la Vie ».
  • Ce Dieu-là est enfin un Dieu qui appelle pour envoyer : « Je t’envoie chez pharaon. Tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël ». Je t’envoie pour la vie, pour libérer….

Jésus dans ce passage de l’Évangile de St Luc,va reprendre ce projet de vie…. Jésus invite ses interlocuteurs à se regarder eux-mêmes : Il les invite à se convertir, à se tourner vers Dieu. Dans la très courte parabole du figuier, nous reconnaissons Dieu dans le vigneron. Le vigneron a confiance, il est patient « Laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir ? » Cette confiance dans l’avenir, c’est la patience de Dieu, un Dieu qui veut la vie et non la mort du pécheur.

Ainsi sur le chemin du Carême, nous sommes sur le chemin de la vie, la vie du Ressuscité de Pâques, c’est le chemin de la conversion.

                                                                                              Extraits de l’homélie de Pierre GENEVAY


Prière universelle

* Tous les membres de notre église, sont unis par le Baptême. Prions aussi pour ceux qui vont être baptisés à la veillée pascale. Chacun reçoit la même nourriture spirituelle. Dieu de Miséricorde, aide-nous à retrouver le chemin de Ton Amour.

* « J’ai vu la misère de mon peuple, j’ai entendu ses cris » dit le livre de l’Exode. Seigneur Jésus, nous te prions pour les blessés de la vie, pour les détenus, pour ceux et celles qui sont écrasés par la misère et la maladie. Dieu de Miséricorde, nous Te prions.

* Seigneur, nous te prions pour notre communauté  qu’elle continue à « donner de bons fruits » avec toutes les personnes qui s’impliquent avec ardeur dans la vie de la paroisse et qui contribuent à tisser des liens toujours plus forts.Dieu de Miséricorde, nous Te prions.

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2ème dimanche du Carême -Année C

En ce second dimanche de Carême, la messe des familles est heureuse de retrouver vos enfants+.
Aujourd'hui, nous allons redécouvrir avec les enfants la profession de foi.

Après la prière pénitentielle, vos enfants seront invités à nous accompagner dans les salles paroissiales et nous nous retrouverons pour le temps de l'Eucharistie.

Ce dimanche, nous avons le grand plaisir d'accueillir les enfants qui préparent leur première communion. Ils participent au temps de la Parole ainsi qu'à l'offertoire.

 

Prière universelle lue par les enfants
Seigneur, tu t’es révélé aux disciples de ton Fils par ces mots : « Voici mon fils bien-aimé, écoutez-le ». Permets à ton Eglise de vivre pleinement de cette révélation. Fais que chacun d’entre nous entende ces paroles résonner au fond de son cœur.

Père, tu es la lumière qui nous guide. Continue à donner aux hommes de bonne volonté la force de lutter contre la misère, l’exclusion et la violence. Donne-leur de voir ta lumière, au-delà de l’ombre du mal.

Seigneur, lorsque nous souffrons, aide-nous à nous souvenir que Tu nous aimes. Les attentions et les soins des femmes et hommes qui nous entourent sont les images vivantes de ton Amour. 

Nous te prions, Jésus, pour tous les enfants présents aujourd’hui qui se préparent à leur première communion. Ils participeront bientôt à ton repas où nous recevons le pain de la vie. Fais qu’ils répondent avec joie et engagement à ton appel.

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1er Dimanche de Carême -Année C

« Après son baptême, Jésus, rempli de l’Esprit Saint fut conduit dans le désert ».
Aujourd’hui, en ce 1er Dimanche de Carême avec Jésus et comme Lui conduit par l’Esprit Saint nous nous mettons en marche.
Une marche qui nous conduit vers Pâques, vers le Christ mort et ressuscité. Dans cette marche tous les textes de cette Eucharistie nous invitent à redécouvrir la place de la Parole de Dieu.
-    Pour le peuple d’Israël dans la 1ème lecture la Parole est une parole de mémoire. Dans le texte du deutéronome le peuple d’Israël au retour d’exil est confronté au paganisme qui l’entoure. En face des dieux païens, les Baals, il est appelé à se rappeler les paroles de sa Profession de foi en un Dieu qui est le père du peuple, qui a appelé Abraham, qui est aussi un Dieu libérateur qui a fait sortir d’Égypte les enfants d’Israël et les a fait entrer dans la terre promise.
-    Pour Jésus, conduit au désert et tenté, mis à l’épreuve par le démon, la Parole de Dieu est au cœur de sa vie.
Jésus va revivre en signe les 40 années de l’épreuve du désert vécues par le peuple d’Israël et présentés dans les trois tentations.

  • La tentation du matérialisme : « ordonne à cette pierre de devenir du pain ».
  • La tentation de toute puissance : « si tu te prosternes devant moi ».
  • La tentation de toute puissance : « Jette-toi en bas car il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder ».

Jésus à chacune de ces tentations la rejette par une parole de Dieu « Il est écrit » … « Il est dit ».
Comme le peuple d’Israël en face des Baals, Jésus rejette le tentateur par la Parole de Dieu.
Pour nous aussi en ce temps du Carême « Faisons tomber nos murs », brisons nos idoles.
Écoutons St Paul : « Tout près de toi est la Parole … Cette Parole c’est le message de la foi que nous proclamons ».
Prenons la route du Carême, la route de notre foi, du renouvellement de notre foi appuyons- nous sur la Parole de Dieu.
Découvrons toujours mieux la Parole pour grandir dans la foi et construire notre vie dans la fidélité et l’amour. Amen.
        Homélie du Père Genevay

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(Jl 2, 12-18 / Ps 50 / 2 Co 5, 20 – 6, 2 / Mt 6, 1-6.16-18)

La messe du mercredi des Cendres à été préparée par le quartier des Béalières. Nous accueillons avec plaisir Jean François Debroux, diacre, qui accompagne les pères Genevay et Guillemot pour cette célébration.
Carême : 40 jours pour nous préparer à Pâques. Le thème de cette année est « faisons tomber nos murs ». Ces murs d’égoïsme, de rancune, de pessimisme, d’occupations superficielles qui nous enferment et nous empêchent d’aller vers les autres.
Ce n’est pas un temps triste mais un temps pour changer nos cœurs et croire à la Bonne nouvelle. Ce n'est pas facile mais Dieu est là à nos côtés plein de patience et de miséricorde, rempli d’amour et de bonté.
Pour cheminer pendant le Carême, des propositions nous sont faites, vous les retrouverez sur le tract mis à votre disposition. N’hésitez pas à le prendre.
Bon Carême à tous.


Prière universelle 
Réécoutons le prophète Joël : «Revenez à moi de tout votre cœur»
«Pitié Seigneur pour  ton  peuple , n’expose-pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens»
Seigneur alors qu’éclatent au grand jour de nombreux scandales dans l’Eglise, nous te prions pour les victimes, enfants et adultes. 
Nous te prions pour les auteurs de ces crimes. 
Nous te prions pour les chrétiens troublés, blessés, membres d’une Eglise  malade.
Nous te prions pour les responsables qui ont à faire advenir la lumière et la vérité, et tout spécialement pour notre pape.

Solidaires de notre peuple et de notre monde en mutation.
Nous te confions Seigneur les hommes de bonne volonté qui aspirent à la liberté, à la fraternité, à plus de reconnaissance et d’équité.

Réécoutons l’apôtre Paul : « C’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu »
Le voici le temps favorable sur le chemin pascal.
Confions- nous les uns les autres à la miséricorde du Seigneur.

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8ème dimanche du temps ordinaire (année C)

En ce dernier dimanche avant d’entrer en Carême mercredi, les lectures de ce dimanche nous donnent un ensemble de paroles de sagesse liées à notre condition de disciple du Christ. Ouvrons nos cœurs pour accueillir ces paroles et les vivre dans le concret de nos existences.


La 1ère lecture de ce jour nous met sur la piste de la compréhension de l’Évangile. Le prophète Ben Sira qui écrit ce livre dit « livre des Proverbes » donne une multitude de références à l’usage constructif ou dévastateur de la Parole. Par des images, le prophète met en garde sur le sens de la Parole. La parole est pour l’homme ce que le tamis est pour la farine, le four pour le vase du potier, le fruit pour un arbre : la parole en révèle la pureté, la solidité, la qualité.

Et Jésus dans l’Évangile va poursuivre ces exemples. Le discours de Jésus semble être une accumulation de paroles de sagesse, indépendantes les unes des autres. Mais elles sont au contraire, reliées au statut de disciple et elles défient en quelque sorte la sagesse conventionnelle de certains pharisiens et scribes du temps de Jésus. C’est eux que Jésus qualifie « d’aveugles » prétendant guider d’autres aveugles ou revendiquant une autorité égale à celle de leur maître. "le disciple n’est pas au-dessus du maître" : Ces prétendus maitres semblent bien plus préoccupés de critiquer les autres que de s’amender eux-mêmes. "Qu’as-tu à regarder la paille de l’œil de ton frère alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas " ?

Le vrai disciple, c’est le bon arbre qui donne de bons fruits. C’est « l’homme bon » qui au lieu de condamner les autres, tire le bien du trésor de son cœur et qui sait parler de l’abondance du cœur : « ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur ». Appliquons-nous ces paroles de Jésus. Qui veut guider d’autres personnes doit être lui-même clairvoyant.Qui veut juger le comportement d’autrui doit être humble et lucide à l’égard de lui-même. Finalement on ne peut donner que ce que l’on a et la qualité du cœur se reconnaît aux œuvres. En un mot, être disciple de Jésus, c’est avoir le regard de Jésus, l’action de Jésus, l’amour de Jésus et ainsi comme Jésus, vivre de la vie de Dieu.

              Homélie du Père P. Genevay


Prière universelle

« C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre »

Prions pour l’Église qui est appelée à porter de bons fruits. Que les turbulences qui l’agitent, ne cachent pas aux yeux des hommes ses œuvres de miséricorde.

« Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair »

Prions pour tous les hommes et les femmes qui aspirent à un monde meilleur. Qu’ils portent sur leurs frères un regard humble, bienveillant, absent de tout jugement.

« Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur »

Prions pour chacun d’entre nous qui sommes animés du désir de suivre le Christ. Que nous cultivions, dans notre cœur, les fruits de l’Esprit afin que notre parole soit toujours plus vraie.

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7è dimanche du Temps ordinaire (Année C)

La page de l’évangile de St Luc de ce jour est la suite immédiate de la lecture entendue dimanche dernier, les Béatitudes et les paroles dures adressées aux riches. C’est le même souffle de nouveauté et de radicalisme. Le cœur de cette parole de Jésus est l’appel à aimer, un amour total, même des ennemis.
Cette page de l’évangile de Luc était précédée par l’épisode de la rencontre de David avec Saül dans la 1ère lecture. 
Les relations entre David et le roi Saül sont pour le moins ambivalentes. Le premier a été le protégé du second mais il est vite devenu son concurrent, voire son ennemi et un successeur potentiel. Dans le récit du Livre de Samuel, ils se traquent l’un l’autre.  Mais David a encore du respect pour « celui qui a reçu l’onction du Seigneur » et épargne Saül de la mort.
La parole de Jésus dans l’évangile va plus loin que l’exemple de David donné dans le Livre de Samuel. David a épargné Saül. Jésus, lui, demande : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ». 
Désormais, pour Jésus, personne n’est exclu de notre amour. Il s’agit ainsi d’aimer sans mesure. Aimer, c’est vouloir du bien. Vouloir le bien de l’autre même s’il est notre ennemi. C’est vouloir qu’il devienne autre, qu’il sorte de sa situation.
C’est ce qu’a fait Jésus. Il a aimé jusqu’au bout. Il a voulu jusqu’au bout le bien des pécheurs.
Et en donnant sa vie pour les pécheurs, il leur a permis d’être sauvés, c'est-à-dire de sortir de cette situation de mal et de haine.
Dans le monde d’aujourd’hui, il y a encore le mal, la haine. Chrétiens, nous devons être les témoins de l’Amour. Refusons la haine sous toutes ses formes et par notre action, soyons témoins de notre Dieu qui est miséricordieux, qui est Amour.
                Homélie du Père P. Genevay

Prière universelle
* Comme le rappelle le psaume, « le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ». 
Prions pour notre Eglise. Qu’elle continue à annoncer à temps et à contretemps que le pardon et l’amour peuvent transformer le monde

* Prions pour les personnes qui œuvrent pour plus d’entraide et de solidarité, que la tendresse et la miséricorde du Seigneur les inspirent dans leur mission afin de construire une paix durable entre les peuples.

* Seigneur, tu connais ceux qui nous ont blessé et ceux que nous avons blessés… Ceux à qui nous pardonnons difficilement et ceux qui nous pardonnent difficilement. Que ton Esprit vienne guérir ces blessures 

Prions pour toutes les familles, premier lieu d’apprentissage de la vie. Qu’elles aient le courage de vivre au quotidien le pardon, la patience, l’attention à l’autre

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6ème dimanche du temps ordinaire -année C

Réjouissez-vous, tressaillez de joie, dit le Seigneur, car votre récompense est grande dans le ciel.

Cette messe des familles était concélébrée par les pères Jean-Marie Guillemot et Pierre Genevay, assistés par le diacre Jean-François Debroux.

Jean-Maxime Roux prépare à la confirmation et nous présente:

- Anne-Lise fut baptisée à Notre Dame du Rosaire l'année dernière lors de la nuit de Pâques. Elle poursuit cette année son initiation chrétienne et l'achèvera en recevant le sacrement de la Confirmation.

- Ornella fut baptisée dans son enfance mais ne poursuivie pas son initiation chrétienne. Elle a fini par ressentir un manque qui l'a poussé à demander le sacrement de Confirmation pour que l'Esprit Saint affermisse sa foi et son appartenance à l'Église.

- Émilie et Emmanuel, chacun de leur côté, s'étaient éloignés de l’Église, tout en gardant la foi. C'est ensemble qu'ils ont repris un chemin de foi dans l’Église, en s'y impliquant ces dernières années. La préparation ensemble à la confirmation s'est alors présentée comme une évidence.

Les enfants se sont retrouvés en salle pour partager le temps de la Parole. Ils ont appris l’Alleluia, et la signification des trois signes que l’on trace sur soi au moment de l’Evangile.
Ils ont colorié un dessin représentant les 4 évangélistes.

Les 5èmes de l’aumônerie des collèges ont coanimé cette messe et vendaient des gâteaux pour soutenir leur projet de pèlerinage.

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Prière Universelle

  • Seigneur, nous te prions pour qu’il y ait plus de jeunes qui s’engagent dans l’Eglise, notamment en devenant prêtre ou religieux. Nous te prions aussi afin que les prêtres continuent de nous transmettre ta Parole. 
  • Pour notre monde dans lequel parfois les religions s’affrontent, pour les dirigeants de tous les pays en guerre ou sous tension politique ou religieuse, Seigneur, nous te prions.
  • Pour les malades qui sont atteints de maladies graves ou incurables,
    Pour les personnes sans emploi qui sombrent dans la dépression,
    Pour les prisonniers ayant perdu l’espoir derrière les barreaux. Seigneur, Nous te prions.
  • ​Seigneur, nous te remercions pour ta parole qui nous guide vers la foi. Nous te prions pour tous ceux qui, aujourd’hui, sont venus proclamer ta parole et témoigner, ainsi que pour tous les groupes de l’aumônerie qui vont recevoir l’Eucharistie. Seigneur, nous te prions.
  • ​Pour que Dieu notre Père, qui a appelé Anne-Lise, Ornella, Emilie et Emmanuel à achever leur initiation chrétienne, les fasse progresser de jour en jour dans la foi et le témoignage de l’Evangile, PRIONS LE SEIGNEUR.
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5ème dimanche du temps ordinaire (année C)

 

Aujourd’hui, nous célébrons le Dimanche de la Santé. La célébration a été préparée par le groupe Pastorale Santé. Le thème retenu cette année, « Témoin d’une bonne nouvelle », consiste précisément à témoigner de l’immense amour du Christ, avec toute la communauté paroissiale, auprès des personnes fragilisées par la maladie, l’isolement, la dépendance. Pour cette mission, beaucoup de personnes sont impliquées : les proches et les visiteurs de malades, les aumôniers d’hôpitaux, le personnel soignant, les auxiliaires de vie, les bénévoles d’associations, etc…

 

Isaïe dans le Temple
Paul sur le chemin de Damas
Pierre sur les bords du lac
- Tous les trois sont appelés à montrer Dieu et à être ses messagers, des annonceurs de la Bonne Nouvelle.
    - Un Dieu saint pour Isaïe
    - Jésus-Chris mort et ressuscité pour nous, pour Paul
    - Un Dieu qui aime les hommes et qui veut les sauver pour Pierre.
- Tous les trois se trouvent tout petits, indignes en face de la mission proposée :
"Je suis un homme aux lèvres impures" (Isaïe"
"Moi le plus petit des apôtres je ne suis pas digne d'être appelé apôtre puisque j'a persécuté l'Esprit de Dieu" (Paul).
"Seigneur éloigne-toi de moi car je suis un homme pécheur" (Pierre).
- Et pourtant il y a Dieu :
"Maintenant ta faute est levée, ton péché pardonné et j'ai répondu : "Envoie-moi". (Isaïe"
"Ce que je suis je le suis pour la grâce de Dieu et la grâce dit-il m'a comblé, n'a pas été stérile" (Paul).
"Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que u prendras" (Pierre).
Une mission, la découverte de notre petitesse en face de cette mission mais la force de Dieu qui vient à notre aide. C'est bien ce que nous découvrons dans le sacrement des malades.
Par le signe de l'imposition des mains Dieu vient prendre le malade sous sa protection.
Pour le signe de l'onction d'huile, Dieu vient rencontrer au plus profond de lui)-même celui ou celle qui la reçoit et vient lui donner son amour pour qu'il vive toujours mieux. C'est dans ce sens là que nous allons célébrer l'onction des malades.
Tous nous entendons cet appel à annoncer au monde par nos paroles, par notre vie, par nos engagements : Dieu est avec nous, chacun est vivant. Il est vainqueur du mal. Amen

Homèlie du Père Genevay

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4ème dimanche du Temps Ordinaire - année C

Nous avons ouvert depuis 2 dimanches l'Evangile de Luc pour en faire la lecture continue pendant les dimanches dits ordinaires.
L'Evangile de Luc appelé aussi 'Evangile de la Miséricorde s'ouvre par une réflexion sur la Bonne Nouvelle révélée en Jésus Christ. nous avons d'ailleurs déjà entendu le début de ce texte dimanche dernier. Nous sommes à la synagogue de Nazareth et le texte de ce jour est un passage du prophète Isaïe.
"L'Esprit du seigneur est sur moi...  Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres..."
Et Jésus après avoir fini la lecture du texte d'Isaïe, Jésus dit qu'elle s'accomplit avec lui.
Jésus est prophète. Il annonce la Bonne Nouvelle de Dieu ; comme Jérémie dans la première lecture il a été appelé à une mission universelle, c'est-à-dire pour tous. Mission difficile mais le seigneur est avec lui. Jésus dans la synagogue de Nazareth se présente come le prophète nouveau.
Comme Isaïe il annonce un temps de grâce, de bienfait, de libération donné par Dieu.
Cette annonce est universelle. Jésus appelle aussi les païens à l'exemple de 2 païens, de l'Ancien Testament qui ont entendu l'appel de Dieu : la veuve de Sarepta qui a accueilli le prophète Elie et le Syrien Naeman qui a été guéri par le prophète Elisée.
Mais Jésus est rejeté, n'est pas écouté à Nazareth. Il n'est pas reconnu chez les siens. C'est déjà d'une certaine façon, l'annonce de sa Passion, de ses souffrances et de sa mort.
Le Mystère de Jésus vécu en signe à la synagogue de Nazareth c'est aussi le coeur de la vie de l'Eglise d'aujourd'hui. L'Eglise, chacun d'entre-nous nous sommes appelés à être prophète, à annoncer la Bonne Nouvelle à tous.
Mais cette annonce est difficile car le monde n'est pas prêt comme du temps de Jésus à la recevoir. Notre monde est fait d'indifférence, d'incompréhension, d'opposition et de rejet. Nous avons à en prendre conscience tout en sachant que ce qui importe c'est que la Bonne Nouvelle soit annoncée. Cette Bonne Nouvelle est une Bonne Nouvelle d'Amour, c'est le message de St Paul dans la deuxième lecture.
C'est par l'Amour que Jésus a vaincu la mort sur la Croix. Soyons comme lui des prophètes de l'amour, de la charité de Dieu. Amen.

Père P. Genevay

 

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3è dimanche du Temps Ordinaire - Année C

Au début de cette eucharistie, ouvrons notre cœur à la Parole.
Jésus va nous dire dans l’Evangile : « Cette Parole de l’Ecriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ».
Par l’écoute de la Parole, par le partage du pain, nous devenons le corps du Christ.

En cette célébration du dimanche après la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous sommes interpelés par la Parole de Dieu. 
- Cette Parole redécouverte par les Juifs au retour de l’exil et proclamée devant le prêtre Esdras depuis le lever du jour jusqu’à midi 
- Cette Parole que Luc, serviteur de la Parole va mettre par écrit dans son Evangile et dans les Actes des Apôtres.
- Cette Parole que Jésus à la synagogue de Nazareth va lire et annoncer : 
« L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur ».
Et Jésus ajoute : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre ».
Jésus proclame une parole de Dieu qui est bonne nouvelle de liberté, de lumière, de libération, de don gratuit, de grâce de Dieu. Cette Parole de Dieu est au cœur de notre foi, de notre vie de chrétiens et de chrétiennes.
Nous avons toujours à découvrir, redécouvrir la Parole de la Bible et de l’Evangile. Nous avons à la lire, à la méditer, à la comprendre toujours mieux. 
Nous avons aussi à la partager entre nous. C’est la place de la lecture et de l’explication de la Parole dans nos célébrations. C’est la place de la lecture personnelle chez nous de telle ou telle page de l’Evangile. C’est la place de notre participation à telle ou telle réunion sur la Bible qui peut nous être proposée. 
Mais cette Parole de Dieu, nous avons à la vivre. Elle doit transformer notre vie, elle doit animer nos actions. Notre vie de baptisé doit être réponse dans le concret à cet appel donné par la Parole. Car au bout nous devons être témoins de cette Parole dans le monde de ce temps. Nous avons à l’annoncer. Peut-être par nos paroles à nous mais surtout par notre vie, par notre comportement.
Alors sachons trouver notre place dans ce grand corps qui est l’Eglise du Ressuscité. 
Nous sommes membres de ce corps chacun à notre place, même si cette place est toute humble. Car c’est en Eglise, avec les autres, que nous serons témoins de la Parole.

Père P. Genevay

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2ème dimanche du Temps ordinaire

En ce 3ème dimanche du mois, l’équipe de la messe des familles est heureuse d’accueillir les enfants et leurs parents.
Leur fil rouge pour l’année : les différents temps de la messe. Aujourd’hui, le Gloria.

1ère lecture : Is 62, 1-5
« Pour la cause de Sion, je ne me tairais pas, et pour Jérusalem, je n’aurais de cesse que sa justice ne paraisse dans sa clarté, et son salut comme une torche qui brûle »

Ps 95   Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur

2è lecture : 1 Co 12, 4-11
« Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. 
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
…Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier »

Evangile : Jn 2, 1-11  Les noces à Cana                  
« La mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

 
Prière universelle

 Père, nous avons tous une façon différente d'être dans le Monde ; et chaque expérience de Foi est unique. Aide-nous à reconnaître que c'est bien ton Esprit qui touche chacun d’entre nous, d'une multitude de façons, et que c'est ton Esprit qui nous rassemble en une communauté joyeuse, confiante et fraternelle.

Seigneur, Aide-nous à préserver la Paix dans notre Pays et dans le monde, que nous n'ayons de cesse de la défendre, comme la Jérusalem du prophète Isaïe. Permets que les hommes, les femmes et les nations gardent cette Paix comme valeur suprême.

En ce mois de janvier, au cœur de l’hiver, nous Te prions pour tous ceux qui souffrent du froid, qu'ils soient sans foyer ou mal logés. 

Seigneur, aide nous à puiser chaque jour dans ce que nous avons de meilleur, nos dons et nos qualités, afin de servir notre prochain et notre communauté. Ouvre aussi nos yeux à tout ce qui fait de l’Etranger ou de de l’Inconnu quelqu'un de bon. Nous te prions.

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                    Aujourd’hui ont été baptisés Simon et Raphaël GRUNBAUM

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Baptême du Seigneur

Accueil 
« Cette messe a été préparée par l’équipe des Béalières. Nous accueillons les couples qui se préparent au mariage
Aujourd’hui nous célébrons le baptême du Seigneur. Le baptême dans le Jourdain nous révèle Jésus comme le fils de Dieu et en même temps Jésus reste parmi les hommes : distance et proximité manifestées par la présence de l’Esprit Saint comparé à une colombe.
Le baptême du Seigneur est aussi pour nous l’occasion d’avancer grâce à la Parole de confiance et d’amour du Père.

Prière Universelle
« La voix du Père se fait entendre : Celui-ci est mon fils bienaimé, en lui j’ai mis tout mon amour ».
Aujourd’hui comme hier, baptisés au nom du Père, du Fils et de l’Esprit, nous sommes les bienaimés du Père.
Nous te prions Seigneur pour ton Eglise, communauté de pécheurs, sauvés, pardonnés.
Clercs et laïcs missionés ensemble pour annoncer, en paroles et surtout en actes, l’Amour du Père pour tout homme.
Nous te confions les catéchumènes en chemin vers Pâques et leurs accompagnateurs.
Bénis aujourd’hui les fiancés présents ici qui se préparent au mariage et leurs accompagnateurs= ;

Nous venons de chanter dans le psaume : « Tu envoies ton souffle ils sont créés, tu renouvelles la face de la terre ».
Nous professons que l’Esprit Saint est épandu sur le monde et en tout Homme.
Devant les situations de précarité et d’exclusion que beaucoup vivent dans notre pays, entendons l’appel des évêques de France aux catholiques et à nos concitoyens.
Il interpelle notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir.
Il nous invite à créer des lieux d’échange, de réflexion et de suggestions à élaborer ensemble. Afin de contribuer à aider notre société à surmonter la crise qu’elle traverse.
Ce monde est celui où tu t’es incarné Seigneur.
Par ton Fils Jésus sauveur nous te prions.

« Seigneur, aide-nous à vivre au présent, chaque jour, la grâce de notre baptême, lumière et Espérance qui doit nous réveiller chaque matin », nous dit notre pape François.
Par ton Esprit, apprends-nous à lire les signes des temps, à te rendre grâce pour tes dons, à voir les forces de Vie, apprends-nous à te confier nos cris, nos souffrances et celles de nos frères.
Apprends-nous à te demander Pardon et à savoir l’accorder à nos frères.

Texte après la communion
« Le baptême est le sacrement sur lequel se fonde notre foi et qui nous greffe, comme membre vivant, sur le Christ et son Eglise. Avec l’Eucharistie et la Confirmation, il forme ce que l’on appelle « l’initiation chrétienne » : celle-ci est un grand et unique évènement sacramentel qui nous configure au Seigneur et fait de nous un signe vivant de sa présence et de son amour….
Par le baptême, nous sommes immergés dans cette inépuisable source de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ; et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, non plus à la merci du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion avec Dieu et avec nos frères… »
 Pape François
(Catéchèse sur le baptême , 8 janvier 2014)

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Epiphanie du Seigneur

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait

En ce dimanche de l’Epiphanie, nous sommes heureux de nous retrouver en communauté pour fêter la manifestation de Jésus à l’humanité toute entière.
Comme les mages, suivons l’étoile et acceptons de nous laisser dérouter.
Dans la fraicheur de ce début d’année, mettons-nous en marche à la suite de celui qui est la lumière et la vie.

1ère lecture : «  Debout, Jérusalem, resplendis ! Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore ».

Psaume : Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi

2ème lecture : « Toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ jésus, par l’annonce de l’Evangile »

Evangile : Seul l’évangile de Matthieu raconte ce récit des mages.
« Les mages virent l’enfant et Marie sa mère ; et tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffres et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »
Voici l'or : c'est un roi ; voici l'encens : c'est un Dieu ; voici la myrrhe:  c'est un mortel. 

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Sainte Marie, Mère de Dieu

« En ce premier jour de l’année, au début de cette eucharistie, je présente à vous tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Ces vœux, je vous les exprime à travers les paroles de la 1ère lecture de ce jour : 
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Que le Seigneur vous apporte la paix. 
Faisons nôtre cette bénédiction prononcée sur les fils d’Israël. »
Vœux du Père. P. Genevay 


Huit jours après Noël, nous célébrons Marie, mère de Jésus, mère de Dieu.
Si Marie occupe une place apparemment restreinte dans cette page de l’évangile, son rôle y est pourtant essentiel. Elle est le centre autour duquel gravitent les bergers et les habitants de Bethléem qui sont là pour lui donner du relief. Luc prend manifestement plaisir à décrire ces bergers qui vont porter partout la bonne nouvelle de la naissance. Leur agitation et leur discours n’en font que mieux ressortir, par contraste, l’étonnement muet des habitants de Bethléem qui ne bougent ni ne parlent.
Quant à Marie, immobile et silencieuse, elle fait contraste tout ensemble avec les bergers et les habitants de Bethléem. Elle aussi dut être étonnée, mais sans que cela l’agite, au contraire. Nullement repliée sur elle-même, extrêmement attentive à ce qu’elle voit et entend, elle « retient », elle enregistre et surtout elle intériorise, gardant soigneusement mémoire de ce qui se passe, avec l’intime conviction que tout cela est capital pour elle.
« Elle méditait dans son cœur » note St Luc. Retenant et repassant en elle les évènements qui viennent de se passer, Marie se prépare à accueillir l’avenir. Celui de son enfant, bien sûr, mais aussi le sien. Comment pourraient-ils être dissociés ? Et le nom donné à l’enfant, Jésus, Dieu sauve, donne déjà le sens de la vie de Jésus et, lié au fils, le sens de la vie de sa mère Marie.
C’est dans cette perspective-là que nous commençons cette année. Dieu sera encore avec nous cette année. Il nous sauvera.
Soyons acteurs de ce salut apporté aujourd’hui par Dieu. Mettons dans nos vies plus de joie, plus de paix, plus d’amour.

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant. (St Luc)
                    Homélie du Père P. GENEVAY

 

Ce 1er janvier 2019 est aussi le 52è anniversaire de la journée mondiale de la paix dont le thème est :
  « la bonne politique au service de la paix ».

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La Sainte famille - Année C

(1 S1, 20-22.24-28 / Ps 83  /1 Jn3, 1-2.21-24 / Lc 2, 41-52)

Dimanche de la Sainte Famille, c’est un moment où l’Eglise prolonge sa contemplation du mystère de Noël, mystère du Fils de Dieu fait homme.
C’est le dimanche de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph collaborant à l’œuvre d’amour, de salut de Dieu.
En cette fin d’année, à quelques jours de l’année nouvelle, nous sommes sensibles à notre situation dans le temps, dans l’histoire : nous sommes en marche. Et les lectures de cette fête de la Sainte famille nous appellent à vivre en marcheurs de la foi, en pèlerins de la foi.
- La 1ère lecture nous montre Anne, la mère de Samuel le prophète qui choisira David et lui donnera l’onction royale. Anne s’est jadis rendue en pèlerinage au sanctuaire de Silo où se trouvait l’Arche d’Alliance pour y demander au Seigneur de lui donner un fils. Avec foi, Anne est revenue à ce même sanctuaire pour « donner au Seigneur » le fils qu’en réponse à sa demande il lui avait donné et qu’elle avait appelé Samuel, « Dieu exauce »
- Avec foi, lorsque Jésus a 12 ans, Marie et Joseph vont avec lui en pèlerinage à Jérusalem « pour la fête de la Pâque ». Ils accomplissent cette démarche rituelle chantée par le
 psaume 83 :   
         Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! 
         De quel amour sont aimées tes demeures,
         Seigneur, Dieu de l’univers.
         Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;
         Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !
Mais le but du pèlerinage de la foi n’est pas ce temple, cette maison de pierres. Jésus nous en donne le sens.
Cette montée de Jésus, de Marie et de Joseph en pèlerinage pascal n’est que le début de leur pèlerinage de la foi. Jésus, après la fête, disparait. Il n’est plus ni avec Marie ni avec Joseph. Il est retrouvé 3 jours après dans le temple. Et c’est la parole de Jésus : « Ne le saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Ainsi Jésus nous entraine dans son histoire, dans son pèlerinage vers le Père.
- Notre histoire à nous est aussi une histoire de la foi, une histoire d’enfants en marche dans l’amour vers le Père.
« Mes biens aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes ».
Vivons donc en enfants de Dieu !

Homélie du Père P. Genevay

Is 9, 1-6 / Ps 95 / Tt 2, 11-14 / Lc 2, 1-14)

La lumière de Bethléem était présente à la veillée de Noël dans notre relais.

Portée devant la crèche, elle a ensuite été offerte à la sortie de la messe.

Chacun a pu la partager avec ses voisins et la porter à toute personne isolée ou souffrant de solitude.

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Nous sommes allés la chercher au Sacré-Coeur.

En 1986, une radio autrichienne prend l’initiative d’aller chercher une flamme allumée dans la grotte de la Nativité à Bethléem et de la rapporter en Autriche. Elle est distribuée en signe de paix à l’ensemble de la population. Cette initiative est largement relayée, notamment par les scouts autrichiens.
Depuis 1988, chaque troisième week-end de l’Avent, une célébration chrétienne est organisée à Vienne pour le partage et la transmission de la Lumière à de nombreux mouvements de scoutisme en Europe.
En 2003, les Scouts et les Guides de France et les Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France rejoignent cette vaste chaîne de fraternité. Chaque année depuis lors, une délégation formée de jeunes membres se rend à Vienne. De retour en France, la délégation française transmet la Lumière aux représentants des différents territoires et régions. Nous sommes allés la récupérer au Sacré-Cœur ce dimanche 16 décembre. 
Elle sera à la Veillée de Noël de notre Relais, vous pourrez la récupérer à la sortie de celle-ci pour la partager à vos voisins, et à toute personne isolée ou souffrant de solitude.

Marie-Claude et Patrick Montaudon

 

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4ème dimanche de l'Avent - Année C

                 CONFIANCE

Avec Marie, nous nous préparons à célébrer Noël
Et l’Eglise nous propose dans l’évangile de Luc le récit de la Visitation.
Deux cousines qui ont reçu l’annonce de la naissance merveilleuse d’un enfant, se rencontrent ; l’une Marie, la plus jeune, va visiter Elisabeth la plus âgée.
Et dès l’arrivée de Marie, Luc fait dire à Elisabeth : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »
Pour Marie, pour Elisabeth qui sont des filles du peuple de la Bible, cette phrase est l’écho de la parole qu’a dite David lors du transfert de l’arche d’alliance à Jérusalem : « Comment l’arche du Seigneur pourrait-elle venir chez moi ? »
Elisabeth réalise qu’en Marie c’est Dieu qui se fait présent à l’homme. Marie est la nouvelle arche d’alliance qui porte Dieu en sa chair de jeune maman enceinte.
Dans la foi, ce projet de Dieu se réalise : Dieu vient faire alliance. Il vient à la rencontre. 
C’est l’acte de foi d’Elisabeth qui est exprimé dans une première béatitude pour chanter la foi de Marie, celle qui a cru : « Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur »
« Celle qui a cru » : Marie se fie à la parole. Elle l’a dit le jour de sa rencontre avec l’Ange de l’Annonciation : « Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole »
Marie, celle qui a cru, ouvre son cœur à la réalisation de la Parole. Elle sait et fait confiance en Dieu qui réalise sa Parole, qui vient visiter son peuple.
Marie, celle qui a cru, a foi en Dieu. Comme elle a ouvert son cœur à Dieu, elle va vers sa cousine. Elle a foi en l’homme. Marie va rencontrer Elisabeth non seulement pour l’aider mais pour témoigner, lui porter la Parole de Dieu.
Ainsi l’homme a besoin de témoins de Dieu.
Tournons-nous vers Marie la croyante. Avec elle, préparons-nous à fêter Noël. Ayons foi en Dieu pour recevoir Dieu.
Ayons foi en l’homme pour donner Dieu à l’homme.
Nous sommes au cœur du mystère de Noël : recevoir Dieu, donner Dieu.
Entrons dès aujourd’hui dans le mystère de Noël.

Homélie du P. Genevay

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3ème dimanche de l'Avent - Année C

                         JOIE

« Je vous accueille tous et spécialement les familles dont c’est la messe. 
En ce 3è dimanche de l’Avent, notre regard se porte sur le Christ qui vient. Le Seigneur est proche. Le bonheur est tout près de nous.
Ce 3è dimanche est le dimanche de la Bonne Nouvelle, le dimanche de la paix et de la joie.
Alors pendant cette eucharistie, laissons éclater notre joie » 

P. Pierre Genevay

Première lecture(So 3, 14-18a )
Le prophète Sophonie annonce, après l’exil, la restauration d’Israël et par là, le salut.
Une bonne nouvelle, source de la joie de son peuple : le Seigneur est au milieu de nous

« Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! »

Psaume : Jubile, crie de joie, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël

Deuxième lecture(Ph 4, 4-7)
La source de la joie chrétienne : le Seigneur est proche de nous
« Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur »

Evangile(Lc 3, 10-18)
« Or le peuple était en attente et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ »

Ce dimanche Augustin Duriez a reçu le baptême

« Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir.
Seigneur, donne-moi de l’humour pour que je tire quelque chose de cette vie 
et en fasse profiter les autres »

Extrait d’une prière de Thomas More (1535)

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2ème dimanche de l'Avent - Année C

                ESPERANCE !       

Ce 2è dimanche de l’Avent est le dimanche de Jean Baptiste.
Au bord du Jourdain, Jean Baptiste proclamait un baptême de conversion et disait « Préparez le chemin du Seigneur ».
C’est ce même appel qui nous est adressé aujourd’hui. Préparons-nous à fêter Noël, préparons-nous à la venue de Jésus dans nos vies.

« C’est à Béthanie de Transjordanie, au-delà du Jourdain, dans le désert, à quelques kilomètres au nord de la Mer Morte, près de Jéricho, que Jean-Baptiste s’était retiré, vivait et baptisait.
C’est là, à ceux qui venaient recevoir, dans le Jourdain, le baptême de communion que Jean-Baptiste donnait cette parole : « Préparez le chemin du Seigneur ». Et cette parole retentit pour nous aujourd’hui. Jean-Baptiste utilise des images concrètes, celles d’une entreprise de travaux publics : « Rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les chemins tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis »
Images concrètes pour dire une réalité spirituelle : le Seigneur vient dans nos vies. Faisons -lui sa place. Mettons notre vie en conformité avec la sienne. Au cœur de cela, il y a la vision de Dieu sur nos vies, sur notre histoire. C’est la foi.
Le prophète Baruc dans la 1ère lecture nous dit les qualités de notre vie en conformité avec celle de Dieu qui vient : « Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire avec sa miséricorde et sa justice »
- La miséricorde, c’est la bienveillance, l’amour, le pardon qui est dans le cœur d’une mère pour son enfant. C’est la qualité de Dieu pour chacun de nous. C’est la qualité que nous allons chercher en Dieu, que nous demandons à Dieu de mettre dans nos vies et qui nous fait avoir sur les autres un autre regard que celui que nous avons d’habitude, qui part du superficiel, du tout fait, de l’épidermique. Et ainsi, changeant notre regard sur l’autre, nos relations avec l’autre seront différentes.
- La justice, c’est plus que l’équité humaine, le donnant-donnant. L’homme juste selon Dieu, c’est celui qui ajuste sa vie sur celle de Dieu, qui fait correspondre sa vie, ses pensées, ses relations avec les autres sur la vie de Dieu, les pensées de Dieu, les relations de Dieu, un Dieu qui aime.
Ainsi la justice dans nos vies est la qualité qui nous engage à l’action pour l’autre, pour l’aider, le reconnaitre, le considérer pour ce qu’il est vraiment.
« Préparez le chemin du Seigneur », c’est avoir le regard de Dieu. C’est mettre dans nos vies la miséricorde et la justice selon Dieu. C’est le but à atteindre dans le temps de nos vies, le temps de la foi où tout n’est pas donné d’un seul coup, où il faut toujours et toujours avancer, recommencer.
Le temps de l’Avent est le temps des recommencements. Le sacrement de la réconciliation est à situer dans ce temps des recommencements.  Il nous est proposé pour nous préparer à Noël. Sachons le voir dans cette perspective-là.
Préparez le chemin du Seigneur, c’est mettre dans nos vies plus de miséricorde et de justice selon Dieu. Mettre Dieu, mettre l’amour dans nos vies »

Homélie du P. Genevay

Aujourd’hui a été baptisée Rosalie Scarabelli

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1er dimanche de l'Avent -Année C

Mot accueil :
Bienvenue !
Nous nous retrouvons aujourd’hui avec toute la paroisse pour entrer ensemble dans ce beau temps de l’Avent… mettons-nous dans une attitude de profonde écoute pour accueillir Celui qui vient … C’est lui qui déjà nous appelle aujourd’hui.

Première lecture : « Je ferai germer pour David un Germe de justice »
Deuxième lecture : « Que le Seigneur affermisse vos cœurs lors de la venue de notre Seigneur Jésus »
Evangile : « Votre rédemption approche » 

Prière universelle

-    « Les voies du Seigneur sont amour et vérité »
Prions pour notre Eglise, cette vaste famille où nos différentes sensibilités vivent ensemble.
Que les uns et les autres s’écoutent et se respectent.
Aujourd’hui partageons ce temps de l’attente et de l’espérance.
Seigneur que ton Esprit habite notre Eglise.

-    « Il exercera dans le pays le droit et la justice »
Dans ce temps avec des enjeux de guerre ou de paix, 
Seigneur aide les gouvernants du G 20 à Buenos Aires sur le chemin du dialogue.
Qu’une vision du monde, riche de valeurs humanistes fasse contrepoids à la puissance économique et commerciale.
Seigneur nous t’en prions.

-    « Restez éveillés et priez en tout temps »
Ne soyons pas que des catholiques pratiquants, mais des catholiques engagés par notre vie familiale, nos dons, nos engagements auprès des plus fragiles.
Prenons soin les uns des autres et tissons des liens dans l’action comme dans la prière.
Seigneur, viens nous inspirer.

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Le Christ, Roi de l'Univers -Année B

Fête du Christ Roi.
L’image du Roi dans notre mémoire et dans notre inconscient est pleine d’ambiguïté. Elle est associée à puissance et domination de l’autre.
Mais Jésus à la question de Pilate « Es-tu le roi des Juifs » ? va mettre les choses à leur vraie place : « Ma royauté n’est pas d’ici ». Elle est témoignage de la vérité.
C’est sur la croix que Jésus se révèle comme roi : Il y a l’inscription de la croix : « Celui-ci est le roi des Juifs ». Il y a la parole du condamné à mort avec lui : « Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne » et la réponse de Jésus : « Amen, je te le déclare. Aujourd’hui avec moi tu seras dans le Paradis ». Sur la croix Jésus est roi. Il rassemble « quand je serai élevé à terre j’attirerai tout à moi ». Jésus réalise cela avec le bon larron : « Aujourd’hui avec moi tu seras dans le Paradis.
Sur la croix Jésus est un Roi qui donne, qui aime, qui unit, qui ressemble.
Un roi qui donne sa vie au Père et à tous les hommes. Il fait entrer dans sa vie, dans sa vie d’Amour de Dieu celui qui ouvre son cœur. Jésus est roi de chacun d’entre nous.
Un roi qui rassemble tout par son passage à la vie de Dieu, à la Résurrection.
Ainsi notre monde par le corps de Jésus est touché de la vie, de l’amour de Dieu.
Jésus Roi de l’Univers : Par la mort et la Résurrection de Jésus un monde nouveau est né, transformé par Dieu, pour l’Amour de Dieu.    
    « Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total ».
    « Moi je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le seigneur Dieu. Celui qui est qui était et qui     
       vient, le souverain de l’univers ».
La croix est enfin ce signe vertical qui va de la terre à Dieu, qui en Jésus nous fait passer en Dieu.
La Croix est ce signe horizontal qui nous rassemble tous en Jésus.
L’Eucharistie réalise ce double mouvement : Par Jésus, avec lui et en lui elle est offrande à Dieu, elle est union entre nous.
Vivons cela dans chacune de nos Eucharisties. Amen.

Homélie du père Pierre Genevay


Prière universelle
Le Christ répond à Pilate :
« Ma royauté n’est pas de ce monde » et aussi «C’est toi-même qui dit que je suis roi »
Oui, le Christ est roi mais il nous a enseigné avant sa mort l’attitude de service le jour du lavement des pieds de ses apôtres.
Lors de ses rencontres il demande souvent : « Que veux tu que je fasse pour toi ? »
Nous prions pour notre Eglise, pour les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et l’ensemble des laïcs. A l’image du Christ que chacun soit à l’écoute des hommes avec humilité en se mettant au service de tous.
Seigneur nous te prions.

 «Si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus »                                                                                                       
Donne Seigneur à tous les dirigeants et à toute les personnes en responsabilité de privilégier le dialogue et la négociation plutôt que l’absence d’écoute et la violence.
Cette attitude d’écoute est importante vis à vis des jeunes qui ont du mal à choisir une formation ou un travail. Que les adultes et leur entourage acceptent les hésitations des jeunes et les soutiennent.
Pour construire la Paix dans le monde, pour développer la bienveillance et le respect autour de nous, dans nos quartiers et dans nos familles, Seigneur, nous te prions.

«Moi je suis l’Alpha et l’Omega» 
Que chacun d’entre nous, membre de notre communauté, commence ses journées et les termine en se tournant avec espérance vers Dieu le Père qui nous aime.
Nous pourrons ainsi mieux discerner les appels du Christ à servir autour de nous ceux qui en ont besoin.
Seigneur, nous te prions, fais grandir en nous la Foi.

 

 Baptiste DELETOILE a été baptisé après la messe.

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Messe des familles

Première lecture "En ce temps-ci, ton peuple sera délivré" (Dn 12, 1-3)
Psaume " Garde-moi mon Dieu, j'ai fait de toi mon refuge." (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)
Deuxième lecture " « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)
Evangile « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)

Prière Universelle
Un siècle s’est écoulé depuis la fin de la Grande Guerre. Depuis, et chaque jour, notre Église s’engage pour la Paix, contre la barbarie et la torture. Aide-là, Seigneur, à poursuivre son travail, car la Paix semble toujours être fragile aujourd’hui.

La conférence des religieux et religieuses de France célèbre aujourd’hui ses dix ans d’existence. Nous prions pour cette assemblée d’hommes et de femmes qui ont fait le vœu, dans la pauvreté et le don de toute une vie, de Te suivre, Seigneur, pour Te servir et servir le monde.

Seigneur, tu nous enseignes à reconnaître notre péché et à demander Ton Pardon. nous te prions aussi pour ceux qui ont le courage de pardonner lorsqu’ils ont été blessés, ceux qui refusent de haïr, et pour ceux qui ne cherchent pas la revanche lorsqu’ils ont été victime d’une injustice. 

Ta parole nous enseigne à attendre la venue de ton Fils dans la gloire. Nous ignorons le jour de sa venue, mais aide nous  à vivre comme si ce jour était proche. Aide nous à nous reconnaître et à te confier nos péchés, et ouvre nos cœurs pour que nous puissions espérer d’être des témoins.

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32ème dimanche temps ordinaire – B

Nous sommes à quelques jours de la Passion de Jésus selon la chronologie de St Marc. Jésus enseigne dans l’enceinte du Temple et Marc dans cette page de l’Evangile oppose deux attitudes : ceux qui affichent leur piété, les scribes qui se font voir et la pauvre veuve qui fait l’offrande de sa pauvreté, de son indigence, comme nous dit l’Evangile.
Jésus avec ses disciples est assis en face de la salle du Trésor, c’est là que treize troncs sont disposés dans le parvis des femmes pour recevoir les offrandes des fidèles. A côté de ces troncs il y a les prêtres à qui il fallait indiquer le montant et la destination de l’offrande et qui déposaient l’offrande dans le tronc correspondant.
Perdue dans la foule des gens riches qui y mettaient de grosses sommes, une humble femme, une pauvre veuve attire l’attention de Jésus.
Elle appartient à la catégorie des plus défavorisés. En effet en Israël la situation des veuves était fort difficile dans une société où le droit était essentiellement masculin. Privées de mari, les veuves étaient sans protection et sans ressource.
Cette femme n’a versé que deux piécettes, les plus petites alors en usage, une somme apparemment dérisoire.
Pourtant Jésus, dans une déclaration solennelle à ses disciples ne peut retenir son émerveillement devant ce geste anonyme.
Les autres qui ont donné beaucoup plus ont pris sur leur superflu. Elle, elle a pris sur son indigence, elle a versé tout ce qu’elle avait pour vivre, elle a tout donné comme la veuve de Sarepta du temps d’Elie dans la première lecture.
En voyant cette pauvre veuve qui n’a presque rien à donner, Jésus regarde le cœur, le don réel qui mesure la générosité. Seuls ceux qui apprennent à regarder ainsi sauront discerner la vérité du Royaume.
En ce jour anniversaire dans la fin de la guerre de 1914, cette pauvre veuve de l’Evangile nous fait penser à toutes les veuves des soldats morts au combat, à toutes les victimes de la guerre, de toutes les guerres.
Et cette journée de commémoration de la fin de la guerre doit être une journée pour la paix.
Nous chrétiens nous savons que la paix vient de Dieu, nous savons que Jésus, prince de la Paix est venu réconcilier l’homme avec Dieu et réconcilier les hommes entre eux.
Par cette Eucharistie demandons à Jésus de faire de nous des serviteurs de la Paix, des serviteurs de l’Amour.      Amen

Homélie du père Pierre Genevay

 

PRIERE UNIVERSELLE (commune à tous les diocèses) 

(Introduction de la prière)
En ce dimanche, nous célébrons comme chaque semaine la résurrection du Christ. Nous célébrons la victoire de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort, la paix que le Christ nous apporte. Et cette année nous nous souvenons qu’il y a 100 ans l’armistice était signé, la première guerre mondiale prenait fin, un avenir de paix s’entrouvrait.  
« La paix est l’objet du profond désir de l’humanité de tous les temps » disait le pape saint Jean XXIII

Nous élargissons notre prière : 
Refrain :Seigneur, fais de nous des artisans de paix, Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d'amour

Seigneur,  nous te rendons grâce pour le don de la paix que tu nous fais. 
Nous te prions pour ton Eglise. Qu'à la suite de nos papes elle ait le souci de rappeler à tous combien il est important de faire circuler la parole pour trouver des solutions aux différents conflits dans le monde.
         Dieu de Miséricorde apprends nous les chemins de la fraternité et de la paix.

Seigneur, nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes de notre pays qui, au service de la paix, risquent aujourd’hui leur vie pour nos concitoyens. Nous nous souvenons des Poilus de la grande guerre.
Nous te prions pour celles et ceux qui ont été blessés ou tués dans des attentats ou sur des théâtres d’opérations extérieurs.
          Dieu de Miséricorde apprends nous les chemins de la fraternité et de la paix.

Seigneur nous te rendons grâce pour ceux qui acceptent des responsabilités politiques, économiques, sociales et syndicales. 
Nous te prions pour qu’ils aient toujours le souci du bien commun en vue de construire une société fondée sur la vérité, la justice, la charité.
          Dieu de Miséricorde apprends nous les chemins de la fraternité et de la paix.

Seigneur nous te rendons grâce pour les communautés chrétiennes qui se réunissent à travers le monde en ce dimanche. Elles sont à l‘écoute de ta Parole et partagent Ton Corps.
Et nous te prions pour que tous leurs membres soient des artisans de paix dans leur famille, leur travail, leur commune, au sein d’associations. 
             Dieu de Miséricorde apprends nous les chemins de la fraternité et de la paix.

(Prière de conclusion)
Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

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31 ème dimanche temps ordinaire – B

Après l’étape à Jéricho et la guérison de l’aveugle né Bartimée, Jésus, dans son chemin vers sa passion et sa résurrection a fait son entrée triomphale, son entrée messianique à Jérusalem.
Dans l’enceinte du Temple il enseigne malgré ses adversaires qui le harcèlent sans répit : il a chassé les vendeurs du temple et a déjoué le piège au sujet de l’impôt à César.
Voici que s’avance  un scribe  qui a pour Jésus une opinion personnelle et qui interroge Jésus :" Quel est le premier de tous les commandements" ?  Question pertinente car à l’époque de Jésus les rabbins discutaient entre eux sur l’importance de tel ou tel précepte de la Loi. On recensait alors jusqu‘à 630 préceptes dans l’Ancien Testament. C’était un maquis touffu dans lequel les juifs pratiquants avaient du mal à se retrouver. Dans un tel contexte on comprend la question du scribe qui, de bonne foi, cherche un principe fondamental et unificateur de tous ces préceptes.
A cette question Jésus ne répond pas en citant les 10 Paroles, (les 10 Commandements) que Dieu a données à Moïse sur le Mont Sinaï.
Il commence par citer, ou mieux, par réciter la prière juive que tout juif récite le matin et le soir, qu’il inscrit sur les montants des portes de sa maison ou de ses villes, qu’il place sur son front ou sur ses bras dans ces petites boîtes que sont les téphillim.
C’est le schéma Israël, la prière du Deutéronome : « Ecoute Israël, le seigneur ton Dieu est l’unique. » Cette prière enracine le commandement qui en découle : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force ». C’est le rappel de l’initiative de Dieu en faveur d’Israël. Le Seigneur a daigné se faire notre Dieu dit le juif pieux et en réponse il est appelé à l’aimer.
Cette réponse aurait pu suffire à la question du scribe mais Jésus enchaîne aussitôt en citant une parole du Lévitique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », avant de conclure mêlant le singulier et le pluriel pour mieux souligner leur unité fondamentale : « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». C’est dans le rapprochement de ces deux commandements, dans le lieu indissociable entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain que réside toute l’originalité de la réponse de Jésus, l’originalité de la nouvelle Alliance : l’Amour de Dieu ne peut s’exprimer que dans l’Amour du prochain. L’Amour du prochain trouve sa source dans l’Amour de Dieu.
St Jean dit cela dans sa lettre aux chrétiens : « Comment peux-tu aimer Dieu que tu ne vois pas si tu n’aimes pas ton frère que tu vois ? »
Et Jésus va encore plus loin : Aimer le prochain comme soi-même. S’aimer soi-même non pas par pur égoïsme mais parce que nous avons du prix aux yeux de Dieu, parce que, comme Jésus nous sommes enfants de Dieu.
Jésus est donc au cœur de cet amour. Fils du Père il répond à l’annonce du Père en aimant ses frères, en donnant sa vie pour eux.
C’est le sens de l’Eucharistie où Jésus perpétue ce don d’Amour et nous entraîne avec lui dans cet amour de Dieu et des frères. Amen

Homélie du père Pierre Genevay

 

Prière Universelle
« Le Seigneur Notre Dieu est l’unique Seigneur. »
Prions pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, tous témoins que Dieu est unique.

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu ».
Prions pour ceux dont la foi chancelle devant les épreuves et qui attendent un signe pour se rapprocher de Dieu.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Prions pour ceux qui n’ont jamais été aimés. Pour que nous ayons toujours à cœur de reconnaître les qualités et les compétences des autres, Seigneur, nous Te prions.

Nous voici sous Ton regard, Seigneur Notre Dieu ; puisque Tu lis jusqu’au fond de notre cœur, Tu sais notre désir de donner et notre peur de tout donner ; augmente notre confiance en Ton Amour, qui seul pourra nous ouvrir les mains.

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Commémoration de tous les fidèles défunts

Tous les défunts de l’année de la paroisse ont été cités. 
Les personnes présentes ont pu déposer un lumignon en souvenir de leur défunt.

Extrait du livre du prophète Isaïe    Is 25, 6-10a
En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples un festin sur sa montagne.
Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples 
et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, 
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
C’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés
»

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Messe de la Toussaint (B)

Les textes de la Parole de Dieu que nous d’écouter sont riches d’enseignement. Nous avons d’abord contemplé dans cette vision de l’Apocalypse, dans cette révélation de St Jean, l’Amour de Dieu qui associe à sa joie, à sa fête, à sa gloire tous ceux et toutes qui vivent éternellement de son Amour.
Mais très vite nous nous sommes sentis concernés. St Jean dans sa lettre aux chrétiens nous rappelle que dès maintenant nous sommes sur le chemin de la joie de Dieu : nous sommes enfants de Dieu.
Et Jésus dans ce passage de sa Parole des Béatitudes donne le chemin du bonheur de Dieu.
Matthieu inscrit cette proclamation des Béatitudes au début du ministère de Jésus en Galilée, au bord du lac et les place dans ce discours sur la montagne, montagne qui rappelle le Sinaï, le lieu de l’Alliance.
A travers ces Béatitudes se dessine un visage, le visage de celui qui, le premier, a vécu l’Alliance nouvelle : Jésus, le ressuscité de Pâques, le saint par excellence.
Jésus est heureux d’accueillir ce Royaume, l’Amour du Père, ce Royaume qu’il attend de tout son cœur et pour lequel il va s’engager totalement.
Sa vie, ses actes, ses Paroles vont révéler en lui le pauvre, le doux, le miséricordieux, le cœur pur, l’artisan de paix.
Ces Paroles des Béatitudes sont lumières de Jésus.
En cette fête de tous les saints, nous regardons nos frères et nos sœurs qui nous ont précédés et qui ont répondu à l’appel de Jésus. Ils ont ouvert comme Jésus leur vie à l’Amour du Père et leur vie d’hommes et de femmes de cette terre a été transformée par l’Amour. Ils se sont laissés imprégner de la manière de Jésus, leur vie est devenue visage de Jésus.
•    Visage de celui qui ouvre tout son cœur dans la pauvreté.
•    Visage de celui qui est devenu douceur, non-violence.
•    Visage de celui qui dans sa détresse, dans ses pleurs sait trouver en Dieu l’espérance.
•    Visage de celui qui se bat pour la justice, justice entre les hommes mais surtout celui qui ajuste sa vie à celle du Père.
•    Visage de celui qui fait miséricorde et qui pardonne.
•    Visage de celui qui n’est que droiture.
•    Visage de celui qui fait la paix.
•    Visage de celui qui est persécuté et jusqu’en donnant sa vie est témoin de l’Amour.
Il y a 8 béatitudes -les 2 dernières n’en font qu’une car la 9ème a été rajoutée dans la Persécution.
Ainsi il y a 8 visages de Jésus, 8 lumières de Jésus.
Dans la tradition chrétienne le chiffre 8 est le signe du 8ème jour, le jour de Pâques. Ainsi les 8 béatitudes expriment le ressuscité.
Ainsi ces 8 béatitudes sont des appels à vivre en ressuscités, à devenir toujours visages du Ressuscité.
Il n’y a pas un modèle de saint comme il n’y a pas un modèle de vie. Chacun de nous tels que nous sommes est appelé à devenir visage du Ressuscité en se laissant toucher par l’Amour du Père.
La fête de la Toussaint avec les 8 Béatitudes nous met sur ce chemin, le chemin d’enfants de Dieu, le chemin du Ressuscité.
La fête de la Toussaint c’est notre fête de Pâques aujourd’hui. Amen

Homélie du père Pierre Genevay

 

Prière universelle  
« Voici le peuple de ceux qui te cherchent Seigneur »
En ce temps de synode des jeunes qui sont la force et la vitalité de l’Eglise,  confions les au Seigneur et surtout écoutons-les.
Prions pour l’Eglise qui souffre en ses enfants chassés de leurs pays, tués pour leurs idées.
Eglise qui souffre en ses victimes de violence sexuelle, qui souffre en ces 2 jeunes prêtres qui dans leur désespérance viennent de mettre fin à leur vie dans les diocèses de Rouen et d’Orléans. Pour eux, pour leurs familles, leurs paroissiens, leurs frères prêtres, prions le Dieu de miséricorde et de consolation ;
« En marche » selon la belle traduction de Chouraqui, « heureux » les disciples du Christ vers plus de fraternité entre laïcs et prêtres, conscients de nos grandeurs et de nos blessures à chacun. 
 

« Voici une foule immense, de toutes nations, peuples et langues »
L’évangéliste Jean, dans sa vision, nous assure que le salut vient de notre Dieu et de son Christ.
Prions pour le monde dans les douleurs d’un enfantement où vie et mort s’affrontent.
Prions pour les victimes innocentes de tant de violence au Yemen et ailleurs, pour tous ceux qui se sentent contraints de quitter leur pays.  
Pour le peuple brésilien déchiré par des options politiques contraires. 
Prions pour les victimes de la catastrophe d’avion ces derniers jours. 
« En marche » tous les artisans de paix qui oeuvrent à un monde plus humain où un jour vérité et justice s’embrasseront.
 

« La sainteté c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce » nous dit le pape François dans son exhortation à la sainteté »
Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse car la miséricorde du Seigneur nous accompagne et nous transforme sur ce chemin d’Amour.
Alors tous ensemble « En marche », bienheureux sommes-nous.

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30ème dimanche du temps ordinaire

Jéricho est cette oasis au sud de Jérusalem, au milieu du désert de Jude, c’est un lieu historique. C’est la première ville de Canaan conquise au retour d’Égypte. C’est aussi le lieu de 2 rencontres étonnantes que l’Evangile nous a données : la rencontre de Zachée qui monte sur le sycomore et la guérison de l’aveugle Bartimée.

C’est la dernière étape de Jésus et de ses disciples dans cette marche, cette montée vers Jérusalem, après la troisième annonce de la Passion. Aussi dans ce contexte là il faut comprendre ce passage de l’Evangile en fonction de Pâques, en fonction de ce passage qu’est la Passion / résurrection de Jésus, passage à la Vie, passage à la lumière de Dieu. Regardons les personnages de cette page de l’Evangile. Il y a la foule, une foule nombreuse et les disciples qui suivent Jésus à la sortie de Jéricho. Les disciples sont avec Jésus sur ce chemin qui mène à Jérusalem. Jésus leur montre le chemin pour le suivre mais il a du mal à les arracher à leur aveuglement. « Vous avez des yeux et vous ne regardez pas… » « Vous ne savez pas ce que vous demandez » leur dit Jésus dans le passage qui précède.

Il y a l’aveugle : son nom nous est donné « Fils de l’Honorable ». Marc a retenu son nom pour que ses lecteurs vivent dans la réalité des faits. De plus Marc par 3 fois précise bien qu’il est aveugle, qu’il est contraint à vivre de la mendicité, de l’immobilité, de la marginalité. Il est assis au bord de la route. C’est un exclus. Il se contente d’entendre passer les pèlerins qui montent à Jérusalem… Il ne peut pas les suivre, il ne peut pas faire le pèlerinage. Ce n’est donc pas un bon Juif…

Enfin il y a Jésus.
L’aveugle le reconnaît = « Fils de David, aie pitié de Moi ». Il avait dû entendre parler de Jésus et ainsi il lance à qui veut l’entendre ce cri de foi et de confiance.
Et Jésus va faire intervenir ceux qui autour de Lui ne s’intéressent pas à l’aveugle : Appelez-le. « Confiance, lève-toi, il t’appelle »
Et c’est la rencontre de Jésus avec l’aveugle.
La réponse de l‘aveugle : Il jeta son vêtement : son seul bien 
Cf. « Laisse tous tes biens et suis-moi » et courut vers Jésus.
« Que veux-tu ? » « Que je voie » « Va ta foi t’a sauvé ».
« Va » : Jésus envoie. Il suivait Jésus.
« Ta foi t’a sauvé » : le salut : voir Jésus. Annoncé par la première lecture : retour d’exil, être avec Dieu.

L’aveugle est devenu disciple : c’est la découverte de Jésus. C’est l’illumination de la foi : Baptême.
Vie du disciple toujours à entretenir par les sacrements de la foi et pour l’Eucharistie.
Nous sommes comme l’aveugle au bord du chemin dans le doute, dans la nuit. Soyons attentifs aux petits riens mis sur notre route qui nous redonnent espérance : c’est Jésus qui passe.
Ouvrons nos yeux et aidons nos frères à ouvrir leurs yeux pour reconnaître la tendresse de Dieu pour chacun.

Homélie du père Pierre Genevay

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Messe des familles

En ce 29ème dimanche du temps ordinaire, la messe des familles fait sa rentrée. 
La nouvelle équipe, repérable par ses foulards bleus, est heureuse de retrouver les enfants. 
Chaque 3ème dimanche du mois, nous allons redécouvrir un moment spécifique de la messe. Ce sera notre fil conducteur de l’année.
Cette année, la messe des familles sera aussi une messe paroissiale. N’hésitez pas à rejoindre l’équipe !
En cette journée des missions, la quête sera faite au profit des Œuvres Pontificales Missionnaires.

Avant la 1ère lecture, les enfants ont été invités à accompagner parents et animateurs dans les salles.
Après avoir fait connaissance, ensemble nous avons réfléchi à la signification du signe de croix, symbole de notre entrée dans la messe.

1ère lecture Is 53, 10-11
« Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes »

Ps 32     « Oui, elle est droite la parole du Seigneur, Il est fidèle en tout ce qu’Il fait
        Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi »

2ème lecture    He 4, 14-16
« Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux »

Evangile    Mc 10, 35-45
“Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous »

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28 ème dimanche temps ordinaire - Année B

Jésus marchant vers Jérusalem, vers sa Passion et sa résurrection vers l’aboutissement de son projet veut entraîner avec lui ceux qu’il rencontre. Il a déjà entraîné avec lui les apôtres, les 12, les 72 disciples et ici dans cette page de st Marc il veut entraîner ce jeune homme.
C’est un juif pieux qui cherche son chemin, qui cherche des points de repères pour conduire sa vie : « Bon maître que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Déjà cette question était présente tout au long de l’Ancien Testament et au 1er siècle avant Jésus en mettant ses propos sur les lèvres du roi Salomon. Un juif cultivé a répondu à cette question en invitant à prier Dieu de nous donner sa sagesse, c’est-à-dire sa façon de voir les choses, le monde, les êtres et par là sa façon de vivre. La première lecture nous a donné la prière supposée du roi Salomon, demandant cette sagesse de Dieu qui surpasse toutes les autres richesses et qui est à la source de nouveaux biens.
    « J’ai supplié et l’esprit de sagesse est venu en moi
       A côté d’elle j’ai tenu pour rien la richesse
       Tous les biens me sont venus avec elle …
»
Le jeune homme qui vient se prosterner vers Jésus est lui aussi en quête de sagesse. Il a accompli les commandements de la loi mais du fond de son être il veut aller plus loin.
Jésus l’appelle. L’évangile nous dit qu’il posa son regard sur lui et l’aima. Et c’est la parole : « Va, vends ce que tu as … suis-moi ». Et le jeune homme ne répond pas. 
Nous comprenons ce geste, ce refus.
C’est dans la discussion avec ses disciples que Jésus éclairera le geste du jeune homme. « Pour les hommes c’est impossible mais pas pour Dieu ».
Le jeune homme s’en est tenu à la sagesse humaine.
Jésus nous apporte la sagesse de l’Evangile qui vient de la Parole de Dieu, parole vivante qui porte sa lumière au plus profond de nos cœurs. Jésus pose sur nous son regard, un regard d’Amour. Nous sommes appelés à nous laisser interpeler par sa parole, par son regard, parole exigeante mais qui nous fait mettre toutes les réalités à leur vraie place, à mettre Dieu à sa vraie place. 
Débarrassons-nous de tout ce qui nous encombre pour comprendre que l’amour est premier.
Soyons attentifs à ces appels de Dieu pour que toujours notre vie soit réponse à la Parole de l’Evangile.
(Homélie du P. Genevay)

 

Prière Universelle

1/ « J'ai prié et le discernement m'a été donné »
Seigneur donne-nous le désir d’une prière profonde qui nous relie à toi et au monde. 
Que ton Esprit de sagesse, éclaire chacun de nous en particulier et ensemble, pour comprendre et saisir avec sagesse les profonds enjeux qui bouleversent notre monde aujourd’hui. Enjeux politiques, sociaux, écologiques, éthiques….etc

2/« Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu »
Devant les scandales qui secouent notre Eglise, que cette douceur, ta douceur  nous donne de cheminer ensemble dans la vérité, et la paix. 
Que ta miséricorde nous saisisse et nous guérisse profondément des crimes commis, subis et aggravés par des complicités de toute sorte. .

3/« L'esprit de la Sagesse est venu en moi, je l'ai aimée parce que sa clarté ne s'éteint pas »  
Que ta Sagesse Seigneur emplisse toutes les facettes de notre vie quotidienne. 
Qu’elle rayonne ton Amour au sein de notre communauté ecclésiale. 
Nous prions particulièrement pour le rassemblement des jeunes de notre diocèse au festival « Ephata » et à la semaine missionnaire mondiale qui débute sur le thème « J'ai soif de Toi, viens ! »

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27 ème dimanche temps ordinaire - Année B

Dans la lecture de St marc, nous suivons Jésus sur le chemin de Jérusalem, chemin de sa Passion/résurrection. C’est entre la 2è et la 3è annonce de la Passion que Marc nous donne cet enseignement de Jésus dans une discussion avec le pharisien. Jésus prend deux réalités humaines très concrètes que nous connaissons bien : l’amour de l’homme et de la femme et l’image des petits-enfants.
A travers ces deux exemples, Jésus nous dit le plan de Dieu.

1. Au commencement
Le texte de la Genèse nous décrit la création de l’homme. Et Dieu donne son projet : « L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux deviendront une seule chair »
Au commencement, non pas en un début dans le temps mais dans la pensée biblique au fond des choses, dans les débuts primordiaux, c'est-à-dire au cœur même de la réalité, au cœur de l’être. Au commencement, l’homme est créé homme et femme, tous deux partenaires d’une alliance d’amour – ils ne feront plus qu’un- alliance qui dans la Bible sera signe de l’alliance même entre Dieu et les hommes. 
Et Jésus poursuit : « Ils ne sont plus deux… Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas »
Nous sommes ainsi en face du secret de l’amour : l’amour qui est don, qui est alliance, qui est communion.
Cette alliance, cet amour, Jésus va les vivre. Il va donner sa vie. La lettre aux Hébreux l’a rappelé dans la 2è lecture : « Il a fait l’expérience de la mort. C’est par grâce de Dieu au profit de tous »
Et St Paul parlant du mariage dans sa lettre aux Ephésiens, écrivit : « A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère. Il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. Ce mystère est grand. Je le dis en pensant au Christ et à l’Eglise ».
Face au mystère de l’amour de l’homme et de la femme, ne commençons pas par regarder comment est vécue aujourd’hui cette relation. Nous les savons, bien des difficultés existent. Mais contemplons le rêve de Dieu et portons sur les couples quels qu’ils soient, le regard de Dieu qui voit que ce qu’il a fait est bon. Et disons-nous que toute relation d’amour humain, même si elle ne répond pas toujours à ce rêve de Dieu, a toujours cette étincelle de vie qui est signe de l’amour de Dieu, de l’amour du Christ pour son Eglise, pour chacun d’entre nous.

2. La 2è image de cet évangile est encore une image d’amour : « Laissez les enfants venir à moi. Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »
L’enfant attend tout de ses parents, reçoit tout de ses parents. Les parents donnent tout à leur enfant. Il en est de même dans le plan de Dieu : Dieu donne tout. Il est Amour. 
Ainsi nous entendons le projet de Dieu, projet d’un Dieu qui nous aime et qui nous appelle à répondre à cet amour infini. Ce projet de Dieu ne nous est pas donné tout fait. Il nous est donné à construire tout au long de notre vie. Il y a les difficultés et les échecs. Sachons que notre Dieu est un Dieu de miséricorde.

(Homélie du P. Genevay)

 

Ce dimanche a été baptisé Jules FRANÇON

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26è dimanche du temps ordinaire

« Ah ! Si le seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »

Nous sommes à la maison de Capharnaüm, la maison de Simon Pierre
C’est le lieu symbolique des enseignements de Jésus dans sa marche vers sa Passion/Résurrection.
Cet enseignement de Jésus, dans ce contexte-là, n’a pas d’autre signification que de montrer que le disciple, celui qui veut marcher à la suite de Jésus, doit être celui qui imite le Christ.
Ainsi, la vie du disciple, imitant Jésus, doit être d’une exigence telle qu’il faut tout laisser pour le suivre.
Cette page de l’Evangile va formuler quelques-unes de ces exigences : 
Le premier enseignement de Jésus est provoqué par une réaction sectaire de Jean, un des fils de Zébédée surnommé « Fils du tonnerre ». « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent ».
Et Jésus, loin d’aller dans le sens de la réaction de Jean, va mettre en garde les disciples de s’arroger le monopole de la foi et de l’Esprit.
Ainsi, la place primordiale de l’Esprit est donnée : Esprit de Dieu, Esprit du Ressuscité qui souffle où il veut, qui entraine ses disciples, son Eglise et chacun de nous sur des chemins nouveaux.
La première lecture nous l’annonçait déjà. Au temps de Moïse, deux Anciens qui ne s’étaient pas rendus avec les autres à la Tente de la Rencontre, ont eux aussi reçu l’Esprit et se mirent à prophétiser et Moïse de s’écrier : « Ah ! Si le seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux ! »
Nous sommes ainsi appelés, non pas à nous accaparer l’Esprit, à faire de l’Esprit notre bien, mais au contraire à nous laisser conduire par lui.
Ainsi Jésus appelle tous ses disciples à l’imiter dans la force de l’Esprit, à faire des choix radicaux, des choix de charité. Et Jésus donne des exemples : le verre d’eau donné, le rejet de tout ce qui peut nous entrainer à la chute ou entrainer à la chute le frère ou le petit.
Dans ce sens, nous nous rappelons les paroles dures de St Jacques dans la 1ère lecture à propos des richesses et de la justice.
En positif, le disciple suit Jésus, imite Jésus en refusant tout sectarisme, en se laissant au contraire conduire par l’Esprit qui souffle où il veut, en vivant des choix pour Dieu, pour les autres.
Nous sommes donc appelés à regarder notre vie. C’est là qu’agit l’Esprit de Dieu qui nous rassemble.
Nous sommes aussi appelés à nous rendre disponibles aux appels de cet Esprit qui sont appels de Dieu à travers les appels de l’Eglise, du monde et des autres.

Homélie du P. Genevay

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Messe d'installation du Père Jean-Marie Guillemot

« Vous tous qui avez à cœur de prier pour votre nouveau pasteur, et de contribuer par votre service confiant au sein de cette paroisse et votre présence chrétienne là où vous vivez, à l’annonce de la Bonne Nouvelle : Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! » P. Loïc Lagadec, vicaire général
Au cours de la messe, un certain nombre de gestes ont été posés : la remise symbolique des clefs, le renouvellement des promesses de l’ordination, l’envoi dans les lieux du ministère : baptistère, tabernacle, lieu de la réconciliation, siège de la présidence.
La profession de foi du P. Guillemot a été suivie de celle de l’assemblée.
En fin de messe, les membres de l’équipe paroissiale se sont présentés :  Bernard Chandesris, Daniel Courbet, Marie-Pierre d'Oléon, Bénédicte Drommi, Jean-Luc Dubois, Yves Giraudeaux (économe paroissial), Éliane Guépin 

A la sortie, les paroissiens se sont retrouvés, à l’extérieur, pour un apéritif convivial.
Le baptême de Célestin ROCHE a été célébré  à la fin de la messe par le père GENEVAY.

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de Gauche à Droite : P. L. Lagadec (vicaire général), J.B. Thibault, J.M. Guillemot, P. Genevay et G. Péron
Au centre, un diacre du diocèse de St Etienne, d’où vient le P. Guillemot

 

 

 

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24è dimanche du Temps Ordinaire (Année B)

St Marc a résumé cette rencontre de Jésus et de Pierre. Il ne garde que la profession de foi de Pierre : « Tu es le Christ ». 
De suite, il annonce à la foule et aux disciples son chemin pour marcher à sa suite : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’évangile, la sauvera ».
Marcher à la suite de Jésus pour bâtir son royaume c’est, pour reprendre l’image de Jésus à Pierre dans l’évangile de St Matthieu : « Tu es pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise »
Devenir pierres vivantes de l’Eglise. Nous tous, baptisés, nous sommes ces pierres vivantes de l’Eglise du Christ. 
Et en ce dimanche de rentrée, nous sommes invités à découvrir toujours mieux notre place dans l’Eglise. L’Eglise se construit par nous, par notre foi, par notre action, par notre témoignage.
Être chrétien, c’est construire l’Eglise ensemble. D’abord l’Eglise, la communauté qui nous est proche. C’est avec les frères et les sœurs qui nous entourent que nous vivons notre foi dans les différentes situations de notre vie de tous les jours. C’est pour cela que nous vous invitons à répondre au questionnaire (*) qui vous est proposé, non pas en vue d’un rapport d’activités, mais pour nous mettre en face des façons de nous mettre aujourd’hui au service de la communauté. C’est d’une certaine façon un appel à chacun à vivre sa vie de chrétien et de chrétienne dans le concret de son existence.
Alors ainsi, mettons-nous sur le chemin de Jésus, le chemin de la vie et du témoignage.

Homélie du P. Genevay

(*) Le questionnaire est toujours disponible à l’église

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Le secrétariat de ND du Rosaire déménage pour se refaire une beauté.

A partir du mardi 9 juillet, vous pourrez venir nous voir à ND de Plaine Fleurie jusqu’en juin 2020.

Les horaires pendant les vacances jusqu’au 19 juillet : mardi 14h-17h, mercredi et jeudi 9h-12h, 14h-17h et vendredi 9h-12h

Le secrétariat sera fermé : du samedi 20 juillet au lundi 19 août

Tel : 04 76 90 50 66    
mail  
 
Formulaire de prise de contact

Accueil et écoute à NDPF

Mardi : 9h30 à 11h30 : PERMANENCE Notaire 

Horaire des messes

En semaine : mardi à 9h à la chapelle

le week-end : dimanche à 10h30 à l'église

Messe des familles : le 3eme dimanche du mois.

Autres messes dans la paroisse

Père Pierre GENEVAY :      06 80 38 76 19
Antonia ALONSO :             06 30 77 48 06
Cécile CARDIN  :                06 51 30 37 28
Bertrand CHANDESRIS :   06 07 44 88 68
Dominique DESBENOIT :  04 76 01 12 58
Eliane GUEPIN :                04 76 90 23 38
Xavier LAHEUX :               06 83 83 83 64

Communication

Monique PERRISSIN :  04 76 90 57 04

Conseil économique

Jean CORCELLE :  04 76 90 72 94

Equipe d'animation liturgique

Avec le prêtre, elle organise et coordonne les célébrations sur l'ensemble de l'année (dimanches ordinaires et grandes fêtes).

Marie-Noëlle MORIN :                              
    04 76 54 57 44
Florence FRANCOIS :                            
    04 76 90 50 81
Edouard FILIPE (messe des familles) :    
    06 63 11 81 84
avec Emilie et Emmanuel GAVA :            
    06 75 48 62 56
Philippe DUBRULLE (animateur chant) :  
    06 84 83 33 79

Référents des équipes liturgiques

Des équipes de quartier se réunissent pour lire les textes du dimanche, échanger et prier. Ces équipes sont ouvertes à tous et participent à la préparation des célébrations du dimanche.

Béalières  : Gilberte BEURRIER
Buclos : Marie-Noëlle MORIN
Grand-Pré : Chantal BLANCHON
Haut-Meylan : Monique FRANCOIS
Maupertuis- Charlais : Dominique DESBENOIT
Mi-Plaine : Michèle JARRIGE
Messe des familles : Edouard FILIPE  06 63 11 81 84
Responsables de la liturgie : Marie-Noëlle MORIN Florence FRANCOIS

Art floral liturgique

Marie-José TINGRY :  04 80 38 00 43

Equipe décoration

Cécile CARDIN
Patrick MONTAUDON