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Paroisse Saint Matthieu du Saint Eynard : prier en Eglise , s'accueillir, grandir dans la foi, s'ouvrir au monde et rayonner ensemble

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes de Dimanche : Ez 37, 12-14 ; Rm 8, 8-11 ; Jn 11, 1-45​
https://www.aelf.org/2020-03-29/romain/messe

Ce quatrième dimanche de Carême est dit De la joie/Laetare car le temps de la Pâques approche. La rigueur du Carême s’adoucit car la lumière du ressuscité entre de plus en plus dans nos vies. Lire la suite....

Prière universelle : Lire la suite....

Solidarité financière

Pendant ce temps de Carême et de confinement, notre solidarité se doit d'être aussi financière et ce à deux niveaux :

  • Solidarité avec des associations dans le cadre d'offrandes de carême :
    Notre paroisse a fait le choix de soutenir trois associations : 

- APSVT qui soutient l’œuvre de Maguy Nigri au Tchad 
- Migrants St Eynard, gérée sur la paroisse
- Les Sœurs bénédictines du monastère de l’Emmanuel à Bethléem, en Terre Sainte qui accueillent nos enfants lors des pèlerinages. 

Pour faire un don voir page Actualité

  • Solidarité avec notre paroisse et notre diocèse :
    Avec la suppression des messes et donc des quêtes, les rentrées de notre paroisse se sont taries, alors même qu'elle doit toujours faire face à ses charges. A titre indicatif, en 2019, les quêtes ordinaires ont représenté une rentrée de plus de 7000€/mois.
    De même, aux Rameaux, devait être lancée la campagne du Denier de l'Eglise, principale ressource du Diocèse. Elle a dû être reportée. 
    Pour pallier l'absence des quêtes, il est possible d'utiliser l'application « La Quête» qui n'est accessible que sur les portables ou quete.catholique.fr utilisable sur les portables, PC...

On peut aussi faire preuve d'inventivité : 
- adresser un chèque global à la paroisse pour une période donnée,
- créer chez soi une cagnotte, à abonder chaque dimanche et à chaque office de la Semaine Sainte et y faire participer les enfants, si enfants il y a,
- anticiper son versement de contribution paroissiale, en la majorant, soit par chèque (ordre ADG 07) , soit par CB, en allant sur le site du diocèse, onglet « je soutiens mon Eglise » 

Pour le Denier, outre le chèque à l'ordre de Diocèse Grenoble-Vienne, la solution se trouve aussi sur le site du diocèse pour les versements par CB ou pour la souscription au prélèvement automatique.
Les associations et notre Eglise ont vraiment besoin de notre solidarité dans ces moments difficiles.

Merci de votre générosité 

 

Les plus fragiles sont en danger !

Les plus fragiles sont en danger !

Depuis le déclenchement de l’épidémie de Coronavirus Covid-19 en France, le Secours Catholique - Caritas France est en première ligne pour alerter les pouvoirs publics et faire face sur le terrain à la gestion d'une crise sanitaire sans précédent. 
Bien sûr, nous respectons l’ensemble des mesures prises pour enrayer la contagion et il est important pour nous de protéger nos salariés et nos bénévoles. C’est pourquoi, nous nous devons de limiter nos actions directes. Mais dans le même temps, nous lançons une opération exeptionnelle pour répondre à la grande détresse des plus fragiles d’entre nous. 
Le temps de réorganiser nos activités auprès des plus démunis, nous avons décidé de débloquer 2,5 millions d’euros et de distribuer partout en France des chèques-service, pour leur donner la possibilité de se nourrir et de se soigner.  Lire la suite...

Hozana, Prions en église...

Voici différentes propositions pour vous permettre de vivre ce confinement comme un Carême inoubliable. Lire la suite...

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : Jr 11, 18-20 ; Jn 7, 40-53
https://www.aelf.org/2020-03-28/romain/messe

L’évangile de ce jour présente deux attitudes face à la réception de la Parole de Jésus. D’une part, nous entendons ceux qui ont été touchés par la Parole. Les gardes affirment que « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! ». Nicodème, qui lui aussi a été au contact de Jésus, invite à entendre d’abord avant de condamner. Grâce à Nicodème et aux gardes, nous sommes invités à l’écoute et à la compréhension… de la Parole de Jésus, mais aussi de celle de nos frères et sœurs en humanité !
D’autre part, nous pouvons voir l’enfermement des scribes et des pharisiens. Deux phrases sont éloquentes : la première est autoréférentielle « Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? » Puisque les « sachants » n’ont pas été touchés la parole n’a aucune valeur. La seconde est imprégnée de mépris : « Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! ». L’autoréférentialité entraîne ici le sectarisme et disqualifie celui qui ne pense pas comme les pharisiens.
En ce jour, essayons de voir quels sont les stratégies que nous mettons parfois en place pour ne pas être à l’écoute et pour ne pas nous laisser bousculer par la parole de l’Autre. Si les gardes et Nicodème ont pu accueillir la parole de Jésus, c’est aussi parce qu’ils lui ont laissé un espace intérieur pour résonner et toucher leurs vies. Aujourd’hui, nous pouvons peut être essayer de nous souvenir des paroles de nos parents, de nos amis etc qui résonnent encore aujourd’hui et qui nous font vivre.

par le Père Aymar Gildas Malela Ngoma

Textes du jour : Sg 2, 1a.12-22 ; Jn 7, 1-2.10.14.25-30
https://www.aelf.org/2020-03-27/romain/messe

"N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir?" (Jn 7,2-10,25-30 )

Le Christ est envoyé par le Père pour guérir et sauver les hommes. Ce salut universel embrasse ainsi l'ensemble de la création. Cependant, cet enseignement nouveau suscite doutes et interrogations sur sa personne.
Hier comme aujourd'hui, nous sommes nombreux à ne pas comprendre le sens de sa venue dans notre humanité et la profondeur de son enseignement. Comme ses contemporains, plongés dans notre immédiateté et nos préoccupations, nous ne donnons pas la vraie valeur à sa Parole qui est source de notre vie. 
Il nous guérit de toutes nos habitudes, de tous nos préjugés qui réduisent sa parole et sa personne. Comme les interlocuteurs de Jésus se méprennent sur son origine, nous risquons d’ignorer et de méconnaître la valeur incontournable de notre salut et de la vraie paix qu'Il incarne. 
Le mystère de la vérité de sa parole rattrape et corrige nos indélicatesses. Son inépuisable grâce, agissant dans l'intimité de nos cœurs,  pardonne nos différents refus, nos manques d'ouverture et d'accueil qui tuent la croissance de son règne et même sa personne. 
Nous admirons Seigneur ta souveraine bonté dans la monté vers ta pâques qui  nous donne et redonne vie, foi, obéissance et humilité.

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : Ex 32, 7-14 ; Jn 5, 31-47
https://www.aelf.org/2020-03-26/romain/messe

Nous qui voyons souvent la Parole de Dieu comme un Conte chaud des chaudoudoux, nous pouvons être surpris de la dureté des paroles que nous entendons aujourd’hui. Nous avons donc besoin de creuser un peu ces textes pour découvrir  un message de vie derrière l’aspect rugueux et âpres de ces versets.

Ces deux textes dénoncent un effet écran qui empêche une vision claire de Dieu. Dans le livre de l’Exode, il s’agit de l’idole du veau d’or : le peuple substitue à Dieu un objet métallique qu’il considère comme son libérateur. La relation avec Dieu en est parasitée et il devient impossible pour le peuple de comprendre le dessin de Dieu. Dans l’évangile de Jean, les interlocuteurs de Jésus ont court-circuité la portée de la Parole de Dieu par leur orgueil. Un système d’autosatisfaction les empêche d’accueillir la révélation qu’est Jésus puisque EUX savent quels sont les projets de Dieu.

Face à cette barrière construite par les hommes, Dieu et Jésus semblent vouloir faire table rase. Ceci est flagrant dans l’Exode : Dieu est prêt à recommencer une nouvelle alliance avec Moïse seul. Dans l’Evangile les paroles sont moins destructrices mais Jésus met à bas l’autojustification de ses interlocuteurs… Pour comprendre la portée des paroles de l’Exode, il faut garder en tête deux dimensions de ces paroles : d’une part, pour rétablir la relation il faut briser l’idole. D’autre part, on peut voir ici une mise à l’épreuve de Moïse qui aurait pu s’idolâtrer lui-même. Même si le style est moins violent, en mille ans la compréhension de Dieu par les hommes a évolué, Jésus doit dénoncer l’orgueil qui fait obstacle à la réception de la Parole de Dieu.

Pour sortir de cette situation et recréer la relation entre Dieu et son peuple, Moïse descendra du Sinaï, il détruira le veau d’or et transmettra les dix. De l’évangile de Jean, nous pouvons garder (au moins) deux paroles qu’il nous faut mettre à la forme affirmative. Laissez sa Parole demeurer en vous : lire la Parole de Dieu c’est accepter de ne pas la comprendre sur le champ, c’est accepter que son sens puisse nous être donné par d’autres, c’est accepter d’être remis en cause par la Parole et c’est aussi connaître quelques versets par cœur qui peuvent nous réchauffer le cœur. Après tout ce que j’ai dit sur la dimension âpre de la Parole, n’oublions quand même pas qu’elle est consolation ! Ayez l’amour de Dieu en vous : c’est la seconde parole que nous pouvons garder. En effet, la dimension presque accusatrice des paroles d’aujourd’hui pourraient susciter la tentation devenir des censeurs et des donneurs de leçon… et nous savons que cette posture conduit à de nombreux abus dans l’Eglise. C’est donc le primat de l’amour qui doit être en nous : se reconnaître aimés de Dieu bien que nous soyons imparfaits et accepter que Dieu fasse tomber les idoles, mes idoles, pour que son amour demeure en nous.

par le Père Aymar Gildas Malela Ngoma

Textes du jour : Is 7, 10-14 ; 8, 10 ; He 10, 4-10 ; Lc 1, 26-38
https://www.aelf.org/2020-03-25/romain/messe

"Nous te saluons, Vierge Marie, mère du OUI"

Pour le salut de l’humanité, le Seigneur a choisi, cette humble fille de Nazareth pour qu'elle conçoive et enfante le Sauveur. De la salutation de l'ange, jusqu'à l'accomplissement de la promesse, elle a dit "OUI " et est demeurée fidèle à la vérité de la parole de Dieu.
En célébrant la solennité de l'Annonciation, avec Marie notre mère, nous bénissons les desseins de la bienveillance de Dieu. Par amour pour les hommes, Dieu nous a donné son Fils pour qu'Il vienne habiter parmi nous. Il nous apprend ainsi à nous aimer comme fils et filles d'un seul et même Père.
C'est grâce à ce "Oui" de Marie, expression d'une liberté pleine de bonne volonté et d'amour, que le Maître de la vie est entré dans notre humanité. Nous magnifions la puissance de Dieu qui s'est déployée en Marie pour que le mystère de notre rédemption soit rendu possible.
Aujourd'hui, à la suite de cette mère humble et obéissante, le Seigneur nous propose cette forme de coopération avec Lui. Dans son amour, Il cherche à rendre chacun de nous responsable de cette incarnation. Elle se vit dans et par la force de l'annonce de la Parole, elle se traduit par l'authenticité du témoignage qu’est notre vie.
Le Seigneur sollicite notre oui : réponse de foi et d’obéissance, de responsabilité et d'action. Il veut que chacun de nous devienne porteur de sens, accueillant et offrant le Christ dans les différents milieux de notre vie.
Aide-nous Seigneur, comme Marie, à ne pas compter sur nous- mêmes, à ne pas tout calculer en fonction de la satisfaction de nos intérêts. Comme Marie, que nous soyons remplis de joie et d’espérance pour répondre généreusement aux desseins de la volonté divine. Que notre vie se déroule dans cette annonce permanente de l'amour qui soulage et console tant de personnes, au cœur de notre monde en crise. 
Merci Seigneur pour les grâces dont tu combles chacun de nous. Avec Marie, notre Mère, nous implorons les dons de l'Esprit-Saint ; qu'Il féconde abondamment nos cœurs et nos familles.

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : Ez 47, 1-9.12 ; Jn 5, 1-16
https://www.aelf.org/2020-03-24/romain/messe

« Que d’eau ! Que d’eau ! » Ainsi, pourrait-on résumer le thème commun de ces deux textes. En effet, l’évangile situe la guérison du paralytique à la piscine de Bethzatha : réservoir d’eau aux vertus « miraculeuses » ; tandis que la vision d’Ezékiel présente un Temple dont l’eau possède des vertus fécondantes et curatives.
Dans l’évangile, l’efficacité de cette eau miraculeuse s’efface au profit de l’action salvatrice de Jésus Christ : Jésus, Fils de Dieu, est lui-même source du salut et restaure cet homme dans son intégrité physique par sa Parole qui est vie. Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ! ».
La vision d’Ezékiel met quant à elle l’eau du Temple en valeur. Pour comprendre le choix de la mise en parallèle de ces deux textes, nous devons chercher du côté de la Tradition de l’Eglise et de son interprétation de cette vision. Si le prophète, en présentant ce Temple dont l’eau coule du côté droit, y voit un nouveau Temple donné par Dieu pour une vie nouvelle. L’évangéliste Jean et par la suite le Pères de l’Eglise voient en lui une préfiguration de Jésus. En effet, sur la croix, l’eau et le sang couleront du côté droit de Jésus, comme ici l’eau coule du côté droit du Temple.
Cette lecture permet donc d’appliquer à Jésus les vertus des eaux du Temple. Pour aujourd’hui, nous pouvons contempler leur abondance : l’eau a un débit de plus en plus grand ; et leurs vertus : elles fécondent la terre et donnent aux arbres de porter des fruits qui sont nourriture et remèdes. Ainsi, la Parole de Dieu, qui est Jésus, est abondante en grâces. La recevoir en nos vies, c’est recevoir les richesses que Dieu veut nous communiquer. Par leur fécondité, la Parole de Dieu transforme nos vies, rend la vie à ce qui est aride et produit en nous des fruits. Le fait que ces fruits soient nourriture et remède nous offre deux autres dimensions de cette Parole. Comme nourriture, elle nous fait avancer dans le chemin de la vie spirituelle et nous aide à avancer dans notre compréhension de Dieu et des besoins de l’humanité. Comme remède, elle guérit nos blessures et visite nos fragilités. Sa portée étant universelle, elle visite le monde dans sa détresse.
En ce jour, remercions Dieu pour sa Parole et essayons de faire un petit travail de mémoire, afin de voir quels sont les passages de la Bible qui sont pour moi Parole de Vie.

par le Père Aymar Gildas Malela Ngoma

Textes du jour : Is 65, 17-21 ; Jn 4, 43-54
https://www.aelf.org/2020-03-23/romain/messe

"Ta parole donne la vie" (Jn 4,43-54)"
"Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ?"

Par ces paroles, le Seigneur initie une catéchèse de foi dans la vie de cet homme qui le suppliait de descendre à Capharnaüm pour aller guérir son fils.
Dans la particularité de nos souffrances (pandémie, maladie, mort...), nous invoquons sans cesse le Nom de Dieu pour qu'il nous révèle sa grandeur en nous visitant, en nous touchant et nous guérissant.
C'est ce qui a animé ce père, préoccupé par la santé de son fils. Quant à nous, nous sommes préoccupés par la santé de nos proches et de notre monde. 
Dans le cœur de ce père comme dans le notre, tout pourrait céder au découragement. Pendant qu'il était là, le Seigneur, sans se déplacer, a visité la maison de l’intendant, soulageant et libérant son fils.
"Va ton fils est vivant". Par la puissance de sa parole qui crée, recrée et renouvelle, le Seigneur a guéri l'enfant malade et a fait grandir la foi de cet homme. 
Quelle foi avons-nous ? Quel accueil offrons-nous à la vérité de la parole du Seigneur ? Dans notre monde ayant soif de miracle et de visible, nous pourrions facilement céder au découragement, en entendant une telle réponse, face à l'urgence de nos situations. 
Demandons au Seigneur en cette période de crise, assez de foi pour sortir des schémas du doute. Que notre cheminement vers la Pâques du Seigneur qui est aussi la notre, nous ouvre à l’écoute de cette parole de Vie. C'est ainsi que tomberont les verrous de nos calculs et de nos fausses doctrines ou conceptions religieuses. 
Aujourd’hui, rendons grâce au Seigneur, qui va visiter et guérir les personnes souffrantes

Louange et gloire au Seigneur qui est au-dessus de tout !

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes de Dimanche : 1 S 16, 1b.6-7.10-13a ; Ep 5, 8-14 ; Jn 9, 1-41
https://www.aelf.org/2020-03-22/romain/messe

Ce quatrième dimanche de Carême est dit De la joie/Laetare car le temps de la Pâques approche. La rigueur du Carême s’adoucit car la lumière du ressuscité entre de plus en plus dans nos vies. Lire la suite....

Prière universelle : 
Jésus, le Christ, Lumière du monde, donne-nous d'accueillir ton Amour. 
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par le Père Aymar Gildas Malela Ngoma

Textes du jour : Os 6, 1-6; Lc 18, 9-14
https://www.aelf.org/2020-03-21/romain/messe

"Que l'humilité du publicain inspire notre attitude religieuse : la grandeur de la simplicité ' Luc 18, 9-14.

"Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis".  Telles sont les paroles de cet homme, conscient de ses fautes, et qui frappait sa poitrine pour implorer le pardon du Seigneur.
Présent au Temple pour venir rencontrer le Seigneur, ce publicain est différent du pharisien qui fonde tout sur ses mérites, ses qualités et ses actions. 
De cette parabole, nous apprenons le vrai sens du repentir et du désir de refaire notre relation avec le Seigneur, Dieu de miséricorde.
Dans son Temple, hier, comme aujourd'hui, ceux et celles qui se croient juste et qui méprisent les autres n'ont pas de place. Pour le faire comprendre, dans notre marche historique, sa grâce ne couronne ni les tyrans ni les oppresseurs, ceux qui savourent leur grandeur en piétinant et en écrasant les autres.
Il nous convoque par amour pour nous instruire et nous initier à une vraie relation qui nous permet de prendre conscience de nos erreurs et de nos fautes. Il nous invite à demander son pardon, source de purification et point de départ d’un nouveau regard à poser sur nous-même et sur les autres, dans la charité bienveillante.
Que la lumière de ta grâce Seigneur, nous ouvre les cœurs à la compréhension de ce qui te plaît. 

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : Os 14, 2-10 ; Mc 12, 28b- 34)
https://www.aelf.org/2020-03-20/romain/messe

Les deux textes qui nous sont proposés par la liturgie ont pour point commun « l’amour ». Prenons un peu de temps pour découvrir la dynamique de ces deux textes :

  • dans le passage d’Osée, nous avons d’une part une prière que les hommes sont invités à faire leur. Elle est suggérée par le Seigneur car « Israël [s’] est effondré par suite de [ses] fautes ». D’autre part, nous avons la réponse de Dieu qui « aime d’un amour gratuit » et qui invite tout homme à marcher sur son chemin.
  • dans l’Evangile nous avons une dynamique assez semblable : un scribe demande à Jésus quel est le plus grand commandement. Plus qu’un choix dans une liste, cet homme pose la question de ce qui fait le plus avancer dans la relation avec Dieu. Jésus cite le Deutéronome : la première chose pour avancer c’est donc de s’inscrire dans la dynamique de la Parole de Dieu. Deuxièmement, la citation comporte trois éléments : se mettre à l’écoute, aimer Dieu, aimer son prochain. Voici donc le sens du chemin  avec et vers Dieu.

Cependant, il y a une troisième étape, elle est réalisée par le scribe qui a écouté la Parole de de Jésus et qui la poursuit en concluant : « Aimer [Dieu] de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices ».
Le chemin d’amour de Dieu se vit donc par l’écoute ; la contemplation qui permet la compréhension  et aussi une remise en question de ce que nous faisons ; enfin  l’action (dans l’évangile il faut sortir du rituel légal pour entrer dans un amour concret.
Voici un beau programme et en ces jours nous avons du temps pour nous mettre à l’écoute de la Parole, mais peut-être avons-nous aussi besoin de nous mettre à l’écoute de ceux avec qui nous vivons ces jours particuliers.

PS : petite proposition musicale pour prolonger la réflexion. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus récent je vous le concède…  https://www.youtube.com/watch?v=lruOTwH98j0

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par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : 2 S 7, 4-5a.12-14a.16 ; Rm 4, 13.16-18.22 ; Mt 1, 16.18-21.24a
https://www.aelf.org/2020-03-19/romain/messe

S’il ne fallait que quelques mots pour garder l’esprit de ces trois textes nous choisirions « promesse de Dieu » et « foi/confiance ».

Ces trois textes nous présentent à chaque fois une promesse faite par Dieu. Celle adressée à Nathan pour le roi David d’avoir dans sa descendance un héritier qui sera roi de justice : le texte parle d’abord de Salomon, mais l’Eglise y a lu aussi la venue de Jésus. La relecture par Paul de la promesse faite à Abraham qui ouvre à tous par la foi de recevoir le monde en héritage. Promesse à Joseph que l’enfant qui doit naître de Marie est de Dieu et qu’Il est sauveur des hommes.

Face à cette promesse, nous voyons la confiance des destinataires (pour la première lecture nous n’avons que le songe de Nathan mais la vie du roi David a été marquée par sa confiance en Dieu). Attardons-nous sur celle de Joseph, qui avait toutes les raisons de s’interroger sur la grossesse de Marie. Dieu pour le rassurer, Dieu se manifeste par un songe et lui révèle la conception divine de Jésus. Il lui explique aussi le sens de la venue du Fils de Dieu : son Fils est le sauveur. Nous pouvons contempler l’accueil discret, silencieux mais efficace de Joseph. Après l’apparition de l’ange, Matthieu nous dit simplement : « Il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit ».

En ce jour rendons grâce à Dieu pour sa promesse d’une vie qui croît en Lui. Apprenons à l’écouter pour Lui faire confiance.

PS : ce texte est le fruit de ma méditation lors de la messe que je célèbre à votre intention chaque matin. C’est pour cela qu’il n’est pas mis en ligne la veille.

Quelques chants pour la fête de saint Joseph :

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes de la Messe : Dt 4, 1.5-9 ; Mt 5, 17-19
https://www.aelf.org/2020-03-18/romain/messe

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »

L’évangile de ce jour est tiré du Discours sur la montagne dans l’Evangile de Matthieu. Jésus vient de proclamer les Béatitudes, que certains théologiens considèrent comme un vrai manifeste révolutionnaire ! Juste après Jésus proclamera Vous avez appris… et bien moi je vous dis…

Autant d’éléments qui pourraient laisser penser que Jésus est venu « changer la religion ». Afin de bien comprendre la portée de son discours, Jésus tient donc à préciser le sens de ses paroles en les insérant dans une dynamique d’accomplissement et non d’abolition de la Loi.

Quel est donc l’enjeu de cette dynamique ? 

La Loi et les ordonnances que Dieu a données à Moïse et aux prophètes et que nous trouvons dans les livres du Premier Testament, sont le signe de la présence et de l’action de Dieu pour son peuple. Par les instructions données à Adam, à Noé, à Moïse et aux prophètes, Dieu a dégagé une pédagogie, qui met l’homme en relation avec Lui. Dans cette pédagogie de la relation, les hommes comprennent peu à peu qui est Dieu. Si Jésus était venu abolir la Loi, Il aurait donc fait table rase de cette expérience qui est sagesse et intelligence (cf. 1ère lecture). Comment, le Fils de Dieu pourrait-il discréditer l’action déployée au cours des siècles par son Père ?

Jésus parle donc d’accomplissement car Il nous invite à faire un pas de plus sur le chemin de la compréhension de Dieu et de ses commandements. Dans les versets qui suivront, Jésus invitera à un dépassement de soi dans l’amour des frères, avec une exigence plus radicale dans le pardon et dans l’amour. Ainsi, Jésus va jusqu’au bout de ce qui a été impulsé dans les siècles précédents. Jésus, Fils de Dieu, connaît en plénitude l’amour du Père. Il est donc capable de déployer cette logique d’amour et Lui-même la mettra en pratique en donnant sa vie pour l’humanité «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13)

En ces jours, redécouvrons cette pédagogie du don de Dieu et de son amour qui va jusqu’au bout des choses. Pourquoi ne pas prendre le temps de lire ou de relire un livre de l’Ancien Testament ? Le livre de l’Exode est le livre par excellence du Carême. Il est le livre de la présence fidèle et de l’action puissante de Dieu pour son peuple qui vit un véritable combat spirituel. Ouvrons les Ecritures et découvrons que cette pédagogie et cet amour sont aussi pour chacun d’entre nous.

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Textes du jour : Dn 3,25.34-43 ; Mt 18, 21-35
https://www.aelf.org/2020-03-17/romain/messe

« Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. »

Quelle résonnance peut avoir cette prière d’Azarias en ces jours ?

Azarias (un des compagnons du prophète Daniel), traduit dans cette prière la déroute d’Israël et son espérance en Dieu. Tous les points d’appui qu’étaient, le Temple et ses sacrifices, les autorités cléricales ou civiles, ont été balayées par la défaite et la destruction de Jérusalem. Il n’y a plus de points de repères extérieurs et tout semble perdu. Mais là ne s’arrête pas la calamité, car Azarias vient d’être jeté avec Daniel dans une fournaise ardente sur ordre du roi Nabuchodonosor !

Et pourtant, Dieu est là. Il envoie son ange qui protègera les jeunes gens et ils sortiront indemnes de la fournaise. Quant à Azarias, il ne perd pas espoir. Si les points de repères extérieurs sont ébranlés, l’enjeu spirituel se gagne intérieurement.

Il faut un « cœur brisé » et « un esprit humilié » pour que la relation avec le Seigneur soit rétablie. Que peuvent signifier ces images ?

Un cœur qui possède des failles est un cœur avec des ouvertures. L’image opposée pourrait être celle d’un cœur avec un blindage résistant à toute épreuve. S’il n’y a pas d’ouverture, comment le Tout-Autre mais aussi nos frères et sœurs en humanité pourront-ils entrer dans ma vie ?

Pour comprendre l’idée de « l’esprit humilié » il nous faut penser un esprit dans l’humilité plutôt qu’un esprit cherchant l’humiliation. L’esprit qui se met dans l’humilité ne surplombe pas les choses ou les autres. L’esprit humilié est celui qui a été déplacé, il peut changer de point de vue, il est capable de faire un pas de côté pour écouter l’autre. Si l’image évoque un déplacement intérieur, Azarias avec l’Exil a même vécu un déplacement géographique de quelques milliers de kilomètres !

Pour nous ce texte nous invite à deux choses, d’une part à rechercher l’intériorité : les mesures de confinement vont nous donner encore plus de temps pour « aller au désert » afin que notre vie soit renouvelée. D’autre part, même si nos déplacements physiques vont être limités, soyons attentifs aux déplacements intérieurs que le Seigneur nous fait vivre avec ces changements contraints de nos habitudes.

par le Père Jean-Baptiste Thibaut

Lectures de la Messe : 2 R 5,1-15a ; Lc 4,24-30
https://www.aelf.org/2020-03-16/romain/messe (pour retrouver les textes sur internet)

Aujourd’hui, les textes de la liturgie nous invitent à contempler l’action de Dieu qui ne se laisse pas limiter par les cadres, qu’ils soient ethniques ou religieux mais qui requiert la confiance de celui qui est en relation avec Lui.

En effet, attardons-nous sur le cheminement de Naaman. Tout d’abord, celui-ci a dû faire confiance à une jeune esclave. Ensuite, son projet semble ne pas aboutir puisqu’il est éconduit par le roi d’Israël. Ainsi, son projet est mis à mal par les « puissants ». Enfin, lorsqu’Elisée l’invite à se baigner sept fois dans le Jourdain, Naaman doit combattre contre lui-même, car il s’attendait à une action divine un peu plus magique !

Et pourtant, c’est en faisant preuve de confiance que Dieu guérira Naaman : confiance dans la jeune fille, confiance dans la parole du prophète, confiance dans la parole de ses serviteurs qui le persuadent de se baigner dans le Jourdain et aussi confiance dans l’action de Dieu.

Dans l’évangile de ce jour, nous avons un contre-exemple avec les habitants de Nazareth qui feraient bien de Jésus un « phénomène de foire » en en faisant le guérisseur local (1).  Alors que Naaman était ouvert à la grâce, ils ont décidé de mettre la main sur la grâce. Et Jésus ne se laisse pas faire et donne en exemple Naaman comme signe de l’action de Dieu en dehors d’Israël.

Ces textes nous invitent donc à regarder au-delà de nos idées préconçues l’action de Dieu qui ne se laisse pas instrumentaliser. En ces jours où notre mobilité va être réduite, laissons-nous déplacer intérieurement par le Seigneur.

(1) Voici le verset précédent la lecture de ce jour. Lc 4, 23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »

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du Père Jean-Baptiste Thibaut


Chers frères et sœurs,

Beaucoup n’entendront pas cette homélie, car depuis hier soir minuit, à la demande de notre premier ministre, la célébration publique du culte a été suspendue.

Avec la lecture de l’évangile de la Samaritaine, nous entrons dans les lectures de Saint Jean, qui, dans la primitive Eglise constituait le corps de la préparation au baptême et du cheminement vers Pâques. Ainsi, dans ce texte, « l’eau vive » dont parle Jésus n’est pas sans évoquer l’eau versée sur notre front à notre baptême. L’objet que nous vous proposions pour cette semaine est un petit gobelet sur lequel est écrit : « A quelle source me rempliras-tu ? » 

Cet objet, a pour but de nous interpeller sur les sources d’eau vive qui nous désaltèrent sur le chemin de notre vie. Nous pouvons dans notre prière personnelle nous demander quelles sont les eaux qui donnent vie QUI est ma source d’eau vive? Et quelles sont les eaux parfois un peu croupissantes qui sont sources de mort ? Au-delà du « QUI » la question aujourd’hui peut aussi porter sur le « comment ? ».
En effet, comment vais-je remplir ce gobelet, alors que la célébration publique de l’Eucharistie est suspendue, qu’il nous est recommandé de rester chez soi etc…

Cette question ressemble à celle de la Samaritaine qui se demande comment Jésus va réussir à puiser de l’eau alors que le puit est profond et qu’il n’a rien pour puiser.

La réponse viendra de Jésus lui-même. En étant uni à lui, nous recevons toutes les grâces dont nous avons besoin. D’ailleurs, en étant « adorateurs du Père en Esprit et en vérité », il n’est plus besoin de se poser la question du lieu de l’adoration, puisque, partout, le Père est présent. Cela veut dire pour nous qu’en ce temps de crise, bien que notre vie d’Eglise va être bousculée, le Père prendra soin de nous et nous recevrons son amour en prenant du temps avec lui.

Cela peut nous sembler difficile à accepter car nous sommes bousculés dans nos habitudes, cependant Jésus est plus fort que nos situations de vies compliquées. Ainsi, alors que la femme a vécu avec cinq concubins, signe d’une vie affective complexe, Jésus a opéré un changement dans sa vie, et celle qui venait à midi au puits pour ne pas rencontrer les autres habitants du village, repart du puit et se fait missionnaire de la Parole de Jésus… et cela marche ! puisque les villageois vont à leur tour croire en Jésus. Quelle que soit la nature des obstacles, l’action de Jésus est toujours plus forte que nos résistances et les obstacles dont nos vies sont parsemés.

En ce dimanche, demandons au Seigneur de nous visiter, afin qu’Il nous donne soif de son eau vive, eau de la vie éternelle, qu’Il nous donne d’être inventif pour nous rapprocher de Lui et pour rester en communion avec nos frères et sœurs alors que cela va physiquement être difficile, que nous puissions avec le soutien de sa grâce avancer dans sur ce chemin de Carême inhabituel.

Amen

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Nos peines

Nos peines

Portons dans la prière nos frères et soeurs défunts qui nous ont quittés cette semaine. Prions aussi pour leurs familles qui sont dans la peine et qui vivent ce moment douloureux dans des circonstances particulières.

Luce COLOMBY​, Simone MAZET (dont le mari est résident aux Ombrages), Noël DEJEAN DE LA BATIE, Simone MAUREL, Jean LHOMME, Père Marc BALLEYDIER (présent plus de 50 ans au CTM)

Quand la célébration publique sera de nouveau possible, une messe sera célébrée pour nos défunts.

Donne lui Seigneur le repos éternel,
Fais briller sur lui ta lumière,
Qu'il repose dans la paix. Amen

Liste de tous les défunts. Lire la suite...