Le sacrement des malades

Les scènes de l’Evangile où Jésus guérit les malades sont nombreuses. Aujourd’hui encore, la maladie et la souffrance sont parmi les difficultés les plus graves auxquelles les hommes doivent faire face.

Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses faiblesses et de sa mortalité.

Le sacrement de l’onction des malades n’est pas un sacrement réservé aux grands malades à l’article de la mort. C’est le sacrement adapté à tous ceux qui sont atteints d’une maladie grave ou dont la santé se détériore du fait de la maladie ou de la vieillesse. Le chrétien peut recevoir le sacrement des malades plusieurs fois, notamment à la veille d’une opération chirurgicale importante et risquée. L’onction des malades ne remplace en aucun cas les soins médicaux.

L’onction des malades permet au malade de s’unir à la souffrance de Jésus au moment de sa Passion. Elle apporte réconfort, paix et courage en proposant de vivre chrétiennement les souffrances de la maladie ou de la vieillesse. Enfin les péchés du malade sont pardonnés si la confession n’a pas pu être possible.

Lien vers la Pastorale santé Social du diocèse

Le sacrement de l'onction des malades :

Le sacrement de l'onction des malades :

un sacrement pour les vivants

un sacrement pour les vivants
Par l'onction des malades, Dieu manifeste à la personne souffrante toute sa tendresse et sa compassion.
Ce sacrement appelé autrefois "extrême onction" était réservé aux derniers moments de la vie ; maintenant, il est réconfort et soutien dans l'épreuve pour les personnes souffrantes de tous âges, et il est possible de le recevoir plusieurs fois s'il y a persistance, rechute ou aggravation du mal.

Par deux gestes du prêtre, l'imposition des mains et l'onction d'huile sur le front et les mains de la personne malade, le Christ communique sa force de vie en union avec la prière de la communauté : "Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade... et priez les uns pour les autres afin d'être guéris." (Jacques 5, 15-16).

La maladie, le handicap, l'épreuve du grand âge fragilisent la personne et son entourage, ces hommes et ces femmes se sentent souvent seuls, isolés, voire abandonnés.  Or à travers eux, c'est l'Eglise, Corps du Christ, qui est concernée: "si un membre souffre, tous les membres partagent ses souffrances"(1Co 12,26).

L'Eglise leur propose le sacrement de l'onction des malades, il est le signe que Dieu est tout proche d'eux, plein de tendresse et de miséricorde, "car puisqu'il a souffert lui-même l'épreuve, il est en mesure de porter secours à ceux qui sont éprouvés"(Hb 2,18) . 

Par ce sacrement, c'est le Christ lui-même qui rejoint la personne éprouvée par la maladie, le handicap ou la vieillesse. Il vient pour l'aider à traverser la souffrance et lui donner la force pour vivre son existence au quotidien. 

Par ce sacrement, l'Eglise et les chrétiens présents autour du prêtre et de la personne malade, apportent une aide fraternelle, une présence attentive et bienveillante. 

- Ma santé commence à être sérieusement atteinte par la maladie ou la vieillesse. 
- J'apprends que j'ai une maladie grave, même à évolution lente. 
- Je vais subir une opération risquée. 
- Je vis un temps de convalescence très long et parfois je perds courage. 
- Je suis malade, de cette maladie si souvent mal comprise, la dépression. 
- Mon état de santé s'est aggravé et je désire recevoir à nouveau ce sacrement. 

Jésus guérit les malades

Jésus a guéri et relevé les personnes éprouvées par la maladie, la détresse, la souffrance psychique. Il a lui-même traversé la souffrance et la mort, sans perdre sa dignité d'homme capable d'amour.
L'Evangile, les disciples de Jésus et l'Eglise, de tous temps, proclament l'amour prévenant de Jésus-Christ à l'égard des personnes qui souffrent :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » (Jean ch 11, v.3) « On appelle l'aveugle Bartimée : « Confiance, lève-toi, Jésus t'appelle ». Rejetant son manteau, il se leva d'un bond et il vint vers Jésus. S'adressant à lui, Jésus dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » L'aveugle lui répondit : « Rabouni, que je voie ! ». Jésus dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » (Marc, ch10,v. 46-51)
« Si un membre souffre, tous les membres partagent ses souffrances. » (1 Co 12, 26)