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Les funérailles

Les orientations de la pastorale des funéraille

Un nouveau document pour le diocèse de Grenoble-Vienne

Orientations diocésaines pour la pastorale des funérailles - Accueil des familles en deuil
30 janvier 2015

Souvent oubliée jusqu’au moment de sa confrontation, la mort reste l’ultime étape de toute vie. Paradoxalement, la mort dans notre société est mise à l’écart, à la fois occultée et banalisée. Elle apparaît souvent comme un échec et vidée de tout sens.

Les sentiments oscillent dans ces moments-là entre révolte et confiance, incompréhension et acceptation… Face à la mort, chacun de nous est mis devant la question du sens de la vie. Où est parti le défunt, quel lien est-il possible d’entretenir avec lui ?
Un décès est le moment pour beaucoup de familles de prendre contact avec l’Église. On attend d’elle qu’elle aide les proches à faire le deuil et qu’elle accomplisse un rite de passage, mais aussi qu’elle atteste du caractère sacré de la vie humaine, et de l’unicité de la personne. La présence de la communauté chrétienne devient lieu de dialogue, d’accompagnement et de soutien.
À la suite du Christ, le service de la pastorale catholique des funérailles indique un chemin de compassion, d’espérance et de salut :

  • d’une part, l’Église témoigne de la proximité de Jésus-Christ et de Dieu notre Père auprès des familles en deuil ;
  • d’autre part, l’Église agit au nom du Christ en priant pour le défunt, en le confiant à la miséricorde de Dieu, dans la Pâque du Christ vainqueur de tout mal.

Le message de l’Église est toujours surprenant, car il annonce un Messie crucifié, mort et ressuscité. Le Fils de Dieu a assumé la mort humaine pour la vaincre et la transformer par sa résurrection. Pour les chrétiens, éprouvés par la disparition d’un être cher, c’est à la lumière de la foi qu’ils découvrent cette victoire sur la mort et l’ouverture que Dieu donne à l’avenir.

« La vie n’est pas détruite, elle est transformée » (préface de la messe des funérailles).

Pour les personnes appelées à vivre ce service d’Église, c’est l’occasion d’apporter une parole d’espérance et de témoigner de la résurrection du Christ auprès des personnes endeuillées. Dans un climat d’écoute nécessaire à un partage de foi, les demandes des familles sont accueillies, éclairées. Dans un échange confiant, les familles découvrent ou approfondissent ce que l’Église vit dans ses propositions liturgiques et comprennent mieux le sens de la célébration catholique.
Ces orientations diocésaines sur les funérailles font suite à celles promulguées, ad experimentum en 2008. Elles sont le fruit de la réflexion des équipes d’accueil des familles en deuil, d’une relecture par une commission et par le conseil épiscopal. Ces orientations ont pour but d’aider davantage les équipes :

  • à mieux se situer dans la rencontre avec les familles pour les rejoindre dans leur épreuve ;
  • à témoigner de l’amour de Dieu pour chaque personne ;
  • à faire entrer les proches dans une véritable espérance chrétienne ;
  • à préparer et vivre la célébration des obsèques en relisant la vie de la personne défunte à la lumière de l’Évangile ;
  • à agir au nom de l’Église, conformément à la mission que celleci a reçue du Christ.

Elles sont à recevoir et à lire avec attention. J’invite les ministres ordonnés et les membres des équipes de funérailles à se retrouver pour se les approprier. Elles peuvent aussi être présentées aux services de pompes funèbres – pour les aider à bien se situer et éviter Orientations pour la pastorale des funérailles - 30 Janvier 2015 5 toute confusion – et à des membres de la société civile qui sont concernés par l’accompagnement des familles en deuil.
L’Église, lorsqu’elle accueille une famille en deuil et qu’elle célèbre des funérailles, manifeste sa solidarité, sa compassion, et témoigne de sa foi. Elle célèbre le mystère pascal du Christ, source de vie. L’événement douloureux de la mort devrait être le moment d’un dialogue privilégié pour que la pastorale se déploie par :

  • l’accompagnement fraternel d’une soeur ou d’un frère pour le dernier passage, ainsi que sa recommandation confiante au Père qui aime ses enfants ;
  • l’accueil d’une famille éprouvée, telle qu’elle est, là où elle en est dans son chemin de foi ;
  • le témoignage public rendu à la foi au Christ ressuscité, qui nous rappelle que nous sommes faits pour la vie ;
  • la liturgie de l’Église qui prie pour ses enfants défunts.

Je promulgue ces orientations diocésaines pour les funérailles.
À Grenoble, le 30 janvier 2015

Jean-François Bolze, chancelier
† Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne

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