Histoire

Le diocèse, du IVe siècle à nos jours

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C'est à la fin du IVe siècle que Grenoble devient le siège de l'évêché de Grenoble.

A l’époque, la ville est appelée Cularo puis Gratianopolis en l'honneur de l'empereur Gratien qui venait de faire de Grenoble une capitale religieuse.
Le plus ancien évêque connu est Dommin (Dominus en latin). Son nom figure sur la liste des membres du concile d'Aquilée en 381.

Au moment de la Révolution française, le diocèse de Grenoble se calque sur le département et prend sa forme actuelle.
Un grand évènement diocésain survient en 1903 avec l'expulsion des Chartreux (qui ne reviendront qu'en 1940) mais aussi au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. L'évêque de Grenoble dut créer le Denier du culte pour remplacer le salaire auparavant versé par l'Etat aux prêtres. C'est à partir de cet instant que l'Eglise ne peut plus compter que sur la générosité des fidèles.
Le XXe siècle est une grande période de constructions diocésaines : la basilique du Sacré-Cœur, les séminaires et les églises nouvelles voient alors le jour. Ces monuments sont construits avec un nouveau matériau, le béton armé, pour suivre l'expansion démographique de Grenoble.
Aujourd’hui, le diocèse de Grenoble-Vienne rassemble 46 paroisses et couvre tout le département de l’Isère.

Les grandes figures du diocèse de Grenoble et Vienne

Depuis sa création et au fil des ans, le diocèse de Grenoble voit s’établir sur son territoire de nombreuses communautés et naître de grandes figures religieuses.
On peut notamment citer saint Bruno et la fondation de l’ordre des Chartreux en 1084 et saint Hugues, évêque de Grenoble connu pour avoir libéré l'Eglise du pouvoir des laïcs et fondé le monastère de Chalais.

Clair est élevé par sa mère, veuve, dans un village du Viennois, appelé Beauchamp. Après l'avoir confié aux moines de Saint-Ferréol, sa mère se retire au couvent cloîtré de Sainte-Blandine, dont Clair devient un jour l'aumônier. Elu abbé de Saint-Marcel, il illustre ce monastère par sa sainteté, ses miracles et ses prophéties. Son culte fut longtemps florissant.
Décédé en 670.

Saint Florent fut le huitième évêque de la ville épiscopale de Vienne. Il mourut exilé sous le règne de l'empereur Gallien.

Saint Ferjus est massacré vers 660 au cours d'une cérémonie religieuse, dans le faubourg de Grenoble.

Vincent, diacre de Saragosse, est mis à mort à Valence (Espagne) avec son évêque Valère en 304-305, après avoir été torturé. Comme Laurent de Rome, Vincent offre l'exemple accompli du service dans l'Eglise : ministre de l'évêque pour l'offrande du sacrifice et le gouvernement de la communauté, le diacre doit l'accompagner aussi à l'heure suprême du témoignage. Dès le Xe siècle, Vincent est vénéré à Grenoble.

Né vers 780, dans une noble famille lyonnaise, Barnard sert dans les armées de Charlemagne et se marie pour répondre au désir de son père. Après la mort de ses parents, il fonde l'abbaye d'Ambronay-en-Bugey où il se fait admettre quelques années plus tard et en devient l'abbé. En 810, il devient archevêque de Vienne. Il fonde le monastère qui est à l'origine de la ville de Romans où il meurt le 22 janvier 841.

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Avit, comme son frère Apollinaire, est né à Vienne après 450. A la mort de son père, Hesychius, il lui succède sur le siège de Vienne vers 494, jusqu'à sa mort (5 février 518).
Il est l'âme de la vie catholique dans le royaume des Burgondes, encore en partie arien. A son initiative, en 517, 25 évêques se réunissent en concile à Epaone. Il est connu par ses homélies, ses lettres et ses poèmes.

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Né en 1053, Hugues, fils du seigneur de Châteauneuf d'Isère, après avoir été chanoine de l'Eglise de Valence, est ordonné évêque de Grenoble en 1080 par Grégoire VII à Salerne. Pendant son épiscopat, il réforme le clergé, défend les biens de son Eglise contre les seigneurs, favorise la vie monastique. Il installe Bruno et ses compagnons dans le désert de Chartreuse.
Usé par le labeur, l'âge et la maladie, il meurt le 1er avril 1132. Il est canonisé trois ans plus tard.

Neveu de saint Hugues, évêque de Grenoble, Hugues, moine cistercien, est abbé de Léoncel en 1162, puis de Bonnevaux, paroisse de Châtonnay (1166-1194).

François Régis Clet, né à Grenoble en 1748, entre à 20 ans dans la congrégation des prêtres de la Mission (Lazaristes). Prêtre en 1773, il est nommé professeur de théologie au séminaire d'Annecy, puis, en 1788, maître des novices à Paris.
Il part pour la Chine en 1791. En 1818, lors d'une persécution, trahi par un chrétien, il est emprisonné. En 1820, attaché à une croix, il meurt étranglé. Léon XIII le béatifie en 1900.

Le nom de Mamert, évêque de Vienne, apparaît en 463. Son influence s'exerce particulièrement sur cette famille exceptionnelle dont le père, Hesychius, et le fils cadet, Avit, lui succèdent sur le siège de Vienne. On lui doit l'institution du triduum des Rogations.

Originaire d'Autun, Didier est ordonné diacre à Vienne puis est élu évêque en 596. A ce zélé défenseur de la morale, la reine Brunehaut ne pardonne pas ses remontrances. Elle le fait d'abord déposer et exiler, puis vers 607, assassiner dans le village qui s'appelle aujourd'hui Saint-Didier sur Chalaronne (Ain).

Pothin, venu d'Orient à Lyon vers 122, est le premier évêque de cette ville. Plus que nonagénaire, il est martyrisé en 177, sous le règne de Marc Aurèle, avec un groupe de chrétiens dont les plus célèbres sont le diacre de Vienne, Sanctus, et l'esclave Blandine.
Une lettre des Eglises de Lyon et de Vienne aux chrétiens d'Asie, nous rapporte leurs supplices. Leurs corps furent brûlés et les cendres jetées dans le Rhône. Le sang de ces martyrs est la semence des chrétiens de notre Eglise.

Sixième évêque de Grenoble (439-450), Cérat se montre soucieux de la discipline chrétienne du clergé et des fidèles. Il lutte contre l'arianisme, affirme la primauté du pape et confesse sa foi par l'exil. Il meurt vers le milieu du Ve siècle.

A la fin du IIIe siècle, Martin est le premier évêque de Vienne connu. Avec lui sont honorés aujourd'hui un grand nombre d'évêques, parmi lesquels il est possible de citer Paschase, Clarent, Nizier, Denis, Thibaud, Hesychius, Adon...

Né à La Mure en 1811, Pierre-Julien Eymard est ordonné prêtre le 20 juillet 1834. Nommé débord vicaire à Chatte, puis curé de Monteynard, il entre 5 ans plus tard dans la Société de Marie. Il fonde en 1856 la Société des prêtres du Saint-Sacrement et, en 1858, celles des servantes du Saint-Sacrement. Il meurt à La Mure le 1er août 1868. Inhumé au cimetière de La Mure, son corps est transporté à Paris en 1877.
Canonisé le 9 décembre 1962 par le pape Jean XXIII.

Originaire d'Asie, Sévère se fixe à Vienne vers 430 et y meurt après 450, après avoir travaillé à détruire les restes du paganisme et construit plusieurs églises.

La présence de chrétiens dans l'armée romaine provoque, entre 287 et 290, une réaction qui se manifeste par des mesures ponctuelles, plutôt qu'une persécution généralisée. Tel est le cas pour Julien, Viennois de naissance, soldat légionnaire et pour Ferréol, centurion de la même légion.
La communauté de religion rapproche ces deux légionnaires. Lorsque Ferréol, qui sait se montrer discret dans les manifestations de sa foi, apprend les mesures qui se préparent contre les chrétiens, il avertit Julien qui, lui, affiche volontiers sa foi.
Il l'invite à fuir en Auvergne, mais Julien est rejoint à Brioude où il est tué et décapité. Les soldats ramènent sa tête à Vienne en témoignage de l'accomplissement de leur mission.
Quant à Ferréol, dénoncé, il s'enfuit ; mais rejoint, il est arrêté, jugé, condamné et exécuté. Le corps de Ferréol et la tête de Julien étaient vénérés dans la basilique Saint-Ferréol-en-Gal, construite par saint Mamert, mais aujourd'hui entièrement détruite.

Né à Crémieu en 1712, André-Abel Alricy est ordonné prêtre en 1738. Il exerce son ministère dans le diocèse de Grenoble puis à Paris. Arrêté le 15 août 1792, il est tué, comme 190 autres évêques ou prêtres, au cours des massacres des 2 et 3 septembre, payant de sa vie sa fidélité à l'Eglise. Pie XI les béatifie en 1926.

Cette fête célèbre la mission de la Vierge Marie, Réconciliatrice des pécheurs, rappelée le 19 septembre 1846 sur la montagne de La Salette.

Lors de la persécution de Dioclétien (303-305) à Agaune dans le Valais, des soldats sont torturés et mis à mort pour leur foi. Un siècle et demi plus tard, l'évêque de Lyon, Eucher, rédige les récits de leur martyre d'après des traditions orales. Dès le début du VIIe siècle, saint Maurice est en grande vénération à Vienne et dans le diocèse de Grenoble. A la fin du XIe siècle, il devient le seul titulaire de la cathédrale de Vienne.

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Né à Cologne en 1035, après avoir enseigné à Reims pendant longtemps et y avoir été maître des études, Bruno gagne le massif de la Chartreuse avec quelques disciples pour s'y livrer à la pénitence et à la contemplation. Avec ses frères, il adopte un genre de vie qui allie la solitude des ermites à un minimum de vie commune.
Appelé à Rome par Urbain II, il refuse les dignités dans l'Eglise et se retire dans un monastère de Calabre où il meurt en 1109.

Né à Arcisse près de Saint-Chef, Theudère veut entrer au monastère de Lérins. Mais Césaire d'Arles le garde près de lui et l'ordonne prêtre. Il construit plusieurs églises dans les environs de Vienne et dans son pays natal. Il vit en reclus à Vienne et meurt le 29 octobre 575 probablement.

Premier évêque de Grenoble, ville que l'empereur Gratien, ami d'Ambroise, évêque de Milan, venait d'élever au rang de cité, Domnin participe en 381 au concile d'Aquilée qui termine la querelle arienne.

Compatriote de saint Martin de Tours, Léonien est abbé de Saint-Pierre à Vienne. Il fonde le monastère de Saint-André le Haut. Il meurt vers 520.

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Née à Grenoble le 29 août 1769, Philippine Duchesne entre au couvent de la Visitation de Sainte-Marie d'en Haut. Son noviciat est interrompu par la Révolution. En 1804, elle se joint aux premières religieuses de la Société du Sacré-Cœur. En 1817, elle part en mission en Floride, puis en Louisiane et enfin chez les Indiens. Sa santé donnant des inquiétudes, elle revient en Louisiane où elle meurt le 18 novembre 1852.
Jean-Paul II la proclame sainte le 3 juillet 1988.

Séverin, Exupère et Félicien subissent le martyre à Vienne à une date inconnue. Leurs reliques furent transportées au IXe siècle à Saint-Barnard de Romans.

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Née au château d'Ornacieux près de La Côte Saint-André, vers 1260, Béatrice entre à l'âge de 13 ans à la chartreuse de Parménie. Probablement en 1300, elle fonde le monastère d'Eymeux, au diocèse de Valence. Elle y meurt un 25 novembre, sans doute en 1309. Sa biographie atteste son ardent amour pour Jésus crucifié.

Au VIIe siècle, Aupre, prêtre du diocèse de Sens, se rendant en Maurienne, séjourne dans le diocèse de Grenoble. D'après la tradition, il est curé de La Terrasse (vallée du Grésivaudan.) Le culte immémorial de saint Aupre est confirmé par Pie X en 1904.

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